FRANCE GALOP

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Organisation / Association

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8 août
Journée des associations à Deauville-La Touques

Mardi 8 août, France Galop et le Secours Populaire invitent cent enfants à passer la journée sur l’Hippodrome de Deauville-La Touques.
Les Associations Secours Populaire, Ane à Thème et Just World International seront mises à l’honneur le mardi 8 août à l’hippodrome de Deauville-La Touques, à l’occasion de la réunion de courses.

En partenariat avec le Secours Populaire, une centaine d’enfants d’Ile-de-France et d’Eure-et-Loir sont invités par France Galop à venir passer une journée sur l’hippodrome de Deauville–La Touques pour découvrir l’univers des courses en s’amusant et profiter des nombreuses animations mises en place à l’occasion du Meeting de Deauville Lucien Barrière.

Les courses renommées aux noms de ces Associations.

A 13h47 s’élancera le Prix du Secours Populaire Français. A cette occasion, ce sont les enfants invités qui remettront les Prix aux gagnants de la course.
Le départ du Prix de L’Ane à Thème sera donné à 14h20. Cette association organisera également le mercredi 9 août, au profit de l’association ELA, la dernière édition de course d’ânes sur la place de Trouville.
A 14h50 le Prix Just World International mettra en lumière cette association qui se consacre à briser le cycle de la pauvreté en finançant des organismes locaux dans le monde pour aider les enfants à prospérer.
3 août
LES SITES WEB DES CENTRES D’ENTRAINEMENT DE FRANCE GALOP

Le site web officiel de France Galop sur les centres d’entrainement de chevaux de Chantilly, Maisons-Laffitte et Deauville. Disponible via le portail www.cefg.fr, il permet de retrouver toute l’actualité des centres ainsi que des infos indispensables pour tous les professionnels.

Afin de répondre à une demande croissante des acteurs du galop, chaque site est doté d’une rubrique INFOPROS permettant aux professionnels des courses d’être informés en temps réel sur l’actualité du centre d’entrainement : prévisions météo, ouvertures ou fermeture de pistes à l’entrainement, travaux en cours. Egalement, cette nouvelle plateforme regroupe tout ce qu’il faut savoir sur chaque centre d’entrainement à travers le référencement des entraineurs qui y exercent, les chevaux stars des centres ou encore les infrastructures.

Ces 3 sites web sont une nouvelle étape de la digitalisation des outils de France Galop, et de modernisation de ses relations avec les acteurs du galop.
12 juillet
Partants supplémentaires : les règles du jeu

Il est possible d’engager un cheval dans une course à la déclaration des partants, généralement close trois jours avant celui du départ. C’est ce que l’on appelle un engagement supplémentaire. Il est plus coûteux que l’engagement initial, pour compenser l’avantage que l’on a à prendre la décision de courir si tard, une fois l’opposition bien connue.

On peut profiter de ces engagements supplémentaires dans les courses Premium, et ce même dans les épreuves de Groupe 1, les plus prestigieuses du programme.

En règle générale, l’engagement supplémentaire pour les courses de Groupe 1 en plat s’élève à 7,2% de l’allocation globale de la course. Ainsi, dans le Juddmonte Grand Prix de Paris (Gr1) de vendredi à Saint-Cloud, l’entourage de deux des onze chevaux ont payé chacun 7,2% des 600.000€ d’allocation, soit 43.200 €, pour être ajoutés aux partants mardi matin.

Cependant, s’ils avaient été moins de 9 à se déclarer partants après cette déclaration des partants probables, un deuxième engagement supplémentaire aurait été ouvert (ES2) pendant deux heures, au prix de 9% de l’allocation, soit dans notre exemple 54.000€.

C’est arrivé la semaine dernière avant le Prix Jean Prat (Gr1), qui ne comptait que quatre partants après l’engagement supplémentaire initial (ES1). L’entourage de Lightupthenight, ajoutée à la liste à ce stade-là, avait déjà payé 28.800€ pour courir. Mais une cinquième concurrente, Turf Laurel, a profité du deuxième engagement supplémentaire (ES2) au prix de 36.000€ (9% de 400.000€) pour ses propriétaires.

Ce second engagement supplémentaire permet également à quelqu'un qui avait engagé initialement un cheval dans une course de le faire revenir dedans, s'il a oublié de faire sa déclaration de partant probable, etc.

Le 2ème engagement supplémentaire est possible :

dans toutes les courses Premium ayant moins de 9 partants probables déclarés ;
dans toutes les autres courses pour les chevaux qui étaient initialement engagés (et qui n'ont pas été déclarés partants probables).
Le coût du 2ème engagement supplémentaire (ES2) est :

en PLAT

9 % du montant total du prix pour une course de Groupe
6 % du montant total du prix pour une Listed Race
3 % du montant total du prix pour toute autre course
en OBSTACLE

6 % du montant total du prix pour une course de Groupe
4 % du montant total du prix pour une Listed Race
2 % du montant total du prix pour toute autre course
Ce système d’optimisation du nombre de partants est distinct des seconds engagements mis en place pour les courses de Groupe 2 et 3, et dont vous trouverez le détail ici.
7 juillet
Maryline Eon, désormais championne internationale


Cravache d'or féminine en 2016 et première femme au départ du Prix de Diane Longines, Maryline Eon a vu son palmarès s'enrichir d'un nouveau titre mémorable, puisqu'elle a remporté le premier championnat international féminin, mardi à Bro Park près de Stockholm, en Suède. Lauréate de deux des cinq épreuves du challenge, la jeune femme devance la Danoise Sara Slot et la Néo-Zélandaise Danielle Johnson, qui compte plus de 700 victoires aux Antipodes ! L'aventure n'avait pourtant pas très bien commencé pour Maryline car ses deux selles s'étaient égarées à l'aérport... L'anglaise Hayley Turner, qui s'était remise en selle en Grande-Bretagne la veille pour s'imposer à Windsor en préparant ce championnat, n'a pas été très heureuse puisqu'elle n'a pas réussi à monter sur un seul podium.
6 juillet
Historique du Prix Jean Prat : La consécration des jeunes milers

Peu de courses de ce niveau n’ont autant évolué depuis leur création, mais le palmarès du Prix Jean Prat reste parmi les plus solides du programme. C’est une course de 3ans sur 1.600 mètres, exactement comme les Poules d’Essai, dont il est devenu la confirmation estivale, en juillet à Chantilly. Il met ainsi souvent un point final à la sélection particulière à cette promotion sur la distance du mile avant les rencontres inter-générations de l’été (Prix Jacques le Marois, Moulin de Longchamp, etc).
Dimanche 9 juillet 2017

PRIX JEAN PRAT

Pour poulains entiers et pouliches de 3 ans. 1 600 mètres. 400.000€


Créé en 1858 (Prix Biennal des 3ans)





Record de la course : 1’34’’48 en 2016 (ZELZAL)

Tenant du titre : ZELZAL (Sea the Stars), appartenant à Al Shaqab Racing, élevé par Viktor Timoschenko, entraîné par Jean-Claude Rouget et monté par Grégory Benoist.

Historique

En prenant comme point de départ 1961 (voir explication ci-après), le Prix Jean Prat sera disputé pour la 57ème fois en 2017.

C'est en 1940 que fut attribué le nom de Prix Jean Prat à deux très anciennes courses, créées en 1858 sous le nom de « Prix Biennal », dont une 1ère épreuve était réservée aux 3 ans et une 2ème épreuve aux 4 ans. Une confusion parfois fâcheuse s'instaura entre les deux Prix Jean Prat jusqu'en 1985, quand la course réservée aux 3 ans conserva son nom alors que le titre de Prix Vicomtesse Vigier fut attribué à l'épreuve ouverte aux 4 ans et au-dessus.

La course se disputa à Longchamp de l'origine jusqu'en 1966, puis de 1986 à 1994 ; à Chantilly, de 1967 à 1985 et depuis 1995. Elle a été promue au rang de groupe I en 1985. Sa distance fut 2.000 mètres jusqu'en 1961 puis réduite à 1.850 mètres jusqu'en 1966 et à 1.800 mètres de 1967 à 2004. En 2005 elle est réduite à 1.600 mètres (explication ci-dessous).

Quand elle était disputée au mois d'avril, la course faisait partie des épreuves préparatoires au Prix du Jockey Club. Ainsi le doublé fut réalisé par Little Duck (1884), Reluisant (1885), Sea Sick (1908) et Duplex (1934). On trouve aussi à son palmarès trois vainqueurs du Grand Prix de Paris (ancienne formule, sur 3.000 mètres), Arreau (1896), Verdun (1909) et Souverain (1946), un lauréat du Derby d'Epsom, Durbar (1914), et l'invaincu Prestige (1906).

En 1961, la fonction du Prix Jean Prat fut modifiée. Déplacé d'abord au dernier dimanche de mai puis accompagnant le Prix du Jockey Club le premier dimanche de juin, le Prix Jean Prat disputé sur 1.800 mètres, se présenta alors comme une étape intermédiaire idéale entre la Poule d'Essai (1 600 mètres) et le Grand Prix de Paris, couru fin juin, dont la distance avait été réduite à 2 000 mètres en 1987. Durant cette période, quatre chevaux parvinrent à réaliser le doublé Jean Prat-Grand Prix, Risk Me (1987), Millkom (1994), Vespone (2003) et Bago (2004). Aucun des quatre n'avait participé auparavant à la Poule d'Essai.

Dans le cadre de la réforme des conditions et du calendrier des courses instaurée en 2005, le Prix Jean Prat (1.800 mètres) aurait concurrencé le Prix du Jockey Club, nouvelle version sur 2.100 mètres. C'est pourquoi il a été décidé de faire du Prix Jean Prat une contre-épreuve des Poules d'Essai en fixant sa distance à 1.600 mètres, en doublant son allocation (400 000 € au lieu de 200 000 €) et en le reculant au premier dimanche de juillet, permettant ainsi la présence de certains chevaux ayant participé au Jockey Club. C’est ainsi que Lawman a pu gagner à la fois le Jockey Club et le Jean Prat en 2007. De la sorte le Prix Jean Prat prend du galon, devenant l'épreuve vedette de la réunion créée à Chantilly le premier dimanche de juillet.

Jean Prat (1847-1940)

Cette course a été nommée en souvenir de Jean Prat, personnalité du turf français. Elu membre du comité de la Société d'Encouragement en 1903, il fut aussi commissaire de 1906 à 1909, puis de 1919 à 1920. Surtout il avait rendu pendant la Première Guerre mondiale un éminent service à la Société d'Encouragement. Celle-ci, privée de recettes, avait accepté la proposition de Jean Prat de lui prêter - moyennant un intérêt de 5 % - les sommes nécessaires au financement des « épreuves de sélection » qu'elle était chargée d'organiser de 1916 à 1918, mais « sans public et sans pari ».

« La Société d'Encouragement, en perdant son doyen d'âge, est privée désormais d'un de ses conseillers les plus respectés. […] Il fut observateur de sa parole, fidèle dans ses amitiés, sincère et ferme dans ses convictions » peut-on lire dans la notice nécrologique que lui consacra le journal hippique La Veine (6 janvier 1940).

Cet industriel marseillais, qui devait sa fortune au fameux vermouth Noilly-Prat, fit d'abord courir dans le Midi. C'est à vingt et un ans qu'il remporta sa première course, le 11 mai 1868 à Angoulème, avec Adour. Celui-ci fut encore victorieux à cinq reprises, successivement à Avignon, Toulouse, Mont-de-Marsan et Bordeaux. Là, il gagna deux courses à trois jours d'intervalle, la seconde (pour gentlemen-riders) monté par son propriétaire. Le premier bon cheval de Jean Prat fut la pouliche Faisane, quatre fois gagnante en cinq tentatives à 2 ans en 1876, victoires acquises à Dieppe (Grand Critérium), à Fontainebleau (Deuxième Critérium), à Chantilly (Prix de la Salamandre) et à Marseille (Prix de la Ville). Bredouille en trois tentatives à 3 ans, Faisane se ressaisit à 4 ans en remportant une course à Chalon-sur-Saône puis le Grand Prix de la Ville de Dieppe.

Son écurie étant « montée » dans la région parisienne, tout d'abord à La Croix-Saint-Ouen, Jean Prat vit alors ses couleurs (casaque marron, manches orange, toque blanche) se distinguer au plus haut niveau pendant un demi-siècle, le plus souvent avec des sujets nés dans son haras installé à Lessard-le-Chêne près de Lisieux. Chopine (Prix Greffulhe 1889), Nacelle (Omnium de 2 Ans 1895), Champignol (Prix Lupin, 2ème Prix du Jockey Club 1896), Chambertin né en 1894 (Prix Royal Oak, Prix du Cadran), Clairette (Omnium de 2 Ans 1899), Mirska (Oaks à Epsom 1912) et Cadet Roussel III (Prix des Sablons 1912) furent ses meilleurs chevaux avant la Première Guerre mondiale. Durant celle-ci, son élève Montmartin s'avéra le meilleur sujet de la génération née en 1915 en remportant les principales épreuves de substitution. Se distinguèrent ensuite Galéjade (Poule d'Essai 1919), Macaroni (Prix du Président de la République 1933), Rénette (Prix d'Ispahan (1935, 1936), Sylvanire (2ème Prix de Diane 1937) ainsi que deux sujets acquis en vente publique, Drap d'Or et Gaspillage, tous deux vainqueurs de la Poule d'Essai des Poulains (1937, 1938). L'ultime bon cheval de Jean Prat fut Maurepas (lui aussi acheté yearling en vente publique), gagnant à 2 ans du Prix La Flèche au Tremblay le 31 juillet 1939. Jean Prat étant décédé en janvier 1940, Maurepas poursuivit sa carrière pour le compte de la vicomtesse Vigier, héritière des couleurs et de l'élevage. Maurepas se révéla être un des meilleurs sujets de sa génération, de même que Magister, né à Lessard-le-Chêne en 1939, qui remporta en 1942 le Prix du Jockey Club et le Grand Prix de Paris, les deux courses que Jean Prat avait tant espéré inscrire au palmarès de ses couleurs.

Les visiteurs

Ils sont friands de la course. 17 victoires à leur actif depuis 1968, dont, surtout, dix au cours des 25 dernières années. Quatorze venus d'Angleterre, deux pensionnaires de Noël Murless (Lorenzaccio 1968 et Hill Run 1969), deux de Richard Hannon (Dick Turpin 2010 et Havana Gold en 2013), un de William Hern (Sharp Edge 1973), un de Guy Harwood (Young Generation 1979), un de Paul Kelleway (Risk Me 1987), un de Clive Brittain (Lapierre 1988), un de John Gosden (Torrential 1995), un de David Loder (Starborough 1997), un de Saeed Bin Suror (Almutawakel 1998), un de Barry Hills (Golden Snake 1999), un de John Dunlop (Olden Times 2001), un de Karl-R. Burke (Lord Shanakill 2009). Un venu d'Irlande, pensionnaire de Vincent O'Brien (Night Alert 1980). Et même un entraîné en Espagne par Mauricio Delcher-Sanchez (Suances 2000).

Propriétaires

Le record appartient conjointement avec quatre victoires à :

Stavros Niarchos* : Cresta Rider (1981), Melyno (1982), Mendez (1984), Baillamont (1985). On peut aussi lui associer la victoire de la Famille Niarchos obtenue par Bago en 2004.
Cheik Mohammed Al Maktoum : Local Talent (1987), Kitwood (1992), Torrential (1995), Starborough (1997).
Viennent ensuite :

Marcel Boussac (3 victoires) : Marveil (1949), Janus (1950) et Locris (1967).
SA Aga Khan (3 victoires): Jour et Nuit III (1964), Silver Shark (1966) et Maroun (1971).
Godolphin (3 victoires): Almutawakel (1998), Aesop’s Fables (2012) et Territories (2015).
On a enregistré aussi deux fois des victoires de couple, celles de R.B. Strassburger avec Le Tyrol (1951) et de son épouse avec Angers (1960) ; et celles de Mme Alec Head avec Sillery (1991) et de son époux avec Rouvres (2002).

Entraîneurs

Le record appartient conjointement avec cinq victoires à :

François Mathet : Jour et Nuit II (1964), Silver Shark (1966), Maroun (1971), Lightning (1977), Melyno (1982) ;
François Boutin : Speedy Dakota (1975), Cresta Rider (1981), Mendez (1984), Baillamont (1985), Priolo (1990).
André Fabre : Local Talent (1987), Kitwood (1992), Mutual Trust (2011), Aesop’s Fables (2012) et Territories (2015)
Viennent ensuite :

Etienne Pollet (3 victoires) : Peppermint (1954), Spy Well (1963) et Master Guy (1970).
Christiane Head-Maarek (3 victoires) : Sillery (1991), Le Triton (1996) et Rouvres (2002)
Nicolas Clément (3 victoires): Le Balafré (1993), Vespone (2003) et Stormy River (2006).
Jockeys

Le record avec six victoires appartient à Yves Saint-Martin : Jour et Nuit II (1964), Silver Shark (1966), Melyno (1982), Antipode (1974), Earth Spirit (1976) et Ginger Brink (1983).
Viennent ensuite :

Roger Poincelet (4 victoires) : Souverain (1946), Marveil (1949), Spy Well (1963) et Locris (1967).
Cash Asmussen (4 victoires): Mendez (1984), Baillamont (1985), Magical Wonder (1986) et Local Talent (1989).
Olivier Peslier (4 victoires) : Le Balafré (1993), Turtle Bowl (2005), Lawman (2007) et Charm Spirit (2014).
Lester Piggott (3 victoires) : Speedy Dakota (1975), Dom Racine (1978) et Night Alert (1980).
Lanfranco Dettori (3 victoires) : Torrential (1995), Starborough (1997) et Almutawakel (1998).
N.B. Ces statistiques (propriétaires, entraîneurs et jockeys) ne concernent cette course que depuis 1940 quand elle adopté le nom de Prix Jean Prat. Certains des intéressés figurent antérieurement au palmarès du Biennal des 3 Ans.
3 juillet
LES SITES WEB DES CENTRES D’ENTRAINEMENT DE FRANCE GALOP

Le site web officiel de France Galop sur les centres d’entrainement de chevaux de Chantilly, Maisons-Laffitte et Deauville. Disponible via le portail www.cefg.fr, il permet de retrouver toute l’actualité des centres ainsi que des infos indispensables pour tous les professionnels.

Afin de répondre à une demande croissante des acteurs du galop, chaque site est doté d’une rubrique INFOPROS permettant aux professionnels des courses d’être informés en temps réel sur l’actualité du centre d’entrainement : prévisions météo, ouvertures ou fermeture de pistes à l’entrainement, travaux en cours. Egalement, cette nouvelle plateforme regroupe tout ce qu’il faut savoir sur chaque centre d’entrainement à travers le référencement des entraineurs qui y exercent, les chevaux stars des centres ou encore les infrastructures.

Ces 3 sites web sont une nouvelle étape de la digitalisation des outils de France Galop, et de modernisation de ses relations avec les acteurs du galop.
30 juin
Saint-Cloud, l'hippodrome préféré des pros


Centre d'entraînement à sa création en 1901, l'hippodrome « le plus moderne et le plus pratique de France » est d'abord dévolu aux courses au trot, puis Saint-Cloud devient un fer de lance de la Société Sportive d'Encouragement avant de rejoindre le giron de France Galop. C'est aujourd'hui la seule piste francilienne de plat à main gauiche, et sans doute la meilleure piste de la région...
Situé sur un plateau au sommet de la colline de Saint-Cloud, l’hippodrome du Val d’or est un des préférés des professionnels des courses. En raison de son terrain exceptionnel, il permet en effet de courir sur le gazon tôt dans la saison, et tard jusqu’en hiver. La surface supporte en effet très bien les intempéries. En outre, le tracé de la piste est très régulier, relativement plat, avec une longue et large ligne droite de 500 mètres. Par ailleurs, Saint-Cloud est le seul hippodrome parisien qui soit exclusivement corde à gauche, sans doute aussi parce que c’est le plus récent : il date du tout début du XXème siècle et a été conçu, à l’origine, pour l’agrément du public.

Compte tenu de son meeting printanier, Saint-Cloud voit régulièrement les meilleurs 3ans fouler son gazon avant de s’en aller vers les sommets des courses, ce qui lui procure une réputation de pépinière de champions, car en France beaucoup de chevaux de premier plan débutent seulement en début d’année de 3 ans pour les combats de cette saison primordiale.

Les tribunes reconstruites dans les années 50 pour être plus fonctionnelles que les anciennes se sont progressivement intégrées dans cet un écrin de verdure et de paix tout près de Paris et de Boulogne, qui possède un charme inimitable, avec son golf au centre des pistes, les incroyables bâtiments des anciennes installations de la Fouilleuse, devenues Country-Club de Paris, ces structures en brique qui fleurent bon les Trente Glorieuses.

Historique

L'hippodrome de Saint-Cloud, ou hippodrome du Val d'Or, se situe à l’emplacement d’un ancien domaine dont l'origine remonte au IXe siècle. Napoléon III rassemble avec difficulté, de 1855 à 1860, de nombreuses parcelles et terrains de la plaine de Fouilleuse en vue de constituer une ferme modèle pour le domaine privé de l'Empereur. En janvier 1871, la ferme brûle pendant les combats contre les Prussiens. L'État met le domaine de Fouilleuse et tous ses bâtiments en vente aux enchères publiques en 1898 et Edmond Blanc, héritier de la société des bains de mer de Monaco, député et maire, mais aussi important propriétaire-éleveur dont le haras de Jardy fonctionne déjà à quelques kilomètres de là , remporte les enchères.

Trois ans plus tard s’élèvent une tribune monumentale, le pesage et un commissariat de course. Des jardins fleuris, des arbres et nombreux parterres sont plantés et la location de l'hippodrome, inauguré en mars 1901, a été consentie à la Société d'Encouragement pour l'amélioration du Cheval français de demi-sang, c’est-à-dire aux trotteurs, qui ne sont pas certains de pouvoir continuer de courir à Vincennes, réclamé par l’armée, et viennent de perdre l’hippodrome de Neuilly-Levallois.

Rien n'a été négligé du point de vue de la technique et de la modernité. Les pistes ont 50 mètres de largeur, les lignes droites se raccordent à des tournants de grands rayons, la ligne droite mesure près de 1 000 mètres. Les départs sont donnés au moyen de starting-gates. Un télégraphe est installé sur place, pour retransmettre immédiatement, les résultats des courses. La consécration de cette réalisation arrive lors de visite du roi d'Angleterre Édouard VII le 1er mai 1905. Après avoir reçu les félicitations de son hôte royal sur l'ensemble de son établissement, Monsieur Edmond Blanc fait remarquer que toutes les constructions étaient de style anglais : « Oui, anglais, répond Sa Majesté, avec son bon sourire, c'est anglais, mais avec beaucoup de goût français ».

Les Jeux olympiques d'été de 1924 utilisent les terrains de l'hippodrome pour les épreuves de polo.

Pendant la guerre 1939-1945, les courses s'arrêtent à nouveau. Une partie des pelouses est recyclée en jardins potagers, fournissant ainsi à la population locale, de précieuses denrées fraîches. Les successeurs d'Edmond Blanc vendent l'hippodrome en 1952 à l'industriel du textile et propriétaire-éleveur, Marcel Boussac. Le locataire en place, la société sportive d'encouragement, confie en 1954 à l’architecte Eugène Lizero la reconstruction de la tribune, paddock, guichets, stalles et boxes. Seuls le centre d'entraînement et l'habitation du propriétaire sont épargnés.

Le nouvel hippodrome de Saint-Cloud, plus fonctionnel que réellement esthétique, est inauguré en février 1955. Il est revendu en 1974 et appartient aujourd'hui à la société France Galop.

Le centre d'entraînement privé et la maison d'Edmond Blanc sont restaurés puis transformés en club sportif privé en 1981 sous le nom de « Paris Country Club ».
28 juin
Ouverture des candidatures pour la 2ème édition des Trophées du Personnel des Courses et de l’Elevage

Le portail des candidatures aux Trophées de Personnel des Courses et de l’Elevage sera ouvert du lundi 26 juin au vendredi 25 août 2017.
Honorer et récompenser, les maîtres mots des « Trophées du personnel des courses et de l’élevage »

Fort du succès de la 1ère édition, France Galop et Godolphin sont fiers de s’associer à nouveau pour célébrer le dévouement et l’engagement du personnel des courses et de l’élevage, véritables pivots de notre filière. Pour cette 2ème édition, 7 catégories seront récompensées le 25 novembre 2017 à l’hippodrome d’Auteuil. Une nouvelle catégorie, dédiée au « Personnel Administratif » s’ajoutera aux 6 récompenses décernées en 2016.

Comment inscrire un candidat ?

Tout personnel d’écuries de courses et de haras français, résident en France peut être nommé. (Dans la mesure où il est en activité au moment du dépôt de la candidature jusqu’à la remise des trophées). Les dépôts de candidature peuvent être faits notamment par : les formateurs, les propriétaires, les éleveurs, le personnel d’écurie et de haras, le personnel administratif et les administrateurs de bureau. Les dossiers de candidatures seront téléchargeables sur le site des Trophées du personnel des courses et de l’élevage à partir de 26 juin. La date de clôture des dépôts de candidature étant fixée au 25 août 2017.

https://www.tropheesdupersonnel.fr/

7 catégories pour récompenser celles et ceux qui œuvrent chaque jour pour les courses de Galop et l’élevage

Leadership : Pour les employés ayant la responsabilité d’au moins deux personnes et ayant démontré un désir de réussir au sein de la filière, ainsi que des aptitudes d’encadrement au bénéfice de leurs collègues

Dévouement pour les courses : garçons de voyages, premier garçon, garçon de cour… Pour un membre du personnel ayant travaillé au moins 15 ans dans la filière. Elément moteur de l’équipe, il partage sa passion, son expérience, sa connaissance et son temps.

Cavalier(ère) d’entraînement : Pour les cavaliers et lads ayant fait preuve de talent, de constance et de fiabilité aussi bien en selle qu’au sol et ayant accompli quelque chose de « remarquable » durant la saison.

Personnel de haras : Pour les personnes travaillant dans un haras et ayant fait preuve de compétence, de dévouement et de fiabilité. Aura aussi démontré du talent avec les chevaux, une capacité d’adaptation et un sens du travail en équipe

Personnel Administratif : Pour le personnel administratif des écuries de courses ou haras. Elément clef de l’équipe il s’assure du bon fonctionnement de l’entreprise.

Jeune espoir (course ou élevage) : Pour les employés de moins de 5 ans d’expérience dans la filière. Motivés à réussir, les nommés ont déjà commencé à gravir des échelons et ont amélioré leurs connaissances et compétences, devenant un élément indispensable au sein de l’équipe.

Employé de l’année : Titre suprême décerné à un vainqueur de l’une des catégories précédentes (à l’exception des jeunes espoirs)


Un jury reconnu et respecté pour son investissement dans la filière du galop

Qu’ils soient entraineurs, directeurs de haras, jockeys, propriétaires ou encore éleveurs, ils sont tous reconnus dans leurs métiers et composeront le jury qui étudiera chaque candidature et désignera le vainqueur dans chaque catégorie, révélé le samedi 25 novembre 2017 à l’hippodrome d’Auteuil.

Des récompenses exceptionnelles pour les vainqueurs

Godolphin a doté chaque catégorie de prix exceptionnels. Vainqueurs, finalistes et équipes associées aux vainqueurs et finalistes seront récompensés lors de la Cérémonie de remise de prix.

Godolphin offrira également au vainqueur de la catégorie « Jeune espoir » un voyage de 5 jours à Dubai comprenant notamment : journée aux courses, visite du centre d’entraînement et des Zabeel Racing Stables, du Dubai Equine Hospital.

27 juin
Le discours d'Edouard de Rothschild devant le comité de France Galop

Lundi matin devant le comité de France Galop réuni au siège de Boulogne-Billancourt, le président Edouard de Rothschild a prononcé un discours important sur la situation de la société-mère dont voici une transcription...
« Vous venez d’assister à l’exposé de la nouvelle stratégie du pôle Media. Ce projet de transformation de ce pôle Media, j’y adhère à 100% car il contient à la fois des actions de relance qui permettront de mieux soutenir l’activité des paris et des mesures d’économies fortes pour financer ces développements. La mise en œuvre de ce plan implique aussi une nouvelle manière de travailler puisqu’il embarque toutes les composantes de l’Institution participant à la production et la diffusion des images.

C’est avec une même approche globale que j’aborde la délicate question de la trajectoire financière de France Galop depuis mon élection. Les comptes 2016 que vous avez approuvés viennent confirmer que nous devons prendre des mesures à la hauteur de la situation pour assurer la pérennité de nos courses. Et il me parait essentiel que le Comité de France Galop soit étroitement associé aux orientations que nous envisageons pour retrouver l’équilibre de nos comptes, seul garant de notre avenir.

Un mot tout d’abord sur les enjeux qui demeurent le véritable carburant de notre économie. Le premier semestre montre quelques signes encourageants avec un chiffre d’affaire en légère hausse par rapport à l’an dernier. Après plusieurs années de baisse, c’est un motif de relative satisfaction. Le lancement du Simple Jackpot dépasse les objectifs et les scores des lancements précédents, les enjeux online progressent après une année 2016 compliquée par la séparation des masses et l’international poursuit sa croissance à deux chiffres. Les enjeux au galop progressent de 5.4% alors que ceux du Trot reculent de -2.7%. La nette amélioration de la situation des partants, malgré des effectifs en diminution de 3%, contribue grandement à l’augmentation des enjeux. Les réformes entreprises sur le programme de 2 et 3 ans portent leurs fruits avec une baisse de 43% du nombre de courses à moins de 8 partants.

Malgré des enjeux mieux orientés, le produit brut des jeux, notre « marge », ne progresse pas, notamment en raison d’un nouveau recul de l’activité dans les points de vente. Il ne faut pas attendre de rebond du résultat net pour cette année.

Le plan d’économies de 10 millions d’euros engagé par France Galop est donc plus que jamais nécessaire et son plan de marche est respecté avec, pour 2017 :

une baisse de la masse salariale de €3 millions (c’est la première fois depuis de nombreuses années qu’elle diminue) ;
le transfert des réunions d’Enghien qui s’est très bien déroulé et génèrera €2 millions en année pleine ;
la diminution du budget marketing d’1 million d’euros avec une compression significative des frais de réception ; c’est ainsi que nous n’organiserons pas le traditionnel Dîner de l’Arc cette année ;
la réduction du nombre de postes de vacataires lors des réunions de courses, soit près de 500.000 euros d’économies ;
la mise en œuvre d’un plan de réduction des achats avec des premiers résultats concrets comme la diminution de moitié des frais de téléphonie mobile par le biais d’une mise en concurrence des opérateurs.
Parallèlement, nous maintenons le cap sur les efforts de rationalisation de notre organisation :

un nouveau calendrier de travail sur le centre d’entraînement de Maisons-Laffitte permettra de dégager plusieurs centaines de milliers d’euros d’économies dès cette année ;
nous poursuivons les négociations avec les partenaires sociaux pour rapprocher intelligemment les trois hippodromes parisiens et ainsi optimiser le fonctionnement des équipes de maintenance ; cela prend du temps et exige de la persévérance mais la voie du dialogue social est celle que nous avons choisie car c’est la seule qui nous permette d’obtenir des résultats.
J’ai toujours été clair sur le fait qu’un plan d’économies de 10 millions est insuffisant lorsqu’on en perd 30 et que le résultat du PMU s’annonce stable à très court terme. Il faut donc aller plus loin sur le périmètre propre de France Galop. Il faut aussi être capable de challenger les principales lignes de notre compte d’exploitation.

S’agissant de France Galop, d’autres voies complémentaires au plan d’économies engagé doivent être explorées :

la mutualisation d’autre services avec Le Trot et/ou le PMU dès lors que cela peut avoir du sens en terme d’efficacité et d’optimisation de coûts ;
la remise en question du coût du travail ; dire qu’il est élevé n’est un secret pour personne ;
l’accélération de la transformation informatique, seul levier tangible pour réduire les effectifs du siège tout en assurant la même profondeur et la même qualité de service ;
l’éventuelle réduction de périmètre de missions et services rendus par la maison-mère.
Sur les services partagés entre France Galop et le Trot :

je ne reviendrai pas sur la présentation de Laurent Eichinger mais sur la base des 70 millions de charges du pôle Media, nous visons déjà 8 millions d’euros d’économies en 2018 ; une grande partie de cette diminution de charges proviendra de la solution retenue pour Equidia Life qui ne coûtera, quoiqu’il arrive, plus rien aux sociétés-mères ;
le PMU est également tenu de délivrer son plan d’économies de €18.5 millions sur 2016-2019, doublé d’une baisse de la masse salariale de €7.4 million sur la même période.
En complément de ces différents plans d’économies, j’ai l’intention d’entreprendre des discussions avec les partenaires concernés sur les Fonds Equitation et Eperon qui représentent respectivement € 7.8 millions et €5.0 millions en 2016 :

le Fonds Equitation alimenté par un prélèvement de 0.2% sur les enjeux vient en soutien des clubs hippiques à la suite de l’augmentation du taux de TVA. Il s’agit d’un dispositif mis sur pied à titre provisoire et des discussions sont en cours avec la Fédération Française d’Equitation concernant son avenir ;
pour le Fonds Eperon, qui a soutenu la filière cheval sur l’ensemble du territoire national depuis des années, il convient désormais de dimensionner son enveloppe, non pas à l’aune de nos engagements historiques, mais des moyens réels de l’Institution.
Il y a quelques mois, j’ai également demandé au titre de Président de la Fédération Nationale des Courses Hippiques, et en accord avec Dominique de Bellaigue, que l’on travaille à une évolution du régime commun des sociétés premium ainsi qu’au cas particulier des sociétés régionales bénéficiant encore aujourd’hui d’un taux dérogatoire. La rémunération globale des sociétés organisant des courses premium s’élève à €29 millions pour France Galop.

Pour la cinquantaine de sociétés de courses soumises au régime commun, un groupe de travail a été constitué par plusieurs Présidents, lesquels ont formulé des propositions d’économies. Parallèlement, les équipes de France Galop, du Trot et de la Fédération planchent sur une évolution du barème de rémunération des sociétés premium. Je tiens à ce que ce processus soit mené dans la plus parfaite transparence et dans le dialogue avec les sociétés concernées. J’ai aussi fixé pour cadre de la réflexion qu’il soit tenu compte dans cet exercice des engagements financiers des sociétés ayant investi, souvent avec l’accord des sociétés-mères, afin de pouvoir organiser des réunions premium dans de bonnes conditions. Si nous devons trouver des marges de manœuvre dans ce dispositif, il n’est pas question de mettre en difficulté des sociétés bien gérées mais qui doivent encore digérer les investissements effectués. Pas question non plus de remettre en question le poids global de ces sociétés régionales dans le calendrier premium national.
Pour les 7 sociétés régionales à taux dérogatoires qui représentent à peu près €19 millions sur les €29 millions évoqués à l’instant, j’ai demandé lors du Conseil d’administration de la Fédération en avril que l’on mette un terme à ces régimes d’exception, à horizon 3 ans. C’est la raison pour laquelle, un audit a été mené dans chaque société et c’est maintenant au cas par cas que nous verrons comment faire revenir chacune vers un régime de droit commun tout en prenant en compte leurs spécificités.
L’ensemble des actions que je viens de vous décrire doivent alléger les charges de France Galop d’au moins 25 millions d’euros d’ici 2019 mais si le résultat du PMU reste en l’état, ces économies pourraient s’avérer insuffisantes.

C’est pourquoi, maintenant qu’un nouveau gouvernement est en place, nous devons engager sans tarder les discussions avec l’Etat.

L’enjeu principal, c’est bien évidemment la fiscalité sur les paris hippiques. Nous l’avons souvent rappelé au sein de ce Comité : la principale conséquence de la loi de 2010 d’ouverture des paris en ligne a surtout été le cadeau fait à la Française des Jeux de bénéficier d’un monopole sur les paris sportifs dans le réseau de points de vente. En 6 ans, 1 milliard d’euros de paris hippiques a ainsi été transféré sur les paris sportifs dans ce réseau physique, provoquant le déséquilibre de notre filière. Ce que nous allons plaider, c’est donc la mise en œuvre d’une politique des jeux cohérente au niveau de l’Etat et un réaménagement de la fiscalité des paris hippiques offline, tout en faisant valoir l’ensemble des efforts consentis par les acteurs des courses pour réduire nos frais de fonctionnement.

C’est donc clairement avec l’objectif de trouver un nouvel accord gagnant-gagnant que le Président du Trot et moi-même allons engager ces discussions. Un accord qui permet aux sociétés-mères de retrouver l’équilibre financier, sans toucher aux encouragements, et qui offre la perspective à un Etat déficitaire de récolter les fruits de son investissement, une fois la croissance revenue.

Néanmoins, ma responsabilité ainsi que celle des administrateurs, est de préparer France Galop et les acteurs de nos courses à tous les scenarios, y compris les moins favorables. C’est la raison pour laquelle, j’ai voulu aborder la question des encouragements dès le début de cette année.

J’ai ainsi demandé aux différentes associations professionnelles représentées au sein du Conseil d’administration, ainsi qu’aux membres associés, de formuler des propositions de diminution de l’enveloppe d’encouragements de €282 millions tenant compte du déficit structurel de France Galop d’une trentaine de millions.

Ces propositions ont été analysées, et à l’occasion de deux séances de travail lors des Conseils de mai et de la semaine dernière, les administrateurs de France Galop ont voté un plan de baisse des encouragements pouvant aller jusqu’à 25 millions d’euros. Nous avons agi par anticipation dans le cas où les négociations avec l’Etat n’aboutiraient pas au résultat escompté. Je l’ai souhaité ainsi pour ne pas devoir entreprendre une telle réflexion à l’automne, dans la précipitation et l’absence totale de sérénité.

C’est aussi parce qu’aucune décision de mise en œuvre ne sera prise tant que nous n’aurons pas été au bout des discussions avec l’Etat que j’ai souhaité ne pas en dévoiler le détail. Rien ne sert de débattre d’un catalogue de mesures qui pourraient ne pas être activées. Si nous devions en arriver là, ce plan serait évidemment présenté dans tous ses détails en temps voulu.

Néanmoins, je tiens à rassurer toutes celles et ceux qui y sont attachés que les fondamentaux de notre politique d’encouragements seront, quoiqu’il advienne, respectés :

La répartition 2/3 – 1/3 ne sera pas remise en cause ;
Nous maintiendrons des enveloppes importantes sur les dispositifs encourageant les partants, comme les indemnités de transport ;
Les grands équilibres entre les catégories de courses seront préservés ;
Le système de primes propriétaires et éleveurs, qui est une spécificité française, restera au cœur de notre politique d’encouragements. Cela n’exclut pas des évolutions nécessaires mais ce dispositif constituera encore et toujours une belle exception française.
L’exercice est difficile puisqu’avec moins de ressources, nous devons maintenir les effectifs à niveau pour remplir nos courses et assurer la recette tout en consolidant la valeur sportive de notre programme et sa compétitivité sur la scène internationale. C’est cette excellence sportive, dans les deux disciplines, qui créé de la valeur pour les propriétaires, les éleveurs et les entraîneurs.

Enfin, comme je l’ai déjà indiqué au lendemain du conseil d’administration de lundi dernier, un tel plan serait assorti d’une clause de retour à meilleure fortune. Autrement dit, les fruits de l’amélioration des résultats du PMU, au-delà des objectifs fixés, viendront servir en priorité l’augmentation des encouragements.

Vous m’avez élu pour remettre France Galop, alors déficitaire de 45 millions d’euros, sur les bons rails. C’est une mission difficile et sa réussite est l’affaire de tous : vous voyez que les encouragements ne seront pas une variable d’ajustement « facile » venant palier les déficiences de gestion de l’Institution. Non, les efforts demandés sont collectifs et je suis et resterai extrêmement vigilant à ce que le partage de ces efforts entre les salariés de l’Institution, les sociétés de courses et fédérations régionales et les socioprofessionnels soit le plus équitable possible. »
22 juin
Deux grandes victoires françaises à Ascot

Le Brivido et Qemah ont triomphé mercredi au meeting royal d'Ascot dans deux des principaux rendez-vous du programme anglais.
Deux des principaux rendez-vous de la deuxième journée du meeting royal d’Ascot, mercredi en Angleterre, sont revenus à des chevaux entraînés en France.

Deuxième de Brametot dans l’Abu Dhabi Poule d’Essai des Poulains (Gr1) le mois dernier sur la ligne droite de Deauville, et alors sacré deuxième meilleur 3ans d’Europe derrière le vainqueur, Le Brivido (Siyouni, en photo à gauche) a fait sien les Jersey Stakes (Gr3) à la manière des forts. Associé à Pierre-Charles Boudot, ce pensionnaire d’André Fabre a pris la tête à environ 400 mètres du but et il a tenu bon pour s’imposer d’une encolure.

Le Brivido appartient au Prince Faisal bin Khaled. Il a été élevé par Jean et Brigitte Bugada, un couple du Jura, au Haras de Clairefontaine en Mayenne, chez Marie-Laure Collet. L’édition de Jour de Galop datant des débuts victorieux du poulain sur la PSF de Chantilly, l'an dernier en novembre, nous apprend que la mère de Le Brivido, La Bugatty (Dr Fong), avait été cédée aux Bugada par leur ami Jean-Charles Coudé, pour lequel elle avait pris une place lors de son unique sortie -4ème sur 2.600 mètres à Lisieux en avril de ses 3ans.

Yearling, Le Brivido a été acheté 42.000 € aux ventes Arqana d’octobre à Deauville, par le pinhooker (acheteur-revendeur) irlandais George Mullins, qui l’a passé sur le même ring au mois de mai suivant aux ventes de 2ans montés. Cette fois, Le Brivido a été cédé 105.000 € à l’agent Ted Voute.

Certes, les Jersey Stakes ne sont pas un Groupe 1, seulement un Groupe 3, mais c’est une des courses les plus difficiles à gagner du meeting royal d’Ascot. Le Brivido a ainsi succédé à Dutch Connetion et à Ribchester au palmarès de la course. Or le second a remporté, mardi en ouverture de cette grande semaine, les Queen Anne Stakes (Gr1), championnat des milers d’âge outre-Manche –au passage, la 4ème Spectre (Siyouni) a elle aussi éété élevée en France par son propriétaire-entraîneur, l’ancien jour du Bayern de Münich Marcus Münch !

On trouve aussi au palmarès des Jersey Stakes des étalons comme Diktat, Observatory ou Mozart. Aucun cheval entraîné en France ne s’y est jamais imposé avant Le Brivido.

C’est donc une vraie grande victoire française, comme celle de Qemah (Danehill Dancer) mercredi dans les Duke of Cambridge Stakes (Gr2), mile réservé aux femelles de 4ans et plus. La pensionnaire de Jean-Claude Rouget a dominé en force, un an après avoir gagné les Coronation Stakes (Gr1) à 3 ans. Également entraînée en France, mais par André Fabre à Chantilly, Usherette (Shamardal) a terminé troisième tout près pour l’écurie Godolphin. Cinquième de la course, Aim To Please (Excellent Art) est également en provenance de France, où elle a été élevée par le Haras d’Écouves d’Elizabeth Doumen, et où elle est entraînée par son époux, François Doumen, pour la famille Vasicek, et depuis lundi pour John Dance, qui l’a achetée 340.000 £ aux ventes de sélection Goffs à Londres.

Qemah est née en Irlande mais elle a été assimilée française grâce à son importation dès son plus jeune âge par ses éleveurs, en particulier le Haras du Cadran de Pierre Talvard et la SCEA des Bissons de Jean Cottin, également connu chez les trotteurs avec son label « du Goutier ». Premier produit de Kartica (Rainbow Quest), placée de Groupe, Qemah a été vendue 200.000 € yearling aux ventes de Deauville à Mandore Agency pour Al Shaqab Racing, dont elle porte les couleurs chez Jean-Claude Rouget.

Au rayon des victoires françaises, mercredi à Ascot, on notera enfin que le lauréat du Grand Prix du jour, les Prince of Wales’s Stakes (Gr1), est Highland Reel (Galileo), déjà gagnant cette saison de la Coronation Cup (Gr1) à Epsom, et 2ème l’an dernier… du Qatar Prix de l’Arc de Triomphe (Gr1) !
20 juin
Communiqué : Conseil d'Administration de France Galop, lundi 19 juin

Boulogne-Billancourt, le 20 juin 2017 - Le conseil d’administration de France Galop s’est réuni ce jour. A l’issue de la séance, Edouard de Rothschild a déclaré : « Le deuxième tour des élections législatives ayant eu lieu, nous avons maintenant en face de nous un gouvernement confirmé, des interlocuteurs en place pour travailler à l’élaboration d’un nouvel accord entre l’Institution des courses et l’Etat et la définition, pour la première fois, d’une politique des jeux en France. »

Avant d’aborder ces négociations, il est apparu indispensable au Conseil d’Administration de France Galop, élu en décembre 2015, de prendre la mesure de la situation et d’agir sans attendre.

En premier lieu, Le Trot et France Galop, en parfaite cohésion, exercent de façon encore plus pleine et entière leur rôle d’actionnaire du PMU. Une revue stratégique a été initiée dès juillet 2016. Ses conclusions et leur mise en place font l’objet d’un suivi très attentif par les administrateurs représentant le Trot et France Galop au conseil du PMU.

Le 2 janvier 2017, Laurent Eichinger a été nommé patron de l’ensemble du pôle media comprenant les chaînes Equidia mais aussi tous les moyens de l’Institution dédiés à la production et la diffusion des images. Sa mission est de redynamiser l’offre d’Equidia pour mieux contribuer au redressement des enjeux tout en rationalisant les structures et les charges du pôle media. Plusieurs scenarios sur l’avenir d’Equidia Life, dont le coût annuel est de 7 millions, sont à l’étude. Tous ont en commun le fait que cette chaîne ne coûtera plus rien à l’Institution des courses à partir du 1er janvier 2018.

France Galop, le Trot et le PMU ont également mandaté le cabinet Kea & Partners pour étudier les opportunités de mutualisation de leurs fonctions support.

De son côté, France Galop a initié en 2016 un plan d’économies destiné à réaliser 10 millions de réduction de charges annuelles à horizon 2019. La décision de transférer les réunions d’Enghien sur d’autres hippodromes fut prise à l’été 2016 pour une mise en oeuvre dès le début d’année 2017. La fermeture d’Enghien au galop permet d’économiser 2 millions d’euros en année pleine. Le nombre de postes de vacataires sur les réunions parisiennes a également été fortement diminué en 2017. Par ailleurs, le budget marketing a été réduit d’1 million d’euros et pour la première fois depuis de nombreuses années, la masse salariale de France Galop accusera une diminution sensible (-4.8%) en 2017. L’ensemble de ces mesures contribue dès à présent à une économie annuelle d’environ 5 millions.

Au cours de l’année écoulée, le Conseil d’Administration de France Galop a également voté des mesures volontaristes en matière de programme pour contribuer au redressement des enjeux. C’est ainsi, notamment, que sur les courses réservées aux 3 ans au printemps, nous pouvons observer une diminution du nombre des épreuves de moins de huit partants (-24%) et une progression sensible des enjeux (+11%), malgré des effectifs en baisse de 6%.

Une étude encore plus poussée, menée en ce moment avec le Trot, le PMU et une société spécialisée en modélisation économétrique, nous amènera à poursuivre les évolutions de calendrier et programme pour améliorer la recette qui contribue à hauteur de 90% au financement des sociétés-mères.

Dans le même esprit, les encouragements ont fait l’objet d’un examen attentif par le Conseil d’Administration de France Galop dès le début de cette année. L’ensemble des associations professionnelles ont été consultées et mises à contribution, à partir du cahier des charges suivant :

 les encouragements ne sont pas une variable d’ajustement pour retrouver l’équilibre ; une baisse ne peut s’inscrire que dans un plan d’économies global.

 France Galop est déterminé à obtenir de l'Etat un nouvel accord à même de remettre la filière sur de bons rails; aucune décision sur la baisse des encouragements ne sera prise avant l'issue des négociations.

 le Conseil d’Administration de France Galop a une responsabilité collective vis-à-vis de l’ensemble des propriétaires et des professionnels qui vivent de cette activité. Il ne peut attendre l’issue de négociations avec l’Etat pour préparer l’exercice 2018.

 Une baisse des encouragements, si elle doit avoir lieu, doit intégrer une clause de retour à meilleure fortune. Elle est un mal nécessaire pour passer un cap difficile mais les fruits de la croissance à venir devront pouvoir contribuer à la progression des encouragements.

Le Conseil d’Administration a défini un cadre à l’intérieur duquel une diminution des encouragements pourrait aller jusqu’à 25 millions d’euros, sur la base actuelle de 282 millions (allocations, primes propriétaires, primes éleveurs, indemnités de transport, enveloppe de compensation de TVA).

Ces mesures ont fait l’objet d’un vote favorable.

Le cadre ainsi défini poursuit les objectifs suivants :

1. Limiter les impacts sur les effectifs, déjà en recul depuis plusieurs saisons, afin de ne pas risquer une chute des partants qui a une incidence directe sur les enjeux.

2. Conserver un modèle de distribution attrayant pour recruter de nouveaux propriétaires et éleveurs.

3. Assurer la compétitivité de nos chevaux et de nous courses sur le plan international, et, ce faisant, faire en sorte que notre politique d’encouragements vienne consolider la valeur des chevaux français, dans les deux disciplines.

Un certain nombre de principes structurent ce plan de réduction des encouragements :

 L’équilibre 2/3 – 1/3 entre le plat et l’obstacle est confirmé.

 La répartition historique des encouragements entre propriétaires et éleveurs est également préservée, avec des primes éleveurs représentant 10% du total distribué.

 Le système d’encouragements articulé autour d’allocations et de primes (propriétaires et éleveurs), réservées aux chevaux nés et élevés en France, reste privilégié.

 Enfin, la recette assurée par le programme de courses Premium constitue une priorité.

Edouard de Rothschild conclut : « Je salue le sens des responsabilités des administrateurs de France Galop. C’est maintenant à l’issue des négociations avec l’Etat qu’un point d’étape sera fait en vue d’arrêter des décisions définitives. »
19 juin
Senga remporte le Prix de Diane Longines 2017

Nettement battue dans l'Abu Dhabi Poule d'Essai des Pouliches à Deauville, l'outsider Senga a remporté le Prix de Diane Longines, dimanche à Chantilly, devant Sistercharlie et Terrakova, pour la famille Niarchos et l'entraînement de Pascal Bary.
C’est une splendide revanche que Senga (Blame) a prise à l’arrivée du Prix de Diane Longines (Gr1), dimanche 18 juin à Chantilly. La pensionnaire de Pascal Bary est passée à l’attaque de bonne heure dans la ligne droite et elle n’a jamais semblé réellement menacée dans la phase finale pour s’imposer par une longueur devant Sistercharlie (Myboycharlie), remarquable finisseuse qui a chipé in extremis la deuxième place à une courageuse Terrakova (Galileo), séparées d’un nez seulement. Henri-Alex Pantall, entraîneur de la deuxième, a noté les malheurs de sa pouliche dans la phase finale.

L’entraîneur de la gagnante Pascal Bary a en revanche tenu à rendre hommage à sa pouliche et à son entourage pour avoir adhéré à sa conviction que Senga ferait les 2 100 mètres du Prix de Diane Longines (Gr1). Lauréate du Prix de la Grotte (Gr3), en prélude à l’Abu Dhabi Poule d’Essai des Pouliches où elle allait décevoir, la fille de Blame restait sur une troisième place dans le Prix de Sandringham (Gr3), sur cette même piste mais sur 1.600 mètres une fois encore.

Senga a été élevée par Flaxman Stables Ireland Ltd, les couleurs de la famille Niarchos, qui sont inscrites ainsi une quatrième fois au palmarès de l’épreuve après les victoires de Northern Trick (1984), East of the Moon (1994) et Divine Proportions (2005). C’est une fille de Beta Leo (A P Indy), première fille de la championne Denebola (Storm Cat), gagnante du Prix Marcel Boussac (Gr1) pour le même entourage. Denebola est elle-même issue de Coup de Génie (Mr Prospector), lauréate du Prix Morny (Gr1) et du Prix de la Salamandre (Gr1). C’est une des plus belles familles du turf mondial.

Blame (Arch), le père de Senga, est entré dans l’histoire avant son entrée au haras pour avoir mis un terme à l’invincibilité de la championne Zenyatta (Street Cry), vingt fois gagnante avant d’être battue pour la première fois dans le Breeders’Cup Classic (Gr1) 2010.

Les quatrièmes et les cinquièmes places du Prix de Diane Longines (Gr1) sont revenues respectivement à la favorite Shutter Speed (Dansili), qui n’a pas vraiment accéléré en fin de course, peut-être par manque de tenue, et à l’étonnante Turf Laurel (Footstepsinthesand), revenue de loin.

L’irlandaise Rhododendron (Galileo) a été arrêtée à mi-parcours tandis qu’Onthemoonagain (Cape Cross) est tombée à mi-ligne droite alors que son jockey Christophe Soumillon semblait chercher le passage. Tout le monde a pu rentrer aux écuries et aux vestiaires sans mal. Associée à Maryline Eon, première femme-jockey au départ du Prix de Diane Longines, Yellow Storm (Tiberius Caesar) a terminé huitième.

Ice Breeze (Nayef) s’est une nouvelle fois imposé devant Shakeel (Dalakhani) et Falcon Wings (Nathaniel) à l’arrivée du Prix Hocquart Longines (Gr2), comme le 23 mai dernier à Saint-Cloud lors de leur précédente confrontation sur la distance de 2 .400 mètres, dans le Prix du Lys (Gr3) remporté par Called to the Bar, absent cette fois.

Élevé par son propriétaire, Khaled Abdullah, et entraîné par Pascal Bary, Ice Breeze est venue en progression en peine piste après avoir déboîté en progression, et il a réglé Shakeel aux abords du poteau, assez sûrement. Animateur, Falcon Wings avait semblé pris de vitesse à l’entrée de la ligne droite, lorsque Shakeel l’a attaqué, mais il s’est bien ressaisi ensuite, car il n’a jamais relâché son effort.

Le lauréat est un propre frère de Snow Sky, lauréat notamment des Hardwicke Stakes (Gr2), équivalent du Grand Prix de Saint-Cloud (Gr1) au meeting royal d’Ascot. Leur mère Winter Silence (Dansili) avait remporté une seule course avant d’entrer au haras. Elle est elle-même sœur du champion Polish Summer (Polish Precedent), gagnant du Sheema Classic (Gr1) à Dubaï après avoir fait sien le Prix Exbury (Gr3).

Sur les 1.600 mètres du Prix Bertrand du Breuil Longines (Gr3), les deux rentrants de Jean-Claude Rouget, Taareef (Kitten’s Joy) et Zelzal (Sea the Stars), se sont emparés des deux premières places malgré des absences respectivement de huit et neuf mois et des parcours radicalement différents. Le premier, qui rendait deux kilos au second, s’est vite installé en tête avant de se laisser relayer par Black Max (Fuissé), trop tendu, et il a fait la différence de bonne heure dans la ligne droite. Le second s’est en revanche tenu dans les derniers et il a bien fini pour prendre le dessus sur la brave Siyoushake (Siyouni) dans les derniers cinquante mètres.

Taareef a été acheté yearling pour 675.000$ aux USA par son propriétaire, le cheik Hamdan Al Maktoum. Son père Kitten’s Joy faisait partie des meilleurs chevaux de gazon outre-Atlantique avant d’entrer au haras. Taareef avait échoué dans la Poule d’Essai des Poulains (Gr1) l’an dernier mais il avait terminé sa saison par une victoire éclatante dans le Prix Daniel Wildenstein (Gr2) qui lui valait de porter du poids supplémentaire ici. Il avait fait partie des chevaux menacés par une soudaine épidémie à l’écurie de Jean-Claude Rouget mais épargné, il avait, comme Zelzal, pu travailler dans de bonnes conditions.

LES RÉACTIONS DES ENTOURAGES

Pascal Bary, entraîneur de Senga (1re)

« C’est une formidable pouliche, issue d’un élevage formidable. Nous l’avons sans doute courue sur trop court avant ! Son entourage m’a fait confiance pour disputer cette course, même s’il n’y avait que deux semaines depuis sa dernière sortie. Elle a eu un bon parcours, dans une course très régulière, et a pu placer la superbe accélération qui la caractérise. »

Stéphane Pasquier, jockey de Senga (1re)

« J’ai suivi dans le parcours Lanfranco Dettori, car il sait où il va ! (rires). Elle a parfaitement répondu quand je lui ai demandé d’accélérer. C’est génial ! »

Alan Cooper, manager de la famille Niarchos, propriétaire et éleveur de Senga (1re)

« Stéphane Pasquier et Pascal Bary m’avaient dit que la pouliche leur avait montré, dans le Prix de Sandringham et même le matin, qu’elle avait besoin de plus long que le mile… C’était un peu risqué de la courir à deux semaines d’intervalle, mais ils avaient raison ! C’est super pour toute l’équipe. »

Henri-Alex Pantall, entraîneur de Sistercharlie (2e)

« Sistercharlie n’a pas eu un parcours très heureux, ni dans le dernier tournant, ni dans la ligne droite où elle a dû slalomer. Nous avons quelques regrets quand on la voit finir comme elle l’a fait… Mais ce sont les courses. »

Freddy Head, entraîneur de Terrakova (3e)

« Terrakova court très bien. Elle a fait une course formidable, mais quand ses rivales ont démarré, elle a été prise de vitesse. Elle a pris des coups, elle n'a pas pu suivre en partant et de ce fait, elle n'a pu être monté plus près. Malgré cela, elle a fait une bonne course. De plus, ce n'est que sa troisième sortie et c'est donc prometteur. Elle devrait pouvoir aller sur plus long, sur 2.400 mètres. »

John Gosden, entraîneur de Shutter Speed (4e)

« Elle a livré une superbe course, je ne lui cherche aucune excuse. Elle s’est sortie de sa stalle tout à l’extérieur du mieux qu’elle puisse. J’ai trouvé que Frankie Dettori l’avait très bien montée. Elle est venue à un moment comme si elle allait gagner. Son jockey dit qu’elle replace un dernier coup de reins à la fin. 2.000 mètres est la distance parfaite pour elle. Ici elle avait 100 petits mètres en trop et de toute manière la lauréate était simplement meilleure. »
16 juin
Maryline Eon, pionnière dans le Prix de Diane Longines

Associée à Yellow Storm, Maryline Eon sera dimanche la première femme jockey à disputer le Prix de Diane Longines.
Cette édition du Prix de Diane Longines restera dans l’histoire comme la première avec une femme jockey au départ. Maryline Éon, 22 ans seulement, vivra un grand moment, associée à la pouliche Yellow Storm (Tiberius Caesar), entraînée Alain Couétil. Elle explique : « Je suis heureuse ! Ce n’est pas tous les jours que l’on monte une course comme le Prix de Diane Longines. C’est d’ailleurs la première fois qu’une femme le monte et je n’aurais jamais pensé me mettre en selle dans cette course. C’est une réunion que j’ai toujours suivie depuis ma télévision. Je ne peux pas encore réaliser totalement ce que c’est, avec par exemple le défilé. Mais pour l’instant, je n’ai pas de pression. Elle sera certainement là le jour J. Mais je connais ma pouliche et je ne suis pas stressée. »

Il y a quelques semaines, Maryline Éon était récompensée par ses pairs lors du Gala des Courses. La jeune femme remportait le trophée de la meilleure femme jockey, consacrant la femme ayant gagné le plus de courses en 2016. Maryline avait remporté 24 courses en France.

L'hippisme sont l’un des rares sports où les femmes se mesurent aux hommes dans les mêmes épreuves, et ce depuis 1974. La France est un pays précurseur pour la place des femmes dans les courses : depuis cette année, pour favoriser leur accès à la compétition, une décharge (avantage au poids) de deux kilos est accordé aux femmes dans certaines courses. Les courses supports des enjeux du Quinté, les Listeds et les Groupes sont exclus de cette mesure, si bien que Maryline Éon sera dimanche à armes égales avec les autres jockeys. Si les hommes peuvent avoir une force musculaire supérieure, les femmes n’ont rien à leur envier au niveau du sens tactique, ou du feeling avec le cheval, deux éléments indispensables pour s’imposer. Julian Ince, éleveur et copropriétaire de la pouliche l’explique d’ailleurs : « Nous n’avons pas choisi de faire monter Maryline pour le symbole ! La pouliche est délicate, et il était important qu’elle soit montée par un jockey qui la connaisse bien et s’entende bien avec elle. C’est le cas de Maryline Éon. »

Deux femmes ont déjà monté le QIPCO Prix du Jockey Club, autre épreuve classique se disputant de Chantilly. Caroline Lee avait été la précurseur, en 1988, suivie 25 ans plus tard par l’Anglaise Hayley Turner. En 2015, Amélie Foulon était devenue la première femme à remporter, en France, une course Groupe en plat, le Grand Prix de Vichy (Gr3) en juillet 2015. Elle portait alors la casaque du Président de France Galop, Édouard de Rothschild, avec le cheval Elliptique. L’année suivante, un Quinté réservé aux femmes était créé. Il a été remporté par Pauline Dominois.
14 juin
17 partantes probables dans le Prix de Diane Longines

Dix-sept pouliches ont maintenu leur candidature au stade des partants probables pour le Prix de Diane Longines (Gr1), qui se déroule dimanche prochain 18 juin sur l’hippodrome de Chantilly.

On y retrouve les principales animatrices de ce début de saison en France : Terrakova (Galileo), une fille de la championne Goldikova si impressionnante dans le Prix Cléopâtre (Gr3), la lauréate du Prix Pénélope (Gr3) Sistercharlie (Myboycharlie), qui défend désormais les couleurs de Mme Jacques Cygler mais aussi celles de White Birch Farm (Peter Brant), Monroe Bay (Makfi), la gagnante du Prix Finlande pour Jean-Louis Bouchard et Chryss O'Reilly, ou encore Kitesurf (Dubawi), lauréate le jour du QIPCO Jockey Club du Prix de Royaumont (Gr3) et, par exemple, Onthemoonagain (Cape Cross), qui vient de s’imposer à Toulouse dans le Prix Caravelle-Haras des Granges (L).

Deuxième des Oaks d’Epsom (Gr1) sur 2.400 mètres et des Mille Guinées (Gr1) sur 1.600 mètres, Rhododendron (Galileo) mène la sélection de deux pensionnaires déclarées dans la course par le redoutable entraîneur irlandais Aidan O’Brien, tandis que Sobetsu (Dubawi), si imposante dans le Pour Moi Coolmore Prix Saint-Alary (Gr1) sur 2.000 mètres à Deauville mais seulement huitième des Oaks sur 2.400 mètres, n'est plus parmi les candidates de ce splendide 168ème Prix de Diane Longines.
9 juin
France-galop.com fête son premier semestre

La nouvelle version du site internet grand public de France Galop que vous consultez en ce moment fête ses six mois, en ce début du mois de juin. Il est temps de tirer un premier bilan de ce semestre d'activité, et il est aujourd'hui plutôt positif. Bien sûr, la saison classique bat son plein et il fallait s'attendre à ce que l'attention des personnes intéressées dans le galop français de par le monde sur la vitrine de la société-mère soit importante, mais des tendances constantes ont été observées qui confortent France Galop dans ses choix. Elles sont aussi porteuses d'espoir, car la fréquentation de ce site nous permet de penser qu'il existe une large population très active qui se passionne pour le galop français.

Environ 12.000 personnes différentes consultent le site france-galop.com chaque jour, en moyenne. Il y a des pics d'audience, en général en fin de semaine, lorsque les déclarations des partants du week-end à venir sont publiées. Le dernier record date du vendredi 2 juin avec 17.772 sessions au cours de cette seule journée, et le record précédent datait... de la veille !

C'est également le 2 juin dernier que le nombre-record de sessions a été enregistré avec 24.234 consultations. En cumulé, sur l'ensemble du mois de mai, la progression du nombre de sessions au cours des deux derniers mois atteint 25%, et près d'un tiers (32%) s'agissant du nombre d'utilisateurs, qui est passé de 113.394 en mars à 149.460 en mai.

Autre donnée intéressante, le temps passé par ces utilisateurs en moyenne sur le site. Les pages les plus consultées sont celles des réunions à venir et la consultation des performances des chevaux, qui représentent environ 10% des visites sur notre site. Cela explique que les internautes passent environ 7 minutes sur nos pages à chaque consultation. C'est, dans le domaine qui nous intéresse, une durée considérable, stable depuis le lancement du site.

Les vidéos en accès gratuit rencontrent évidemment un très bon accueil. Cette nouveauté permet déjà aujourd'hui le chargement de plus de 4.000 vidéos de courses en moyenne chaque jour, c'est-à-dire 120.000 au cours du dernier mois. 18.000 téléspectateurs se sont aussi convertis à la lecture en direct des courses de galop Premium du jour.

Au total, 5.276.000 pages ont été vues sur notre site au mois de mai, soit environ 170.000 par jour. On relève qu'un tiers environ des utilisateurs ont consulté ces pages sur leur smartphone, et que cet effectif a bondi de 41% de mars à mai. Nous sommes consultés d'un peu partout dans le monde. 70% de nos visiteurs sont français. L'Espagne, la Grande-Bretagne et l'Allemagne représentent 10% de notre population de visiteurs, les 6% suivants regroupant la Belgique, l'Italie, l'Irlande et la Suisse.
7 juin
LES SITES WEB DES CENTRES D’ENTRAINEMENT DE FRANCE GALOP

Le site web officiel de France Galop sur les centres d’entrainement de chevaux de Chantilly, Maisons-Laffitte et Deauville. Disponible via le portail www.cefg.fr, il permet de retrouver toute l’actualité des centres ainsi que des infos indispensables pour tous les professionnels.

Afin de répondre à une demande croissante des acteurs du galop, chaque site est doté d’une rubrique INFOPROS permettant aux professionnels des courses d’être informés en temps réel sur l’actualité du centre d’entrainement : prévisions météo, ouvertures ou fermeture de pistes à l’entrainement, travaux en cours. Egalement, cette nouvelle plateforme regroupe tout ce qu’il faut savoir sur chaque centre d’entrainement à travers le référencement des entraineurs qui y exercent, les chevaux stars des centres ou encore les infrastructures.

Ces 3 sites web sont une nouvelle étape de la digitalisation des outils de France Galop, et de modernisation de ses relations avec les acteurs du galop.
6 juin
Brametot remporte le QIPCO Prix du Jockey Club

Le gagnant de l'Abu Dhabi Poule d’Essai des Poulains (Groupe 1) Brametot remporte le QIPCO Prix du Jockey Club (Gr1), dimanche à Chantilly.
Le favori Brametot (Rajsaman) est passé de la dernière à la première place pour remporter le QIPCO Prix du Jockey Club (Gr1), dimanche à Chantilly sous un beau soleil.

Parti lentement, comme à son habitude, Brametot a remonté le peloton tout au long de la ligne droite et il est venu à bout de Waldgeist (Galileo) dans les derniers des 2.100 mètres de la course. Recoletos (Whipper), qui avait lancé les hostilités le premier dans la ligne droite, a terminé troisième.

Entraîné par Jean-Claude Rouget pour Gérard Augustin-Normand et Al Shaqab Racing, le poulain de 3 ans a ainsi fait siens les deux classiques du printemps en France, l’Abu Dhabi Poule d’Essai des Poulains (Gr1) et le Derby français, le QIPCO Prix du Jockey Club. Le dernier doublé remonte à 2010, lorsque Lope de Vega avait remporté les deux classiques français.

Issu d’une sœur utérine du grand étalon allemand Monsun, Brametot a été acheté 26.000 € foal aux ventes Arqana en décembre 2014, où le présentait le Haras du Logis pour l’éleveur chilien Jorge Cardemil. C’est un premier succès de Gr1 pour un produit de Rajsaman (Linamix), étalon basé au haras de la Cauvinière, comme Le Havre, un des premiers grands champions de Gérard Augustin-Normand.

3 juin
Au-Delà Des Pistes dévoile son site internet et lance le processus d’accréditation des structures de reconversion

(communiqué Au-delà des pistes). - L’association Au-Delà Des Pistes vient de mettre en ligne son site internet, accessible à l’adresse www.audeladespistes.fr .

Disponible en français et en anglais, ce portail a vocation à présenter l’association, ses missions et dernières actualités, mais aussi et surtout à répertorier les structures de reconversion accréditées par Au-Delà Des Pistes.

Ainsi, toute personne cherchant à placer un pur-sang en vue de sa reconversion, ou à acheter un cheval réformé des courses pour le concours hippique, le dressage, le concours complet, le polo, le horse-ball ou l’équitation de loisir, pourra trouver sur le site d’Au-Delà Des Pistes la structure la plus proche de chez elle et la plus appropriée à ses besoins.

Deux structures très confirmées dans le domaine de la reconversion de galopeurs sont déjà référencées sur le site d’Au-Delà Des Pistes : l’Ecurie Seconde Chance, pionnière en la matière, animée depuis 2009 par Sylvain et Amélie Martin, et L’Ecurie DH de Robert et Eugénie Danloux, qui a déjà reconvertit 30 pur-sang sortant de l’entraînement depuis 2016.

Aliette Forien, Président d’Au-Delà Des Pistes, a commenté le lancement du site internet de l’association en ces termes : « Les objectifs d’Au-Delà Des Pistes sont de promouvoir la reconversion des chevaux de courses, de sensibiliser les cavaliers de toutes disciplines à leur polyvalence, leur courage et leur générosité, et de créer des passerelles entre les acteurs des courses et ceux des sports équestres. Notre site internet a donc été conçu comme une source d’informations sur tout ce que nous faisons ainsi que comme un vecteur de mise en relation entre l’ensemble des acteurs de la reconversion : l’offre, constituée par les entraîneurs et propriétaires de chevaux de course, la demande, constituée par l’ensemble des cavaliers, et enfin les structures de reconversion, qui constituent le trait d’union indispensable entre ces deux populations. La reconversion doit faire partie intégrante de l’engagement de la filière hippique en faveur du bien-être des chevaux de courses, tout au long de leur vie. »

Nicolas Clément, entraîneur et membre du Comité de Pilotage d’Au-Delà Des Pistes, a déclaré : « Devoir réformer un cheval est toujours un moment difficile dans la vie d’un propriétaire. En tant qu’entraîneur, nous devons être en mesure de proposer une solution rapide et transparente, car si le propriétaire souhaite arrêter les frais, il est également soucieux de l’avenir de son cheval et en droit d’exiger une traçabilité. Nous avons également un devoir moral envers ces chevaux qui ont été sous notre responsabilité durant leur carrière de courses, en se souciant de leur bien-être à leur sortie d’entraînement. Aujourd’hui, nous nous débrouillons tous comme nous pouvons mais nous avons grand besoin qu’un véritable réseau de structures compétentes et fiables soit constitué. C’est ce qu’Au-Delà Des Pistes va créer à travers son site internet, et l’ensemble des acteurs de la filière hippique en bénéficiera. »

Accréditation : comment ça marche ?

L’équipe d’Au-Delà Des Pistes effectue tout d’abord une visite des installations de la structure candidate, qui peut être une association, une entreprise, un centre équestre etc.

La structure doit ensuite signer une charte établie par Au-Delà Des Pistes, par laquelle elle s’engage à apporter à chacun de ses pensionnaires une alimentation, des soins et un travail appropriés, ainsi qu’à relayer auprès de ses clients les actions entreprises par la filière hippique en faveur du bien-être et de la reconversion des chevaux de course. En effet, le secteur des courses fait trop souvent l’objet de préjugés négatifs concernant le traitement des chevaux à l’issue de leur carrière de courses, préjugés qui peuvent être combattus par la transparence et l’information.

Enfin, chaque structure doit pouvoir se prévaloir de trois lettres de recommandation émanant d’un entraîneur ou propriétaire lui ayant déjà confié un cheval sortant de l’entraînement, d’un cavalier lui ayant acheté un cheval reconverti, et du docteur vétérinaire chargé du suivi de ses pensionnaires.

Un suivi régulier est effectué par Au-Delà Des Pistes.

Pour télécharger le dossier d’accréditation, cliquez ici :

http://www.audeladespistes.fr/Accreditation/Index/FR
2 juin
QIPCO Jockey Club : un « derby » à la française

Considéré comme l’équivalent français du Derby d’Epsom, le QIPCO Prix du Jockey Club est doté d’1,5 million d’euros. Il se disputait traditionnellement sur la même distance que son homologue anglais, soit 2.400 mètres (un mile et demi) mais il a été ramené à 2.100 mètres en 2005 pour s’en distinguer.
Chaque pays, et certaines importantes régions d’élevage (Derby du Midi, Derby du Languedoc, Derby de l’Ouest), possède son propre Derby, terme générique qui qualifie la course, généralement pour 3 ans, la plus convoitée de la saison. Mais les conditions peuvent varier d’un pays à l’autre. Aux Etats-Unis, les « Derbies » se courent sur 2 000 mètres, voire plus court sur certains états. En Europe, et dans le reste du monde, ils sont généralement sur 2 400 mètres, à l’image de leur modèle anglais. À Hong Kong, le Derby est réservé aux 4ans.
Le Prix du Jockey Club raccourci correspond à une évolution de l’élevage mondial vers des chevaux plus rapides, et à une progression dans la distance moins brutale entre la Poule d’Essai (1 600 mètres) et le Grand Prix de Paris (2 400 mètres).
Comme le Prix de Diane Longines, son homologue réservé aux seules femelles, il fait partie des Epiqe Series car il permet de voir émerger les meilleurs poulains de 3 ans et de possibles candidats sérieux au Qatar Prix de l’Arc de Triomphe et aux grands championnats internationaux et intergénérationnels de l’automne.
Dimanche 4 juin 2017, Chantilly


QIPCO PRIX DU JOCKEY CLUB (Gr1)


3 ans, 2 100 m, 1 500 000 €


Historique

Le Prix du Jockey Club sera couru en 2017 pour la 177ème fois.

Considérée par les puristes comme la plus « classique » des courses françaises, c’est une des premières créations de la « Société d’Encouragement pour l’amélioration des races de chevaux en France ». Celle-ci avait été fondée le 11 novembre 1833 pour répondre au « besoin général de donner aux courses une plus grande impulsion ».

Le premier Prix du Jockey Club eut lieu à Chantilly le 24 avril 1836 sur 2.500 mètres, distance maintenue jusqu’en 1842, puis réduite à 2.400 m jusqu’en 2004. En 2005, elle a été réduite à 2.100 mètres. Le Prix du Jockey Club n’a pas été disputé en 1871, de 1915 à 1918 et en 1940. Il a été couru à Versailles en 1848, à Longchamp en 1919, 1920, 1941, 1942, 1945, 1946 et 1947, au Tremblay en 1943 et 1944 (sur 2 300 m).

Le record du nombre de partants

28 partants en 1942 lors de la victoire de Magister.

Le temps record

Il a été établi en 1986 par Bering qui a couvert les 2 400 mètres en 2’24’’1.

En 2014, The Grey Gatsby a couvert les 2.100 mètres en 2'05’’58.

Dead-Heats

Le juge fit afficher dead-heat (ex aequo) cinq fois à l’arrivée du Prix du Jockey Club. Deux fois les propriétaires décidèrent de recourir l’épreuve pour désigner le vainqueur. Ainsi obtinrent la victoire Renonce (au détriment de Prospero) en 1843 et Lion (au détriment de Diamant) en 1856. Trois fois les propriétaires choisirent de partager le prix, ce qui advint en 1882 entre Dandin et Saint-James, en 1886 entre Upas et Sycomore et en 1908 entre Sea Sick et Quintette. La création du Grand Prix de Paris fut vraisemblablement la raison de ce changement, car les propriétaires ne souhaitaient plus soumettre à un nouvel effort leur cheval appelé à participer deux semaines plus tard à la grande épreuve de Longchamp.

Longueurs

L’intervalle le plus court fut un nez en faveur de Ragmar sur Polaris Flight en 1996. Sept longueurs, c’est la marge la plus importante constatée entre le vainqueur et son suivant immédiat dans l’histoire de la course. C’est en 1989 que ce record fut établi par Old Vic. Viennent ensuite, avec six longueurs, Alcantara II (1911) et Holding Court (2000).

Le Jockey Club

L’origine du mot « Jockey Club » s’explique facilement. « Profitant des observations recueillies en Angleterre depuis trois cents ans », la Société d’Encouragement prend pour modèle le Jockey Club de Newmarket qui, né en 1752, régit les courses outre-Manche. Son code est copié et le nom de Jockey Club est donné au prix que la Société crée à Chantilly en 1836 à l’image du Derby (disputé à Epsom depuis 1780), le test suprême pour la sélection du pur sang. Qui plus est, le Cercle (aujourd’hui 2, rue Rabelais à Paris) que la Société ouvre en 1834 sera bientôt communément appelé Jockey Club.

Le premier Prix du Jockey Club disputé le 24 avril 1836 réunit cinq partants. Son vainqueur fut Frank élevé au haras de Glatigny aux portes de Versailles. Il était entraîné par Thomas Carter. Son jockey Tom Robinson (vingt-six ans) portait les couleurs (casaque orange, toque noire) de Lord Seymour qui s’adjugera l’épreuve encore les deux années suivantes et une quatrième fois en 1841. En 1839 la victoire fut pour Romulus, un élève du haras royal de Meudon portant les couleurs (casaque écarlate, toque gros bleu) du duc d’Orléans, fils du roi Louis-Philippe. En 1840, premier succès normand avec Tontine, élevée dans le Calvados au haras de Victot, sous les couleurs (casaque blanche, toque verte) d’Eugène Aumont.

Deux chevaux portant le même nom, Monarque, ont gagné le Prix du Jockey Club. Le premier (fils présumé de The Emperor) en 1855, pour son éleveur Alexandre Aumont, frère du précédent. Le second (fils de Saxifrage) en 1887 pour Paul Aumont, fils d’Alexandre. Le premier fut un reproducteur remarquable au haras de Dangu, chez le comte de Lagrange qui l’avait acquis en 1856. Pour le second, qui souffrait de boiteries intermittentes, ce fut la seule victoire de sa carrière.

Les pouliches

Huit pouliches ont gagné le Prix du Jockey Club : Lydia en 1837, Tontine en 1840, Poetess en 1841, Lanterne en 1844, Jouvence en 1853, Gabrielle d’Estrées en 1861, La Toucques en 1863 et Saltarelle en 1874. Les dernières meilleures performances obtenues par une pouliche ont été réalisées en 1958 quand Bella Paola fut deuxième à trois quarts de longueur de Tamanar et en 2008 par Natagora, troisième derrière Vision d’Etat et Famous Name. Deux autres pouliches ayant récemment couru le Prix du Jockey Club furent Paix Blanche (1992) et Moonlight Dance (1994), toutes deux portant les couleurs de Daniel Wildenstein.

Les visiteurs


Jusqu’en 1946 le Prix du Jockey Club fut réservé aux chevaux nés et élevés en France. Cette restriction levée, les concurrents entraînés à l’étranger ne vinrent pas immédiatement. C’est seulement en 1975 que l’un d’eux, l’anglais Patch, occupa la deuxième place. Deux ans après, encore un premier accessit pour le visiteur irlandais Artaius. En 1982, première victoire d’un visiteur, celle d’Assert, appartenant à Robert Sangster, entraîné en Irlande par David O’Brien. Répétition dès l’année suivante qui enregistre le succès de Caerleon portant la même casaque, venu aussi de l’île d’Emeraude où il est entraîné par le célèbre Vincent O’Brien, le père de David. Une troisième victoire consécutive de la même équipe est stoppée par Darshaan qui se rend maître en 1984 de Sadler’s Wells, futur illustre étalon.

C’est en 1989 qu’est enregistrée la première victoire anglaise avec Old Vic entraîné à Newmarket par Henry Cecil. Dès 1990, autre victoire britannique avec Sanglamore entraîné par Roger Charlton. Les visiteurs portent maintenant à huit le nombre de leurs incursions victorieuses grâce à quatre poulains venus d’Angleterre, en 1995 Celtic Swing entraîné par Lady Harries à Arundel, en 2000 Holding Court préparé à Newmarket par Michael Jarvis, en 2005 Shamardal (en photo ci-dessous avec son jockey Lanfranco dettori et sa co-propriétaire, Haya de Jordanie), entraîné par Saeed Bin Suroor également à Newmarket, et enfin en 2014, The Grey Gatsby apporte une nouvelle victoire à la Grande-Bretagne, plus précisément au Yorkshire

Jockey Club, Derby et Arc de Triomphe

La date du Prix du Jockey Club et celle du Derby à Epsom sont trop rapprochées pour permettre une double participation. Toutefois, le calendrier aidant, il y eut quelques exceptions. En 1878, Insulaire, vainqueur à Chantilly le dimanche, se rendit le mercredi à Epsom où il se classa deuxième des vingt-deux partants. Et en 1914, gagnant à Epsom le 27 mai, Durbar se remit en piste à Chantilly le 14 juin mais se classa seulement quatrième.

Par contre, disposant d’un intervalle de trois à quatre semaines, le gagnant du Prix du Jockey Club peut tenter sa chance en Irlande dans l’Irish Sweeps Derby au Curragh. Quatre chevaux ont réussi le doublé. Ce sont Assert (1982), Old Vic (1989), Dream Well (1998) et Montjeu (1999). Le dernier cheval ayant tenté le doublé fut Dalakhani en 2003, mais il échoua étant précédé au Curragh d’une demi-longueur par son compagnon d’écurie Alamshar.

Neuf vainqueurs du Prix du Jockey Club ont remporté ultérieurement le Prix de l’Arc de Triomphe (créé seulement en 1920). Ce sont : Ksar (1921), Mon Talisman (1927), Le Pacha (1941), Verso II (1943), Ardan (1944), Suave Dancer (1991), Peintre Célèbre (1997), Montjeu (1999) et Dalakhani (2003).

Et six chevaux placés deuxième dans le Prix du Jockey Club ont remporté ultérieurement le Prix de l’Arc de Triomphe : Biribi (1926), Kantar (1928), Tantième (1950, 1951), Bon Mot (1966), Trempolino (1987) et Subotica (1992).

Parrainage


Le Prix du Jockey Club a été parrainé de 1985 à 1993 par la firme automobile Lancia. De 1994 à 2000 par les Emirats Arabes Unis (EAU) et en 2006 par Mitsubishi Motors. En 2017 débute une nouveau partnariat avec la société qatarie QIPCO.

Propriétaires

Le record avec douze victoires appartient à Marcel Boussac : Ramus (1922), Tourbillon (1931), Thor (1933), Cillas (1938), Pharis (1939), Ardan (1944), Coaraze (1945), Sandjar (1947), Scratch (1950), Auriban (1952), Philius (1956) et Acamas (1978).
Se classent ensuite :

Frédéric de Lagrange (8 victoires) : Ventre Saint Gris (1858), Black Prince (1859), Gabrielle d’Estrées (1861), Consul (1869), Insulaire (1878), Zut (1879), Albion (1881) et Dandin (1882).
Karim Aga Khan (7 victoires) : Charlottesville (1960), Top Ville (1979), Darshaan (1984), Mouktar (1985), Natroun (1987), Dalakhani (2003) et Darsi (2006).
Auguste Lupin (6 victoires) : Gambetti (1848), Saint-Germain (1850), Amalfi (1851), Jouvence (1853), Potocki (1857) et Salvator (1875).
Entraîneurs

Le record appartient avec dix victoires à Tom Jennings : Porthos (1852), Monarque (1855), Ventre Saint Gris (1858), Black Prince (1859), Gabrielle d’Estrées (1861), Consul (1869), Insulaire (1878), Zut (1879), Albion (1881) et Dandin (1882), les deux premiers sous les couleurs d’Alexandre Aumont, les huit autres sous celles de Frédéric de Lagrange.
Viennent ensuite :

Thomas Carter (6 victoires): Frank (1836), Lydia (1837), Vendredi (1838), Meudon (1846), Experience (1849) et Celebrity (1854).
François Mathet (6 victoires): Reliance (1965), Tapalqué (1968), Sassafras (1970), Rheffic (1971), Crystal Palace (1977) et Top Ville (1979).
Charles Semblat (6 victoires) : Ardan (1944), Coaraze (1945), Sandjar (1947), Scratch (1950), Auriban (1952) et Le Petit Prince (1954).
Alain de Royer-Dupré (6 victoires): Darshaan (1984), Mouktar (1985), Natroun (1987), Dalakhani (2003), Darsi (2006) et Reliable Man (2011).
Seulement deux femmes ont entraîné un lauréat du Prix du Jockey Club : Mme Christiane Head-Maarek (Bering en 1986) et Lady Herries (Celtic Swing en 1995).

Jockeys


Le record des victoires appartient à Yves Saint-Martin neuf fois vainqueur : Reliance (1965), Nelcius (1966), Tapalqué (1968), Sassafras (1970), Acamas (1978), Top Ville (1979), Darshaan (1984), Mouktar (1985) et Natroun (1987).
Se classe ensuite :

George Stern (6 victoires) : Saxon (1901), Ajax (1904), Quintette (1908), Dagor (1913), Sardanapale (1914) et Ramus (1922).
Le plus jeune jockey ayant remporté le Prix du Jockey Club est George Stern. Né le 29 septembre 1883, il avait dix-sept ans, huit mois et cinq jours quand il monta victorieusement Saxon le 2 juin 1901. Il est suivi de Serge Gorli, né le 1er janvier 1963, qui avait dix-huit ans, cinq mois et sept jours quand il mena à la victoire Bikala le 7 juin 1981.

Neuf jockeys gagnants du Prix du Jockey se sont aussi distingués dans les deux plus grandes courses d’obstacles à Auteuil. Ce sont :
John Boon, gagnant en 1896 avec Champaubert, remporta le Grand Steeple avec Saïda (1891) et quatre fois la Grande Course de Haies avec Vertige (1894), Charlatan (1895), Grandlieu (1898) et Kérym (1899).
Tom Lane, trois fois victorieux avec Stuart (1886), Ragotsky ( 1893) et Perth (1899), avait gagné la Grande Course de Haies avec Baudres (1884).
Edouard Watkins, gagnant en 1898 avec Gardefeu, avait enlevé la Grande Course de Haies avec Augure (1891).
Percy Woodland, gagnant en 1906 avec Maintenon et en 1910 avec Or du Rhin II, avait enlevé le Grand Steeple avec Dandolo (1904) et Canard (1905) et la Grande Course de Haies avec Fragilité (1906).
Charles Semblat, quatre fois vainqueur avec Belfonds (1925), Mon Talisman (1927), Pearlweed (1935) et Clairvoyant (1937), avait enlevé la Grande Course de Haies avec Onyx II (1923).
François Hervé, gagnant en 1928 avec Le Corrège et en 1932 avec Strip the Willow, avait enlevé la Grande Course de Haies avec Rocking Chair (1925).
Roger Poincelet, gagnant en 1947 avec Sandjar et en 1961 avec Right Royal, avait remporté la Grande Course de Haies deux fois avec Wild Risk (1944, 1945).
Guy Chancelier, gagnant en 1959 avec Herbager, avait enlevé le Grand Steeple avec Bonosnap (1957).
Christophe Soumillon, trois fois vainqueur avec Anaba Blue (2001), Dalakhani (2003) et Darsi (2006) a enlevé la Grande Course de Haies avec Mandali (2010).
Etalons

Etalons ayant produit au moins trois vainqueurs du Prix du Jockey Club :

Brûleur (4) père de Ksar (1921), Pot au Feu (1924), Madrigal (1926) et Hotweed (1929).
Pharis (4) père d’Ardan (1944), Scratch (1950), Auriban (1952) et Philius (1956).
Royal Oak (3) père de Poetess (1841), Plover (1842) et Porthos (1852).
Young Emilius (3) père de Renonce (1843), Fitz Emilius (1845) et Amalfi (1851).
Sadler’s Wells (3) père d’Old Vic (1989), Dream Well (1998) et Montjeu (1999).
Chevaux ayant gagné le Prix du Jockey Club et ayant produit un ou plusieurs vainqueurs de la même course :

Monarque (1855) père de Patricien (1867) et Consul (1869).
Consul (1869) père de Kilt (1876) et Albion (1881).
Upas (1886) père d’Omnium II (1895).
Little Duck (1884) père de Champaubert (1896).
Gardefeu (1898) père de Quintette (1908).
Perth (1899) père d’Alcantara II (1911).
Champaubert (1896) père de Friant II (1912).
Négofol (1909) père de Tchad (1919).
Ksar (1921) père de Tourbillon (1931) et Thor (1933).
Mon Talisman (1927) père de Clairvoyant (1937).
Hotweed (1929) père de Pearlweed (1935).
Tourbillon (1931) père de Cillas (1938) et Coaraze (1945).
Pharis (1939) père d’Ardan (1944), Scratch (1950) et Philius (1956).
Prince Chevalier (1946) père de Charlottesville (1960).
Val de Loir (1962) père de Val de l’Orne (1975).
Bikala (1981) père de Polytain (1992).
Darshaan (1984) père de Dalakhani (2003).
Hernando (1993) père de Holding Court (2000) et de Sulamani (2002).
Dalakhani (2003) père de Reliable Man (2011).
Shamardal (2005) père de Lope de Vega (2010).
Poulinières 


Pouliche ayant gagné le Prix du Jockey Club et ayant produit un vainqueur de la même course : Poetess (1841), mère de Monarque (1855).

Poulinières ayant produit plusieurs vainqueurs du Prix du Jockey Club :

Tarantella, mère de Gambetti (1848) et Amalfi (1851).
Currency, mère de Saint-Germain (1850) et Jouvence (1853).
Perplexité, mère de Chêne Royal (1892) et Palmiste (1897).
Irish Bird, mère de Bikala (1981) et Assert (1982).
Soul Dream, mère de Dream Well (1998) et Sulamani (2002).
1 juin
Acteurs des courses, bienvenue dans votre village !

Dimanche à Chantilly, jour du QIPCO Prix du Jockey Club (Gr1), les socioprofessionels pourront accéder à l’hippodrome sur simple présentation de leur carte France Galop 2017. Elle vous permettra aussi d’accéder au village QIPCO, un espace privatif situé au bord des pistes dans des conditions très privilégiées.

France Galop et QIPCO ont conçu ce village réservé aux acteurs des courses pour qu’il soit convivial et festif afin de célébrer entre passionnés les grands rendez-vous du galop.

Le Village QIPCO, dont l’accès est gratuit, proposera aussi des événements variés, comme un Escape Game ouvert aux acteurs des courses à partir de 10 heures, des offres de restauration attractives à partir de 10€, un bar éphémère proposant des cocktails à partir de 8€, une ambiance conviviale organisée autour d’un mobilier d’extérieur festif… Une occasion idéale pour faire découvrir Chantilly et une grande journée de courses à vos amis !

Car last but not least, le programme de la réunion du QIPCO Prix du Jockey Club est somptueux, avec en plus du grand classique, le Prix de Sandringham (F3, 1.600m, Gr2, 130.000 €), le Grand Prix de Chantilly (4+, 2.400m, Gr2, 130.000 €), le Prix du Gros Chêne (3+, 1.000m, Gr2, 130.000 €) et le Prix de Royaumont (F3, 2.400m, Gr3, 80.000 €) !

Renseignements au Département Propriétaires
Téléphone : 01 49 10 20 24
Email : proprietaires@france-galop.com
30 mai
18 restants dans le QIPCO Prix du Jockey Club

Le gagnant de l'Abu Dhabi Poue d'Essai des Poulains Brametot mène la sélection de 18 candidats encore en lice ce lundi après le premier forfait du QIPCO Prix du Jockey Club, dimanche 4 juin à Chantilly.
18 poulains sont toujours engagés dans le QIPCO Prix du Jockey Club (Gr1) à l’issue du premier forfait, lundi 29 mai à 11h30. On trouve parmi les candidats encore en lice le gagnant de l’Abu Dhabi Poule d’Essai des Poulains (Gr1) Brametot (Rajsaman), la plus forte valeur du lot en 55,5kg de valeur, mais pas son dauphin à Deauville Le Brivido (Siyouni), déclaré forfait. On trouve en revanche le troisième Rivet (Fastnet Rock), le quatrième Spotify (Redoute’s Choice) et le cinquième Orderofthegarter (Galileo), un des six pensionnaires de l'Irlandais Aidan O'Brien au départ -on notera au passage que Churchill et Winter, qui ont permis à l'entraîneur de réaliser un doublé des « Guinées », les Poules d'Essai locales, à Newmarket en Angleterre, ont réussi le même exploit le week-end dernier en Irlande. Troisième des Deux Mille Guinées (Gr1) sous les couleurs d’Al Shaqab Racing, désormais co-propriétaire aussi de Brametot, Al Wukair (Dream Ahead) est également de la partie avec notamment Waldgeist (Galileo), qui est également parmi les 29 restants du Derby d’Epsom (Gr1), qui a lieu la veille du QIPCO Prix du Jockey Club, samedi 3 juin.

Le deuxième forfait est programmé mardi 30 mai à 10h30, il sera suivi mercredi par les supplémentations –on attend ainsi les engagements supplémentaires, au prix de 72 000 € chacun, du gagnant du Prix Greffulhe (Gr2) Recoletos (Whipper) et de celui du Prix de Guiche (Gr3), Phelps Win (Muhtathir).

Partants définitifs dès jeudi matin.
29 mai
Haras de Bouquetot-Critérium Arqana : nouvelle échéance le 31 mai

Lundi 31 mai, les propriétaires des poulains engagés dans le Haras de Bouquetot-Criterium des yerlings d'Octobre Arqana décident de la participation de leurs protégés car la nouvelle échéance des engagements arrive à terme...
La première édition du Haras de Bouquetot-Critérium des ventes d’octobre Arqana (Classe 1) se déroulera samedi 30 septembre, veille du Qatar Prix de l’Arc de Triomphe (Gr1) sur l’hippodrome de Chantilly. Ouvert aux 2ans présentés lors des ventes de yearlings d’octobre de l’année dernière à Deauville et inscrits à ce programme par leurs naisseurs (575 en 2016 sur 578 présentés pour ce premier test), la course aura lieu sur 1 600 mètres et elle est dotée de 250 000 € répartis entre les huit premiers.

La deuxième étape de confirmation est programmée lundi prochain 31 mai, date à laquelle les propriétaires des poulains toujours en lice devront payer 250 € pour rester en lice –directement à Arqana, soit par chèque, soit par virement à partir de son compte France Galop.

La prochaine et dernière échéance est à la déclaration des partants probables, jeudi 27 septembre.

Arqana invitera tous les participants au programme à assister à la course à Chantilly dans le cadre d’un réceptif dédié.

Le Haras de Bouquetot, partenaire de l’épreuve, offre en outre une saillie de Shalaa au naisseur du vainqueur (valeur 27 500 € en 2017), une autre d’Olympic Glory à l’éleveur du deuxième (valeur 15 000 € en 2017) et enfin une saillie de Style Vendôme pour le naisseur du troisième (valeur 5 000 € en 2017).

Si, comme cela est possible, le montant des entrées devait rester inférieur aux 250.000 € d’allocation, Arqana s’engage naturellement à la compléter, de même qu’en cas de dépassement, le surplus serait ajouté à la poule partagée.

On notera que les primes aux propriétaires ne fonctionnent pas sur cette course. Plus de détails sur notre site et en téléchargeant les conditions détaillées de l’épreuve sur www.france-galop.com
18 mai
Brametot et Le Brivido, aujourd'hui meilleurs 3ans d’Europe

Un premier point d'étape sur les valeurs attribuées aux meilleurs poulains de 3 ans entraînés en France indique que Brametot et Le Brivido, premier et deuxième de l'Abu Dhabi Poule d'Essai des Poulains, dimanche à Deauville, dominent actuellement les performers européens.
Brametot (Rajsaman) et Le Brivido (Siyouni) ont obtenu dans l’Abu Dhabi Poule d’Essai des Poulains (Gr1) un rating de 122 et de 121 livres respectivement, les meilleurs de cette saison en Europe pour le moment. En effet, si le vainqueur des Deux Mille Guinées (Gr1) Churchill (Galileo) est toujours évalué au niveau du gagnant français, c’est pour sa victoire de l’an dernier dans les Dewhurst Stakes (Gr1), car il n’a obtenu qu’une valeur de 120 cette année à Newmarket, qui place le français Al Wukair (Dream Ahead), 3ème ce jour-là, également en 3ème position de ce classement tricolore avec une valeur de 117.

Le niveau de la performance de Brametot et de Le Brivido s’explique par les trois longueurs infligées à Deauville à l’anglais Rivet (Fastnet Rock), et les six longueurs qui séparent ce dernier des suivants, eux-mêmes déjà bien estimés. Lauréat du Racing Post Trophy (Gr1) l’an dernier, Rivet a confirmé pour sa rentrée cette saison avant sa tentative dans la Poule d’Essai, tout comme ceux qui complétaient le podium de Doncaster fin 2016.

La gagnante de l’Abu Dhabi Poule d’Essai des Pouliches (Gr1) Précieuse (Tamayuz) a débuté sur le mile à cette occasion en établissant la meilleure valeur de sa carrière à 114 livres, soit cinq de mieux que lors de sa sortie précédente sur 1 200 mètres dans le Prix Sigy (Gr3) gagné par l’impressionnant poulain Fas (Fastnet Rock), évalué à 113 ce jour-là, mais peut-être capable de gravir encore l’échelle. Autre jeune sprinter de talent, la pouliche Aladdine (Naaqoos) a fait afficher 111 de valeur lors de son facile succès dans le Prix Texanita (Gr3) sur 1 100 mètres.

Précieuse se situe deux livres au-dessous de Winter (Galileo), lauréate des Mille Guinées (Gr1) à Newmarket et créditée d’une valeur de 116 livres.

Bon vainqueur du Prix Greffulhe (Gr2) à Saint-Cloud, Recoletos (Whipper) est aujourd’hui le mieux placé en France parmi les 3ans sur les distances intermédiaires avec un rating de 112, soit 7 livres de plus que Phelps Win (Muhtathir), vainqueur du Prix de Guiche (Gr3) face à des adversaires qui ont probablement couru en-deçà de leur meilleure valeur.

Deuxième du Coolmore The Gurkha Prix Saint-Alary (Gr1), Vue Fantastique (Motivator) domine chez les pouliches de 3ans françaises sur la distance intermédiaire avec une valeur de 109 livres.

Prochaine mise à jour le 21 juin.
16 mai
Que la fête d’Auteuil commence !

Samedi et dimanche prochains ont lieu à Auteuil deux des plus belles réunions de l’année en obstacle, autour du porte-drapeau de la spécialité en France, le Grand Steeple-Chase de Paris.
Les engagements pour les principaux rendez-vous du week-end du Grand Steeple-Chase de Paris (Gr1) ont été enregistrés. Mardi et mercredi matin, les premiers forfaits pour le superbe programme de seize courses arriveront à leur tour.

Dès samedi, au cours d’une journée parrainée par le journal Le Parisien et la radio RMC, le Prix La Barka (Gr2) servira de test à trois semaines de la Grande Course de Haies d’Auteuil (Gr1, le 11 juin). C’est là traditionnellement que les meilleurs sauteurs anglais et irlandais prennent la température avant le grand rendez-vous. 25 engagés dans la course cette année, dont 10 étrangers, sept pour le seul champion entraîneur irlandais Willie Mullins, qui a sellé trois des cinq derniers lauréats de la course (les deux autres venaient d’Angleterre). Le leader de la « résistance « française est Device (Poliglote), qui a fait forte impression au cours de ses deux victoires de la saison, sous la casaque de Magalen Bryant et l’entraînement de Guillaume Macaire.

Dans la foulée, les meilleurs spécialistes des haies (« hurdlers ») de 4 ans se mesureront dans le Prix Questarabad (Gr3) en l’absence de la meilleure d’entre eux en France, De Bon Cœur (Vision d’État), mais avec trois « Mullins », dont on vérifiera la confirmation aux forfaits de mardi.

Dimanche, 18 chevaux sont engagés dans le Grand Steeple-Chase de Paris (Gr1), tous entraînés en France pour tenter de ravir le prix de 382.500 € promis au vainqueur. Le probable favori sera So French (Poliglote), le frère aîné de Device, qui vient de mettre tout le monde d’accord dans le Prix Murat (Gr2) et a une valeur théorique de huit kilos supérieure à celle de ses meilleurs rivaux...

Autre Grand Steeple à l’affiche dimanche, le Prix Ferdinand Dufaure (Gr1) et ses quatorze engagés, tous âgés de 4ans avec là encore un favori avant le coup, le gris Edward d’Argent (Martaline), invaincu en six sorties sur le steeple-chase…
11 mai
Abu Dhabi Poule d'Essai des Poulains : Le premier acte de la saison classique

Dimanche 14 mai 2017, Deauville


ABU DHABI POULE D’ESSAI DES POULAINS (Gr1)

Poulains de 3 ans sur 1 600 m, 600 000 €


Réservée aux seuls mâles de 3ans sur la distance de 1 600 mètres, la Poule d’Essai des Poulains est l’équivalent français des Deux Mille Guinées en Angleterre, qui se déroulent elles aussi au tout début du mois de mai, mais à Newmarket en ligne droite et non pas à Longchamp sur un tracé curviligne.

Traditionnellement, ces épreuves ouvrent la saison classique des 3ans puisque ce sont les premières courses de Groupe 1 de l’année pour la promotion. C’est déjà un objectif en soi, cependant, en plus d’un test pour la suite des programmes : selon le comportement des poulains, dont quelques-uns n’ont jamais couru jusqu’alors sur cette distance, on saura s’ils peuvent espérer aller plus loin –un mois plus tard sur les 2 100 mètres du Prix du Jockey Club, par exemple. Certains, en revanche, resteront sur un parcours maximum de 1 600 mètres, et d’autres reviendront sur plus court encore.

C’est le grand carrefour du début de saison, le premier acte d’une histoire qui se poursuit jusqu’en octobre…

La course sera disputée pour la 130ème fois en 2014.

Créée en 1883 lors de la division en deux épreuves – l’une pour les mâles, l’autre pour les femelles – d’une course unique, mixte, appelée « Poule d’Essai » datant de 1840. Pas courue de 1915 à 1918 et en 1940. Courue au Tremblay en 1943, à Maisons-Laffitte en 1944 et 1945. Courue à Deauville en 2016 et 2017 pendant les travaux à Longchamp.

Record
Courue sur la grande piste depuis 1987.
Temps record sur la moyenne piste : 1’ 35’’ 80 (1984, Siberian Express) ;
sur la grande piste : 1’ 34’’ 50 (1998, Victory Note).

Partants
Le plus grand nombre de partants, 16, fut enregistré en 1914 et en 1924. Ils furent 15 à s’aligner en 1898 et en 1999. Participation réduite à 3 concurrents en 1885 et à 4 en 1895, 1905, 1933, 1937, 1965, 1967 et 1979. A noter que l’allocation est passée de 450.000 euros en 2012 à 500.000 euros en 2013 et à 550.000 euros en 2014, puis 600.000 euros en 2017.

Partenariats
Cette course, comme l’épreuve correspondante réservée aux pouliches, fut parrainée de 1986 à 2001 par Dubaï, l’un des sept états des Emirats Arabes Unis (UAE). De 2002 à 2006, c’est Gainsborough, nom attribué par le cheik Maktoum Al Maktoum (décédé le 4 janvier 2006) à ses haras situés dans le Berkshire (Grande Bretagne) et dans le Kentucky (USA), qui a pris le relais. Abu Dhabi, via l’Abu Dhabi Sports Council, est partenaire des deux Poules d’Essai à partir de 2017.

Une Poule d’Essai « mixte » de 1840 à 1882
Cette Poule d’Essai fut disputée pour la première fois en 1840 au Champ de Mars, sur une distance de 2.000 mètres, un tour de piste environ. Elle fut gagnée par Gygès appartenant au duc d’Orléans. Dès 1841, la distance fut ramenée à 1.500 mètres – trois quarts de tour environ –, à commencer après le tournant du pont d’Iéna. A partir de 1857, cette Poule d’Essai fut courue à Longchamp, tout d’abord sur 1.500 mètres, puis à dater de 1867 sur 1.600 mètres.

De 1840 à 1882, la Poule d’Essai fut disputée seulement quarante fois. Il y eut trois annulations : en 1843 et 1845, faute d’un nombre d’engagements suffisant, et en 1871 du fait de la guerre. Sur ces quarante épreuves, trente furent enlevées par des poulains et dix par des pouliches. Au cours de cette époque, cette Poule d’Essai unique fut souvent remportée par le meilleur sujet de la génération. Ainsi, parmi les quarante lauréats, deux pouliches gagnèrent ensuite le Prix de Diane, Bounty (1852) et Stradella (1862) et huit poulains s’adjugèrent le Prix du Jockey Club, Gambetti (1848), Experience (1849), Saint Germain (1860), Monarque (1855), Gontran (1865), Consul (1869), Revigny (1872) et Zut (1879).

Durant cette période, les couleurs d’Auguste Lupin gagnèrent 9 éditions avec Fiametta (1841), Gambetti (1848), Saint-Germain (1850), Florin (1857), Stentor (1863), Saint-Cyr (1875), Enguerrande (1876), Fontainebleau (1877), Prométhée (1881). La casaque de Frédéric de Lagrange s’imposa 5 fois avec Stradella (1862), Puebla (1866), Consul (1869), Clémentine (1878) et Zut (1879).

Cette Poule d’Essai avait été créée à l’image des « Guinées » se courant en Angleterre début mai à Newmarket sur la distance du mile (1 609 mètres), premier test classique pour les chevaux de 3 ans. Mais en Angleterre, il y avait deux épreuves distinctes : les Deux Mille Guinées (pour mâles et femelles) créées en 1809 et, depuis 1814, les Mille Guinées réservées aux pouliches. C’est cette séparation des sexes qui fut adoptée en 1883 quand il apparut qu’un nombre suffisant de partants pourrait s’aligner dans chacune des deux épreuves du fait de l’augmentation des naissances de pur sang.

Poule d’Essai, Jockey Club et Grand Prix de Paris
Remporter ces trois épreuves sur des distances croissantes (1 600, 2 400 et 3 000 mètres) était le défi ultime du programme français. De 1883 à 1986 (année où la distance du Grand Prix fut réduite à 2 000 mètres), cinq vainqueurs de la Poule d’Essai des Poulains ont gagné le Jockey Club : Heaume (1890), Perth (1899), Retz (1902), Dagor (1913) et Right Royal (1961). Egalement cinq ont gagné le Grand Prix de Paris : Arreau (1896), Perth (1899), Chéri (1901), Verdun (1909) et Fiterari (1927). On constate qu’un seul est parvenu à triompher dans les trois courses. Ce cheval unique, c’est Perth. Depuis 2005, année où la distance du Jockey Club a été réduite à 2 100 mètres, deux vainqueurs de la Poule d’Essai ont réussi le doublé, Shamardal (2005) et Lope de Vega (2010).

Participation étrangère
C’est seulement en 1981 que le premier visiteur inscrivit son nom au palmarès de la course, en l’occurrence l’anglais Recitation qui avait remporté le Grand Critérium sur la même piste l’année précédente. Après une pause, l’année 1995 a vu la reprise de victoires étrangères avec 4 pour l’Angleterre grâce à Vettori (1995), Victory Note (1998), Bachir (2000) et Shamardal (2005) ; et 4 pour l’Irlande avec Landseer (2002), Aussie Rules (2006), Astronomer Royal (2007) et The Gurkha (2016).

Propriétaires
Le record appartient conjointement avec 8 victoires à :

Edmond Blanc : Arreau (1896), Governor (1900), Vinicius (1903), Gouvernant (1904), Val d’Or (1905), Ouadi Halfa (1907), Lord Burgoyne (1911), Dagor (1913) ;
Karim Aga Khan : Buisson Ardent (1956), Zeddaan (1968), Kalamoun (1973), Blushing Groom (1977), Nishapour (1978), Ashkalani (1996), Daylami (1997), Sendawar (1999).
Vient ensuite avec 6 victoires :

Famille Niarchos : Melyno (1982), L’Emigrant (1983), Hector Protector (1991), Shanghai (1992), Kingmambo (1993) et Karakontie (2014).
Entraîneurs
Le record appartient avec 11 victoires à

Robert Denman : Regain (1883), Archiduc (1884), Vinicius (1903), Gouvernant (1904), Val d’Or (1905), Ouadi Halfa (1907), Lord Burgoyne (1911), Dagor (1913), Le Traquet (1921), Sir Gallahad (1923) et Astérus (1926).
Viennent ensuite :

François Mathet (7 victoires) : Tantième (1950), Relko (1963), Zeddaan (1968), Kalamoun (1973), Blushing Groom (1977), Nishapour (1978), et Melyno (1982).
François Boutin (6 victoires) : L’Emigrant (1983), Blushing John (1988), Linamix (1990), Hector Protector (1991), Shanghai (1992) et Kingmambo (1993).
André Fabre (6 victoires) : Siberian Express (1984), Soviet Star (1987), Vahorimix (2001), Clodovil (2003), Lope de Vega (2010) et Make Believe (2015).
Jockeys

Freddy Head (6 victoires) : Green Dancer (1975), Red Lord (1976), Blushing John (1988), Linamix (1990), Hector Protector (1991) et Shanghai (1992).
George Stern (5 victoires) : Val d’Or (1905), Ouadi Halfa (1907), Monitor (1908), Lord Burgoyne (1911) et Dagor (1913).
Roger Poincelet (5 victoires) : Mistral (1945), Tantième (1950), Buisson Ardent (1956), Tyrone (1957) et Right Royal (1961).
Yves Saint-Martin (5 victoires) : Adamastor (1962), Relko (1963), Zeddaan (1968), Melyno (1982) et No Pass No Sale (1985).
10 mai
Abu Dhabi Poule d’Essai des Pouliches : Premier acte de la saison classique au féminin

Samedi 13 mai 2017, Deauville


ABU DHABI POULE D'ESSAI DES POULICHES (Gr1)

Pouliches de 3 ans sur 1 600m, 500 000 €


Réservée aux seules pouliches de 3ans sur la distance de 1 600 mètres, la Poule d’Essai des Pouliches est bâtie exactement sur le même modèle que la version masculine, qui se déroule désormais la veille du premier dimanche de mai sur l’hippodrome de Longchamp (et la ligne droite de Deauville pendant les travaux des tribunes parisiennes, en 2016 et 2017).

Les programmes masculins et féminins du début de l’année de 3 ans des chevaux est rigoureusement identique et là encore, il s’agit d’ouvrir la saison classique. Ce premier grand test sur 1 600 mètres détermine la suite de la saison mais chez les pouliches, il est assez naturel d’aller sur les 2 100 mètres du Prix de Diane Longines, un mois plus tard à Chantilly, car un échec n’est pas aussi pénalisant sur le CV d’une femelle. Contrairement à un étalon, elle n’a pas besoin d’être irréprochable pour avoir beaucoup de valeur au haras.

La course sera disputée pour la 130ème fois en 2017.

Créée en 1883 lors de la division en deux épreuves – l’une pour les mâles, l’autre pour les femelles – d’une course mixte appelée « Poule d’Essai » datant de 1840 (Voir l’historique de cette course à Poule d’Essai des Poulains). Pas courue de 1915 à 1918 et en 1940. Courue au Tremblay en 1943, à Maisons-Laffitte en 1944 et 1945. Courue à Deauville en 2016 et 2017 pendant les travaux à Longchamp.

Temps record

Courue sur la grande piste depuis 1987.

Record sur la moyenne piste : 1’ 38’’ 40 (1975, Ivanjica) ;

sur la grande piste : 1’ 34’’ 77 (2013, Flotilla).

Partants

Le plus grand nombre de partants, 19, fut enregistré en 1912. Elles furent 18 à s’aligner en 1924 et en 1986 et 17 en 2002. Participation réduite à 3 concurrentes en 1890 et à 6 en 1885, 1888, 1892, 1910, 1937, 1944, 1950 et 1980.

Partenariat

Cette course, comme l’épreuve correspondante réservée aux poulains, fut parrainée de 1986 à 2001 par Dubai, l’un des sept états des Emirats Arabes Unis (UAE). De 2002 à 2006, c’est Gainsborough, nom attribué par le cheik Maktoum Al Maktoum (décédé le 4 janvier 2006) à ses haras situés dans le Berkshire (Grande Bretagne) et dans le Kentucky (USA), qui a pris le relais. Abu Dhabi, via l’Abu Dhabi Sports Council, est partenaire des deux Poules d’Essai à partir de 2017.

Abu Dhabi Poule d’Essai des Pouliches et Prix de Diane Longines

La Poule d’Essai des Pouliches constitue l’épreuve de référence en vue du Prix de Diane Longines. Le doublé Poule d’Essai des Pouliches-Prix de Diane a été réalisé par vingt-cinq pouliches qui peuvent être considérées comme les reines de leur génération : Barberine (1885), Wandora (1890), Primrose (1891), Roxelane (1897), Semendria (1900), La Camargo (1901), Kizil Kourgan (1902), Rose de Mai (1903), Flowershop (1920), Fairy Legend (1927), Pearl Cap (1931), Féerie (1938), Caravelle (1943), Nikellora (1945), Corteira (1948), Apollonia (1956), Timandra (1960), La Sega (1962), Gazala (1967), Allez France (1973), Madelia (1977), East of the Moon (1994), Divine Proportions (2005), Zarkava (2008), Golden Lilac (2011), Avenir Certain (2014) et La Cressonière (2016).

Trente et une gagnantes de la Poule d’Essai se sont placées deuxième ou troisième dans le Prix de Diane, la plus récente étant Beauty Parlour (2012, deuxième). Seize pouliches placées deuxième ou troisième dans la Poule d’Essai ont pris leur revanche en gagnant ensuite le Prix de Diane, la plus récente étant Carling (1995, 2ème).

Participation étrangère

Les concurrentes étrangères comptent cinq victoires, la première étant intervenue en 1992 avec l’anglaise Culture Vulture. Trois de ses compatriotes l’ont imitée depuis lors : Ta Rib (1996), Valentine Waltz (1999) et Zenda (2002) ainsi que l’irlandaise Rose Gypsy (2001).

Propriétaires

Le record appartient avec 8 victoires, à

Marcel Boussac : Esméralda (1942), Caravelle (1943), Palencia (1944), Corteira (1948), Coronation et Galgala (ex æquo en 1949), Corejada (1950), Djelfa (1951) et Apollonia (1956).
Viennent ensuite, avec 4 victoires chacun,

le prince Karim Aga Khan : Masarika (1984), Zalaiyka (1998), Zarkava (2008) et Ervedya (2015) ;
le baron Edouard de Rothschild : Flowershop (1920), Nephthys (1921), La Dame de Trèfle (1925) et Ligne de Fond (1932) ;
François Dupré : Yonne (1939), Virgule (1954), Solitude (1961) et La Sega (1962).
Entraîneurs

Le record appartient conjointement avec 7 victoires à :

Charles Semblat : Esméralda (1942), Caravelle (1943), Palencia (1944), Corteira (1948), Coronation et Galgala (ex æquo en 1949), Corejada (1950) et Djelfa (1951) ;
Mme Christiane Head-Maarek : Three Troikas (1979), Silvermine (1985), Baiser Volé (1986), Ravinella (1988), Matiara (1995), Always Loyal (1997) et Special Duty (2010).
Viennent ensuite, avec 5 victoires chacun :

François Mathet : Virgule (1954), Solitude (1961), La Sega (1962), Pola Bella (1968) et Koblenza (1969) ;
Alec Head : Toro (1957), Yla (1958), Ginetta (1959), Ivanjica (1975) et Dancing Maid (1978).
Jockeys

Freddy Head (8 victoires) : Ivanjica (1975), Riverqueen (1976), Dancing Maid (1978), Three Troikas (1979), Silvermine (1985), Miesque (1987), Matiara (1995) et Always Loyal (1997).
Yves Saint-Martin (7 victoires) : Solitude (1961), La Sega (1962), Pola Bella (1968), Koblenza (1969), Allez France (1973), Madelia (1977) et Masarika (1984).
Roger Poincelet (5 victoires) : Corteira (1948), Coronation (1949), Hurnli (1953), Altissima (1963) et La Sarre (1965).
Christophe Soumillon (5 victoires) : Musical Chimes (2003), Darjina (2007), Zarkava (2008) et Beauty Parlour (2012).
9 mai
QIPCO partenaire officiel du Prix du Jockey Club

(Communiqué France Galop) Boulogne-Billancourt, 4 mai 2017. - France Galop et QIPCO sont heureux d’annoncer la signature d’un accord de partenariat pour le Prix du Jockey Club dès 2017. Déjà partenaire majeur de grandes courses européennes, QIPCO sponsorisera donc pour la toute première fois une épreuve majeure du programme français. Le QIPCO Prix du Jockey Club, qui se courra cette année le 4 juin à l’Hippodrome de Chantilly, est l’une des courses références du galop français et international, véritable révélateur de la génération de 3 ans. C’est également la 3ème étape des EpiqƎ Series après celles du week-end des Abu Dhabi Poules d’Essai des Poulains et Pouliches et juste avant le Prix de Diane Longines.
Le QIPCO Prix du Jockey Club, d’une distance de 2100 mètres, est l’aboutissement d’une filière de sélection mais aussi un tremplin vers les plus grandes épreuves du calendrier international. C’est ainsi qu’Almanzor, fort de son triomphe dans le Prix du Jockey Club 2016, décrocha un doublé historique en remportant les Irish Champion Stakes puis les Champion Stakes à Ascot (2 épreuves sponsorisées par QIPCO), devenant ainsi le meilleur poulain de 3 ans entraîné en Europe en 2016.
Avec 1,5 million € d’allocations (dont 857000 € pour le vainqueur), le QIPCO Prix du Jockey Club est l’épreuve la plus richement dotée du programme français après le Qatar Prix de l’Arc de Triomphe. Si le gagnant est né et élevé en France ou assimilé, ses gains s’élèveront à 1,4 million € faisant ainsi du QIPCO Prix du Jockey Club, le « Derby » le mieux doté d’Europe.
Le Prix du Jockey Club (1ère édition en 1834) est une course qui marque la descendance. Qu’ils se nomment Darshaan (vainqueur en 1984), Peintre Célèbre (1997), Montjeu (1999), Dalakhani (2003), Shamardal (2005), Le Havre (2009) ou encore Lope de Vega (2010), les vainqueurs du Prix du Jockey Club ancienne et nouvelle version, sont très souvent devenus des étalons particulièrement recherchés et qui auront marqué durablement le Stud Book. Fils et petits-fils de vainqueurs du Prix du Jockey Club se sont illustrés par la suite comme Darshaan, Dalakhani et Reliable Man.

Une grande fête pour les fans de courses

Avec ce partenariat, QIPCO vient renforcer les moyens marketing consacrés à cet évènement pour en assurer une meilleure communication et améliorer l’accueil de tous les publics. France Galop et QIPCO souhaitent faire de cette journée un grand moment de fête pour les amoureux des courses de chevaux. Du point de vue sportif, France Galop propose une affiche particulièrement attrayante avec quatre autres courses de Groupe : le Grand Prix de Chantilly (Gr2, 2400m, 4ans+), le Prix de Sandringham (Gr2, 1600m, pouliches 3 ans), le Prix du Gros Chêne (Gr2, 1000m, 3ans+) et le Prix de Royaumont (Gr3, 2400m, pouliches 3 ans). L’ambition de France Galop et de son nouveau partenaire QIPCO est d’accueillir le plus grand nombre de passionnés pour une journée sportive, festive et conviviale. Eleveurs, propriétaires, entraineurs, employés de haras et des écuries de courses, tous ceux qui, quotidiennement, façonnent les champions de demain, et bien sûr les turfistes, pourront voir une nouvelle page de l’histoire du Prix du Jockey Club s’écrire dans le cadre somptueux de l’Hippodrome de Chantilly.

Edouard de Rothschild, Président de France Galop, a déclaré : « Ce partenariat avec QIPCO, partenaire majeur des meilleures courses européennes, est la reconnaissance de la valeur du programme français et du Prix du Jockey Club. L’excellence sportive et l’amélioration de la race sont à la fois dans l’ADN de QIPCO et de France Galop. Je souhaite que ce partenariat renforce l’attractivité sportive de l’épreuve avec les meilleurs 3 ans français et séduise plus de talents venus d’Europe, afin de faire du Prix du Jockey Club, le Derby qui produit les grands étalons de demain. »

Cheikh Fahad, Directeur de QIPCO et Président du Qatar Racing et Qatar Bloodstock, a déclaré : « Nous sommes ravis d’être le partenaire du Prix du Jockey Club. C’est une course majeure en Europe avec un héritage fantastique et un palmarès de gagnants comme Montjeu ou Shamardal à l’influence très importante sur la race du pur-sang. Ce partenariat a pour nous 3 objectifs : augmenter la notoriété de QIPCO à l’international en étant sponsor d’événements réputés et prestigieux, promouvoir nos étalons, propriété de Qatar Bloodstock et filiale de QIPCO ; enfin le plus important étant de contribuer à la promotion, la popularité et la vitalité des courses européennes que nous considérons comme les meilleures au monde et qui sont au cœur de nos investissements dans l’élevage du pur-sang. »

D’autres annonces sur ce partenariat seront faites prochainement.

A propos de QIPCO

QIPCO Holding est une des sociétés d’investissements privées leader du Qatar. Basée à Doha, QIPCO est présent dans de nombreux secteurs comme l’immobilier, le bâtiment, le pétrole et le gaz, le commerce et les services, ou encore la finance et la santé. Il y a quelques années, QIPCO a beaucoup investi dans les courses de chevaux, non seulement en tant que sponsor mais aussi comme propriétaire et éleveur à travers Qatar Racing et Qatar Bloodstock.
Qatar Bloodstock a été créé en 2010 avec l’achat de Makfi et compte dans son effectif les étalons Charm Spirit, qui restera en France en 2018, Harbour Watch, Havana Gold et Hot Streak, basés en Grande-Bretagne et Zoustar, en Australie. Avec le Prix du Jockey Club, QIPCO est également sponsor du British Champions Day, premier partenaire officiel de Royal Ascot et sponsor des Irish Champion Stakes à Leopardstown.
QIPCO est détenu par six frères qui sont membres de la famille royale du Qatar et son directeur général est Cheikh Hamad bin Abdullah Al Thani.
5 mai
Grande Course de Haies de Printemps : les arguments de la reprogrammation

Samedi dernier à Auteuil, la Grande course de Haies de Printemps (Gr3), support des paris complexes du jour (notamment le Quinté+), a dû être stoppée alors que les concurrents étaient dans la ligne opposée car le jockey Alejandro Ruis Gonzales était toujours blessé à terre dans cette portion du parcours.
Les commissaires ont décidé de programmer la course une nouvelle fois le vendredi suivant, 5 mai, en supplément de la réunion organisée ce jour-là à Auteuil, avec tous les partants déclarés samedi, y compris ceux qui étaient hors-course au moment de l’incident, ce que l’article 172 du Code des courses leur permet de faire : « En cas d’impossibilité reconnue par les Commissaires de courses de recourir la course, ceux-ci peuvent proposer de la reporter à une autre date prévue dans le calendrier des réunions de courses ou sur un autre hippodrome, en modifiant éventuellement la distance et le parcours initialement prévus et en décidant pour l’épreuve reportée, soit le maintien, soit l’annulation des déclarations de partants, des déclarations de forfaits ou des engagements, soit éventuellement de la réserver aux chevaux confirmés partants sur l’hippodrome ou aux chevaux ayant pris le départ ou aux chevaux qui y participaient encore lorsque la course a été arrêtée. »
En effet, le jockey Alejandro Ruis Gonzalez, montant Bonjour Bonsoir, est tombé en raison d’une gêne. Le jockey d’Achour, Michaël Delmares, a écopé de 21 jours de mise à pied pour avoir été jugé responsable de cette chute. La raison pour laquelle les commissaires ont choisi de réunir à nouveau tous les partants de la course vendredi, y compris ceux qui étaient hors-course, c’est que Bonjour Bonsoir, dont le jockey est tombé, n’aurait pas pu disputer cette épreuve à nouveau alors que le gêneur, Achour, aurait pu, si seuls avaient été repris les concurrents qui participaient encore à la course au moment où elle a été arrêtée .
Compte tenu de ces circonstances, il était plus juste de reprendre l’épreuve avec tous ses partants.
2 mai
Nouveaux horaires pour les Quintés le week-end et les jours fériés

À compter du samedi 6 mai 2017, le départ de la course support du quinté est fixé à 15H15 les week-ends et les jours fériés en semaine.

Les jours fériés en semaine :
- Lundi 8 mai à Saint-Cloud ;
- Jeudi 25 mai à Lyon Parilly ;
- Lundi 5 juin à Auteuil ;
- Mardi 15 août à Deauville ;
- Mercredi 1er novembre à Maisons-Laffitte ;
- Samedi 11 novembre à Toulouse ;
- Lundi 25 décembre à Vincennes.

Exception : Vendredi 14 juillet à Saint-Cloud (horaire de Quinté particulier, aux environs de 17h, en raison de la programme en semi-nocturne de cette réunion).
28 avril
Énorme samedi à Auteuil

Samedi à Auteuil se déroule une des grandes réunions préparatoires au week-end du Grand Steeple-Chase de Paris, trois semaines plus tard...
Samedi 29 avril, Hippodrome d’Auteuil (Paris). – Cette réunion à Auteuil est parmi les plus importantes de la saison. Quatre courses de Groupe sont au programme dont la dernière étape sur la voie du Grand Steeple-Chase de Paris (Gr1- 21 mai), le Prix Ingré (Gr3), et deux championnats de 4ans, le Prix Amadou (Gr2) sur les haies et le Prix Jean Stern (Gr2) sur le steeple.
En l'absence de So French (Poliglote), forfait mardi, Storm of Saintly (Saint des Saints), lauréat en 2014, sera certainement le plus en vue du Prix Ingré pour succéder à As d’Estruval, qui partit favori trois semaines plus tard après son succès dans cette course.
De Bon Cœur (Vision d’État) tentera de rester invaincue sur les haies dans le Prix Amadou, avant-dernière étape avant le championnat des hurdlers de 4 ans, le Prix Alain du Breil (Gr1-11 juin). Le Prix Questarabad (Gr3), disputé la veille du Grand Steeple, sera la dernière préparatoire.
Edward d’Argent (Martaline) est pour sa part toujours invaincu sur le steeple et il sera le favori du Prix Jean Stern, d’autant qu'un de ses principaux rivaux à ce jour, Dalko Morivière (Balko), ira directement sur l’objectif de cette promotion, le Prix Ferdinand Dufaure (Gr1-21 mai).
Le quatrième groupe, la Grande Course de Haies de Printemps (Gr3), est aux courses de haies ce que le Prix du Président de la République (Gr3) est au steeple-chase, c'est-à-dire le plus gros handicap de la discipline, doté en l'occurence de 155.000 €. Et pour couronner le tout, le Prix Wild Monarch (L) des poulains mettra aux prises des 3ans débutant sur les haies parmi les plus talentueux. En effet, on débute traditionnellement des poulains exceptionnels dans ce Prix Wild Monarch, dont la version féminine aura lieu le 5 mai.
26 avril
Énorme samedi à Auteuil

Samedi à Auteuil se déroule une des grandes réunions préparatoires au week-end du Grand Steeple-Chase de Paris, trois semaines plus tard...
Samedi 29 avril, Hippodrome d’Auteuil (Paris). – Cette réunion à Auteuil est parmi les plus importantes de la saison. Quatre courses de Groupe sont au programme dont la dernière étape sur la voie du Grand Steeple-Chase de Paris (Gr1- 21 mai), le Prix Ingré (Gr3), et deux championnats de 4ans, le Prix Amadou (Gr2) sur les haies et le Prix Jean Stern (Gr2) sur le steeple.
En l'absence de So French (Poliglote), forfait mardi, Storm of Saintly (Saint des Saints), lauréat en 2014, sera certainement le mus en vue du Prix Ingré pour succéder à As d’Estruval, qui partit favori trois semaines plus tard après son succès dans cette course.
De Bon Cœur (Vision d’État) tentera de rester invaincue sur les haies dans le Prix Amadou, avant-dernière étape avant le championnat des hurdlers de 4 ans, le Prix Alain du Breil (Gr1-11 juin). Le Prix Questarabad (Gr3), disputé la veille du Grand Steeple, sera la dernière préparatoire.
Edward d’Argent (Martaline) est pour sa part toujours invaincu sur le steeple et il sera le favori du Prix Jean Stern, d’autant qu'un de ses principaux rivaux à ce jour, Dalko Morivière (Balko), ira directement sur l’objectif de cette promotion, le Prix Ferdinand Dufaure (Gr1-21 mai).
Le quatrième groupe, la Grande Course de Haies de Printemps (Gr3), est aux courses de haies ce que le Prix du Président de la République (Gr3) est au steeple-chase, c'est-à-dire le plus gros handicap de la discpline, doté en l'occurence de 155.000 €. Et pour couronner le tout, le Prix Wild Monarch (L) des poulains mettra aux prises des 3ans débutant sur les haies parmi les plus talentueux. En effet, on débute traditionnellement des poulains exceptionnels dans ce Prix Wild Monarch, dont la version féminine aura lieu le 5 mai.
21 avril
Premiers éléments concernant la réunion du 17 avril 2017 à Auteuil

(Communiqué France Galop) Boulogne-Billancourt, le 20 avril 2017 – Comme annoncé dans le communiqué du 17 avril 2017, une enquête a été menée par France Galop à l’issue de la réunion de courses à Auteuil afin de trouver une explication rationnelle aux accidents impliquant 5 chevaux dans les Prix du Président de la République, Prix Oteuil SF et Prix Philippe Menager.

Depuis lundi soir, de très nombreuses investigations ont été menées, tant pour interviewer les jockeys et entraineurs concernés, que pour examiner les lieux des accidents ou pour visionner en détails les vidéos. Les réductions kilométriques ont également été analysées notamment en rapport avec la pénétrométrie relevée.

Après examen des différents éléments en possession des équipes techniques de France Galop, il ne ressort pas, à date, de causes objectives et communes à l’ensemble des accidents. Il apparaît principalement que chaque accident se fonde sur une cause prise isolément et pas d’un contexte général propre à la réunion de lundi.

Les chutes ont eu lieu sur des zones différentes et les jockeys concernés ont confirmé les fautes des chevaux sur les obstacles, sans remettre en cause l’état de la piste, souple ce lundi (pénétromètre relevé à 3,98).

Le tour de piste effectué par France Galop en fin de réunion et notamment l’examen des obstacles, a effectivement montré des traces de chocs sur certains d’entre eux, confirmant sans doute le mauvais appel ou positionnement des chevaux au moment du franchissement de l’obstacle, entrainant leur chute.

Pleinement conscient et concerné par la très vive émotion qui a touché tous les amateurs de courses, France Galop souhaite rappeler que la piste d’Auteuil, ses obstacles et les professionnels qui les utilisent, font l’objet d’une attention permanente avec notamment de réguliers travaux d’améliorations effectués depuis 6 ans (sécurité, arrosage, drainage, décordage, aire de récupération des chevaux etc.). France Galop met tout en œuvre pour assurer une sécurité maximale pour les chevaux et jockeys tant en terme d’équipements embarqués (gilets et casques) qu’en équipement sur hippodrome (lices en pvc, barres d’appel plus souples). La sécurité en courses des acteurs ne fait et ne fera jamais l’objet d’économies de la part de France Galop, tant sur les moyens humains que sur les équipements.

Au cours des entretiens avec les professionnels, des remarques ont été faites sur la nécessité de rechercher une homogénéité de l’arrosage et de la piste, notamment aux abords et réception des obstacles par définition plus sollicités, sans pour autant que ces réflexions soient spécifiques à la réunion de lundi dernier. Les équipes de France Galop sont parfaitement conscientes de la pertinence de ces remarques. Sur l’hippodrome d’Auteuil, la prochaine grande étape est la mise en opération, en septembre prochain, d’un système d’arrosage complétement rénové, permettant d’ajuster au plus près, de manière plus fine et plus localisée, la préparation de la piste. Un prochain Conseil de l’Obstacle sera par ailleurs l’occasion de faire un point sur les méthodes d’entretien des pistes, sur les processus d’arrosage, et plus généralement sur tout ce qui concerne la prise en compte de la sécurité des hommes et des chevaux.
20 avril
LES SITES WEB DES CENTRES D’ENTRAINEMENT DE FRANCE GALOP

Le site web officiel de France Galop sur les centres d’entrainement de chevaux de Chantilly, Maisons-Laffitte et Deauville. Disponible via le portail www.cefg.fr, il permet de retrouver toute l’actualité des centres ainsi que des infos indispensables pour tous les professionnels.

Afin de répondre à une demande croissante des acteurs du galop, chaque site est doté d’une rubrique INFOPROS permettant aux professionnels des courses d’être informés en temps réel sur l’actualité du centre d’entrainement : prévisions météo, ouvertures ou fermeture de pistes à l’entrainement, travaux en cours. Egalement, cette nouvelle plateforme regroupe tout ce qu’il faut savoir sur chaque centre d’entrainement à travers le référencement des entraineurs qui y exercent, les chevaux stars des centres ou encore les infrastructures.

Ces 3 sites web sont une nouvelle étape de la digitalisation des outils de France Galop, et de modernisation de ses relations avec les acteurs du galop.
18 avril
France Galop enquête sur les accidents à Auteuil

(Communiqué de presse France Galop) Boulogne-Billancourt, le 17 avril 2017 – A l’issue de la réunion de courses de ce jour à Auteuil, France Galop examine dès à présent les causes qui ont pu amener aux chutes de plusieurs partants dans les Prix du Président de la République, Prix Oteuil SF et Prix Philippe Menager.

Les équipes techniques de France Galop, pour qui la sécurité des chevaux et des hommes est une priorité depuis de nombreuses années, ont déjà entendu à Auteuil de nombreux professionnels dont certains jockeys concernés par ces événements et vont revoir les films des courses citées, inspecter chaque obstacle afin de récolter le plus d’informations possibles et essayer de trouver une explication rationnelle à ces accidents. C’est avec une grande émotion que France Galop s’associe à la peine des entourages de POLIBOY, MISTER BALI, DJ’APPLE’S, PUYFOLAIS et GOLDKHOV, mais aussi d’AMIRANDE, évacué en clinique, ainsi qu’aux jockeys tombés ce jour en espérant leur retour prochain en compétition.
14 avril
Nouveau dispositif d’information sur l’état des PSF de Chantilly et Deauville


France Galop a mis en place une mesure de l’état de la piste en sable fibré (PSF) de Chantilly depuis le 27 janvier 2017 et à Deauville depuis le 1er mars 2017.

Les mesures sont relevées à l’aide d’un Compactomètre de Clegg Sols Sportifs. Cet outil est indispensable pour permettre aux directeurs de ces hippodromes et aux équipes de réaliser le meilleur entretien possible de la piste.

Le Compactomètre de Clegg permet de mesurer l’élasticité et la plasticité de la PSF qui peuvent être influencées par les températures extrêmes, chaudes ou froides, et la neige.

Le matin, trente mesures de Clegg seront prises sur cinq emplacements du parcours PSF. Lors de chaque mesure, trois chocs seront réalisés. Une moyenne sera calculée à partir des chiffres du 1er, 2ème et 3ème choc pour chaque emplacement.

Un qualificatif de l’état de la piste sera publié à j-1 et le jour J de la réunion :

LENT
STANDARD
RAPIDE
TRES RAPIDE

L’objectif est d’avoir un état de la piste STANDARD suivant les conditions météorologiques.
13 avril
Quatre français sur le sable anglais

Quatre pur-sang entraînés en France seront vendredi saint au départ de trois des sept épreuves qui constituent les riches championnats des courses sur pistes en sable à Lingfield.
Vendredi 14 avril, Hippodrome de Lingfield (GB). - Quatre chevaux entraînés en France seront vendredi saint à Lingfield en Angleterre au départ de trois épreuves des All-Weather Championships, clôture de la saison des courses sur les pistes en sable outre-Manche.

Déjà au palmarès d’une de ces courses depuis la victoire de sa pensionnaire Fresles (Royal Applause) dans le Fillies&Mares en 2015 sous les couleurs de Gérard Augustin-Normand, l’entraîneur cantilienne Pia Brandt délègue cette fois Metropol (Holy Roman Emperor, en photo ci-dessus à Deauville) dans le Classic sur 2 000 mètres, une épreuve où ce cheval régulier a terminé troisième l’année dernière avec une préparation très similaire à celle qu’il a reçue cette année. Didier et Pauline Prod’homme délèguent aussi Allez Henri (Footstepsinthesand) dans cette course. Il débutera en Grande-Bretagne après avoir pris la quatrième place du Grand Prix de la Riviera-Jacques Bouchara (L) à Cagnes et terminé troisième du Prix Darshaan sur la PSF de Chantilly.

Le gagnant du Classic reçoit 147 000 €. Celui du Mile touchera 110 140 €, ce qui est considérable aussi, et Qurbaan (Speightstown) y fait partie des favoris pour s’imposer après ses succès dans le Prix Luthier (L) à Deauville et le Prix Saônois (L) à Cagnes pour l’entraînement du Palois François Rohaut.

Carlton Choice (Bushranger) est présenté par Louis Baudron dans le sprint des 3ans. Il vient de s’imposer dans un handicap à Maisons-Laffitte en réalisant la meilleure valeur de sa carrière à 40kg.
10 avril
ParisLongchamp, la marque d’un hippodrome nouveau

À un an et un jour de son inauguration, l’hippodrome de Longchamp a reçu son nouveau nom, « ParisLongchamp, terre d’excellences », et une visite de la presse spécialisée, qui découvrait ainsi en présence d’Edouard de Rothschild, président de France Galop, sous le soleil d’avril le chantier de ce qui sera bientôt l’hippodrome le plus moderne d’Europe.

Vendredi 7 avril 2017, Hippodrome de Longchamp (Paris). – Le chantier du nouvel hippodrome de Longchamp, visité ce matin par les représentants de la presse hippique, c'est tout d'abord :

- 14 500m3 de béton, 550 tonnes d’acier, 50km de câblages techniques et le travail de jusqu’à 700 personnes sur le chantier auront été nécessaires pour que sorte de terre le projet du cabinet Perrault désigné par France Galop.

- 150 arbres plantés, soit au total 90 de plus que sur le site précédent, et davantage de gazons rendront l’espace plus vert et ombragé que dans la dernière version, pour revenir ainsi à un aménagement plus proche du Longchamp original. Un travail important a été réalisé pour organiser les flux d’un bout à l’autre de l’hippodrome et sur les cinq niveaux des tribunes.

- Le public se répartira sur les premier et deuxième étages, les professionnels et les propriétaires sur le troisième, et les VIP sur le quatrième et dernier étage, où prendra aussi place le restaurant panorama (ouvert au public) et ses 250 couverts, le double avec la terrasse qui donne sur le côté des anciennes tribunes.

- L’arrosage des pistes a été différencié pour permettre une meilleure sélectivité selon l’activité, et le drainage entre la fausse ligne droite et la sortie du tournant a été refait.

- Le rond de présentation, un peu plus long, a été déplacé de 25 mètres vers le nord, mais il garde globalement les mêmes dimensions, et caractéristiques, avec une sortie vers la piste en fin de rond.

- Le nombre de boxes en dur a été porté de 80 à 116, et un troisième rond de détente ajouté à proximité des nouveaux boxes vétérinaires.

- Les écrans de télévision seront tous alimentés par IP, ce qui permet de les programmer individuellement, avec un écran minimum par loge.

- Une cinquantaine de loges de 4 à 6 places sont installées au 3ème étage, 16 suites de 30 à 40m2 sont au dernier étage, celui du restaurant panorama et de la terrasse installée côté Moulin, face au poteau d’arrivée.

À l’issue de cette visite, Olivier Delloye, Directeur général de France Galop, a déclaré : « Le nouveau Longchamp, c’est une énorme chance car on n’a pas souvent l’occasion de vivre la création d’un hippodrome. Bien sûr, Longchamp existe depuis longtemps, mais c’est bien la sortie d’un nouvel hippodrome dont il est question. C’est une chance mais aussi une obligation de réussir. Parce que c’est un gros investissement qui intervient à un moment compliqué pour les courses. ParisLongchamp sera une réussite s’il nous permet d’attirer plus de spectateurs, à commencer par les parieurs, et plus de nouveaux publics : jeunes, familles, jeunes cadres parisiens qui viendront pour le spectacle et reviendront pour en savoir plus, rencontrer notre monde et, on l’espère, devenir de nouveaux propriétaires. Nous avons besoin de nouveaux propriétaires. Nos publics devront aussi se dire qu’il y a un avant et un après ParisLongchamp. Pas juste de belles tribunes et un bel ouvrage. Il faut ressentir une vraie différence dans ce qu’on propose, dans l’expérience qui est offerte. Il faudra aussi montrer notre capacité à développer plus de revenus autour de notre cœur de métier que sont les courses. Comment faire rayonner encore plus nos grands événements et les monétiser davantage. Nous devons réduire notre dépendance aux enjeux hippiques, comme on peut le voir ailleurs, dans d’autres pays. C’est pour nous tous l’occasion de passer une vitesse supérieure dans ce domaine. Pour conclure sur ce qui fera la réussite de Longchamp, il faudra adopter un modèle d’exploitation qui puisse être déployé sur nos autres hippodromes, car ils doivent à leur tour bénéficier de ce que l’on saura faire de nouveau et de mieux ici. ParisLongchamp va être très structurant pour notre exploitation générale. »

Répondant aux questions de la presse, Olivier Delloye a pu développer : « Le programme de Longchamp sera sans doute étoffé. Nous travaillons aussi sur l’éclairage. Il faut voir le volet administratif et réglementaire, le volet technique pour comprendre ce dont on a besoin, et enfin l’aspect économique, car cet équipement viendrait en plus du budget prévu. Nous voulons offrir un spectacle différent à des publics qui ne viennent pas forcément aujourd’hui. Sans aller jusqu’aux nocturnes, on peut envisager des semi-nocturnes à la belle saison, à partir de mai et jusqu’à septembre. On peut imaginer un rendez-vous régulier en semi-nocturne en semaine, agrémenté d’offres particulières à destination des publics que nous chercherions à attirer. Dans tous les cas, un éventuel éclairage ne concernerait que la petite piste, peu utilisée aujourd’hui. »

Avant de dévoiler la nouvelle marque ParisLongchamp, Fabrice Favetto-Bon, directeur du marketing à France Galop, a pu expliquer : « J’ai découvert dans un livre que j’ai trouvé dans mes premiers jours au siège de France Galop qu’au début du siècle dernier, Longchamp était la destination de référence pour la société parisienne. J’aimerais que ParisLongchamp relève ce défi. Nous avons choisi des partis pris très forts pour notre nouvelle marque : cette nouvelle destination doit être au service des courses, elle doit leur redonner leur attractivité pour nourrir l’image du lieu. Nous voulions aussi assumer notre position de leader dans le galop mondial, de façon à ce que nous puissions continuer à capitaliser sur cette position, et rappeler fortement notre attachement à Paris, capitale de l’élégance à vocation internationale, et réaffirmer que Longchamp, c’est aussi un site grandiose et exceptionnel. Cette réflexion nous a amenés à choisir cette marque : « ParisLongchamp, Terre d’excellences ». À présent, nous allons nous poser la question du « comment ». Comment accueillir tous nos publics pour la première fois, et pour mieux répondre à cette question, nous allons proposer dans les semaines et les mois à venir cinq rendez-vous thématiques. »

- Juin : l’expérience clients, acte I : les professionnels ;
- Septembre : l’expérience clients, acte II : les parieurs et le grand public ;
- Octobre : Programme ;
- Novembre : Développement commercial ;
- Avril : le Qatar Prix de l’Arc de Triomphe dans le Nouveau Longchamp
7 avril
Planning des journées de la reconversion des chevaux de course

(Communiqué association Au-delà des Pistes). - Au vu du succès de la première Journée de la Reconversion des Chevaux de Course, qui s’est tenue le 27 août 2016 sur l’hippodrome de Deauville-La Touques, Au-Delà Des Pistes a le plaisir d’annoncer que cet événement sera réitéré en 2017, et ce, à plusieurs reprises. Grâce au concours de France Galop, des sociétés des courses du Lion d’Angers et de Craon, ces journées-évènements se tiendront sur quelques-uns des hippodromes-phares du galop français, au cours de réunions Premium attirant un large public.
À l’instar de la première édition 2016, des démonstrations seront réalisées par d’ex-chevaux de course reconvertis dans d’autres disciplines, du polo au horse-ball en passant par le concours complet ou la voltige, et d’anciens champions paraderont devant le public. Ces manifestations ont pour but de faire découvrir aux spectateurs des hippodromes mais aussi aux professionnels des courses et aux cavaliers de sports équestres la polyvalence et l’adaptabilité des pursang à l’issue de leur carrière de course. Elles permettront également de mettre en lumière le travail effectué par les différentes structures qui accueillent des chevaux réformés des courses en vue de les reconvertir.

Journées de la Reconversion des Chevaux de Course 2017

• 25 mai 2017 – Hippodrome du Lion d’Angers – Réunion de l’Anjou Loire Challenge (L)

• 9 Juillet 2017 – Hippodrome de Chantilly – Réunion du Prix Jean Prat (Gr1)

• 26 Août 2017 – Hippodrome de Deauville – Veille de la réunion du Grand Prix de Deauville (Gr2)

• 3 Septembre 2017 – Hippodrome de Craon – Réunion du Grand Cross de Craon (L)

Plus d’informations : audeladespistes@gmail.com
4 avril
Présidentielle 2017 : venez écouter les candidats qui répondront aux questions de la filière, mercredi 5 avril sur l’hippodrome de Saint-Cloud.

France Galop, Le Trot et la Fédération Française d’Equitation appellent tous les professionnels de la filière cheval à venir rencontrer les principaux candidats à l’élection Présidentielle de 2017 le mercredi 5 avril 2017, dès 10H du matin, dans le grand hall de l’Hippodrome de Saint-Cloud.

Chaque candidat, ou son représentant, exposera sa vision pour l’avenir et le développement de la filière cheval française dont dépendent près de 180.000 emplois à travers le territoire.
Professionnels de la filière, en vous inscrivant et en étant présent, vous aurez la possibilité de poser vos questions aux différents candidats qui se succèderont à la tribune. Unis, nous sommes plus forts, comme l’a montré la manifestation organisée par les Jeunes Professionnels de la Filière Cheval, qui a été un véritable succès. Restons mobilisés pour faire entendre la voix de notre filière aux pouvoirs politiques. Nous comptons sur votre présence.



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31 mars
Le week-end des Poules d'Essai parrainé par l'Abu Dhabi Sports Council

Les Poules d’Essai des Poulains et des Pouliches organisées par France Galop les 13 et 14 mai prochains à Deauville ainsi que la vente de 2ans montés proposée le 12 mai par Arqana seront sponsorisées par l'Abu Dhabi Sports Council.
(Communiqué) Boulogne-Billancourt, le 30 mars 2017 - France Galop et ARQANA, en association avec l’AFAC, ont le plaisir d’annoncer la signature d’un accord de partenariat avec l'Abu Dhabi Sports Council, organisme dédié à la promotion de la pratique sportive et de la compétition de haut niveau, portant sur trois événements-phares du calendrier hippique qui se dérouleront mi-mai à Deauville : la Poule d’Essai des Pouliches (13 mai), et la Poule d’Essai des Poulains (14 mai), deux épreuves qui permettront de désigner le meilleur mâle et la meilleure femelle de 3 ans sur la distance de 1 600 mètres et marqueront le lancement des EpiqE Series 2017, ainsi que la vente Breeze Up qui aura lieu le vendredi 12 mai dans l’établissement des ventes aux enchères ARQANA.

Les allocations des Poules d’Essai portées à 600.000€ et 500.000€

L'Abu Dhabi Sports Council devient ainsi le partenaire-titre de l’ensemble de ce grand week-end de courses et de ventes, pour lequel des participants et spectateurs du monde entier feront le déplacement. Les deux courses principales porteront le nom d'Abu Dhabi Poule d’Essai des Poulains et d'Abu Dhabi Poule d’Essai des Pouliches.
Dans le cadre de ce partenariat, l’allocation globale distribuée dans chacune de ces courses est revalorisée pour atteindre 600.000€ pour les mâles (342.840€ pour le seul gagnant) et 500.000€ pour les femelles (285.700€ pour la gagnante).
Un montant dont il faut rappeler qu’il est adjoint d’une prime de 63% si le poulain ou la pouliche gagnant(e) est qualifié pour les primes au propriétaire, réservées aux chevaux nés et élevés en France ou « assimilés ». Le montant total pourra donc atteindre 558.829€ pour le gagnant de l'Abu Dhabi Poule d’Essai des Poulains, s’il est qualifié pour les primes, et 465.691€ pour la lauréate de l'Abu Dhabi Poule d’Essai des Pouliches (allocation + prime).

Deauville repasse le flambeau à Longchamp en 2018

Premières épreuves destinées à désigner les meilleurs poulains et pouliches de 3 ans, avant l’allongement de la distance dans le Prix du Jockey Club, le Prix de Diane Longines et le Juddmonte Grand Prix de Paris, les Poules d’Essai, version française des célèbres « Guinées » britanniques, auront lieu pour la deuxième et dernière fois sur l’hippodrome de Deauville-La Touques. En effet, ces deux courses ont traditionnellement lieu à Paris sur l’hippodrome de Longchamp, le « temple du galop », qui subit depuis l’automne 2015 une rénovation de grande ampleur.

Dès 2018, la Poule d’Essai des Poulains et la Poule d’Essai des Pouliches retrouveront donc leur piste historique, mais dans un cadre flambant neuf, qui offrira au public des conditions d’accueil et de théâtralisation des courses inégalées.

100.000€ pour la Coupe d’Europe des Chevaux Arabes

Le partenariat avec l'Abu Dhabi Sports Council portera également sur la Coupe d’Europe des Chevaux Arabes, une course de Groupe 1 réservée aux chevaux de race pur-sang arabes. Etape du challenge international The President of the UAE Cup Series, cette épreuve verra son allocation totale passer de 30.000€ à 100.000€ grâce au sponsoring de l'Abu Dhabi Sports Council, devenant ainsi une des épreuves les mieux dotées pour les pur-sang arabes âgés de 4 ans et plus en Europe.

La Breeze Up ARQANA, en partenariat avec l'Abu Dhabi Sports Council

Le vendredi 12 mai, l’établissement des ventes ARQANA accueillera sa première vacation majeure de la saison 2017, la vente Breeze Up, en partenariat avec l'Abu Dhabi Sports Council.
137 poulains et pouliches âgés de deux ans y seront proposés à des acheteurs venus de toute l’Europe mais aussi des USA ou du Japon. La veille, ils seront présentés lors d’un galop d’entraînement sur la piste en gazon de l’hippodrome, permettant aux acheteurs potentiels d’évaluer leur locomotion, leur tempérament et leur aptitude à la vitesse.

Déclaration de Faisal Al Rahmani, représentant de l'Abu Dhabi Sports Council :
« Abu Dhabi possède une longue histoire de partenariat avec les courses françaises puisque c’est en France que s’est déroulée la première épreuve de The President of the UAE Cup, en 1994, il y a désormais 23 ans. Depuis cette époque, ce programme s’est développé dans toute l’Europe et jusqu’aux USA, avec des courses qui ont eu lieu dans le cadre de la Breeders’ Cup, le jour des King George, du Prix du Jockey Club, des Irish Guineas, du Derby russe, etc. Ces courses offrent des allocations parmi les plus élevées pour les courses de pur-sang arabes et contribuent à soutenir les éleveurs, propriétaires et entraîneurs de ces chevaux. Nous sommes très heureux de compter désormais une étape dans le cadre d’une réunion aussi prestigieuse que celle des Poules d’Essai, et d’étendre ce partenariat à ARQANA, agence avec laquelle nous entretenons de très bonnes relations à travers les ventes de pur-sang arabes. »

Déclaration d’Olivier Delloye, Directeur Général de France Galop :
« C’est une grande satisfaction pour France Galop que Abu Dhabi Sports Council accorde une place aussi prépondérante à la France dans son programme de sponsoring en Europe. Il s’agit d’un signe fort de reconnaissance de l’importance de la France, s’agissant aussi bien des courses de pur-sang arabes que de pur-sang anglais. Dès l’an prochain, les Poules d’Essai ouvriront un nouveau chapitre de leur histoire à travers leur retour dans un Longchamp entièrement rénové et modernisé, au bénéfice de tous. Cette relocalisation ouvrira de nouvelles perspectives pour le partenariat avec l'Abu Dhabi Sports Council, que nous souhaitons inscrire dans la durée. »

Déclaration d’Eric Hoyeau, Président d’ARQANA :
« Nous travaillons étroitement avec les Emirats Arabes Unis, et particulièrement Abu Dhabi, dans le cadre de nos ventes de pur-sang arabes, une race que l’autorité hippique de l’Emirat est très attaché à promouvoir. Nous sommes très honorés de l’intérêt que témoigne Abu Dhabi Sport Council envers l’élevage, les courses et les ventes françaises à travers ce partenariat inédit avec ARQANA et France Galop. La Breeze Up est une vacation dont les résultats, dans le ring mais aussi sur les hippodromes, ont véritablement explosé depuis dix ans, reflet des efforts de nos équipes commerciales mais aussi de l’attractivité de la place de marché Deauvillaise. Les investisseurs du monde entier se réjouissent de faire le déplacement à Deauville pour assister à des épreuves de haut niveau et acheter leurs futurs champions »

Déclaration d’Yves Plantin, Président de l’AFAC :
« Je remercie vivement l’Abu Dhabi Sports Council pour son soutien qui permet une nouvelle fois à une réunion de galop prestigieuse d’accueillir une belle épreuve pour les pur-sang arabes. Je suis un fervent défenseur de ce type de synergies, qui ont à mon sens largement contribué à faire découvrir les courses de pur-sang à de nombreux éleveurs et propriétaires qui avaient démarré dans le pur-sang arabe, et vice-versa »



Le week-end des Poules d’Essai en pratique

- Jeudi 11 mai : Breeze Up Arqana - Présentation montée des chevaux inscrits aux ventes à 12h00 sur l’hippodrome de Deauville-La Touques

- Vendredi 12 mai : vente Breeze Up à 14h00 dans l’établissement des ventes ARQANA

- Samedi 13 mai : début des opérations à 13h30, première course à 14h00 avec la Abu Dhabi Poule d’Essai des Pouliches Gr.1 en tête d’affiche

- Dimanche 14 mai : début des opérations à 13h30, première course à 14h00 avec la Abu Dhabi Poule d’Essai des Poulains, le The Gurkha Coolmore Prix Saint-Alary Gr.1 et la Coupe d’Europe des Chevaux Arabes Gr.1 PA en tête d’affiche



A propos de l'Abu Dhabi Sports Council

Fondé en 2006 par le Prince hériter d’Abu Dhabi, le cheik Mohamed Bin Zayed Al Nahyan, le Abu Dhabi Sports Council est un organisme dédié à la promotion de la pratique sportive et de la compétition de haut niveau. Il organise de nombreux événements sportifs à Abu Dhabi et dans le monde, dans des disciplines aussi variées que le golf, la Formule 1, le triathlon, la course à la voile, le cyclisme – et désormais les courses hippiques.
http://www.adsc.ae/en/

A propos d’ARQANA

Créée en 2006 de la fusion entre l’Agence Française de Vente de Pur-Sang et Goffs France, ARQANA est la première agence de vente aux enchères de chevaux de courses en France. Elle organise chaque année 9 ventes de pur-sang anglais, dont la célèbre Vente de Yearlings d’Août, une réservée aux pur-sang arabes, qui se déroule à Saint-Cloud quelques jours avant le Qatar Prix de l’Arc de Triomphe, ainsi que six ventes de trotteurs. En 2016, le volume d’enchères cumulé des ventes ARQANA s’est élevé à près de 140 millions d’Euros.
http://www.arqana.com/
28 mars
Comité de France Galop : le discours d'Édouard de Rothschild

Le Comité de France Galop s'est réuni lundi 27 mars sur l'hippodrome de Longchamp. Édouard de Rothschild, président de la société-mère, en a profité pour réaffirmer sa volonté de voir Longchamp devenir un symbole de renouveau, et il a tiré un bilan des quinze premiers mois de sa mandature à la tête de France Galop : relance du PMU, évolution du calendrier et du programme pour l'accompagner, digitalisation, réduction des déficits, dialogue renoué avec les pouvoirs publics, projet France Galop 2020 et les allocations pour 2018 ont ainsi été abordées au fil de ce discours, retranscrit ici dans son intégralité...
Chers amis,

Nous sommes aujourd’hui à un an de la réouverture tant attendue de Longchamp, après un an et demi de travaux.

Cette étape, qui coïncide avec l’achèvement du gros œuvre par l’entreprise Bouygues, m’a naturellement donné envie de vous réunir ici pour que vous puissiez vous aussi vous projeter dans ce nouvel hippodrome et commencer à prendre la pleine mesure de ce qu’il apportera de nouveau pour le public et les acteurs des courses.

Longchamp, ce n’est pas simplement une nouvelle tribune.

Longchamp doit marquer une rupture dans notre manière d’exploiter nos hippodromes. Il va en effet amener France Galop et ses équipes :
- à transformer l’expérience des clients : du parieur au propriétaire, chacun doit pouvoir se dire qu’il y a un avant et un après Longchamp,
- à inventer de nouvelles offres pour toucher de nouvelles clientèles,
- à intégrer pleinement les nouvelles technologies dans les parcours clients,
- à piloter l’ensemble des services offerts de manière plus professionnelle (les paris, la restauration, la gestion des partenaires commerciaux),
- à développer des activités rentables, idéalement avec des partenaires, pour créer un flux d’activité tout au long de l’année.

Longchamp ne sera pas juste une belle vitrine des courses françaises, il doit être la locomotive du galop, l’hippodrome qui accélère la transformation de France Galop et donne un nouvel élan à notre activité.
Ce magnifique projet mobilise beaucoup de notre temps et notre énergie depuis plus d’un an et il constitue une priorité absolue pour les 365 jours qui nous séparent de l’ouverture.
Pour autant, le travail des équipes de France Galop ne se réduit pas à l’avènement de ce nouvel hippodrome.

Je suis arrivé à la Présidence d’un France Galop qui perd 30 millions d’euros par an. Mon premier objectif a été de mettre la maison en ordre de marche pour redresser cette situation, en procédant par étapes. Quelques mois après mon élection, nous avons mis en place le plan France Galop 2020 dont les grandes lignes vous ont été présentées en juillet dernier. Ce plan, qui associe des actions de relance et des mesures d’économies, nous a amenés à travailler sur de nombreux fronts et je souhaitais en évoquer quelques uns ce matin avec vous :

1// En premier lieu, faire en sorte que France Galop joue pleinement son rôle d’actionnaire du PMU.

Il m’est apparu évident à mon arrivée que le plan PMU 2020 ne suivait pas la trajectoire attendue et, avec Le Trot, nous avons demandé aux dirigeants du PMU de challenger ce plan en accélérant la mise en œuvre des actions qui fonctionnent, en remettant en question celles qui sont en-deçà des objectifs et injectant de la nouveauté dans leur plan stratégique. C’est ainsi qu’à l’automne, Xavier Hürstel a présenté un plan revisité, clairement recentré sur le pari hippique et prenant la pleine mesure du nécessaire redressement des enjeux dans notre réseau de points de vente, premier contributeur en chiffre d’affaires, en rentabilité et donc en ressources pour la filière. 2017 verra le PMU lancer de nouveaux paris, prendre la parole plus fortement dans les media et, on l’espère, enrayer la baisse des paris hippiques que nous subissons depuis plus de 3 ans.

2// Puisqu’il ne s’agit pas simplement de mettre sous tension le PMU, nous avons aussi entrepris de nombreux changements chez France Galop.

Le calendrier et le programme tout d’abord : voilà l’un des seuls leviers que nous avons entre nos mains pour enrayer l’érosion des paris hippiques qui représentent 90% des ressources de France Galop. Sans tabou, nous avons identifié les actions qui pouvaient contribuer à améliorer les enjeux sans dénaturer notre programme de courses du point de vue sportif :
Nous avons fait évoluer le programme des 2 ans. Alors que les enjeux ont globalement diminué de 1.3% sur la période allant de septembre à fin novembre, le chiffre d’affaires du PMU sur le périmètre de courses concerné par la réforme a progressé de 16%. Nous le devons en partie à une nette réduction des courses de moins de 8 partants qui génèrent en moyenne 40% de moins que des courses de 8 à 10 partants.
Fort de ces résultats et des remarques formulées par les professionnels sur cette réforme, nous poursuivons ce mouvement sur le programme des 3 ans en procédant à quelques adaptations. Les deux mois à venir nous éclaireront sur l’efficacité de cette mesure.
En matière de calendrier, nous avons transformé 12 réunions PMH en réunions Premium en positionnant ces courses sur des périodes où le potentiel de partants est là. Cette évolution s’avère tout à fait profitable puisqu’à mi mars, la croissance des enjeux au galop avoisine 7% et c’est en grande partie à ces réunions transformées que nous le devons.
Sur un plan plus sportif, nous avons fait le choix de muscler nos week-ends pour les rendre plus attractifs avec 17 courses de groupe supplémentaires les samedi et dimanche.

Deuxième forte inflexion : la digitalisation

France Galop avait un retard certain qu’il commence à rattraper avec des réalisations concrètes.
Le site internet a fait peau neuve à l’automne. Il est désormais facile d’utilisation sur toutes les interfaces y compris les tablettes et smartphones. L’accès simple et gratuit à tous les replays, mais aussi au Live, rencontre un vrai succès. Les propriétaires résidant hors de France peuvent enfin voir la course de leurs représentants en direct depuis leur mobile.
La digitalisation, c’est aussi la refonte du site pour les professionnels qui est un projet bien engagé. Une version beaucoup plus « user friendly » verra le jour à la rentrée ; les professionnels qui utilisent ce site quotidiennement y retrouveront toutes les fonctionnalités existantes plus des nouvelles, et surtout, ils navigueront sur une interface beaucoup plus ergonomique et fonctionnant parfaitement sur les tablettes.
La digitalisation, c’est également la sortie attendue cet été du « tracking ». Ce système de géolocalisation commun au Trot et au Galop est en gestation depuis plusieurs mois. Il s’annonce comme une évolution structurante dans notre manière de faire vivre nos courses, sur les hippodromes, devant un écran de télévision et depuis son smartphone. C’est un levier majeur pour séduire les jeunes générations en rendant nos courses plus lisibles et plus ludiques.
La digitalisation, c’est enfin apporter de nouveaux services aux propriétaires et aux entraîneurs. C’est dans cet esprit que nous avons conclu un accord de partenariat avec la start-up Arioneo afin d’offrir un outil qui, non seulement permettra aux professionnels de mieux analyser l’entraînement de leurs chevaux, mais aussi de partager simplement et en temps réel toutes les informations importantes avec leurs propriétaires.

Troisièmement : réduire le déficit : France Galop est également engagé dans un plan de performance :

- Comme vous le savez, nous travaillons au rapprochement des hippodromes parisiens (Longchamp, Saint-Cloud et Auteuil) qui fonctionnent encore aujourd’hui de façon trop indépendante. C’est un enjeu d’efficacité, de coût mais aussi une nécessité impérative pour être en mesure d’exploiter le Nouveau Longchamp avec les effectifs actuels. Ce projet rencontre des résistances parmi les organisations syndicales mais le dialogue renoué depuis la grève d’Auteuil doit permettre d’avancer intelligemment. France Galop n’a de toute façon plus les moyens de renoncer à des mesures aussi évidentes que celle-ci.

- Nous avons également pris la lourde décision de quitter l’hippodrome d’Enghien et de transférer l’essentiel des réunions à Compiègne. Abandonner Enghien fut difficile mais c’est une décision qui permet de réaliser 2 millions d’euros d’économies par an sans altérer la qualité des courses organisées. Je me réjouis des conditions dans lesquelles l’hippodrome de Compiègne a lancé la saison 2017. L’accueil des professionnels est bon et le meilleur est à venir puisque les parcours ne cesseront de s’améliorer d’ici la saison 2018.

- Le budget marketing a été compressé de l’ordre d’un million d’euros dès cette année en évitant un repli sur soi qui serait dommageable au rayonnement de nos plus grands rendez-vous. Certaines dépenses comme l’organisation de réceptifs sont davantage visées par ce plan d’économies.

- Les centres d’entraînement sont au cœur de nos préoccupations. Nous devons en réduire les coûts de fonctionnement d’abord. Cela passe notamment par un calendrier de travail aménagé différemment, comme nous le faisons à Maisons-Laffitte cette année. Parallèlement, nous devons provoquer les opportunités de relance de nos centres d’entraînement avec nos partenaires locaux. C’est par exemple, donner la possibilité au Syndicat Mixte de Deauville de céder des parcelles constructibles pour permettre à des entraîneurs de construire des boxes. C’est aussi mieux promouvoir nos sites auprès de professionnels étrangers qui envisagent une installation en France. C’est enfin offrir un guichet unique à ces entraîneurs pour faciliter leur venue, leur installation et la fixation de nouveaux propriétaires et effectifs supplémentaires dont nous avons tant besoin.

- Sans renoncer à son principe, nous avons également obtenu du Fonds Eperon, une reprise de 7 millions de réserves constituées au fil des ans, considérant que la dotation annuelle de 9.6 millions et d’un fonds de roulement raisonnable ne mettait pas en danger le fonctionnement du Fonds. Pour l’avenir, je renouvelle mon attachement à ce Fonds tout en rappelant que France Galop le soutiendra à la hauteur de ses moyens.

- Les équipes de France Galop, du Trot et du PMU travaillent aussi de concert depuis plusieurs semaines sur l’évaluation des synergies induites par le rapprochement de certaines fonctions support et une mutualisation accrue des achats. Sans être la panacée, nous ne pouvons passer à côté d’économies de bonne gestion telles que celles-ci.

- Enfin, le nouveau patron du Pôle Media de l’Institution, Laurent Eichinger, avance à marche forcée sur un plan ambitieux de repositionnement de l’offre d’Equidia et de rationalisation des coûts de ce pôle images. Ce pôle représente une charge nette de 65 millions pour l’ensemble de l’Institution et des marges de manœuvre substantielles sont d’ores et déjà identifiées et actionnables dès le second semestre de 2017.

Comme vous le voyez, France Galop est bel et bien en mouvement pour faire face au mieux à la situation difficile que nous vivons.

Je l’ai exprimé clairement devant vous il y a quelques mois lorsque Xavier Hürstel et les équipes de McKinsey sont venus présenter le plan PMU 2020 : quand bien même le PMU parvient à délivrer les objectifs ambitieux qu’il s’est fixé, le résultat net attendu – et les économies à réaliser chez France Galop et dans les entités communes – ne permettront pas à la maison-mère de retrouver l’équilibre financier, seul garant de sa pérennité.

Nous devons bien admettre cette réalité qui m’amène à appréhender l’avenir à court terme de la manière suivante.

Tout d’abord, nous travaillons sur le volet politique. Pour la première fois, les candidats à la Présidentielle ont été invités par les maisons-mères à venir présenter leur vision de l’avenir de notre filière. Le 5 avril à Saint-Cloud, où je compte sur votre présence et la mobilisation du plus grand nombre, nous devons peser face à ces candidats pour leur faire prendre conscience et leur donner envie de défendre notre secteur d’activité, aujourd’hui menacé. Tous les candidats et leurs entourages seront équipés d’ici là d’un document de synthèse dressant un état des lieux de la filière et énumérant les principales mesures à prendre par l’Etat pour nous aider à franchir ce cap difficile.

Parallèlement, les Ministres – actuels – de l’Agriculture, du Budget et des Sports ont lancé un Grenelle de la filière. Le travail des services de ces ministères et des représentants des différentes composantes de la filière est arrivé à son terme. Dans ce contexte de fin de mandature, je n’attends pas de mesure spectaculaire à la hauteur des difficultés que nous rencontrons mais j’ai confiance dans l’adoption de certaines dispositions bénéfiques aux acteurs des courses. De nombreuses recommandations ont été formulées tant sur la procédure d’agrément des propriétaires que sur le régime fiscal des plus-values de cession.

Nous nous battons avec détermination et méthode mais comme je l’ai également déjà dit, on ne peut tout attendre d’un Etat déficitaire. Par ailleurs, le manque de visibilité lié aux prochaines élections présidentielles et législatives nous engage à ne pas simplement compter sur la signature d’un nouveau protocole avec l’Etat pour nous remettre à flot.

Gouverner, c’est prévoir. C’est pourquoi, nous devons nous préparer à tous les scenarios possibles, avec suffisamment d’anticipation, et faire preuve de sens des responsabilités en ne faisant l’impasse sur aucun sujet.

C’est dans cet esprit que nous avons commencé à discuter des encouragements 2018 lors du Conseil d’administration de lundi dernier. Nous sommes partis d’un état des lieux tout à fait précis et exhaustif de la manière dont sont employés les 280 millions d’encouragements actuels. Cela fut l’occasion d’un premier échange sur tel ou tel dispositif, sur les effets des inflexions de la politique d’encouragements des dernières années. J’ai également demandé aux administrateurs qui, pour certains, représentent les associations professionnelles élues au Comité, de travailler sur des propositions concrètes et écrites de réduction des encouragements dans le contexte de déficit structurel d’une trentaine de millions d’euros que nous connaissons. Je serais d’ailleurs ravi que les cooptés puissent aussi, via un groupe de travail ad hoc, formuler des propositions au Conseil d’administration.

Nous nous sommes fixés le Conseil du 22 mai pour remonter ces contributions, échanger et ainsi, alimenter la réflexion des administrateurs, étant entendu que c’est bien le Conseil qui sera souverain dans les décisions budgétaires qu’il aura à prendre.

Dans le même registre, nous devrons instruire, avec la Fédération Nationale et le Trot, la question de la rémunération des sociétés premium. Pour France Galop, c’est une enveloppe de plus de 30 millions par an.

Chers amis, la tâche est immense, parfois effrayante mais elle nous pousse à agir avec le sens des responsabilités. Pour conclure mes propos, je voulais vous citer quelques extraits d’un article paru dans L’Express :

« Aujourd'hui, en France, le monde du turf va mal : champs de courses qui ferment, PMU détrôné par le Loto, image de marque désuète… Les paris sont ouverts...

(….)

Aujourd'hui, l'âge moyen du turfiste est de 55 ans. Menacé de désuétude, le monde des courses paie pour avoir oublié d'épouser son siècle.

Depuis quelques années déjà, le PMU s'est échiné à gommer l'univers masculin, enfumé, pas franchement affriolant, de ses nombreux points de vente, relégués pour la plupart dans l'arrière-salle ou les sous-sols des bars-tabacs.

(…)

A la croisée des chemins, entre le terroir et la haute technologie, le petit monde des courses se rejoint au moins sur un point : les modes passeront, mais le cœur de l'homme gardera toujours une place pour sa plus belle conquête… »

Cet article est paru en 1994, il y a 23 ans déjà. Vieillissement de nos parieurs, image désuète, concurrence avec la Française des Jeux… Voilà un constat qui ressemble étrangement à celui que nous pouvons dresser aujourd’hui.

Personnellement, cet article me fait regarder l’avenir avec confiance. On enterrait les courses et le pari hippique en 1994 ? Et pourtant, nous avons fait mieux que survivre ! Entre 2000 et 2016, les encouragements distribués sont même passés de 161 millions à 280 millions d’euros.

En étant clairvoyants, courageux et responsables, je suis convaincu que nous saurons collectivement faire aussi bien et engager les courses de galop sur la voie du redressement et du renouveau.
27 mars
Deux victoires françaises à Dubaï

Vazirabad et The Right Man se sont imposés pour l'équipe de France, samedi soir à la grande réunion de la Dubai World Cup sur l'hippodrome de Meydan.
Samedi 25 mars 2017, Meydan (Dubaï). – Vazirabad (Manduro) a remporté la Dubai Gold Cup (Gr1) pour la deuxième fois, samedi sur l'hippodrome de Meydan à Dubaï, pour son éleveur l'Aga Khan, l'entraînement d'Alain de Royer Dupré et sous la monte de Christophe Soumillon tandis que The Right Man (Lope de Vega), pensionnaire de Didier Guillemin, s'est imposé d'un nez dans le premier sprint de groupe 1 de l'année sur l'hémisphère Nord, le Al Quoz Sprint (Gr1), sous les couleurs de Pegase Bloodstock, Zied Ben M’Rad, Azeddine Sedrati, Samira Turki et Guillaume de Saint-Seine. François-Xavier Bertras montait le gagnant du Prix de la Seine-et-Oise (Gr3). Entraîné à La Teste pour Al Shaqab Racing et associé à Gregory Benoist, Heshem (Footstepsinthesand) n'a pu repousser jusqu'au bout l'attaque du japonais Vivlos (Deep Impact) dans le Dubai Turf (Gr1) pour finalement terminer deuxième. L'autre français dans la course, Zarak (Dubawi), a dû se contenter de la quatrième place.

Gagnant du dernier Critérium International (Gr1) à l'automne dernier à Saint-Cloud, Thunder Storm (Helmet) a gagné le Derby des Émirats (Gr2) pour l’écurie championne de Dubaï, Godolphin. Considéré comme le meilleur pur-sang du monde, l'américain Arrogate (Unbridled's Song) s'est imposé dans la course principale du meeting, la Dubai World Cup (Gr1), sous les couleurs de son éleveur saoudien, Khaled Abdullah. Dotée de 10 millions de dollars, la course se déroule sur 2 000 mètres et la piste en sable. Troisième du français Almanzor (Wootton Bassett) dans les Champion Stakes (Gr1), l'automne dernier à Ascot, l'anglais Jack Hobbs (Halling) a gagné le Sheema Classic (Gr1), sur la piste en herbe et la distance de 2 400 mètres.
24 mars
Lancement de la 2ème édition des Trophées du Personnel des Courses et de l’Elevage.

Honorer et récompenser, les maîtres mots des « Trophées du personnel des courses et de l’élevage ».
(Communiqué) Boulogne-Billancourt, mercredi 22 mars 2017. - Fort du succès de la 1ère édition, France Galop et Godolphin sont fiers de s’associer à nouveau pour célébrer le dévouement du personnel des courses et de l’élevage, véritables pivots de notre filière. Pour cette 2ème édition, 7 catégories seront récompensées le 25 novembre 2017 à l’hippodrome d’Auteuil. Un nouveau trophée dédié au « Personnel Administratif » s’ajoutera cette année à ceux décernés aux six catégories récompensées en 2016.

Lors de la 1ère édition Française des « Trophées du personnel des courses et de l’élevage », les membres du jury avaient étudié 175 dossiers de candidature enregistrés dans six catégories différentes. Les lauréats avaient été récompensés lors d’une cérémonie organisée par Godolphin et France Galop, le 19 novembre 2016 à l’hippodrome d’Auteuil.

Jean-Bernard Roth, premier garçon de l’entraîneur Jean-Claude Rouget, avait été élu « Employé de l’année ». Nous retenons de ces mots, l’amour de son métier et la passion qui l’anime au quotidien : « Les chevaux, on les voit, ils sont sur le programme. Mais les gens du métier, on les voit très peu. Ils méritent leur part de lumière. C’est pour cela que cette initiative est extraordinaire. (…) Les chevaux sont là pour nous dire que nous partageons une passion et pour nous rapprocher. Ce soir, je pense à beaucoup de monde et c’est ce qui m’aide à avancer. Je suis fier de ce titre et je continuerai à faire de mon mieux pour démontrer que le cheval est une noble conquête ».

REVIVEZ LA CEREMONIE 2016 EN CLIQUANT ICI

Sept catégories pour récompenser celles et ceux qui œuvrent chaque jour pour les courses et l’élevage

- Leadership : Pour les employés ayant la responsabilité d’au moins deux personnes et ayant démontré un désir de réussir au sein de la filière, ainsi que des aptitudes d’encadrement au bénéfice de leurs collègues

- Dévouement pour les courses : garçons de voyages, secrétaires administratifs, premier garçon, garçon de cour… Pour un membre du personnel ayant travaillé au moins 15 ans dans la filière. Elément moteur de l’équipe, il partage sa passion, son expérience, sa connaissance et son temps.

- Cavalier(ère) d’entraînement : Pour les cavaliers et lads ayant fait preuve de talent, de constance et de fiabilité aussi bien en selle qu’au sol et ayant accompli quelque chose de « remarquable » durant la saison.

- Personnel de haras : Pour les personnes travaillant dans un haras et ayant fait preuve de compétence, de dévouement et de fiabilité. Aura aussi démontré du talent avec les chevaux, une capacité d’adaptation et un sens du travail en équipe

- Personnel Administratif : Pour le personnel administratif des écuries de courses ou haras. Elément clef de l’équipe il s’assure du bon fonctionnement de l’entreprise.

- Jeune espoir (course ou élevage) : Pour les employés de moins de 5 ans d’expérience dans la filière. Motivés à réussir, les nommés ont déjà commencé à gravir des échelons et ont amélioré leurs connaissances et compétences, devenant un élément indispensable au sein de l’équipe.

- Employé de l’année : Titre suprême décerné à un vainqueur de l’une des catégories précédentes (à l’exception des jeunes espoirs)

Qui peut être nommé ?

Tout personnel d’écuries de courses et de haras français, employé et résident en France peut être nommé. (Dans la mesure où il est en activité au moment du dépôt de la candidature jusqu’à la remise des trophées). Les dépôts de candidature peuvent être faits notamment par, les formateurs, les propriétaires, les éleveurs, le personnel d’écurie et de haras, le personnel administratif et les administrateurs de bureau. Les dossiers de candidatures seront téléchargeables sur le site des Trophées du personnel des courses et de l’élevage à partir de 26 juin. La date de clôture des dépôts de candidature étant fixée au 25 août 2017.

Des récompenses exceptionnelles pour les vainqueurs

Godolphin a doté chaque catégorie de prix exceptionnels. Vainqueurs, finalistes et équipes associées aux vainqueurs et finalistes seront récompensés lors de la cérémonie de remise de prix.

Godolphin offrira également au vainqueur de la catégorie « Jeune espoir » un voyage de 5 jours à Dubai comprenant notamment : journée aux courses, visite du centre d’entraînement et des Zabeel Racing Stables, du Dubai Equine Hospital.

www.tropheesdupersonnel.fr
17 mars
Fabrice Favetto Bon nommé Directeur Marketing de France Galop.

(Communiqué France Galop) Boulogne-Billancourt, mercredi 15 mars 2017
Fabrice Favetto Bon vient d’être nommé Directeur Marketing de France Galop ; il succède ainsi à Jean-Christophe Giletta et prendra ses fonctions auprès de la société mère du galop dès le 20 mars 2017.

A 47 ans, Fabrice Favetto Bon, diplômé de l’ESCP, a occupé différentes fonctions à dominante marketing et commerciale au sein d’organisations sportives comme la Coupe du Monde France 98 et de clubs sportifs (ex : Paris Saint Germain). En tant que Président de TeamStadia depuis 2011, il a piloté plusieurs dizaines de missions de conseil auprès d’acteurs du sport et du divertissement. Qu’il s’agisse de grandes enceintes ayant fait peau neuve à l’occasion de l’Euro 2016 comme les stades de Lyon, Lille, Nice ou encore Marseille, ou de grands projets comme La Seine Musicale de Boulogne-Billancourt ou l’U Arena de Nanterre, Fabrice Favetto Bon a été directement impliqué dans la conception du modèle d’exploitation et les enjeux spécifiques liés à l’ouverture de ces lieux de spectacle.

Olivier Delloye, directeur général de France Galop : « A un an de l’ouverture du Nouveau Longchamp dès 2018, je suis très heureux d’accueillir Fabrice au poste de Directeur Marketing de France Galop. Calendrier oblige, son premier objectif sera de nous préparer au mieux à l’ouverture de Longchamp qui doit marquer une rupture dans notre façon d’exploiter nos hippodromes. Créer de nouvelles offres pour attirer un public plus nombreux et plus varié, transformer l’expérience de nos clients à travers des services bien pensés et bien délivrés, développer de nouvelles activités pour faire vivre le lieu au-delà de nos réunions de courses sont quelques uns des grands objectifs à atteindre pour faire du Nouveau Longchamp une réussite et un modèle à suivre pour les autres hippodromes de France Galop. Fabrice a l’expérience, les compétences et aussi le goût des courses, autant d’atouts pour relever ce magnifique défi avec les équipes en place. Pour lui permettre de se concentrer pleinement sur cette mission, je serai aux côtés de Fabrice les premiers mois pour piloter la communication et le département propriétaires de France Galop. Je tiens à saluer Jean-Christophe Giletta qui a fortement contribué à la montée en compétences de nos équipes dans l’organisation des évènements et a permis à d’autres projets structurants comme le Marketing Commun des Courses de voir le jour ».

Fabrice Favetto Bon a déclaré : « J’ai découvert les courses en 2007 en devenant propriétaire via une écurie de groupe fondée avec des amis proches. J’y ai vécu de belles émotions, personnelles et collectives pendant plusieurs années. Ces émotions par le sport et le divertissement ont toujours rythmé mon parcours professionnel ; je suis heureux d’en ouvrir une nouvelle étape chez France Galop afin de relever le magnifique défi de la valorisation des courses et de la diversification de nos activités ».
15 mars
Bons débuts de l'élevage français à Cheltenham

Gérard Ferté (à gauche) et Antoine-Audoin Maggiar, deux éleveurs français qui connaissent une belle réussite à Cheltenham.
Le festival de l'obstacle à Cheltenham a débuté mardi pour quatre jours et l'élevage français a tenu la dragée haute à ses concurrents avec trois succès de Groupe 1 !
Mardi 14 mars 2017, Prestbury Park (Cheltenham, GB). - Belle journée pour les sauteurs venus de France, mardi à Cheltenham pour la première des quatre journées du festival britannique de l’obstacle. L’AQPS Buveur d’Air (Crillon), élevé dans le Cher par Gérard Ferté, s’est imposé dans la plus grande course de cette réunion d’ouverture, le Champion Hurdle (Gr1), équivalent anglais de notre Grande Course de Haies d’Auteuil. Entraîné par Nicky Henderson, qui l’a remis sur les haies après avoir tenté –avec succès pourtant- de le convertir au steeple-chase, Buveur d’Air est un frère utérin de Punchestowns (Morespeed), un des meilleurs hurdlers en activité outre-Manche dans les années 2000. Comme Gérard Ferté le soulignait sur place en Angleterre, l’un et l’autre descendent de la championne de France de cross-country 1985, Lili Dancer (Evainqueur), qu’il avait lui-même élevée et qui a donné un double lauréat du Grand Cross de Craon (L), Fuji Yama.

Troisième du Champion Hurdle, Petit Mouchoir (Al Namix) a lui aussi été élevé en France par Philippe Guéret en Mayenne.

Autre succès français de haut niveau à signaler mardi, la victoire du 6ans Labaik (Montmartre) dans le Supreme Novices’ Hurdle Race (Gr1), élève de l’écurie des Monceaux qui a d’abord couru sous les couleurs du Haras Shadwell pour le cheik Hamdan Al Maktoum en France, devant Melon (Medicean), ancien pensionnaire de Nicolas Clément à Chantilly, également vendu par Arqana.

On notera enfin le triomphe d'une jument élevée dans le Maine-et-Loire par Ronny Coveliers, Apple’s Jade (Saddler Maker), dans le Mares’ Hurdle Race (Gr1), la grande course de haies féminine, aux dépens de l’AQPS Vroum Vroum Mag (Voix du Nord), élève d'Antoine-Audoin Maggiar qui était tenante du titre, et de Limini (Peintre Célèbre), née en Grande-Bretagne mais d’abord vue en France avant de passer sur le ring d’Arqana, où elle a été vendue 100 000 € à Harold Kirk pour le propriétaire Michael O’Leary, le patron de Ryanair.
14 mars
Mise en place d’un poids individuel minimum de monte pour les jockeys

(Communiqué France Galop) Boulogne-Billancourt, le vendredi 10 mars 2017. - Le Code des courses de Galop vient d’être modifié afin que soit désormais attaché à chaque jockey un poids individuel minimum de monte. Depuis le 1er mars 2017, un jockey ne peut pas être déclaré au départ d’une course à un poids inférieur à celui communiqué au médecin lors de la visite médicale annuelle permettant l’établissement du certificat de non contre-indication à la monte en course (prévu à l’article 40 du Code).

Enchainer de trop fréquentes variations de poids pour répondre aux différentes conditions de courses est susceptible de fatiguer l’organisme des jockeys et de nuire à leur sécurité et à celle du peloton.

En effet, comme tous les sportifs, chaque jockey a un poids optimal de forme permettant de participer dans les meilleures conditions aux épreuves sportives. Cette notion est particulièrement importante dans notre sport compte-tenu du nombre élevé d’engagements des jockeys et du rythme soutenu de compétition tout au long de l’année.

Cette modification du Code de courses de Galop a été présentée au préalable à l’Association des Jockeys. Elle a été ensuite votée par les Instances de France Galop et approuvée par le Ministère de l’Agriculture.
13 mars
EpiqE Series : bilan et perspectives

À l'issue de la première saison des EpiqE Series, l'équipe du marketing Commun des Courses a pu tirer un premier bilan et dévoiler d'importantes évolutions pour la saison 2...
(Communiqué Marketing Commun des courses). - Mai 2016, l’ensemble de l’Institution des courses de chevaux, France Galop, LeTrot, la Fédération Nationale des Courses Hippiques, le PMU et Equidia dévoilait son programme de reconquête du grand public en lançant le championnat EpiqE Séries.

Pour la première fois, les couleurs du trot et du galop ont couru sous une même bannière en réunissant les 14 plus grandes courses françaises, réparties en 2 circuits qui ont mené respectivement à la consécration des meilleurs chevaux mondiaux, à l’occasion du Prix d’Amérique Opodo et du Qatar Prix de l’Arc de Triomphe.

A l’issue de cette première saison, les premiers résultats et perspectives sont encourageants.

Les premiers niveaux de fréquentation observés sur la globalité de la compétition sont positifs, même si la fermeture actuelle de Longchamp a rendu complexe le lancement du circuit galop. Au total ce sont près de 170 000 personnes qui ont assisté aux évènements, théâtres d’une nouvelle scénarisation et théâtralisation des acteurs à cette occasion.

Au niveau des enjeux, on observe, en moyenne sur chaque étape, une augmentation de 7.4% des enjeux collectés sur l’ensemble des 14 courses (vs n-1) grâce à un dispositif d’activation puissant déployé par le PMU : relais dans les 13 200 points de ventes, animations spécifiques (duels et défi EpiqE Séries), super tirelires de 10 millions d’euros sur chaque date.

La collaboration avec le Groupe TF1, premier groupe audiovisuel privé français, a considérablement élargi le bassin d’audience de nos évènements, en permettant à près de 10 millions de téléspectateurs de découvrir cette nouvelle compétition.

TF1 a diffusé en direct le Qatar Prix de l’Arc de Triomphe et le Prix d’Amérique Opodo rassemblant en moyenne près de 1,3 million de personnes pour chaque évènement. En 2017, deux étapes supplémentaires profiteront de cette exposition.

La chaine LCI, quant à elle, a retransmis les 14 étapes en direct avec des moyens de production immersifs permettant aux téléspectateurs d’être plongés au coeur de l’évènement. Des pics d’audience à plus de 300 000 téléspectateurs ont été observés.

Ultime volet du partenariat avec TF1, la diffusion du programme court Saga Hippique tous les dimanches soir sur TF1, permet à près de 4 millions de téléspectateurs de découvrir toute la richesse de la filière et les coulisses du championnat.

L’ensemble du dispositif de communication a eu une portée importante auprès des publics cibles.

C’est le rappeur Joey Starr qui, le premier, a annoncé à la télévision, à la radio et sur les réseaux sociaux l’arrivée du championnat EpiqE Séries sous le slogan : « EpiqE Series, la course qui ne s’arrête jamais ».

Avec un plan média puissant, notamment en télévision avec la diffusion d’un spot de publicité avant chaque étape, ce sont plus de 800 millions de contacts au total qui ont été exposés à la marque EpiqE Series (90 % des individus de 25 à 49 ans ont vu en moyenne 18 fois le spot) sur l'ensemble de la saison.

La campagne de communication installe la nouvelle marque avec près de 59% des parieurs sportifs français âgés de 25 à 34 ans qui connaissent déjà la compétition.

Egalement, cette campagne commence à faire changer le regard porté par les Français à l’égard des courses de chevaux avec par exemple, un gain d’image positive de 27 points sur l’affirmation suivante : « Les courses sont un sport » sur les personnes exposées à la campagne.

Sur les réseaux sociaux, le championnat a trouvé un bon écho, notamment sur le coeur de cible des 25-34 ans avec près de 4 millions de vidéos vues sur Facebook et Twitter et un bon taux d’engagement de 20% (moyenne par publication).

Le 13 mai prochain, lancement de la saison 2 du championnat EpiqE Séries :

Si le programme de la saison 2 propose plusieurs nouveautés, le championnat EpiqE Séries se base toujours sur les mêmes fondamentaux :

- 1 seul label pour les 14 plus belles courses de chevaux en France

- 2 circuits, 2 allures

- Au Galop, les 7 plus grandes courses du calendrier pour le meilleur du galop

- Au Trot, toutes les courses qualificatives au Prix d’Amérique Opodo

Un classement final pour chaque circuit récompensera les meilleurs pilotes de la saison dans chaque discipline.

EPIQE DAYS, une nouvelle marque événement

2017 sera aussi l’occasion de découvrir un nouveau label EpiqE Days, qui mettra en lumière d’autres grands rendez-vous du calendrier et les autres disciplines majeures du trot et galop : l’obstacle et le trot monté. 4 grands rendez-vous ont été retenus en 2017, chacun concentré sur une journée ou un week-end avec des courses de haut niveau, le tout dans une ambiance festive et conviviale.

- Week-end du Grand Steeple Chase de Paris à Auteuil ;

- Journée du Prix du Président de la République à Vincennes ;

- Journée du Prix de Normandie / Prix des Elites à Vincennes ;

- Week-end des 48h de l’Obstacle à Auteuil.

LE CALENDRIER DE LA SAISON 2 EPIQE SERIES

GALOP

Poule d’Essai des Pouliches à Deauville

Poule d’Essai des Poulains à Deauville

Prix du Jockey Club à Chantilly

Prix de Diane Longines à Chantilly

Prix Haras de Fresnay Le Buffard Jacques Le Marois à Deauville

Qatar Prix Vermeille à Deauville

QATAR PRIX DE L’ARC DE TRIOMPHE (Finale) à Chantilly

TROT

Grand Prix de Bretagne à Vincennes

Grand Prix du Bourbonnais à Vincennes

Prix Ténor de Beaune à Vincennes

Critérium Continental à Vincennes

Grand Prix de Bourgogne à Vincennes

Grand Prix de Belgique à Vincennes

PRIX D’AMERIQUE OPODO à Vincennes

PALMARES DE LA SAISON 1

GALOP

Meilleur jockey : Maxime Guyon

Meilleur cheval : Siljan’s Saga

Meilleur propriétaire : Godolphin SNC

Meilleur entraîneur : Aidan O’Brien

TROT

Meilleur driver : Franck Nivard

Meilleur cheval : Bold Eagle

Meilleur propriétaire : Ecurie P.Pilarski

Meilleur entraîneur : Sébastien Guarato
10 mars
France Galop et Arioneo digitalisent l'entraînement du galopeur

Le 7 mars 2017, France Galop, société mère des courses de galop en France et Arioneo, startup spécialisée dans les objets connectés et le Big Data dédiés à la santé et la performance du cheval athlète, ont signé un contrat de partenariat exclusif. Arioneo, au travers de sa technologie Equimetre et de son application, permet ainsi à France Galop de digitaliser ses services dédiés aux entraîneurs et aux propriétaires.
9 mars
Cérémonie du drapeau à Longchamp : fin du chantier de gros-oeuvre

Mercredi 8 mars, hippodrome de Longchamp (Paris). – La cérémonie du Drapeau, qui marque traditionnellement dans le bâtiment la fin du gros-œuvre d’un chantier, s’est déroulée ce mercredi en présence de plus de 250 compagnons ayant œuvré sur ce projet, des dirigeants de Bouygues Bâtiment Ile-de-France et d’Édouard de Rothschild, président de France Galop.

Un platane a été symboliquement planté dans le rond de présentation à cette occasion, tandis qu’une visite du chantier a pu avoir lieu.

À huit mois de la livraison des installations, l’organisation de l’hippodrome commence à se matérialiser. On peut se projeter davantage dans le site, apprécier ses volumes, comprendre son mode de fonctionnement, le trafic des publics et les vues sur les pistes et le rond, alors que les écuries, comme les anciennes tribunes et le totalisateur, sont intactes et même partiellement rénovées au cœur de ce vaste chantier.

Édouard de Rothschild a salué le travail des équipes de Bouygues et apprécié ce symbole d’un « renouveau du galop, enraciné dans ses traditions et son histoire, mais aussi tourné avers l’avenir », tout en souhaitant que ce nouvel outil puisse « parler au cœur des amoureux des courses et des chevaux ».
8 mars
Prix Karcimont : le verdict des commissaires

(Communiqué France Galop). - Après examen du film de contrôle et audition des jockeys, les Commissaires ont maintenu dimanche 5 mars 2017, le résultat du Prix Karcimont sur l’hippodrome d’Auteuil, considérant que les chevaux classés à l’arrivée avaient régulièrement effectué le parcours. Par ailleurs les Commissaires ont sanctionné les jockeys Arnaud DUCHENE et Tristan LEMAGNEN par une interdiction de monter pour une durée de 20 jours pour s’être trompés de parcours, entraînant avec eux une partie du peloton.

Selon le code des courses de galop, les commissaires décident de la neutralisation d’une épreuve. Le principe de neutralisation concerne par usage des problèmes de sécurité, comme un jockey blessé ne pouvant être déplacé ou encore un cheval à terre au pied d’un obstacle en passe d’être refranchi. Dimanche, malgré les aléas de la course, ce n'était pas le cas. Des jockeys et leurs montures ont respecté le parcours et sept d’entre eux ont franchi régulièrement le poteau d’arrivée et avaient été joués par des parieurs.

France Galop est désolée du déroulement de cette course et de ses conséquences pour les turfistes. Sur les milliers de courses qui se déroulent chaque année, ce type d’incident est rarissime mais il ne peut être totalement évité.