FRANCE GALOP

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Organisation / Association

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18 janvier
ParisLongchamp, EpiqE Tracking, Programme 2018 et Établissement unique de l’Ouest Parisien au Conseil d’administration de France Galop

17 janvier 2018


L’ordre du jour de la réunion était riche et placé sous le signe de la nouveauté et de l’innovation puisque le projet ParisLongchamp, le programme de déploiement du système de tracking au galop, le programme 2018 et le projet de création d’un établissement unique pour l’exploitation des hippodromes de l’ouest parisien (ParisLongchamp, Saint-Cloud et Auteuil) y ont été débattus. Ces quatre sujets seront d’actualité dans les prochaines semaines et leur avancement sera détaillé au fil des jours.


Communiqué de presse, Boulogne-Billancourt, le 17 janvier 2018. - Le Conseil d’administration de France Galop s’est réuni lundi 15 janvier pour la première fois de l’année.

Le chantier de ParisLongchamp, sous la houlette de l’entreprise Bouygues, touche à sa fin et France Galop prendra désormais progressivement possession du site pour effectuer les aménagements nécessaires à l’exploitation de l’hippodrome. Des points d’avancement hebdomadaires avec les responsables du projet sont programmés pour piloter l’ensemble de ces travaux post réception. L’ouverture, prévue le dimanche 8 avril, sera précédée de courses-test à huis clos en mars. L’inauguration du site aura lieu le dimanche 29 avril avec un Prix Ganay exceptionnel et revalorisé pour l’occasion.

Une conférence de presse a lieu mardi prochain 23 janvier à Paris pour lancer le programme EpiqƎ Tracking, qui sera inauguré dans les tous prochains jours. De nouveaux essais ont été réalisés à Chantilly lundi et le résultat de ce test a été projeté quelques minutes après, au Conseil d’administration, qui a pu vivre une course en 3D et découvrir l’habillage des écrans. Le degré d’avancement de la mise au point de cette solution de géolocalisation permet d’envisager son exploitation au galop au début du 2ème trimestre, avec pour objectif une mise en oeuvre lors de l’inauguration officielle de ParisLongchamp. France Galop diffusera après la conférence de presse du 23 janvier un support vidéo présentant le projet et ses fonctionnalités, tandis qu’une campagne de présentation aux professionnels sera organisée dans les semaines suivantes.

Le programme des courses de sélection européen sera validé, en même temps que tout le programme des black types français, par l’European Pattern Committee réuni mercredi 18 janvier au Curragh en Irlande. Les représentants de France Galop, le président Edouard de Rothschild et Henri Pouret, directeur général adjoint chargé de la direction opérationnelles des courses, présenteront leurs propositions à leurs homologues et c’est à l’issue de cette réunion que le programme européen sera arrêté ; France Galop le diffusera au plus vite.

Le projet de création d’un établissement unique pour l’exploitation des hippodromes de l’ouest parisien (ParisLongchamp, Saint-Cloud et Auteuil) entre lui aussi dans sa phase finale. Cet important projet de rationalisation et de mutualisation des moyens fait toujours l’objet d’une consultation auprès des instances représentatives du personnel ; celle-ci prendra fin mi-février, ce qui permet de tabler sur une mise en oeuvre de cette nouvelle organisation à la réouverture des courses parisiennes, fin février.

Nouvelle réunion du groupe de travail Trot-Galop

Dans la foulée, mardi matin 16 janvier, le groupe de travail Trot-Galop s’est réuni pour continuer d’explorer notamment les différentes pistes de synergies et d’optimisations des différentes composantes de l’Institution. Parallèlement, un premier bilan des discussions sur la rémunération des sociétés de courses dont les taux de rémunération sont dérogatoires a pu être présenté au groupe par Pierre Préaud, secrétaire général de la Fédération nationale des courses hippiques, qui pilote ce dossier en bonne voie. Par ailleurs, le groupe a discuté une demande d’opérateurs de paris hippiques désireux de proposer à l’étranger des paris sur les courses françaises.

Agenda

À noter la découverte, la semaine dernière, du chantier de ParisLongchamp par Jean-François Martins, Adjoint à la maire de Paris en charge des sports et du tourisme, accompagné de Karim Herida, Délégué Général Adjoint aux Jeux Olympiques et aux Grands Evènements. Par ailleurs, également la semaine dernière, Edouard de Rothschild et Olivier Delloye, directeur général de France Galop, ont été conviés à Matignon par Damien Cazé, chef du pôle écologie, transports, énergie, logement et agriculture, et Julien Turenne, conseiller technique agriculture, pour s’entretenir de l’avenir de la filière courses.

Le prochain Conseil d’administration de France Galop se réunit lundi 12 février à 13h30 au siège de Boulogne. Là encore, le groupe de travail Trot-Galop s’est donné rendez-vous le lendemain, mardi 13 février.
15 janvier
Quinze candidats agréés comme entraîneurs publics

Quinze candidats ont été reçus à l'issue du stage d'agrément des entraîneurs publics qui s'est déroulé du 20 novembre au 22 décembre derniers. Chaque année, France Galop organise deux sessions pour agréer les nouveaux entraîneurs publics, et deux autres pour les permis d'entraîner.

Fin 2017 en France, pour le galop, il y avait :

392 entraîneurs publics ;
20 entraîneurs particuliers ;
600 permis d’entraîner ;
44 autorisations d’entraînement.
Cela fait donc plus de mille détenteurs d'une licence délivrée par France Galop, qui leur pemet d'entraîner indifféremment des chevaux de plat et d'obstacle, dont l'effectif global dans le pays atteint par moments les 10.000 chevaux.

Les nouveaux admis sont :

Artus ADELINE DE BOISBRUNET
Charlotte ALESI
Etienne D’ANDIGNE
Jean-Victor CHAIGNON
Richard CHATEL
Geoffrey DUMONT
Benoît GOURDON
Christopher HEAD
Thierry JOUIN
Luigi MACELI
Yoeri MATHIJS
Elias MIKHALIDES
Edouard MONFORT
Alexandra ROSA
Davide SATALIA
9 janvier
Les actions de France Galop en matière de Bien-Etre

Les principes et l’encadrement réglementaire.
Le code des courses au galop prend en charge le bien-être des chevaux dans de très nombreux articles : Code des Courses & Conditions Générales

Ce code réglemente :

- la capacité des personnes à détenir, entraîner ou monter des chevaux. Une expérience et une formation sont indispensables. France Galop organise 5 stages par an de formation pour les entraîneurs professionnels et amateurs au cours desquels les candidats pourront acquérir les compétences nécessaires.

- La vérification des lieux d’entraînement des chevaux de courses. Il n’est pas possible d’installer un centre d’entraînement de chevaux sans que les installations aient été vérifiées, tant sur le plan fonctionnel que celui de l’hébergement et le bien-être des chevaux.

- La vérification et la protection de l’état sanitaire des chevaux : l’état des chevaux est contrôlé à toutes les étapes de leur vie sportive, y compris dans les phases de repos. Sur l’hippodrome: Avant la course : harnachement, ferrure, cravache sont vérifiés. Pendant la course : interdiction de remonter, cravache. Après la course prise en charge médicale des chevaux blessés ou fatigués. A l’entraînement, hors entraînement et même à l’élevage.

Les contrôles de la médication en courses, à l’entraînement, hors entraînement et à l’élevage : Plus de 12 000 contrôles sont réalisés au Galop pour détecter la présence d'éventuelles substances prohibées sur les chevaux de courses. France Galop lutte contre le dopage et applique une tolérance zéro en matière de médication pour tout cheval engagé au départ d'une course. Les traitements faits pendant les périodes d’entraînement et de repos doivent être faits dans l’intérêt de la santé et du bien-être du cheval. Ces étapes de préparation sont l’objet de contrôles. 240 établissements d’entraînements ont été contrôlés en 2016 avec près d’un millier de chevaux prélevés.



La biosécurité et le suivi des maladies infectieuses et/ou contagieuses
La sécurité sanitaire des chevaux est l’un des points clés de leur bien-être. Les rassemblements de chevaux sont propices à la dissémination des maladies, notamment les maladies contagieuses. La vaccination contre la grippe équine est obligatoire et contrôlée. France Galop participe activement au Réseau d’EpidémioSurveillance des Pathologies Equines (RESPE) ainsi qu’à L’International Collecting Centre (ICC). Ces réseaux réalisent une surveillance sanitaire constante non seulement du territoire français, mais aussi de l’Europe et permettent de mettre rapidement en place des mesures sanitaires en cas de risque.

La reconversion et la retraite des chevaux de courses
France Galop a noué un partenariat il y a 10 ans avec la Ligue Française de Protection du Cheval pour permettre la prise en charge des chevaux qui quittent l’entraînement sans pouvoir entrer à l’élevage ou se reconvertir dans de nouvelles activités : sports équestres, randonnées, promenade… Un fonds de reconversion des chevaux de courses au galop a été créé en 2007 qui permet aux membres de France Galop de consacrer 1/1000 des gains de courses à la reconversion de nos chevaux.
Un partenariat est actuellement en cours de développement avec l’association Au-Delà Des Pistes (ADDP) pour favoriser la reconversion des anciens chevaux de courses au galop.

L’international : France Galop intervient au niveau international dans plusieurs comités consacrés au bien-être du cheval : Le Welfare Committee de la Fédération Internationale des Autorités Hippiques, le Welfare sub Committee de l’International Stud Book Committee, l’International Forum for the Aftercare of Racehorses.
5 janvier
Obstacle : les grands gagnants de 2017

L'ascension de François Nicolle, le maintien au sommet de Guillaume Macaire chez les entraîneurs, le retour en tête de l'écurie Papot malgré l'absence d'un fer de lance pour booster ses gains, l'onmiprésence de Simon Munir et de son associé Isaac Souede au sommet chez les propriétaires, la cravache d'or de Bertrand Lestrade et l'exploit de Marie-Christine Gabeur, premiers éleveurs grâce notamment à leur championne Westonne au haras, ont fait l'actualité de 2017 en obstacle.
La famille Papot a retrouvé en 2017 son leadership sur les courses d’obstacle en France. La casaque vert et bleu a présenté 96 chevaux dans la discipline, fournissant 390 partants pour 60 victoires et 3,17 millions d’euros de gains. La propriétaire américaine Magalen Bryant suit avec 50 succès et 2.63 millions. Cependant, les deux associés anglais Simon Munir et Isaac Souede, s’ils avaient fondé une seule et même écurie, seraient en tête avec un total de 61 victoires et de plus de 3,2 millions d’euros de gains. Le podium des propriétaires d’obstacle en France en 2017 est donc à cheval sur trois pays et deux continents.

Les casaques des entraîneurs sont devenues omniprésentes dans les classements et cela se vérifie particulièrement dans cette discipline. En effet Arnaud Chaillé-Chaillé est le propriétaire le plus prolifique de l’hexagone puisqu’il a aligné 104 chevaux dans l’année, et sellé 408 partants pour 82 victoires et près de 1,4 million d’euros de gains. Palmyr Racing, qui représente notamment son voisin Guillaume Macaire, totalise 99 succès, le meilleur score du pays, mais juste un peu plus d’un million de gains.

Guillaume Macaire enlève un 14ème titre chez les entraîneurs, son neuvième consécutif. L'écurie-phare de La Palmyre a déclaré 228 chevaux à son effectif dans le cours de l'année, qui ont fait 906 partants pour 269 victoires, soit près du double du deuxième au classement, François Nicolle. Sur le plan des gains, on observe à peu près les mêmes écarts puisque l'écurie Macaire a engragné 8,5 millions contre 4,3 pour celle de François Nicolle, qui a pourtant multiplié les victoires de haut niveau cette année, avec notamment Bipolaire, De Bon Cœur et Alex de Larredya.

Sans surprise, chez les éleveurs, Marie-Christine et Benoît Gabeur sont une nouvelle fois au sommet avec 14 chevaux, 59 partants et 23 victoires pour 228.895 € de gains. Leurs chevaux ont pris 1,54 million d’euros de gains en course, dont 1,15 million pour la descendance de la seule Westonne, la mère de So French, Device et Whetstone…

Le Haras de Saint-Voir de Nicolas et Pascaline de Lageneste suit avec 52 victoires, 1,7 million d’euros de gains –le meilleur score dans ce classement- et 195.224 € en primes à l’éleveur. Puis, on relève la troisième place du Nivernais Thierry Cyprès, avec 18 gagnants et 1,1 million d’euros de gains, pour 123.517 € de primes.

Le jockey Bertrand Lestrade est à nouveau sacré avec 92 succès en 2017, deux ans après son premier sacre. Il devance Kevin Nabet, gagnant de 61 courses et seulement distancé de 16.000 € aux gains par la cravache d’or de l’année. Malgré une absence de plusieurs mois en début d’année, Jonathan Plouganou revient en force avec une troisième place et 53 victoires, juste devant un autre absent, James Reveley, tenant du titre blessé à l’automne 2016.

Martaline est le premier étalon de l’année 2017 en obstacle avec 120 représentants, dont 40 ont remporté 65 victoires, pour des gains cumulés de 3,05 millions d’euros en course, contre 3,02 millions pour son dauphin, Poliglote. Kapgarde est troisième avec 51 succès et 2,37 millions au compteur. Chez les pères de 3 ans –l’âge le plus jeune pour courir en obstacle en France-, quatre étalons comptent au moins dix vainqueurs dans la discipline : Martaline et le jeune No Risk At All (11 chacun), Saint des Saints et Sageburg (10 chacun).
4 janvier
Plat : les grands gagnants de l'année 2017

Le record de Christophe Soumillon, le 28ème titre d'André Fabre, le quatrième du propriétaire Khaled Abdullah, talonné par Godolphin, Wertheimer&Frère et Gérard Augustin-Normand, l'élevage Wertheimer au sommet, et la belle performance des étalons français, c'est ce que l'on peut retenir du palmarès français des courses plates de 2017.
Chez les propriétaires de plat en 2017, les 41 chevaux de Khaled Abdullah ont engrangé plus de 3,9 millions d’euros de gains, ce qui place une quatrième fois la casaque vert, blanc et rose au sommet en France. Le seul succès d’Enable dans le Qatar Prix de l’Arc de Triomphe représente près de deux tiers des gains de l’écurie cette année en France. Dans le sillage du propriétaire saoudien, on note la deuxième place de Godolphin, qui représente les intérêts des princes de l’émirat de Dubaï. Avec 89 chevaux ayant disputé près de 300 courses, et 3,84 millions d’euros de gains, l’écurie devance assez nettement le troisième Al Shaqab Racing, casaque qatarie, celle-là, avec 2.83 millions, et Wertheimer&Frère, première écurie européenne du classement avec 2,71 millions d’euros.

Si l’on inclut les primes aux totaux, ce qui valorise l’élevage français, Godolphin prend le dessus avec plus de 4 millions d’euros devant Wertheimer&Frère, battu de moins de 40.000 € dans ce classement, et Khaled Abdullah, qui n’a pratiquement aucun poulain élevé en France.

Au nombre de victoires, Gérard Augustin-Normand tient le haut du pavé avec 90 succès, pour 136 chevaux et 526 partants. Seul Cédric Boutin, entraîneur qui fait courir sous ses propres couleurs, le devance au nombre de partants avec 673 engagements honorés.

Wertheimer&Frère, qui a signé 83 succès comme propriétaire, est en tête de liste parmi les éleveurs en France grâce à l’assimilation d’un grand nombre de poulains nés en Grande-Bretagne et en Irlande. Les 138 représentants de cet élevage international, à cheval sur trois pays d’Europe, ont gagné plus de 500.000 € en primes à l’éleveur, ce qui correspond à un peu plus de 11% des 4,4 millions de gains et primes au propriétaire glanés par ces mêmes chevaux en course. La société de l’Aga Khan vient ensuite avec plus de 403.000 € de primes, devant Franklin Finance, qui représente Gérard Augustin-Normand, avec 246.632 €, puis l’écurie des Monceaux (226.650€), leader parmi les vendeurs d’Arqana, et le méridional Jean-Claude Seroul.

L’entraîneur André Fabre remporte un 28ème titre. Il domine sur tous les fronts en 2017 avec 145 succès et 8.687957 euros de gains. Jean-Claude Rouget est dans son sillage au nombre de succès (143) et aux gains avec un peu moins de 6,2 millions d’euros. André Fabre est aussi le leader parmi les entraîneurs français sur le plan des gains par chevaux puisqu’il obtient une moyenne de 38.443 € avec près de 200 chevaux, 194 pour être précis…

Chez les jockeys, Christophe Soumillon a évidemment gagné la cravache d’or –la neuvième de sa carrière- avec un nouveau record d’Europe à 306 succès, près de 100 de plus que son meilleur rival, Pierre-Charles Boudot, cravache d’or 2016, lorsqu’il a passé le premier la barre des 300 victoires en une saison. Les 965 montes de Christophe Soumillon en 2017 ont gagné plus de 11,4 millions d’euros, soit 200.000 € de plus que son précédent record, établi en 2008 –l’année de la grande championne Zarkava, qu’il montait et qui avait pris près de 3,2 millions à elle seule.

Chez les étalons, enfin, les trois premiers –Nathaniel, Galileo et Sea the Stars- sont basés en Irlande ou en Grande-Bretagne mais les deux suivants, Siyouni et Rajsaman, sont normands ! Mieux : si l’on comptabilise les primes au propriétaire, c’est Siyouni qui prend la tête devant Nathaniel, le père d’Enable, et Kendargent, lui aussi basé en Normandie. Au nombre de vainqueurs, c’est le même résultat avec 59 gagnants pour Siyouni et 57 pour Kendargent, son dauphin, Le Havre arrivant quatrième avec 45 produits ayant gagné, juste devant son voisin au haras de Montfort et préaux, Air Chief Marshal et ses 44 vainqueurs. Au seul nombre de victoires, Kendargent mène avec 86 succès, un de plus que ceux des produits de Siyouni.

Seuls quatre étalons ont donné au moins dix poulains de 2 ans gagnants en 2017, et ils sont tous les quatre en France : Siyouni, Dabirsim (15 chacun), Kendargent (12) et Air Chief Marshal (10).
3 janvier
Réunion du 3 janvier à Deauville reportée aux 4 et 5 janvier

Communiqué, 2 janvier 2018, Boulogne Billancourt.- En raison des prévisions météorologiques annoncées (très fortes rafales de vent entre 90 et 110 km/h), la réunion du mercredi 3 janvier à Deauville est annulée.

Les 8 courses sont reportées sur le même site dans les conditions suivantes :

Mêmes partants et mêmes montes.

JEUDI 4 JANVIER

Début des opérations : 9h55
Départ de la 1ère course : 10h25
Report de 3 courses :

Prix de Giberville
Prix de Belhêtre
Prix de Ferrière au Doyen
VENDREDI 5 JANVIER

Début des opérations : 9h30
Départ de la 1ère course : 10h
Report de 5 courses :

Prix du Bocage Virois
Prix de Moulins La Marche
Prix Miss Satamixa
Prix du Bocage Augeron
Prix du Bocage Ornais
2 janvier
Le foyer de rhinopneumonie à forme nerveuse déclaré à Cagnes/Mer stabilisé

(Communiqué) Boulogne-Billancourt, le 29 décembre 2017 - Le foyer de rhinopneumonie à forme nerveuse déclaré dans l’une des écuries de Cagnes s/Mer est stabilisé.

Sur les 25 prélèvements faits dans l’écurie touchée par le virus, deux sont positifs : le cheval malade et un cheval porteur sain. Ce dernier, bien qu’en pleine forme, a été immédiatement isolé.

Les trois chevaux isolés précédemment par précaution suite à des fièvres légères se sont révélés négatifs pour le virus de la rhinopneumonie. La fièvre ayant disparu et après examen clinique, deux d’entre eux ont été autorisés à regagner leurs écuries, le troisième reste à la clinique en suivi médical pour une toux légère sans rapport avec la rhinopneumonie.

Les mesures sanitaires prises au niveau des écuries du centre d’entraînement et de l’hippodrome ont été vérifiées le 28 décembre 2017 par le vétérinaire de France Galop et la direction de la société des courses de Cagnes/mer. Il a été décidé de les maintenir par précaution. De nouveaux prélèvements biologiques sont prévus pour suivre l’évolution de la situation.

Des mesures sanitaires de nettoyage et de désinfection à grande échelle sont programmées pour être mises en place dès le départ des chevaux présents pour le meeting d’obstacle et avant l’arrivée des participnats au meeting de plat.

Il est précisé que le sas sanitaire mis en place sur l’hippodrome de Maisons-Laffitte pour les chevaux qui reviennent de Cagnes/mer est ouvert à tous les entraîneurs qui souhaitent en profiter et pas seulement aux entraîneurs de Maisons-Laffitte.
29 décembre 2017
Les sauteurs français s'amusent bien outre-Manche

Les chevaux élevés en France ont encore connu une belle réussite en Grande-Bretagne et en Irlande depuis Noël, au fils des nombreux meetings de la trêce des confiseurs, trêve totalement ignorée par les hippodromes d'obstacle britanniques et irlandais…
Mardi 26 décembre, jour férié en Grande-Bretagne, pas moins de trois courses de Groupe 1 sur les obstacles de Kempton étaient au programme dans le cadre de la réunion du King George VI Chase (Gr1), le grand classique de ce Boxing Day en Angleterre. Si ce dernier a échappé au Frenchbred Bristol de Mai (Saddler Maker), principal challenger du favori vainqueur Might Bite (Scorpion) mais trop fautif pour rester invaincu cette saison, les deux autres principaux rendez-vous de la journée sont revenus à des sauteurs importés de France.

Dans le Grand Prix des novices sur le steeple, le Kauto Star Novices’ Chase (Gr1), la victoire est revenue à Black Corton (Laverock), un AQPS de 6 ans –le même âge que Bristol de Mai– entraîné par Paul Nicholls et monté par la jeune Bryony Forst, qui a su tirer le meilleur de l’élève de Dominique Guyon, né en Côte d’Or. C’est la deuxième fois qu’une femme-jockey gagne un Groupe 1 sur les obstacles outre-Manche, deux ans après Lizzie Kelly dans cette même course. Rappelons qu’en France, Anne-Sophie Madelaine avait déjà gagné au niveau Groupe 1 en obstacle dans le Grand Prix d’Automne dès 1999 !

Avant de traverser la Manche, Black Corton a terminé deuxième d’un certain Bipolaire à Auteuil sous l’entraînement de Serge Foucher, qui fût également le premier entraîneur de… Kauto Star, le cheval qui donné son nom à cette course après avoir gagné cinq fois le King George VI Chase, un record.

C’est le 7ème succès cette saison de Black Corton sur le steeple, une discipline qu’il aborde cette saison en tant que novice. La mère de Black Corton, Pour le Meilleur (Vidéo Rock), a été élevée par le haras de Saint-Voir et Gilles Chaignon et elle a quitté la compétition après deux échecs, comme sa mère First Wool (Matahawk), qui a cependant donné quatre gagnants au haras, et une production qui a gagné près de 400.000 € en course.

L’autre grand gagnant de la journée importé de France est le champion des hurdlers outre-Manche, Buveur d’Air (Crillon), lauréat pour la huitième fois consécutive, et pour la cinquième fois au niveau Groupe 1 dans le Christmas Hurdle (Gr1). Meilleur que jamais, l’élève de Gérard Ferté a laissé son meilleur rival The New One à plus de deux longueurs mais son jockey, Barry Geraghty, a passé le poteau sur la main.

On notera aussi que les deux courses de Groupe disputées mardi à Leopardstown en Irlande sont également revenues à des sauteurs venus de France. Footpad (Creachadoir) est resté invaincu en deux sorties sur le steeple dans le Racing Post Novices Chase (Gr1). Le pensionnaire de Willie Mullins a laissé son plus proche rival à 11 longueurs. Il a remporté sur les haies d’Auteuil le Prix Alain du Breil (Gr1) en 2016. Footpad a été élevé en France par Louise et Camille Collet Vidal.

Pour sa part, Espoir d’Allen (Voix du Nord), un AQPS de 3 ans élevé dans l'Allier par Bruno Vagne, est demeuré invaincu dans le Juvenile Hurdle (Gr2) pour sa quatrième sortie en Irlande sur les haies. Rappelons qu'il avait débuté à Lignères-en-Berry sous l’entraînement d’Anne-Sophie Pacault en battant Etat de Grâce, ensuite deuxième du Prix Isopani, le « Finot des AQPS », à Auteuil, où il s’est imposé dès sa sortie suivante.

Le lendemain mercredi 27 décembre, d'autres sauteurs français étaient attendus de pied ferme à Chepstow dans le National Gallois et la Grande course de haies des 3ans locale, mais les conditions météo la veille de la course ont forcé l'hippodrome gallois à l'annulation. Les courses sont reprogrammées samedi 6 janvier. En revanche, à Kempton Park mercredi, Politologue (Poliglote) a fait sien le Desert Orchid Chase (Gr2), championnat du steeple de vitesse disputé sur 3.200 mètres. Politologue est un élève de Mme Henri Devin. Également à Kempton, Cyrname (Nickname), ex-pensionnaire de Patrice Quinton en France, où l'ont élevé Stéphane Follain, Éric Lecoiffier, Stéphane Guesdon et Xavier Lefeuvre, a gagné son premier groupe dans le Wayward Lad Novices' Chase (Gr2), autre championnat du steeple de vitesse mais réservé aux seuls novices. À Leoparstown en Irlande, la moisson de mercredi a été moins bonne puisque Min (Walk in the Park) a perdu son premier steeple après trois succès dans la disciplne sur le tapis vert dans un Groupe 1 sur 3.400 mètres. Pour sa part, le pur-sang de 4 ans Le Richebourg (Network), élevé dans la Saône-et-Loire par Jean-Marie Prost, a terminé deuxième du Future Champion Hurdle (Gr2).
28 décembre 2017
Courses de Deauville du 27/12 reportées au mercredi 3 janvier

Communiqué de presse, 27 décembre 2107, Boulogne-Billancourt. - En raison des conditions climatiques extrêmes (fortes rafales de vent), les Commissaires ont décidé d'annuler les 8 dernières courses de la réunion du mercredi 27 décembre à Deauville. Compte tenu des prévisions météorologiques très défavorables annoncées pour les prochains jours, ces huit courses sont reportées le :

MERCREDI 3 JANVIER 2018 à DEAUVILLE

Début des opérations : 10h00
Départ de la 1ère course : 10h30
ATTENTION : Nouveaux engagements à faire vendredi 29 décembre, 10h30 à Boulogne (les anciens engagements ne sont pas conservés)

Publication des poids : Vendredi 29 décembre, 12h30 à Boulogne ;
Forfaits : Vendredi 29 décembre, 15h30 à Boulogne ;
Probables : Samedi 30 décembre, 11h30 à Boulogne ;
Annulation de partants et montes : Samedi 30 décembre, 13h30 à Boulogne.
27 décembre 2017
Encore une grande journée outre-Manche pour l’élevage français

Mardi 26 décembre, jour férié en Grande-Bretagne, pas moins de trois courses de Groupe 1 sur les obstacles de Kempton étaient au programme dans le cadre de la réunion du King George VI Chase (Gr1), le grand classique de ce Boxing Day en Angleterre. Si ce dernier a échappé au Frenchbred Bristol de Mai (Saddler Maker), principal challenger du favori vainqueur Might Bite (Scorpion) mais trop fautif pour rester invaincu cette saison, les deux autres principaux rendez-vous de la journée sont revenus à des sauteurs importés de France.

Dans le Grand Prix des novices sur le steeple, le Kauto Star Novices’ Chase (Gr1), la victoire est revenue à Black Corton (Laverock), un AQPS de 6 ans –le même âge que Bristol de Mai– entraîné par Paul Nicholls et monté par la jeune Bryony Forst, qui a su tirer le meilleur de l’élève de Dominique Guyon, né en Côte d’Or. C’est la deuxième fois qu’une femme-jockey gagne un Groupe 1 sur les obstacles outre-Manche, deux ans après Lizzie Kelly dans cette même course. Rappelons qu’en France, Anne-Sophie Madelaine avait déjà gagné au niveau Groupe 1 en obstacle dans le Grand Prix d’Automne dès 1999 !

Avant de traverser la Manche, Black Corton a terminé deuxième d’un certain Bipolaire à Auteuil sous l’entraînement de Serge Foucher, qui fût également le premier entraîneur de… Kauto Star, le cheval qui donné son nom à cette course après avoir gagné cinq fois le King George VI Chase, un record.

C’est le 7ème succès cette saison de Black Corton sur le steeple, une discipline qu’il aborde cette saison en tant que novice. La mère de Black Corton, Pour le Meilleur (Vidéo Rock), a été élevée par le haras de Saint-Voir et Gilles Chaignon et elle a quitté la compétition après deux échecs, comme sa mère First Wool (Matahawk), qui a cependant donné quatre gagnants au haras, et une production qui a gagné près de 400.000 € en course.

L’autre grand gagnant de la journée importé de France est le champion des hurdlers outre-Manche, Buveur d’Air (Crillon), lauréat pour la huitième fois consécutive, et pour la cinquième fois au niveau Groupe 1 dans le Christmas Hurdle (Gr1). Meilleur que jamais, l’élève de Gérard Ferté a laissé son meilleur rival The New One à plus de deux longueurs mais son jockey, Barry Geraghty, a passé le poteau sur la main.

On notera aussi que les deux courses de Groupe disputées mardi à Leopardstown en Irlande sont également revenues à des sauteurs venus de France. Footpad (Creachadoir) est resté invaincu en deux sorties sur le steeple dans le Racing Post Novices Chase (Gr1). Le pensionnaire de Willie Mullins a laissé son plus proche rival à 11 longueurs. Il a remporté sur les haies d’Auteuil le Prix Alain du Breil (Gr1) en 2016. Footpad a été élevé en France par Louise et Camille Collet Vidal.

Pour sa part, Espoir d’Allen (Voix du Nord), un AQPS de 3 ans élevé dans l'Allier par Bruno Vagne, est demeuré invaincu dans le Juvenile Hurdle (Gr2) pour sa quatrième sortie en Irlande sur les haies. Rappelons qu'il avait débuté à Lignères-en-Berry sous l’entraînement d’Anne-Sophie Pacault en battant Etat de Grâce, ensuite deuxième du Prix Isopani, le « Finot des AQPS », à Auteuil, où il s’est imposé dès sa sortie suivante.
26 décembre 2017
Evolution dans la direction des sites d’entraînement de France Galop

Boulogne-Billancourt, le jeudi 21 décembre 2017 – Au terme de cinq années à la direction de l’Hippodrome et du Centre d’entraînement de Maisons-Laffitte, Franck Le Mestre, rejoindra Deauville dans le courant du premier trimestre 2018 pour y occuper les mêmes fonctions.

Edouard Boutolleau, actuel Directeur du centre d’entraînement de Chazey-sur-Ain, rejoindra Maisons-Laffitte à la reprise du calendrier des courses pour assumer la responsabilité opérationnelle de l’exploitation de l’Hippodrome et du centre d’entraînement.

Dans le but de maintenir la continuité de direction sur les sites de Deauville et Maisons-Laffitte et d’accompagner la mise en œuvre du plan de succession, Matthieu Vincent aura pour mission de superviser la Direction des Hippodromes et des Centres d'entraînement de Chantilly, Maisons-Laffitte et Deauville à compter du 15 janvier 2018.

Olivier Delloye, Directeur Général de France Galop déclare : « Cette évolution dans la Direction des sites pourvus d’un centre d’entraînement et d’un hippodrome s’inscrit pleinement dans notre volonté de les développer et d’en améliorer le niveau pour le bénéfice des professionnels. Je tiens, en cette occasion, à remercier Olivier Louit pour son investissement dans la réalisation des chantiers qui ont fait progresser les infrastructures à Deauville et lui souhaite pleine réussite dans son prochain poste. »
22 décembre 2017
Evolution des remises de poids aux femmes-jockeys

Les membres du Conseil d’Administration de France Galop ont acté les résultats, positifs dans leur ensemble, obtenus depuis la mise en place, en mars 2017, d’une remise de poids de 2 kilos (plafonnée à 4,5 kilos pour les apprentis) pour les femmes jockeys en courses de Galop.

Pour les courses de Plat :

Doublement du nombre de montes des femmes jockeys depuis mars 2017
Progression de 165 % du nombre de victoires
Les résultats de cette mesure inédite dans les courses de chevaux répondent aux objectifs fixés en début d’année. Ils visaient à permettre aux femmes d’être plus présentes dans les courses de Galop.

Sur la base de ces statistiques, un processus de consultation a été mené auprès des Conseils du Plat et de l’Obstacle. Il a été élargi à un panel d’acteurs concernés (Association des Jockeys, représentantes des femmes jockeys, Association des Entraineurs, entraîneurs ayant fait monter des femmes jockeys, agents de jockeys). Après un premier débat lors du Conseil d’Administration du 28 novembre dernier, et une nouvelle discussion hier, les membres du Conseil d’Administration ont décidé d’ajuster légèrement les règles de remise de poids des femmes jockeys à partir du 1er mars 2018. Il s’agit de corriger ainsi certains effets jugés pénalisants pour la compétition sportive, tout en conservant le fondement de cette mesure.

Les conditions de poids seront désormais distinctes selon les disciplines :

PLAT : La remise de poids est ramenée à 1,5 kilo et sera plafonnée à 4 kilos pour les apprentis et les jeunes jockeys.

Il est également prévu de remplacer le programme de 40 courses réservées aux femmes jockeys par un programme de courses pour jockeys (hommes et femmes) n’ayant pas gagné 10, 15 ou 20 courses dans l’année.

OBSTACLE : La remise de poids est maintenue à 2 kilos pour les femmes et sera plafonnée, comme en Plat, à 4 kilos.

Edouard de Rothschild, Président de France Galop, explique : « Près d’un an après l’instauration d’une remise de poids pour les femmes jockeys, la visibilité de ces sportives est renforcée. France Galop souhaite que cet effet positif se prolonge. Dans ces conditions, la mesure est donc maintenue tout en faisant l’objet d’une évolution discutée largement entre les acteurs des courses ».

Parallèlement, afin de favoriser l’apprentissage de la monte en courses, le Conseil d’Administration a retenu une proposition du Conseil du Plat visant à revoir à la hausse les seuils de nombre de victoires correspondant aux différents niveaux (actuellement 40 et 70 victoires) de remises de poids des apprentis et jeunes jockeys. Les instances en charge de faire évoluer le Code des Courses de Galop seront saisies de cette demande pour une mise en œuvre possible à la fin du premier trimestre 2018.
21 décembre 2017
Le budget 2018 adopté par le Conseil d'administration de France Galop

Le budget 2018 de France Galop, adopté lundi 18 décembre 2017 par le Conseil d’administration, marque un retour à l’équilibre des comptes de la société-mère.
Cet équilibre financier est une condition indispensable à la construction sereine de l’avenir du Galop français. Il n’aurait pas été possible sans l’effort de près de 25 millions d’euros d’économies dans les encouragements consenti par les membres de France Galop, dont il faut saluer une fois encore le sens des responsabilités et de l’intérêt général de toute l’Institution.

Ce bilan assaini est aussi le résultat d’un plan d’économies mis en place par France Galop depuis 2016. Le plan de performance dévoilé l’an dernier prévoyait une économie annuelle de 10 millions d’euros à compter de 2019. Il est délivré avec un an d’avance.

Rappelons quelques-uns des principaux leviers actionnés simultanément pour atteindre cet équilibre :

La rationalisation du budget marketing de France Galop a permis une baisse, étalée sur deux ans, de 2,9 millions d’euros de son montant par rapport à celui de 2016;
Les frais de fonctionnement des sites (hors Longchamp) diminuent de 1,5 million d’euros notamment sous l’effet de renégociations avec les fournisseurs et d’un moindre recours à la sous-traitance;
Les frais de personnel diminuent de 3,4 millions d’euros par rapport à 2016 (-7,3%). A fin 2018, les effectifs atteindront un point bas, celui de 1999, c’est-à-dire avant le passage aux 35 heures;
Les frais de siège diminuent également de 0,8 million d’euros € notamment par le biais de nouveaux appels d’offres sur différentes prestations (téléphonie, nettoyage, etc.);
L’impact sur le budget de France Galop du transfert des courses d’Enghien à Compiègne est estimé à 2,2 millions d’euros de dépenses en moins.
En plus de ces efforts :

La diminution du nombre de vacations assurées par le GTHP sur les hippodromes de France Galop (-11%) a dégagé 1,6 million d’euros d’économies depuis 2015;
Le plan de rationalisation du Pôle média, qui inclut Equidia, verra son budget baisser de près de 6 millions d’euros en 2018 par rapport à 2016 malgré le lancement dans les prochains mois de nouvelles offres digitales qui amélioreront sensiblement le service offert aux parieurs et aux professionnels des courses.
Le budget 2018 de France Galop sera également marqué par la réouverture de ParisLongchamp qui doit générer un surcroît de chiffre d’affaires de 5,1 millions d’euros dès l’année prochaine grâce au développement des revenus issus de la commercialisation des espaces, de la billetterie, de la restauration ou des programmes d’hospitalité.

Enfin, l’augmentation du résultat envisagée par le PMU en 2018 (802,6 millions d’euros, soit une hausse de près de 10 millions d’euros par rapport à 2017) participera de manière sensible à ce retour à l’équilibre du budget de France Galop.

Les paris hippiques sont attendus en hausse de 1,5% en 2018. France Galop contribue à ce retour à la croissance notamment avec un travail important réalisé par les services techniques sur l’amélioration du nombre des partants en Plat et les travaux menés avec Le Trot sur l’optimisation du calendrier.

De son côté, le PMU soutiendra ses objectifs de croissance par une vraie dynamique de lancement de nouveaux produits et services, une plus forte animation commerciale dans son réseau de points de vente et une politique marketing online plus intense en vue d’accélérer le recrutement de nouveaux clients.
18 décembre 2017
Hayley Turner mise à pied trois mois au Royaume-Uni : la sanction appliquée en France

La British Horseracing Authority (BHA), notamment chargée de la régularité des courses en Grande-Bretagne, a sanctionné la jockey professionnelle Hayley Turner, titulaire d’une licence britannique, d’une interdiction de monter en course de trois mois. Selon les accords liant les autorités hippiques de nos deux pays, France Galop appliquera le jugement de la BHA sur le territoire français.

Cette sanction fait suite à l’ouverture par la jeune femme d’un compte chez un opérateur de paris alors qu’elle ne montait plus en course mais possédait toujours une licence professionnelle. Rappelons que Hayley Turner, une des meilleurs femmes-jockeys au monde, a cessé son activité à la fin de la saison 2015 outre-Manche pour se consacrer à une nouvelle carrière de consultante sur les émissions hippiques de la chaîne ITV. Elle a alors ouvert un compte chez un opérateur de paris, ce qui lui est reproché aujourd’hui. Elle remonte en course en France depuis l’été dernier.

Hayley Turner a reconnu les faits de bonne foi et même si les règles britanniques stipulent qu’une telle infraction est passible d’une mise à pied de 18 mois, les commissaires britanniques ont fait preuve de mansuétude en raison du caractère particulier de l'affaire. Chargé de la régularité des courses à la BHA, Jamie Stier a déclaré : « C’est un règle indiscutable dans le code des courses en Grande-Bretagne qui stipule qu’un jockey licencié ne peut pas placer de paris hippiques du tout. Cette affaire a été traitée par une commission disciplinaire indépendante chargée d’établir la sanction. Hayley Turner a admis tous les faits et elle fait acte de contrition. Cela a été pris en compte au moment de prononcer le jugement. »

La sanction est applicable dès aujourd’hui jeudi 14 décembre 2017 et elle court jusqu’au 15 mars 2018. L’article 32 de la loi du 12 mai 2010 relative à l'ouverture à la concurrence et à la régulation du secteur des jeux d'argent et de hasard en ligne stipule que les jockeys ne doivent pouvoir engager des paris sur les courses auxquelles ils participent, et le code des courses au galop français est conforme à cet article.
15 décembre 2017
Modalités et versement de la prime Propriétaire 2017

Rappel des modalités de distribution 2017 :

Le montant global des primes versées au titre de l’année 2017 sera de 44,44 millions.
Pour respecter cette enveloppe, le dispositif suivant est appliqué comme en 2015 et 2016 :

Chaque performance donne lieu au versement d’un acompte de 90 % du montant théorique de prime calculée avec les taux en vigueur (64 % pour les 2 ans, 3 ans, 4 ans ; 43 % pour les 5 ans et au-dessus).
Un complément sera calculé et versé en fin d’année au vu des résultats globaux en 2017 des chevaux éligibles à la prime. En conséquence, ce complément qui pourra être supérieur ou inférieur à 10 % se traduira par des taux effectifs de primes, supérieurs ou inférieurs aux taux de 64 et 43 % ci-dessus.
Point des versements de la prime propriétaire au 30/11 :

Au 30/11 inclus, 37,06 M€ ont été versés en retrait de 4 % par rapport au budget de 90 % théorique.
Sur la base de ces résultats, on peut estimer que le versement complémentaire de prime propriétaire sera de l'ordre de 13,5 % de chaque prime propriétaire déjà versée.
Ce versement sera porté sur les relevés de compte de décembre 2017 et sera effectué dans les premiers jours de janvier.

Le tableau de bord mensuel de suivi des primes propriétaires est disponible sur le site de France Galop à la page d'accueil de l'espace professionnel.
13 décembre 2017
Les actions de France Galop en matière de Bien-Etre

Les principes et l’encadrement réglementaire.
Le code des courses au galop prend en charge le bien-être des chevaux dans de très nombreux articles : Code des Courses & Conditions Générales

Ce code réglemente :

- la capacité des personnes à détenir, entraîner ou monter des chevaux. Une expérience et une formation sont indispensables. France Galop organise 5 stages par an de formation pour les entraîneurs professionnels et amateurs au cours desquels les candidats pourront acquérir les compétences nécessaires.

- La vérification des lieux d’entraînement des chevaux de courses. Il n’est pas possible d’installer un centre d’entraînement de chevaux sans que les installations aient été vérifiées, tant sur le plan fonctionnel que celui de l’hébergement et le bien-être des chevaux.

- La vérification et la protection de l’état sanitaire des chevaux : l’état des chevaux est contrôlé à toutes les étapes de leur vie sportive, y compris dans les phases de repos. Sur l’hippodrome: Avant la course : harnachement, ferrure, cravache sont vérifiés. Pendant la course : interdiction de remonter, cravache. Après la course prise en charge médicale des chevaux blessés ou fatigués. A l’entraînement, hors entraînement et même à l’élevage.

Les contrôles de la médication en courses, à l’entraînement, hors entraînement et à l’élevage : Plus de 12 000 contrôles sont réalisés au Galop pour détecter la présence d'éventuelles substances prohibées sur les chevaux de courses. France Galop lutte contre le dopage et applique une tolérance zéro en matière de médication pour tout cheval engagé au départ d'une course. Les traitements faits pendant les périodes d’entraînement et de repos doivent être faits dans l’intérêt de la santé et du bien-être du cheval. Ces étapes de préparation sont l’objet de contrôles. 240 établissements d’entraînements ont été contrôlés en 2016 avec près d’un millier de chevaux prélevés.



La biosécurité et le suivi des maladies infectieuses et/ou contagieuses
La sécurité sanitaire des chevaux est l’un des points clés de leur bien-être. Les rassemblements de chevaux sont propices à la dissémination des maladies, notamment les maladies contagieuses. La vaccination contre la grippe équine est obligatoire et contrôlée. France Galop participe activement au Réseau d’EpidémioSurveillance des Pathologies Equines (RESPE) ainsi qu’à L’International Collecting Centre (ICC). Ces réseaux réalisent une surveillance sanitaire constante non seulement du territoire français, mais aussi de l’Europe et permettent de mettre rapidement en place des mesures sanitaires en cas de risque.

La reconversion et la retraite des chevaux de courses
France Galop a noué un partenariat il y a 10 ans avec la Ligue Française de Protection du Cheval pour permettre la prise en charge des chevaux qui quittent l’entraînement sans pouvoir entrer à l’élevage ou se reconvertir dans de nouvelles activités : sports équestres, randonnées, promenade… Un fonds de reconversion des chevaux de courses au galop a été créé en 2007 qui permet aux membres de France Galop de consacrer 1/1000 des gains de courses à la reconversion de nos chevaux.
Un partenariat est actuellement en cours de développement avec l’association Au-Delà Des Pistes (ADDP) pour favoriser la reconversion des anciens chevaux de courses au galop.

L’international : France Galop intervient au niveau international dans plusieurs comités consacrés au bien-être du cheval : Le Welfare Committee de la Fédération Internationale des Autorités Hippiques, le Welfare sub Committee de l’International Stud Book Committee, l’International Forum for the Aftercare of Racehorses.
12 décembre 2017
L'élevage français sur tous les fronts outre-Manche

La moisson des sauteurs français importés en Grande-Bretagne et en Irlande a continué ce week-end avec deux succès au niveau Groupe 1, samedi à Sandown, et deux autres beaux trophées, le lendemain dimanche à Cork en Irlande au niveau Groupe 2 et Groupe 3.

Ainsi, Sceau Royal (Doctor Dino), hongre de 5 ans élevé dans la Mayenne par Guy Vimont et exporté après avoir gagné sa première course de haies sous l’entraînement de Guillaume Macaire à Bordeaux, s’est-il imposé de 11 longueurs samedi dans le Henry VIII Novices’ Chase (Gr1). C’est sa troisième victoire sur le steeple-chase, discipline qu’il découvre cette saison, en quatre sorties sous la casaque bien connue à Auteuil des propriétaires anglais Simon Munir et Isaac Souede. 70 minutes plus tard ce samedi après-midi à Sandown, hippodrome londonien, c’était au tour du gris Politologue (Poliglote) de faire sien le Tingle Creek Chase (Gr1), un championnat de steeple de vitesse disputé sur 3.100 mètres. Quatre des cinq participants à la course venaient de France, et le podium est 100% français. Politologue est un hongre de 6 ans élevé dans la Sarthe par Mme Henri Devin et exporté après sa sortie victorieuse à Auteuil au printemps 2015. Désormais entraîné par Paul Nicholls pour John Hales, il remportait là son sixième succès outre-Manche.

Le lendemain à Cork, en Irlande, le terrain très lourd a provoqué des écarts à l’arrivée exceptionnels. Fabulous Saga (Saint des Saints), hongre de 5 ans élevé dans l’Orne au Haras du Taillis, a laissé ses adversaires à 70 longueurs dans le Stayers Novices’ Hurdle (Gr3) pour son quatrième succès chez Willie Mullins. Pour sa part, son compagnon d'écurie, le champion Un de Sceaux (Denham Red), gagnant au dernier festival de Cheltenham du Festival Trophy (Gr1, en photo ci-dessus, nous vous racontions cette victoire ici), a gagné sa 19ème course par 25 longueurs dans le Hilly Way Chase (Gr2). Ce sauteur d’exception a été élevé au Haras de la Rousselière par Nelly et Pierre de la Guillonnière et leur associée Monique Choveau. Il approche à présent le million de livre de gains…
5 décembre 2017
Beau week-end outre-Manche pour les sauteurs français

Les sauteurs importés de France ont encore connu une belle réussite, ce week-end en Grande-Bretagne et en Irlande...
Samedi à Newcastle, l’AQPS Buveur d’Air (Crillon) a remporté son quatrième Groupe 1, sur les haies du Fighting Fifth Hurdle (Gr1). L’élève de Gérard Ferté, élevé dans le Cher, a laissé son plus proche rival à 3 longueurs ½ pour cette rentrée. Il a remporté ses sept dernières courses, dont le Champion Hurdle (Gr1) du Festival de Cheltenham et l’Aintree Hurdle (Gr1), grande course de haies de Liverpool.

Une autre AQPS élevée dans le Cher, mais par la SCEA de la Chaussée, la 4ans Dame Rose (Network) s’est également imposée samedi mais à Newbury dans le Mares’ Novices’ Hurdle (L), son quatrième succès outre-Manche. Dans la même catégorie, mais un ton au-dessus, Apple’s Jade (Saddler Maker) a gagné dimanche à Fairyhouse en Irlande dans le Hatton’s Grace Hurdle (Gr1) en laissant Nichols Canyon, lauréat du Stayers’ Hurdle (Gr1) à Cheltenham en mars dernier, à neuf longueurs… L’élève de Ronny Coveliers avait débuté par une victoire en plat à Vichy chez Emmanuel Clayeux, qui l’entraînait pour le regretté Damien Coveliers –frère de Ronny. C'est une fille de Apple’s For Ever (Nikos), comme la 3ans Apple’s Shakira (Saddler Maker), qui vient de gagner un Groupe 2 à Cheltenham pour ses débuts en Angleterre. Ces deux juments ont pour 2ème mère Apple’s Girl (Le Pontet), gagnante de sept courses de haies à Auteuil sous l’entraînement de Jean-Yves Artu et de plus de 500.000 € de gains.

C’était la quatrième victoire consécutive d’Apple’s Jade, notamment lauréate en mars dernier de la Grande course de haies des femelles au Festival de Cheltenham.

L’AQPS de 3 ans Espoir d’Allen (Voix du Nord) est pour sa part resté invaincu en s’imposant dimanche à Fairyhouse dans le Juvenile Hurdle (Gr3). Cet élève de Bruno Vagne, élevé donc dans l’Allier, avait débuté à Lignères-en-Berry sous l’entraînement d’Anne-Sophie Pacault en battant Etat de Grâce, ensuite deuxième du Prix Isopani, le « Finot des AQPS », à Auteuil, où il s’est imposé dès sa sortie suivante.

Il faudra aussi retenir que dimanche à Carlisle, Bénie des Dieux (Great Pretender, en photo ci-dessus) a gagné le Houghton Mares Chase (L) de huit longueurs pour sa deuxième sortie, un an après ses débuts victorieux outre-Manche et sans avoir couru entretemps. Entraînée précédemment par Isabelle Gallorini, cette élève de Gérard Doyen née en Saône-et-Loire a notamment terminé 3ème du Prix André Michel (Gr3) pour l’écurie Zingaro avant son départ pour l’écurie de Willie Mullins en Irlande.
30 novembre 2017
Décès de la Marquise de Moratalla

La marquise de Moratalla, une des plus grandes propriétaires du galop français de ces trente dernières années, s’est éteinte mercredi à son domicile près de Bayonne à l’âge de 87 ans. Maria de la Soledad Cabeza de Vaca y Leighton aura vu sa casaque réussir au tout meilleur niveau mondial dans les trois disciplines, en plat comme en obstacle mais aussi au trot.

Au galop, elle avait gardé la casaque rouge, toque vert d’eau de son mari, l’éleveur landais Maurice Labrouche. Ces couleurs sont surtout devenues célèbres avec ses « Trois Mousquetaires » AQPS de l’obstacle français entraînés dans les années 90 par François Doumen, à savoir The Fellow, Ucello II et Ubu III, tous vainqueurs du Grand Steeple-Chase de Paris, le premier ayant aussi remporté l’équivalent en Grande-Bretagne, la Gold Cup de Cheltenham, en 1994. Dans la foulée, First Gold lui avait offert un cinquième Grand Steeple en 1998. La première grande victoire à Auteuil de « La Marquise » remontait à 1965, année du succès de son Blacklock dans le Prix du Président de la République.

En plat, ses couleurs s’étaient illustrées au meilleur niveau à de nombreuses reprises entre 1982, lorsque The Wonder a remporté le Prix Jacques le Marois, à 2011, date de son dernier succès de Groupe 1 avec Tin Horse dans la Poule d’Essai des Poulains à Longchamp. Entretemps, la casaque s’était imposée avec Hours After dans le Prix du Jockey Club 1988 elle terminera tête de liste des propriétaires en France, cette année-là), Chargé d’Affaires dans le Prix Morny 1997 ou encore Corre Caminos dans le Prix Ganay 2006. Son sprinter Chineur, entraîné comme Corre Caminos par Mikel Delzangles, avait remporté les King’s Stands Stakes (Gr2) au meeting royal d’Ascot disputé à York en 2005.

Dernièrement, la Marquise de Moratalla avait aussi élevé Walkon, deuxième du Grand National de Liverpool en 2013, et Capivari, qui a remporté à l’automne dernier le Prix Renaud du Vivier (Gr1) à Auteuil.
28 novembre 2017
Les actions de France Galop en matière de Bien-Etre

Les principes et l’encadrement réglementaire.
Le code des courses au galop prend en charge le bien-être des chevaux dans de très nombreux articles : Code des Courses & Conditions Générales

Ce code réglemente :

- la capacité des personnes à détenir, entraîner ou monter des chevaux. Une expérience et une formation sont indispensables. France Galop organise 5 stages par an de formation pour les entraîneurs professionnels et amateurs au cours desquels les candidats pourront acquérir les compétences nécessaires.

- La vérification des lieux d’entraînement des chevaux de courses. Il n’est pas possible d’installer un centre d’entraînement de chevaux sans que les installations aient été vérifiées, tant sur le plan fonctionnel que celui de l’hébergement et le bien-être des chevaux.

- La vérification et la protection de l’état sanitaire des chevaux : l’état des chevaux est contrôlé à toutes les étapes de leur vie sportive, y compris dans les phases de repos. Sur l’hippodrome: Avant la course : harnachement, ferrure, cravache sont vérifiés. Pendant la course : interdiction de remonter, cravache. Après la course prise en charge médicale des chevaux blessés ou fatigués. A l’entraînement, hors entraînement et même à l’élevage.

Les contrôles de la médication en courses, à l’entraînement, hors entraînement et à l’élevage : Plus de 12 000 contrôles sont réalisés au Galop pour détecter la présence d'éventuelles substances prohibées sur les chevaux de courses. France Galop lutte contre le dopage et applique une tolérance zéro en matière de médication pour tout cheval engagé au départ d'une course. Les traitements faits pendant les périodes d’entraînement et de repos doivent être faits dans l’intérêt de la santé et du bien-être du cheval. Ces étapes de préparation sont l’objet de contrôles. 240 établissements d’entraînements ont été contrôlés en 2016 avec près d’un millier de chevaux prélevés.



La biosécurité et le suivi des maladies infectieuses et/ou contagieuses
La sécurité sanitaire des chevaux est l’un des points clés de leur bien-être. Les rassemblements de chevaux sont propices à la dissémination des maladies, notamment les maladies contagieuses. La vaccination contre la grippe équine est obligatoire et contrôlée. France Galop participe activement au Réseau d’EpidémioSurveillance des Pathologies Equines (RESPE) ainsi qu’à L’International Collecting Centre (ICC). Ces réseaux réalisent une surveillance sanitaire constante non seulement du territoire français, mais aussi de l’Europe et permettent de mettre rapidement en place des mesures sanitaires en cas de risque.

La reconversion et la retraite des chevaux de courses
France Galop a noué un partenariat il y a 10 ans avec la Ligue Française de Protection du Cheval pour permettre la prise en charge des chevaux qui quittent l’entraînement sans pouvoir entrer à l’élevage ou se reconvertir dans de nouvelles activités : sports équestres, randonnées, promenade… Un fonds de reconversion des chevaux de courses au galop a été créé en 2007 qui permet aux membres de France Galop de consacrer 1/1000 des gains de courses à la reconversion de nos chevaux.
Un partenariat est actuellement en cours de développement avec l’association Au-Delà Des Pistes (ADDP) pour favoriser la reconversion des anciens chevaux de courses au galop.

L’international : France Galop intervient au niveau international dans plusieurs comités consacrés au bien-être du cheval : Le Welfare Committee de la Fédération Internationale des Autorités Hippiques, le Welfare sub Committee de l’International Stud Book Committee, l’International Forum for the Aftercare of Racehorses.
27 novembre 2017
Les lauréats 2017 des Trophées des personnels des courses et de l'élevage

Ils étaient près d’une centaine à avoir été nominés par des parrains dans l’une des six catégories des Trophées du Personnel des Courses et de l’Elevage organisé par Godolphin et France Galop. Samedi soir, à l’hippodrome d’Auteuil, ils étaient 18 finalistes toujours en lice pour remporter l’un des Trophées. Entourés de leurs proches et parrains, les finalistes seront nombreux à se rappeler de cette belle cérémonie qui fut riche en émotions et en partage.

En compagnie de Diana Cooper, Responsable des Opérations Caritatives de Godolphin, et d’Edouard de Rothschild, Président de France Galop, les 16 membres du jury, présidé par Jean-Bernard Roth (lauréat 2016 de la catégorie « Employé de l’année ») ont récompensé les gagnants de cette 2ème édition des Trophées du Personnel des Courses et de l’Elevage.

Les lauréats qui venaient chercher leurs trophées sous les applaudissements chaleureux et émus de la salle, dévoilaient, par leurs discours, la passion qui les anime au quotidien pour exercer du mieux possible leurs métiers au contact des chevaux.

Les lauréats sont : Othmane Ben Mosly, catégorie Cavalier d’Entrainement, Sarah Le Helleco, catégorie Personnel de Haras, Jean-Paul Lambert, catégorie Leadership et élu Employé de l’Année, Colette Cingal, catégorie Personnel Administratif, Théo Leclair, catégorie Jeune Espoir, Antoine Creton, catégorie Dévouement pour les Courses.
23 novembre 2017
Découvrez le Blog des handicapeurs

La première édition du « Blog des Handicapeurs » vient d’être publiée sur france-galop.com. À intervalles réguliers, vous y trouverez trois articles consacrés au travail et aux « valeurs » publiées et mises à jour quotidiennement par les sept échellistes de France-Galop.
Le Blog des Handicapeurs est une nouvelle publication qui sera relayée à chaque mise à jour sur votre site france-galop.com. Le métier de handicapeur est essentiel pour les courses de galop car en établissant une valeur théorique à la plupart des quelque 75.000 performances réalisées en France chaque année dans les deux disciplines, les handicapeurs permettent d’organiser des courses sous forme de handicaps, dont beaucoup servent de support aux paris à jeux complexes (exemple : les Quintés+).

Leur mission est aussi de situer le niveau de la sélection, et de défendre celle du circuit français au niveau international.

Établir ces valeurs au jour le jour est une mission délicate, sujette à controverses : chacun peut avoir sa propre idée de la valeur d’un cheval de courses. Le but des handicapeurs est de pouvoir fixer une valeur qui puisse se justifier par rapport à celles des autres chevaux, de l’ensemble des participants à une course, tout en restant cohérente au sein de la très large pyramide organisée au sein du circuit français.

Grâce à ce blog, ils pourront désormais palier au déficit d’information qui a pu compliquer la compréhension de cette mission, expliquer leur métier et entretenir le dialogue avec l’ensemble des membres de France Galop. Les articles y sont classés en trois catégories :

« Les grandes courses expliquées », où sera détaillée la façon dont les valeurs des participants d’une course de haut niveau ont été établies. La première publication couvre ainsi les valeurs réalisées dans le Qatar prix de l’Arc de Triomphe (Gr1).
« Les Handicapeurs expliquent », dans laquelle un aspect de leur mission sera présentée, ici « le poids pour âge », où sont décortiquées les remises de poids accordées aux chevaux les plus jeunes quand ils rencontrent leurs aînés.
« Les Handicapeurs s’expliquent », qui permet de justifier une décision ou une mesure concernée par la mission des handicapeurs. Dans la première édition, il s’agit de courses dont les conditions stipulent une valeur handicap, qui peut être mise à jour spécifiquement.
20 novembre 2017
Communiqué sur le statut social des jockeys

17 novembre 2017


Communiqué France Galop – 17 novembre 2017 -. France Galop souhaite rappeler certaines informations sur le statut social des jockeys.

Depuis plusieurs mois, France Galop tente de parvenir à un accord en réunissant les acteurs concernés, associations de jockeys et de propriétaires et leurs conseils. C’est dans le même état d’esprit que ses représentants participeront aux prochaines discussions entre les associations professionnelles.

Des membres de la sous-direction du travail et de la protection sociale du Ministère de l’Agriculture ont reçu un représentant de France Galop en octobre. L’association des jockeys n’était alors pas plus représentée que celles des propriétaires.

Au cours des derniers mois, France Galop, a réuni à plusieurs reprises les associations de propriétaires et de jockeys pour tenter de trouver un terrain d’entente. Parallèlement, France Galop n’a délivré aucun des documents sociaux réclamés par l’Association des Jockeys en raison de l’absence d’un accord avec les représentations des propriétaires. En effet, les propriétaires ne lui ont pas donné mandat d’établir des déclarations pour leur compte. C’est pour trouver une issue à cette situation que la Direction de France Galop a du solliciter le Ministère de l’Agriculture.

Rappel

L’association des jockeys réclame l’établissement de documents sociaux, comme le bulletin de paie. Cette demande se fonde sur le fait que selon l’association, le statut d’employé est déjà constitué par le règlement d’un salaire correspondant à la monte minimale depuis juillet 1979, date de la circulaire DAS/SDPS/C.79/N°7060.
9 novembre 2017
Prix Renaud du Vivier : le grand carrefour

Comme l’indique son titre complet, le Prix Renaud du Vivier est la Grande Course de Haies des 4ans. C’est aussi une étape importante dans la carrière de beaucoup de 4ans de haut niveau qui, jusqu’alors, se sont souvent illustrés sur les haies. En effet, c’est le dernier championnat disponible pour les chevaux d’une seule et même promotion. L’année suivante, ils auront pris 5 ans et seront alors soumis à la dure loi des courses intergénérationnelles, en qualité de cadets, et donc souvent à des duels difficiles face à des chevaux plus expérimentés. C’est aussi le moment de choisir sa voie, sur les haies jusqu’au bout –à l’image de lauréats tels que Karly Flight, Questarabad ou Blue Dragon, ou sur le steeple-chase, comme Or Noir de Somoza ou Bel La Vie…
Novembre, Auteuil

Prix Renaud du Vivier– Grande Course de Haies des 4 ans


Groupe 1, 4ans, Haies, 3.900 mètres, 270.000€

Créé en 1961

Tenant du titre : Capivari (h4 FRA par Yeats), appartenant à Xavier Kepa, élevé par Soledad de Moratalla, entraîné par François-Marie Cottin, monté par Régis Schmidlin.

La course se déroule en 2017 pour la 57ème fois

Historique

L’origine du Prix Renaud du Vivier remonte à 1961, quand les 4 ans furent exclus de la Grande Course de Haies d'Auteuil. Ils disposèrent alors d'une course intitulée « Grande Course de Haies des 4 Ans » disputée le même jour que le Grand Steeple. En 1986, elle devint « Course d'Eté des 4 Ans » (devenue Prix Alain du Breil en 1988), alors que l'appellation « Grande Course de Haies des 4 Ans » était attribuée en sous-titre à une nouvelle course, le Prix Renaud du Vivier, disputé à la fin du meeting d'automne. Cette course, dont le nom commémore le souvenir d'un des principaux dirigeants de la Société des Steeple-Chases de France, a pour mission de couronner le meilleur cheval de haies de sa génération. Sa distance a souvent varié de 3.800 à 4.200 mètres.

Renaud du Vivier de Fay-Solignac (1896-1985)

Il fut nommé membre du comité de la Société des Steeples le 7 octobre 1952. Devenu membre du conseil d'administration le 28 septembre 1955, il fut élu président le 10 octobre 1968 après le décès du comte Gérald de Rochefort. Il exerça la présidence de la société mère de l'obstacle jusqu'au 15 novembre 1977, date de sa démission pour raison de santé. Il eut pour successeur Alain du Breil.

De ses neuf années de présidence, on retiendra principalement que fut réalisée et achevée la longue et difficile rénovation d'Auteuil lancée par son prédécesseur. Sans oublier le fructueux parrainage apporté au développement des courses à Pau ainsi que la transformation des services administratifs de la Société des Steeples par la mise en place de la technique informatique.

Du marquis du Vivier, on a dit : « Il fut de la race des grands seigneurs… les derniers sans doute… qui passent les uns après les autres, en cette fin du XXe siècle. Sa courtoisie, son affabilité, sa bonté, sa compréhension étaient légendaires… tout comme son sourire et sa profonde gentillesse. »

Le marquis du Vivier connaissait le cheval sous toutes ses formes, dans toutes ses utilisations, ce qui lui valut de présider ou d'adhérer à une multitude d'associations. A ce propos on retiendra seulement ici qu'il présida l'UNIC (Union Nationale Interprofessionnelle du Cheval). Bordelais de naissance et de cœur, il fut un cavalier infatigable, un grand veneur ainsi qu'un éleveur et un propriétaire. Eleveur, il le fut en association avec Paul et René Duboscq. Dans leur haras de Labouret et dans sa propriété de Malleret, furent élevés une championne, La Sorellina (Prix de Diane, Prix de l'Arc de Triomphe) et des chevaux remarquables (Silnet, Feu du Diable, Tarquin, Tenarèze) qui se distinguèrent sous la casaque de Paul Duboscq.

Comme couleurs personnelles, il avait adopté celles (casaque cerclée orange et violet, toque noire) de Paul Clossmann, créateur du haras de Malleret vers 1875. Elles ne cessèrent de gagner quelques petites courses. Mais c'est à celles de son épouse (les mêmes que les siennes différenciées par une toque orange) qu'échut le bonheur de remporter à Chantilly en 1962 le Prix du Jockey Club avec un poulain qu'il avait choisi yearling à Deauville. C'était Val de Loir, appelé à devenir ensuite un grand étalon.

Les grandes réussites

Seulement cinq chevaux ont remporté les deux épreuves majeures pour les 4 ans sur les haies d'Auteuil, celle de l'été (Prix Alain du Breil) et celle de l'automne (Prix Renaud du

Vivier). Ce sont Marly River (1987), Silbertal (1995), Le Coudray (1998), Nickname (2003) et Blue Dragon (2015).

Depuis que la Grande Course de Haies des 4 Ans se dispute à l'automne sous l'appellation de Prix Renaud du Vivier, seulement deux de ses vainqueurs sont parvenus à remporter ensuite la Grande Course de Haies d'Auteuil. Il s'agit de Vaporetto (1997), héros de la grande épreuve estivale à 6 ans en 1999 et Questarabad, victorieux de l'un en 2008 et de l'autre en 2009.

Deux chevaux ont réalisé l’exploit d’être le meilleur à 4 ans dans les deux spécialités, en gagnant successivement le Prix Maurice Gillois (steeple) et le Prix Renaud du Vivier (haies). Le premier fut en 1983 Bayonnet, propriété de Georges Blizniansky ; il était entraîné par André Fabre et son jockey était Alain Chelet. Le second fut en 2006 Or Noir de Somoza, propriété de Sean Mulryan, entraîné par Arnaud Chaillé-Chaillé et monté par Christophe Pieux. En 2004, Cyrlight avait tenté de faire aussi bien, mais, dans le Prix Renaud du Vivier il avait dû se contenter de la deuxième place derrière Maia Eria. A noter la victoire en 2013 d'un concurrent venu d'Angleterre, Ptit Zig, entraîné par Paul Nicholls.

Propriétaires

Daniel Wildenstein (3 victoires) : Video Tape (1982), Vaporetto (1997) et Homme du Jour (1999) ;
Henry de Blonay (2 victoires) : Seawell (1955) et Le Vermandois (1972) ;
Jean Séguinotte (2 victoires) : Le Pont Logis (1978) et Shekira (2007).
Entraîneurs

Jean-Paul Gallorini (5 victoires) : Model Man (1990), Silbertal (1995), Vaporetto (1997), Nickname (2003) et Hippomène (2014) ;
André Adèle (4 victoires) : Torero (1963), Seawell (1955), Orvilliers (1967) et Le Vermandois (1972) ;
Bernard Sécly (3 victoires) : Tepatitlan (1977), What a Joy (1981) et Caballo Raptor (2000) ;
Jack-Hubert Barbe (3 victoires) : Teofilo Otoni (1979), Dazzling Horse (1984) et Petite Fortune (1986) ;
Marcel Rolland (3 victoires) : Le Coudray (1998), Questarabad (2008) et Rock Noir (2009)
Arnaud Chaillé-Chaillé (3 victoires) : Karly Flight (2002), Or Noir de Somoza (2006) et Shekira (2007).
Jockeys

Christophe Pieux (3 victoires) : Line Marine (2001), Maia Eria (2004) et Or Noir de Somoza (2006) ;
David Cottin (3 victoires) : Ptit Zig (2013), Hippomène (2014) et Blue Dragon (2015).
7 novembre 2017
Les actions de France Galop en matière de Bien-Etre

Les principes et l’encadrement réglementaire.
Le code des courses au galop prend en charge le bien-être des chevaux dans de très nombreux articles : Code des Courses & Conditions Générales

Ce code réglemente :

- la capacité des personnes à détenir, entraîner ou monter des chevaux. Une expérience et une formation sont indispensables. France Galop organise 5 stages par an de formation pour les entraîneurs professionnels et amateurs au cours desquels les candidats pourront acquérir les compétences nécessaires.

- La vérification des lieux d’entraînement des chevaux de courses. Il n’est pas possible d’installer un centre d’entraînement de chevaux sans que les installations aient été vérifiées, tant sur le plan fonctionnel que celui de l’hébergement et le bien-être des chevaux.

- La vérification et la protection de l’état sanitaire des chevaux : l’état des chevaux est contrôlé à toutes les étapes de leur vie sportive, y compris dans les phases de repos. Sur l’hippodrome: Avant la course : harnachement, ferrure, cravache sont vérifiés. Pendant la course : interdiction de remonter, cravache. Après la course prise en charge médicale des chevaux blessés ou fatigués. A l’entraînement, hors entraînement et même à l’élevage.

Les contrôles de la médication en courses, à l’entraînement, hors entraînement et à l’élevage : Plus de 12 000 contrôles sont réalisés au Galop pour détecter la présence d'éventuelles substances prohibées sur les chevaux de courses. France Galop lutte contre le dopage et applique une tolérance zéro en matière de médication pour tout cheval engagé au départ d'une course. Les traitements faits pendant les périodes d’entraînement et de repos doivent être faits dans l’intérêt de la santé et du bien-être du cheval. Ces étapes de préparation sont l’objet de contrôles. 240 établissements d’entraînements ont été contrôlés en 2016 avec près d’un millier de chevaux prélevés.



La biosécurité et le suivi des maladies infectieuses et/ou contagieuses
La sécurité sanitaire des chevaux est l’un des points clés de leur bien-être. Les rassemblements de chevaux sont propices à la dissémination des maladies, notamment les maladies contagieuses. La vaccination contre la grippe équine est obligatoire et contrôlée. France Galop participe activement au Réseau d’EpidémioSurveillance des Pathologies Equines (RESPE) ainsi qu’à L’International Collecting Centre (ICC). Ces réseaux réalisent une surveillance sanitaire constante non seulement du territoire français, mais aussi de l’Europe et permettent de mettre rapidement en place des mesures sanitaires en cas de risque.

La reconversion et la retraite des chevaux de courses
France Galop a noué un partenariat il y a 10 ans avec la Ligue Française de Protection du Cheval pour permettre la prise en charge des chevaux qui quittent l’entraînement sans pouvoir entrer à l’élevage ou se reconvertir dans de nouvelles activités : sports équestres, randonnées, promenade… Un fonds de reconversion des chevaux de courses au galop a été créé en 2007 qui permet aux membres de France Galop de consacrer 1/1000 des gains de courses à la reconversion de nos chevaux.
Un partenariat est actuellement en cours de développement avec l’association Au-Delà Des Pistes (ADDP) pour favoriser la reconversion des anciens chevaux de courses au galop.

L’international : France Galop intervient au niveau international dans plusieurs comités consacrés au bien-être du cheval : Le Welfare Committee de la Fédération Internationale des Autorités Hippiques, le Welfare sub Committee de l’International Stud Book Committee, l’International Forum for the Aftercare of Racehorses.
3 novembre 2017
Prix La Haye Jousselin : le Grand Steeple de l’Automne

Disputé dans le cadre des 48 heures de l’obstacle depuis la création de ce week-end de courses de haut niveau de l’automne, en 2004, le Prix La Haye Jousselin est depuis longtemps l’équivalent du Grand Steeple-Chase de Paris de l’arrière-saison, à 500 mètres près puisque la course fait 5.500 mètres au lieu de 6.000 pour son homologue du printemps. Les meilleurs sauteurs de France et d’Europe s’y retrouvent donc. L’assouplissement des terrains de l’automne fait que des spécialistes s’y distinguent plus particulièrement, le champion entre tous demeurant Al Capone II, sept fois vainqueur de cette course de 5 à 11 ans au fil des années 90…
Novembre, Auteuil

Prix La Haye Jousselin

Groupe 1, 5ans et au-dessus, 5.500 mètres, 550.000€

Créé en 1880

Tenant du titre : Milord Thomas (h7 FRA par Kapgarde), appartenant à Magalen Bryant, élevé par EARL Michel et Thomas Le Boucher, entraîné par Dominique Bressou, monté par Jacques Ricou.

La course se déroule en 2017 pour la 131ème fois

Historique

Créé en 1880 sous le nom de Prix de la Croix de Berny, il devint Prix La Haye Jousselin en 1903 pour commémorer le souvenir d'un des principaux dirigeants de la Société des Steeple-Chases de France. Sa distance a souvent varié. 6.000 m. de 1880 à 1892, 5.600 m. de 1893 à 1902, 5.500 m. de 1903 à 1938, 4.500 m. en 1940, 5.500 m. depuis 1941.

Edmond de La Haye Jousselin (1839-1903)

Sorti de Saint-Cyr en 1859 comme sous-lieutenant au 1er hussards, Edmond de La Haye Jousselin servit pendant quelques années dans la cavalerie. Il démissionna en 1865 après avoir fait deux campagnes en Afrique. Il monta en course et fit courir un peu sous ses couleurs, casaque blanche, manches et toque bleues. C'est ainsi que le 7 septembre 1868 à Craon, dans un steeple-chase de 4.000 mètres, ses chevaux s'adjugèrent les deux premières places, le hongre Super Idem, monté par lui-même, devançant sa compagne Diane.

Lors de la fondation de la nouvelle Société des Steeple-Chases de France en 1873, il en fut aussitôt membre fondateur, tout en étant appelé aux fonctions de commissaire et d'administrateur. Le tracé des pistes et la construction des obstacles d'Auteuil furent conçus par lui, assisté du comte Louis de Turenne et d'Aston Blount. Au siège de la Société, rue Royale, il fut le bras droit du président, le prince de Sagan. Aussi, quand celui-ci tomba malade, ce fut Edmond de La Haye Jousselin qui, connaissant tous les rouages de la Société, fut appelé fin 1898 à occuper le siège de vice-président. Abandonnant alors ses fonctions de commissaire, il se consacra à sa nouvelle mission qu'il mena à bien jusqu'à son décès brutal survenu le 1er janvier 1903.

Homme de cheval accompli, Edmond de La Haye Jousselin ne réservait pas ses connaissances à la seule Société des Steeples. Ainsi bénéficièrent de sa présidence la prestigieuse Société Hippique Française (S.H.F., après le décès du comte Gustave de Juigné en 1900), organisatrice des concours hippiques au Grand Palais, une petite société de courses normande (Le Neubourg) et la brillante Société des Guides aux réunions de laquelle il se présentait avec des équipages admirablement attelés et stylés.

Al Capone II et les séries

L'histoire de la course est marquée par l'exploit réalisé par Al Capone II de l'avoir gagnée sept fois de suite, de 1993 à 1999. On peut regretter qu'il ait dû se contenter de la deuxième place lors de sa huitième tentative. A sa décharge, il avait alors 12 ans, alors que le vainqueur First Gold n'avait que 7 ans.

Avoir gagné sept fois la même course, c'est un record mondial qu'Al Capone II partage avec trois autres chevaux. L'Angleterre applaudit à l'exploit de Doctor Syntax dans le Preston Gold Cup de 1815 à 1821 ; la France à celui de Franc Picard dans le Grand Steeple-Chase de Dieppe entre 1853 et 1861 ; et la Belgique à celui de Redpath dans le Steeple-Chase des Flandres à Waregem entre 1877 et 1896.

Le record d'Al Capone II ne doit pas occulter les noms des autres chevaux ayant remporté plusieurs fois la grande course automnale d'Auteuil. Le premier doublé fut réalisé par Basque (1880, 1881). Suivirent Killarney (1901, 1902), Sauveur (1909, 1910), Héros XII (1920, 1921), Mérigo (1942, 1944) et Méli Mélo (1947, 1949). En renouvelant sa victoire en 1950, celui-ci accomplit un triplé demeuré unique jusqu'à la venue d'Al Capone II, et réédité depuis par Milord Thomas entre 2014 et 2016. Entre temps, le doublé fut à nouveau réalisé par Le Pontif (1984, 1985). Enfin tout récemment il fut encore réalisé par Remember Rose (2008-2009) et Rubi Ball (2010, 2011).

Quant au doublé Grand Steeple-Chase de Paris-Prix La Haye Jousselin, il a été tenté maintes fois mais réussi seulement par 25 chevaux. Ce sont : La Vigne (1887), Solitaire (1897-1896), Marise (1898-1897), Dandolo (1904, 1908-1905), Héros XII (1922-1920, 1921), L'Yser (1923-1922), The Coyote (1927, 1926), Maguelonne (1928-1927), Millionnaire II (1933-1931), Fleuret (1935-1934), Symbole (1942-1945), Méli Mélo (1950-1947, 1949, 1950), Haroué (1968), Huron (1969, 1970-1969), Jasmin II (1983-1982), Otage du Perche (1986), Oteuil SF (1987-1986), Katko (1988, 1989, 1990-1989), The Fellow (1991-1990), Ucello II (1993, 1994-1992), Al Capone II (1997-de 1993 à 1999), First Gold (1998-2000), Mid Dancer (2007), Remember Rose (2009-2008) et Milord Thomas (2015).

Propriétaires

Robert Fougedoire (8 victoires) : Al Capone II (de 1993 à 1999) et El Paso III (2001).
Jules Finot (5 victoires) : Basque (1880, 1881), Vatan (1882), Baudres (1885) et La Vigne (1887) ;
Max de Rivaud (3 victoires) : Heugon (1929) et Mérigo (1942, 1944) ;
Léonide Aurousseau (3 victoires) : Méli Mélo (1947, 1949, 1950) ;
Soledad de Moratalla (3 victoires) : The Fellow (1990), Ucello II (1992) et First Gold (2000).
Magalen Bryant (3 victoires) : Milord Thomas (2014 à 2016).
Entraîneurs

Bernard Sécly (9 victoires) : Katko (1989), Al Capone II (de 1993 à 1999) et El Paso III (2001).
André Adèle fils (6 victoires) : Siklos (1938), Fabiano (1946), Pirate IV (1960), Silfol (1962), Crésus (1965) et Huron (1969) –André Adèle père, Maurice et André fils totalisent 12 victoires dans la course entre 1911 et 1969-;
Alphonse Baresse (5 victoires): Montgeroult (1888), Bandmaster (1889), Olifant (1894), Bucheron (1899) et Violon II (1904) ;
William Head (5 victoires) : Yarlas (1933), Symbole (1945) et Méli Mélo (1947, 1949, 1950).
Valère Péraldi (5 victoires) : Mérigo (1942, 1944), Rameau (1951), Le Phare (1954) et Meslay (1958) ;
Maurice d'Okhuysen (5 victoires) : Heugon (1929), Manteau de Savoie (1935), Bao Daï (1937) et Jalgreya (1940).
Jockeys

Jean-Yves Beaurain (8 victoires) : Katko (1989) et Al Capone II (de 1993 à 1999) ;
Hatchet (4 victoires) : Basque (180, 1881), Vatan (1882) et Baudres (1885) ;
Paul Péraldi (4 victoires) : Rideo (1948), Rameau (1951), Le Phare (1954) et Quo Vadis (1955) ;
Bruno Jollivet (4 victoires): Le Pontif (1984, 1985), Oteuil SF (1988) et Tito l'Effronté (1991) ;
Jacques Ricou (4 victoires) : Golden Flight (2005), Milord Thomas (2014 à 2016) ;
Robert Bates (3 victoires) : Manteau de Savoie (1935), Bao Daï (1937) et Frère Victor (1941).
David Cottin (3 victoires) : Rubi Ball (2010, 2011) et Shannon Rock (2013).
2 novembre 2017
Les courses annulées à Saint-Cloud ne seront pas reprogrammées

Les membres du Conseil d’Administration, réunis le 30 octobre 2017, ont décidé à l’unanimité de ne pas reprogrammer les courses annulées en raison d’un mouvement de blocage du collectif « Sauvons le Galop » le 29 octobre 2017 à Saint-Cloud.

Cette décision est motivée par une perte de marge nette pour l’institution des courses estimée à 2.1 millions d’euros, dans un contexte budgétaire déjà fortement déficitaire, qui ne pourra pas être compensée, compte tenu de l’impossibilité de programmer une nouvelle course support de l’Événement et des coûts d’organisation supplémentaires associés à la reprogrammation de ces courses.

FRANCE GALOP tient une nouvelle fois à exprimer ses regrets aux socio-professionnels confrontés à cette situation.
30 octobre 2017
Annulation de la réunion de dimanche à Saint-Cloud

Communiqué France Galop. - La réunion de courses du dimanche 29 octobre 2017 à Saint-Cloud a dû être annulée. Cette annulation est due à un mouvement de protestation à l’initiative du collectif « Sauvons le Galop » qui a empêché le déroulement de la réunion de courses dans des conditions de sécurité suffisantes.

Les sept épreuves du programme qui n’ont pas été disputées ne seront pas reprogrammées cette année.

Depuis quelques jours, pourtant, la présidence et la direction de France Galop avaient convenu avec les représentants du collectif « Sauvons le Galop » d’une réunion préalable à la réunion de dimanche pour discuter du plan de diminution des allocations 2018, qui doit s’élever à 25 millions d’euros.

Cette réunion d’environ une heure, en présence d’Edouard de Rothschild et d’Olivier Delloye, respectivement président et directeur général de France Galop, s’est déroulée de manière constructive. Néanmoins, le mouvement a persisté ensuite, poussant l’organisation des courses dans l’impasse.

Le conseil d’administration de France Galop se réunit comme prévu, lundi 30 octobre, et comme annoncé le 24 octobre dernier, le dossier des allocations 2018 est inscrit à l’ordre du jour. Un certain nombre d’aménagements résultant des contributions des différentes associations professionnelles à l’issue des derniers conseils du plat, de l’obstacle et du comité de France Galop y seront discutés.
25 octobre 2017
Les encouragements 2018 au CA du 30 octobre

Communiqué France Galop. Boulogne-Billancourt, le 24 octobre 2017 – Le Plan de baisse des encouragements 2018 sera à nouveau à l’ordre du jour du Conseil d’Administration de France Galop, le lundi 30 octobre 2017.

Ce plan d’économie a été voté par le Conseil d’Administration du 19 juin 2017, présenté au Conseil du Plat et au Conseil de l’Obstacle le 10 octobre dernier, et exposé au Comité de France Galop le 16 octobre.

Lors de cette vaste consultation, France Galop a reçu, de la part des professionnels des courses, de nombreuses contributions qui ont été prises en compte. Le Conseil d’Administration discutera de différents aménagements compatibles avec le plan voté en juin.
24 octobre 2017
Présentation du Bien-Etre Equin par Madame Elizabeth Doumen, Ambassadrice du Bien-Etre Equin auprès de France Galop.

Création en 2016 d'un groupe de travail dédié au bien-être équin.

Le bien-être équin est au coeur des préoccupations de France Galop et des professionnels des courses de Galop. Dans le but de coordonner et d'optimiser les multiples actions et mesures existantes dans ce domaine tout en continuant à développer de nouvelles initiatives, France Galop a mis en place en 2016 un groupe de travail dédié au bien-être équin.

Elizabeth Doumen, propriétaire et éleveur de chevaux de courses, femme d'entraîneur de renommée internationale, mère d'un jockey d'Obstacle et impliquée dans l'association Au-Delà Des Pistes, a accepté d'en devenir l'Ambassadrice auprès de France Galop.

Elle est assistée dans cette mission de représentants issus des différents services de France Galop concernés par le bien-être des chevaux de course. L'objectif est de mener de nouvelles actions et d'intensifier nos efforts. Elizabeth Doumen explique : "Le Bien-être des chevaux est un sujet fédérateur sur le plan national et international. Tous les acteurs et corps de métiers des courses, réunis par une même passion du cheval, doivent s'impliquer. Notre mission et la responsabilité de chacun est d'accompagner nos protégés pendant leur carrière en courses puis dans le cadre de leur reconversion dans l'élevage, d'autres activités et dans d'autres sports."

Depuis des années, France Galop multiplie les initiatives sur ses hippodromes et ses centres d'entraînement afin de réduire au maximum les risques d'accident et de faciliter la récupération et la prise en charge des chevaux après l'effort. Les sites de France Galop servent souvent de test pour ces bonnes pratiques qui sont ensuite étendues aux autres hippodromes de France. De plus, le Code des courses élaboré par France Galop, qui régit l'ensemble des courses de Galop en France, est attentif au respect du cheval et a été pionnier en matière de lutte contre le dopage en courses, à l'entraînement et au repos.

Lors du Salon de l'Agriculture de mars 2016, sur le stand de la FNSEA, les principaux acteurs de la filière Cheval, France Galop, LeTROT, La Fédération Nationale du Cheval, La Fédération Française d'Equitation, le Groupement Hippique National ainsi que l'Association Vétérinaire Equine Française ont signé la Charte du Bien Être Equin axée sur des mesures fortes. A cette occasion, Edouard de Rothschild, Président de France Galop, a déclaré : "Il est très important que France Galop signe cette charte puisque le respect du cheval est au coeur de ses préoccupations."

France Galop veut notamment promouvoir la reconversion des chevaux de courses. Des actions sont développées depuis 2007 en partenariat avec la Ligue Française de Protection du Cheval, également avec l'Ecurie de la Seconde Chance et plus récemment avec Au-delà Des Pistes (ADDP).

En partenariat avec cette Association et sur proposition d'Edouard de Rothschild, France Galop a programmé la première Journée de la Reconversion des Chevaux de Courses le samedi 27 août 2016 sur l'hippodrome de Deauville-La Touques dans le cadre du prestigieux Meeting de Deauville – Lucien Barrière. Entre les courses, des anciens chevaux de courses désormais actifs dans d'autres sports, étaient présentés au public.
19 octobre 2017
Les actions de France Galop en matière de Bien-Etre

Les principes et l’encadrement réglementaire.
Le code des courses au galop prend en charge le bien-être des chevaux dans de très nombreux articles : Code des Courses & Conditions Générales

Ce code réglemente :

- la capacité des personnes à détenir, entraîner ou monter des chevaux. Une expérience et une formation sont indispensables. France Galop organise 5 stages par an de formation pour les entraîneurs professionnels et amateurs au cours desquels les candidats pourront acquérir les compétences nécessaires.

- La vérification des lieux d’entraînement des chevaux de courses. Il n’est pas possible d’installer un centre d’entraînement de chevaux sans que les installations aient été vérifiées, tant sur le plan fonctionnel que celui de l’hébergement et le bien-être des chevaux.

- La vérification et la protection de l’état sanitaire des chevaux : l’état des chevaux est contrôlé à toutes les étapes de leur vie sportive, y compris dans les phases de repos. Sur l’hippodrome: Avant la course : harnachement, ferrure, cravache sont vérifiés. Pendant la course : interdiction de remonter, cravache. Après la course prise en charge médicale des chevaux blessés ou fatigués. A l’entraînement, hors entraînement et même à l’élevage.

Les contrôles de la médication en courses, à l’entraînement, hors entraînement et à l’élevage : Plus de 12 000 contrôles sont réalisés au Galop pour détecter la présence d'éventuelles substances prohibées sur les chevaux de courses. France Galop lutte contre le dopage et applique une tolérance zéro en matière de médication pour tout cheval engagé au départ d'une course. Les traitements faits pendant les périodes d’entraînement et de repos doivent être faits dans l’intérêt de la santé et du bien-être du cheval. Ces étapes de préparation sont l’objet de contrôles. 240 établissements d’entraînements ont été contrôlés en 2016 avec près d’un millier de chevaux prélevés.



La biosécurité et le suivi des maladies infectieuses et/ou contagieuses
La sécurité sanitaire des chevaux est l’un des points clés de leur bien-être. Les rassemblements de chevaux sont propices à la dissémination des maladies, notamment les maladies contagieuses. La vaccination contre la grippe équine est obligatoire et contrôlée. France Galop participe activement au Réseau d’EpidémioSurveillance des Pathologies Equines (RESPE) ainsi qu’à L’International Collecting Centre (ICC). Ces réseaux réalisent une surveillance sanitaire constante non seulement du territoire français, mais aussi de l’Europe et permettent de mettre rapidement en place des mesures sanitaires en cas de risque.

La reconversion et la retraite des chevaux de courses
France Galop a noué un partenariat il y a 10 ans avec la Ligue Française de Protection du Cheval pour permettre la prise en charge des chevaux qui quittent l’entraînement sans pouvoir entrer à l’élevage ou se reconvertir dans de nouvelles activités : sports équestres, randonnées, promenade… Un fonds de reconversion des chevaux de courses au galop a été créé en 2007 qui permet aux membres de France Galop de consacrer 1/1000 des gains de courses à la reconversion de nos chevaux.
Un partenariat est actuellement en cours de développement avec l’association Au-Delà Des Pistes (ADDP) pour favoriser la reconversion des anciens chevaux de courses au galop.

L’international : France Galop intervient au niveau international dans plusieurs comités consacrés au bien-être du cheval : Le Welfare Committee de la Fédération Internationale des Autorités Hippiques, le Welfare sub Committee de l’International Stud Book Committee, l’International Forum for the Aftercare of Racehorses.
17 octobre 2017
Application mobile de France Galop

16 octobre 2017


A l'intention des utilisateurs de l'application France Galop.

Le téléchargement de cette application sur iTunes a été retirée. Dorénavant, nous vous invitons à utiliser le site france-galop.com qui offre, en outre, les mêmes fonctionnalités de cette application mais aussi de nouveaux services.

Notre site est compatible avec tous les appareils mobiles. Venez le consulter !
16 octobre 2017
Les français Laurens et Gailo Chop se distinguent à l'international

Élevée par l'ex-entraîneur Melchior-François Mathet au Haras de Bourg Fontaine, dans l'Aisne, la pouliche de 2 ans Laurens (Siyouni) a enlevé vendredi à Newmarket le Fillies' Mile (Gr1), championnat féminin de la jeune génération outre-Manche, à l'image du Prix Marcel Boussac (Gr1) en France. Entraînée par Karl Burke, comme le vainqueur du dernier Darley Prix Morny (Gr1) Unfortunately, la pouliche a résisté jusqu'au bout à l'irlandaise September (Deep Impact), qui a refait beaucoup de terrain et n'a été battue que d'un nez, comme en témoigne la photo-finish ci-dessous. C'est le troisième succès de Laurens, elle venait de remporter un Groupe 2 à Doncaster.

Laurens a été vendue 220.000 £ aux ventes de Doncaster par Anna Drion (Coulonces Consignment). On peut la voir sur le ring dans cette vidéo. Le fait que le père de Laurens, Siyouni, soit également basé en France au haras de Bonneval des Aga Khan Studs est également une bonne nouvelle pour notre élevage.

Samedi à Caulfield dans la ville de Melbourne, un autre cheval né en France, en Gironde chez Alin Chopard, Gailo Chop (Deportivo) a remporté les Ladbrokes Stake (Gr1) sous la casaque d'OTI Racing. L'ancien pensionnaire d'Antoine de Watrigant s'imposait pour la deuxième fois à ce niveau depuis son arrivée en Australie, à l'automne 2015.
11 octobre 2017
Les actions de France Galop en matière de Bien-Etre

Les principes et l’encadrement réglementaire.
Le code des courses au galop prend en charge le bien-être des chevaux dans de très nombreux articles : Code des Courses & Conditions Générales

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- la capacité des personnes à détenir, entraîner ou monter des chevaux. Une expérience et une formation sont indispensables. France Galop organise 5 stages par an de formation pour les entraîneurs professionnels et amateurs au cours desquels les candidats pourront acquérir les compétences nécessaires.

- La vérification des lieux d’entraînement des chevaux de courses. Il n’est pas possible d’installer un centre d’entraînement de chevaux sans que les installations aient été vérifiées, tant sur le plan fonctionnel que celui de l’hébergement et le bien-être des chevaux.

- La vérification et la protection de l’état sanitaire des chevaux : l’état des chevaux est contrôlé à toutes les étapes de leur vie sportive, y compris dans les phases de repos. Sur l’hippodrome: Avant la course : harnachement, ferrure, cravache sont vérifiés. Pendant la course : interdiction de remonter, cravache. Après la course prise en charge médicale des chevaux blessés ou fatigués. A l’entraînement, hors entraînement et même à l’élevage.

Les contrôles de la médication en courses, à l’entraînement, hors entraînement et à l’élevage : Plus de 12 000 contrôles sont réalisés au Galop pour détecter la présence d'éventuelles substances prohibées sur les chevaux de courses. France Galop lutte contre le dopage et applique une tolérance zéro en matière de médication pour tout cheval engagé au départ d'une course. Les traitements faits pendant les périodes d’entraînement et de repos doivent être faits dans l’intérêt de la santé et du bien-être du cheval. Ces étapes de préparation sont l’objet de contrôles. 240 établissements d’entraînements ont été contrôlés en 2016 avec près d’un millier de chevaux prélevés.



La biosécurité et le suivi des maladies infectieuses et/ou contagieuses
La sécurité sanitaire des chevaux est l’un des points clés de leur bien-être. Les rassemblements de chevaux sont propices à la dissémination des maladies, notamment les maladies contagieuses. La vaccination contre la grippe équine est obligatoire et contrôlée. France Galop participe activement au Réseau d’EpidémioSurveillance des Pathologies Equines (RESPE) ainsi qu’à L’International Collecting Centre (ICC). Ces réseaux réalisent une surveillance sanitaire constante non seulement du territoire français, mais aussi de l’Europe et permettent de mettre rapidement en place des mesures sanitaires en cas de risque.

La reconversion et la retraite des chevaux de courses
France Galop a noué un partenariat il y a 10 ans avec la Ligue Française de Protection du Cheval pour permettre la prise en charge des chevaux qui quittent l’entraînement sans pouvoir entrer à l’élevage ou se reconvertir dans de nouvelles activités : sports équestres, randonnées, promenade… Un fonds de reconversion des chevaux de courses au galop a été créé en 2007 qui permet aux membres de France Galop de consacrer 1/1000 des gains de courses à la reconversion de nos chevaux.
Un partenariat est actuellement en cours de développement avec l’association Au-Delà Des Pistes (ADDP) pour favoriser la reconversion des anciens chevaux de courses au galop.

L’international : France Galop intervient au niveau international dans plusieurs comités consacrés au bien-être du cheval : Le Welfare Committee de la Fédération Internationale des Autorités Hippiques, le Welfare sub Committee de l’International Stud Book Committee, l’International Forum for the Aftercare of Racehorses.
5 octobre 2017
Nouvelles dispositions sur le jugement des gênes en course

Le Comité exécutif de la Fédération Internationale des Autorités Hippiques (FIAH) a adopté à l’unanimité le 3 octobre 2017 l’insertion dans l’accord international sur l’élevage, les courses et les paris, de dispositions sur le jugement des gênes en courses. Ces dispositions ont été rédigées dans le cadre d’une large concertation menée par la FIAH au terme de laquelle le Conseil d’administration de France Galop a décidé de les ratifier.

Au regard des dispositions internationales adoptées, la rétrogradation d’un concurrent n’interviendra que si ce concurrent empêche un adversaire de le devancer, non plus seulement s’il le prive d’une allocation ou d’une meilleure allocation. A la demande de la France, il est prévu, si la monte du jockey du concurrent responsable de la gêne est considérée comme dangereuse, que le concurrent incriminé pourra également être rétrogradé ou distancé.

La mise en application de ces nouvelles règles en France nécessite une harmonisation des textes existants qui sera mise en œuvre d’ici la fin de l’année et au terme de laquelle sera précisée la date exacte de leur prise d’effet.
2 octobre 2017
Retours sur les Gr1 de dimanche à Chantilly

Prix de l’Abbaye de Longchamp Longines : Petit monstre Battaash

D’un bout à l’autre du sprint de mille mètres qu’est le Prix de l’Abbaye de Longchamp Longines, le hongre de 3 ans Battaash (Dark Anglet) courait tout seul. Il n’a jamais été approché et a passé le poteau avec quatre longueurs d’avance sur la tenante du titre, Marsha (Acclamation), qui est sans doute plus à l’aise en bon terrain mais n’en n’a pas moins très bien tenu sa partie.

Entraîné en Angleterre par Charlie Hills pour le cheik Hamdan Al Maktoum, Battaash restait sur une quatrième place dans les Nunthorpe Stakes (Gr1) à York remportés par Marsha, mais il avait auparavant gagné trois fois : une Listed, un Groupe 3 puis un Groupe 2. Il a raté une seule marche pour reprendre avec succès son ascension à Chantilly et sa domination a fait très forte impression.

Le poulain a été acheté 200.000£ yearling aux ventes de Newmarket par Shadwell Stud, qui l’a inscrit un an plus tard aux ventes de chevaux à l'entraînement après qu’il eût été castré et gagné sa première course puis terminé trois fois troisième. Finalement, le poulain n’a pas été présenté, et on mesure bien maintenant combien ce forfait était opportun !

Battaash est le premier produit de Anna Law (Lawman), une pouliche inédite mais une sœur du gagnant de Groupe 2 Etlaala (Selkirk), un précédent achat de Shadwell !

Charles Hills, entraîneur de Battaash (1er) : « Je n'ai jamais eu un cheval avec autant de vitesse. Ce n'est pas un gros cheval, mais sa vitesse de croisière est impressionnante. Il est encore meilleur en bon terrain. C'est un hongre et il a un bel avenir devant lui. Nous avons été sollicités pour aller courir l'Everest mais ce sera plutôt pour l'année prochaine. Son jockey a dit qu'il n'avait jamais monté un cheval aussi rapide. Il a été calme toute la journée. Il est très différent de Muhaarar que j'ai entraîné par le passé car ce dernier avait un peu plus de tenue. »$

Jim Crowley, jockey de Battaash (1er) : « Il était très décontracté toute la journée, dans son box. Il s’est juste un peu énervé derrière ls stalles, et je me suis inquiété un instant, mais quand les boites se sont ouvertes, tout s’est bien passé. Je n’ai jamais monté un cheval aussi véloce que lui. Il faut juste essayer de contrôler sa vitesse. »

William Butler, assistant entraîneur de Marsha (2e) : « Marsha est une pouliche régulière. Le gagnant est un monstre, félicitations à eux ! Marsha a conclu troisième derrière lui à Goodwood, et deuxième ici. Marsha est gagnante de Gr1 et aussi placée de superbes courses. Je ne suis pas certain que nous la reverrons courir cette saison, nous devons voir comme elle rentre. Je sais qu'elle sera présentée aux ventes de Décembre, à Tattersalls. »

Clive Cox, entraîneur de Profitable (3e) : « Profitable a fait une grande course. C'est un très bon cheval, très dur. Il a réalisé une grande année et sa troisième place prouve définitivement qu'il est un cheval de Groupe 1. »

Prix de l’Opéra Longines : nouvelle domination des irlandaises

L’entraîneur irlandais Aidan O’Brien a porté à 22 son nombre de victoires de Gr1 cette année en plaçant au passage deux de ses pensionnaires aux deux premières places du Prix de l’Opéra Longines (Gr1), Rhododendron (Galileo) et Hydrangea (Galileo). Les deux pouliches de 3ans se sont livrées à une lutte sans merci pour finalement se placer dans cet ordre avec un écart d’une tête tandis que la première française à l’arrivée, Lady Frankel (Frankel), également âgée de 3 ans et à une encolure seulement, juste devant Wuheida (Dubawi) pour l’écurie Godolphin.

Des écarts minimes mais une ligne droite splendide dans une journée qui aura été riche en sensations.

Rhododendron aura soufflé le chaud et le froid cette saison. Gagnante l’an dernier du Fillies Mile (Gr1), elle est partie favorite des Mille Guinées (Gr1) à Newmarket mais a dû s’incliner devant sa compagne d’écurie Winter, puis derrière Enable dans les Oaks d’Epsom. Très suivie ensuite dans le Prix de Diane Longines (Gr1), elle a été arrêtée ce jour-là en raison d’un problème de santé. Elle venait seulement de faire une rentrée anonyme sur 1.600 mètres en Irlande mais c’est complètement retrouvée qu’elle a pris sa revanche à Chantilly, de haute lutte.

Sa sœur cadette de Rhododendron, Magical (Galileo), a terminé quatrième au cours de cette même réunion de l’Arc dans le Prix Marcel Boussac (Gr1). Leur mère est Halfway to Heaven (Pivotal), qui a elle-même terminé troisième de la Poule d’Essai des Pouliches (Gr1) 2008 derrière Zarkava et Goldikova, puis remporté trois Groupes 1 en Irlande et en Grande-Bretagne…

Aidan O’Brien, entraîneur de Rhododendron (1re) et d’Hydrangea (2e) : « Rhododendron est une pouliche très spéciale pour avoir fait ce qu'elle a fait après ce qui lui était arrivée dans le Prix de Diane Longines. Elle est dure et courageuse. Hydrangea court très bien. Les deux pouliches pourraient aller sur le Breeders’ Cup Filly and Mare. »

Pierre-Charles Boudot, jockey de Lady Frankel (3e) : « Elle court vraiment très bien en étant décontractée derrière les chevaux de tête. La pouliche a bien accéléré toute la ligne droite. Elle est venue échouer tout près de la gagnante. C'est vraiment encourageant et elle nous montre qu'elle a un peu de tenue. Son calme aujourd’hui a joué en sa faveur. »

Charles Appleby, entraîneur de Wuheida (4e) : « Nous sommes très contents. Elle a bien voyagé d'après son jockey et elle a aussi bien accéléré à la fin. Elle devrait être capable de gagner son Groupe 1, du moins nous l'espérons. »

Qatar Prix de la Forêt : Aclaim ferme le ban sur le poteau

Après avoir suivi Karar (Invincible Spirit), un des favoris français de ce Qatar Prix de la Forêt (Gr1), clôture d’une mémorable journée du Qatar Prix de l’Arc de Triomphe (Gr1), le challenger anglais Aclaim (Acclamation) est venu mettre tout le monde d’accord sur le poteau en s’imposant de ¾ de longueur devant son compatriote britannique So Beloved (Dansili), qui l’a suivi dans sa progression. Un très brave animateur Karar est resté troisième devant Dame du Roi (Dark Angel), qui a mis du temps à s’équilibrer et a fini très vite en pleine piste pour échouer d’une tête au pied du podium.

Entraîné à Newmarket par Martyn Meade, qui remportait là son premier Groupe 1, Aclaim venait de remporter les Park Stakes (Gr2) sur la même distance à Doncaster mais il s’était déjà distingué de ce côté-ci de la Manche en terminant deuxième de Brando sur les 1.300 mètres du LARC Prix Maurice de Gheest (Gr1), cet été à Deauville. Il a été acheté 130.000€ aux ventes de yearlings en Irlande. Ce n’est pas un prix énorme compte tenu de son pedigree puisque son père, Acclamation, est recherché (il est le père de Marsha, deuxième du Prix de l’Abbaye quelques minutes plus tôt), et parce que sa mère, Aris (Danroad), placée de Listed race, est une sœur de la classique irlandaise Again (Danehill Dancer), dont la mère Cumbres (Kahyasi) est elle-même une sœur d’un des plus grands champions de l’après-guerre, Montjeu (Sadler’s Wells) !

Martyn Meade, entraîneur d’Aclaim (1er) : « Il a trouvé des conditions idéales aujourd’hui : le terrain était absolument parfait et le parcours des 1.400 mètres est vraiment son sport. L’objectif cette année était de gagner un Groupe 1, et il l’a fait ! Il ne courra plus cette année, et nous déciderons pour l’année prochaine plus tard. C’est une victoire vraiment spéciale, la première de Groupe 1 pour moi, et c’est vraiment le cheval de la famille. C’est un superbe travail d’équipe. »

David O’Meara, entraîneur de So Beloved (2e) : « Il a été un peu serré dans le parcours mais il a terminé fort. Ce n'est pas une surprise pour nous qu'il ait bien couru. Cette course est assez similaire à celle qu'il a eue dans les Lennox Stakes, mais il s'est mieux débrouillé aujourd'hui. C'est un cheval vraiment talentueux. Je ne suis pas sûr de la suite de son programme. Avec ses propriétaires, nous voulions voir s'il était capable de courir sur 1.400m avec tournant. Il l'a bien fait, donc nous sommes ravis. »

Francis-Henri Graffard, entraîneur de Karar (3e) : « Il court bien et réalise une belle valeur en se montrant très courageux. Cela confirme son affinité pour ce parcours. Son jockey y a cru pendant un instant mais les autres sont revenus. Quand il peut dominer, il est compétitif à ce niveau. Nous allons voir comme il récupère après cette course, mais la Breeders’ Cup Mile, en bon terrain avec les deux tournants de Del Mar, pourrait être un engagement intéressant. Mais ce n'est pas encore une certitude. »

Qatar Prix Jean-Luc Lagardère : Happily venge son frère et son genre !

Happily (Galileo) est devenue la première pouliche au palmarès du Qatar Prix Jean-Luc Lagardère (Gr1), grand championnat des 2ans, depuis Danishkada, lauréate en 1986 pour l’Aga Khan !

La pensionnaire d’Aidan O’Brien, associée à Ryan Moore, disputait sa sixième course et remportait sa quatrième victoire, sa deuxième au niveau Groupe 1 après avoir battu les meilleures pouliches irlandaises sur 1.400 mètres dans les Moyglare Stud Stakes (Gr1).

Pour ses débuts sur 1.600 mètres, elle a montré qu’elle appréciait l’allongement de la distance puisqu’elle a fait la décision tout à la fin.

Montée en léger retrait dans ce peloton de six concurrents, la grise a laissé les favoris Masar (New Approach) et Olmedo (Declaration of War) s’expliquer pour la victoire depuis le début de la ligne droite pour finalement prendre le dessus dans les derniers cent mètres et s’imposer par plus d’une longueur sur un super Olmedo, une courte encolure devant le représentant de Godolphin, Masar.

Happily est née dans la pourpre puisqu’elle est la propre sœur du classique Gleneagles, quadruple gagnant de Groupe 1 pour le même entourage –les associés du haras irlandais Coolmore- et également le premier au poteau de ce Prix Jean-Luc Lagardère en 2014 avant d’être rétrogradé à la troisième place…

Aidan O’Brien, entraîneur de Happily (1re) : « Déjà l’an dernier, nous pensions qu’il fallait courir plus souvent les pouliches contre les mâles dans cette course, donc nous avions depuis longtemps cette option en tête. Après les Moyglare Stud Stakes, l’équipe ne voulait pas que Happily et Magical (deuxième) se rencontrent de nouveau. Elle était très bien le matin, et Ryan Moore lui a donné une course parfaite. Elle ressemble beaucoup à son frère Gleneagles, ils ont tous les deux beaucoup de classe, sont professionnels et détendus en compétition. Je pense qu’elle a un peu plus de tenue que lui. »

Ryan Moore, jockey de Happily (1re) : « La pouliche avait couru sur 1.400 mètres mais je savais qu’elle tiendrait le mile. C’était une course dure, car elle affrontait les mâles, mais elle a beaucoup de classe. »

Jean-Claude Rouget, entraîneur d’Olmedo (2e) : « Olmedo a été très tenace. Il a encore besoin de prendre du métier. Il a montré aujourd'hui toute sa qualité. J'ai eu peur qu'il perde la deuxième place, mais il a été bon pour la garder. Nous allons préparer la Poule et le Jockey Club comme nous l'avions fait avec Brametot. Il aura le niveau. »

Charles Appleby, entraîneur de Masar (3e) : « Le jockey était très content. Masar a fait une très bonne course. Il a pris le tournant un peu au large et a perdu un peu de terrain, mais il a tout de même fait une bonne fin de course. Il s'est bien défendu et devrait faire un bon 3ans. »

Nicolas Clément, entraîneur de Woodmax (4e) : « Le poulain court très bien. Il est quatrième derrière de bons 2ans. Sa ligne droite est très bonne. C'est certainement un poulain en devenir. Je ne sais pas s'il va recourir cette année ou si nous allons le préserver pour l'an prochain. Il a bien couru 1.600m, nous n'allons donc pas changer pour le moment. »

Total Prix Marcel Boussac : Godolphin succède à Godolphin

Wild Illusion (Dubawi) a remporté le Total Prix Marcel Boussac-Critérium des Pouliches (Gr1) un an après sa compagne d’écurie Wuheida (Dubawi, au départ du Prix de l'Opéra Longines), pour la casaque de Godolphin et l’entraînement de Charlie Appleby, entraîneur britannique qui signait ainsi sa neuvième victoire française de l’année, la sixième au niveau Groupe, la seconde au niveau Groupe 1.

C’était la troisième sortie seulement de Wild Illusion, qui avait terminé 3ème de Soustraction (Lope de Vega) sur cette piste dans le Prix d’Aumale (Gr3) après avoir débuté par une victoire à Yarmouth. Elle a pris cette fois une éclatante revanche, sur une piste assouplie par les pluies de la veille et de la matinée, puisqu’après avoir galopé à la hauteur de Soustraction, elle a fait rapidement la différence pour s’imposer par une longueur et demie devant la favorite française Polydream (Oasis Dream), venue du peloton, une tenace Mission Impassible (Galileo) et Magical (Galileo), qui fit illusion pour la 2ème place jusqu’à deux cents mètres du poteau.

Wild Illusion est une fille de la bonne Rumh (Monsun), placé de Listed pour Godolphin, qui l’avait achetée 300.000£ aux ventes de yearlings de Newmarket. Avant Wild Illusion, elle avait produit Really Special (Shamardal), lauréate invaincue d’une préparatoire aux Mille Guinées des Émirats mais qui n’a pas confirmé ensuite.

Charles Appleby, entraîneur de Wild Illusion (1re) : « La pouliche avait très bien travaillé et vraiment progressé depuis sa dernière sortie, si bien que nous avons décidé de la supplémenter. Je suis très reconnaissant que le cheik Mohammed m’ait permis de le faire. Je lui ai mis des œillères australiennes, car elle s’était montrée trop relax la dernière fois. Je voulais juste qu’elle soit plus concentrée. Je suis ravi pour l’équipe, et c’est aussi très important pour l’étalon, Dubawi. Maintenant, elle va passer un bon hiver, et nous déciderons ensuite de son programme. Evidemment que l’on peut rêver aux classiques avec une pouliche comme elle ! »

James Doyle, jockey de Wild Illusion (1re) : « Je suis très content de la façon dont elle s’impose. C’est une pouliche qui a une action très fluide, naturelle. Elle nous a vraiment surpris aujourd’hui. Elle a beaucoup progressé depuis sa dernière course. Les œillères australiennes l’ont beaucoup aidée. Elle n’a pas été dérangée par le terrain souple. »

Freddy Head, entraîneur de Polydream (2e) : « Elle court très bien. Mais elle n’a pas vraiment eu d’étincelles, elle reste un peu dans son action. À Deauville, elle avait vraiment changé de vitesse. Mais peut-être parce que c’est la fin de saison. Elle s’est peut-être retrouvée un peu loin mais il ne faut pas chercher des excuses. Elle a l’air de tenir la distance, c’est encourageant. Nous la reverrons l'année prochaine. »

Jean-Claude Rouget, entraîneur de Mission Impassible (3e) : « Nous sommes très contents de sa performance. Elle fait une super course et réalise sa meilleure valeur. Il n'y a rien à redire. À présent, elle va se reposer, avant d'attaquer les grandes courses l'année prochaine. »

Qatar Arabian World Cup : Un podium exclusivement qatari

À l'issue d'une lutte longtemps indécise à l'arrivée de la Qatar Arabian World Cup (Gr1-PA) entre le favori Ebraz (Amer), Yazeed (Munjiz) et Gazwan (Amer), compagnon d'écurie et de casaque d'Ebraz, c'est le 6ans Gazwan qui a dominé ses adversaires in extremis pour l'entraînement de Julian Smart et le propriétaire Mohammed bin Khalifa Al Thani, le frère du propriétaire du second, Abdullah bin Khalifa al Thani. C'est donc un trio qatari qui occupe le podium du Grand Prix des pur-sang arabes.

Julian Smart, entraîneur de Gazwan (1er) et Ebraz (3e) : « J’avais gagné cette course à trois reprises, mais à chaque fois avec des pouliches. Alors j’avais peur, car je n’avais pas de pouliches cette année ! Gazwan est très, très bon. Il avait besoin de courir la dernière fois. Il avait progressé. Je lui avais mis de nouveau les œillères. Ebraz et Yazeed, qui sont des 4ans, sont des chevaux pour le futur. Gazwan a 6ans mais il a peut-être encore une saison devant lui. Peut-être même qu’il reviendra ici l’an prochain ! C’est un cheval très dur, mais j’essaie de ne pas trop les courir. Il faut faire attention à ces chevaux de cette qualité ! Je suis un peu déçu avec Ebraz, mais ce sont des courses très difficiles. »

Alban de Mieulle, entraîneur de Yazeed (2e) : « C'est un cheval qui a toujours été très estimé. Il avait été arrêté pendant un certain temps et il ne s'agit que de sa quatrième course. Il est battu par un très bon cheval, plus âgé que lui et qui s'est avéré encore meilleur aujourd'hui. D'un point de vue tactique, son jockey qui a plus l'habitude de monter des pur-sang, a pensé qu'il s'agissait quasiment d'un pur-sang ! »

Elisabeth Bernard, entraîneur de Sylvine Al Maury (4e) : « C'était la seule femelle de la course. Elle a fait une ligne droite inimaginable dans un lot très relevé, avec des mâles qui l'avaient précédés à Deauville. Elle finit devant eux. Je suis ravie. Je suis un peu déçue pour Deauville car sans les incidents de course, elle aurait gagné. Elle est fantastique. C'est très difficile d'avoir un cheval performant de 3 à 6ans. Nous allons voir comment elle va la semaine prochaine. Notre objectif actuel est la Jewel Crown, à Abu Dhabi, sponsorisée par le cheikh Mansour. »
28 septembre 2017
Le bien-être équin en vedette sur france-galop.com

Vous trouverez désormais sur la page d’accueil de france-galop.com un espace dédié au bien-être équin, au cœur des préoccupations de France Galop et des professionnels des courses de Galop. C’est une des réalisations du groupe de travail mis en place en 2016 avec l’ambassadrice du bien-être équin, Elizabeth Doumen, pour accompagner l’action menée par France Galop et ses membres depuis des années sur les hippodromes et les centres d'entraînement. Formation professionnelle, vérification des installations, de l’état sanitaire des chevaux à toutes les étapes de leur vie sportive, à l’entraînement, hors entraînement et même à l’élevage, contrôle continu des médications, toutes ces missions assumées au quotidien par les équipes de France Galop procèdent aussi au bien-être équin.

Signataire de la Charte du Bien Être Equin en mars 2016 avec les principaux acteurs de la filière Cheval France Galop veut notamment promouvoir la reconversion des chevaux de courses. Des actions sont développées depuis 2007 dans ce sens en partenariat avec la Ligue Française de Protection du Cheval et Au-delà Des Pistes (ADDP).

Dans cette nouvelle rubrique, vous trouverez donc le détail de toutes les actions menées par France Galop en matière de bien-être équin, comment adhérer au Fonds de reconversion des chevaux de courses au galop et une foire aux questions détaillée.

Bonne visite, et merci pour vos encouragements en faveur du bien-être équin dans les courses de galop en France…
27 septembre 2017
Qatar Prix du Cadran : le marathon de Paris

Né au Champ de Mars avant la Tour Eiffel, dans les années 1830, le Qatar Prix du Cadran est une des plus anciennes courses du calendrier français, et le plus long Groupe 1 du pays puisqu'il est disputé sur 4.000 mètres. Il consacre donc un spécialiste des courses de tenue, un stayer, et donne toujours lieu à des matches spectaculaires entre les chevaux britanniques et irlandais d'une part, et les meilleurs français d'autre part, sur une distance qui initialement très courante, puis tombée en désuétude, connaît aujourd'hui un renouveau bienvenu.
Octobre, Chantilly*

Qatar Prix du Cadran

Groupe 1, 4ans et au-dessus, 4.100 mètres, 300.000€

Créé en 1837

Record de la course (Longchamp) : nouvelle piste et grande piste, 4'12''22 en 2014 par High Jinx. Petite piste et grande piste, 4' 16'' 24 en 1955 par Elpenor.

Tenant du titre : Quest for More (h6, IRE par Teofilo), appartenant à Sultan Ahmed Shah, élevé par Epona Bloodstock Ltd, entraîné par Roger Charlton et monté par George Baker.

La course se déroule en 2017 pour la 173ème fois.

(*) La course se déroule à Chantilly sur 4.100 mètres en 2016 et en 2017 pendant les travaux à Longchamp, qu’elle retrouve en 2018 sur 4.000 mètres.



Historique

C'est, après le Prix du Jockey Club (1836), la plus ancienne des courses françaises ayant toujours conservé la même appellation. Elle tient son nom du cadran de l'horloge de l'Ecole Militaire à l'époque où la Société d'Encouragement organisait ses courses au Champ de Mars.

C'est le 27 avril 1837 que fut couru le premier Prix du Cadran (doté de 3.000 F), en partie liée sur un tour et quart du Champ de Mars, soit 2.500 mètres. Dans la première épreuve, Miss Annette, jument de 7 ans appartenant à Lord Henry Seymour et montée par Tom Robinson, devança aisément ses deux rivales, Agélie au duc d'Orléans et Bélida à Auguste Lupin. Dans la seconde épreuve, Miss Annette effectua le parcours au petit galop, ses rivales ayant décliné la lutte.

Pendant longtemps, jusqu’aux événements de 1870-1871, le Prix du Cadran avait lieu fin avril lors de la réunion d’ouverture du meeting de printemps au Champ de Mars puis à Longchamp. Il était le premier des quatre seuls prix importants dont disposaient à Paris les 4 ans, les trois autres étant le Prix Rainbow (5.000 mètres, créé en 1861 sous le nom de Prix de l’Impératrice), « La Coupe » (3.200 mètres, créée en 1865) et le Prix Gladiateur (6.200 mètres, dérivé du « Grand Prix » créé au Champ de Mars en 1806). Hors de Paris, les meilleurs pouvaient tenter leur chance en Angleterre en juin au meeting royal d’Ascot dans la Gold Cup (4.000 mètres, créée en 1807) et l’Alexandra Plate (4.500 mètres, créé en 1865), en juillet à Goodwood dans la Goodwood Cup (4.200 mètres, créée en 1812), en août à Deauville dans le Grand Prix (2.400 mètres, créé en 1866) et en septembre à Baden-Baden dans le Grand Prix (3.200 mètres à l’origine, créé en 1858). Ce n’est qu’à la fin du XIXe siècle que furent créées de nouvelles courses bien dotées, ouvertes aux chevaux d’âge et sur des distances plus courtes, voisines de 2.000 et 2.400 mètres. D’abord en Angleterre, avec les Champion Stakes (2.000 mètres, 1877) et les Eclipse Stakes (2.000 mètres, 1886), puis en France avec le Prix des Sablons (2.100 mètres, 1889, futur Prix Ganay), le Prix Boïard (2.000 mètres, 1891) et le Prix du Conseil Municipal (2.400 mètres, en 1893).

Le Prix du Cadran continua de porter le même nom quand il fut transféré à Longchamp lors de l'ouverture de l'hippodrome en 1857. Après avoir été couru en partie liée pendant six ans, le Prix du Cadran vit sa distance élevée à 4.000 mètres en une seule épreuve en 1843, puis à 4.200 mètres en 1846. Après quelques modifications entre 1851 et 1857, la distance fut reportée à 4.200 mètres en 1858 jusqu'en 1912. Depuis 1913, elle est de 4.000 mètres, et 4.100 mètres lors de ses deux éditions disputées à Chantilly en 2016 et 2017.

Le Prix du Cadran n'a pas été couru en 1850, en 1871, de 1915 à 1918, en 1940 et en 1968. Il fut couru à Versailles en 1848, au Tremblay en 1943, 1944 et 1945 sur 4.100 mètres. De 1854 à 1912, il fut ouvert aux 4 ans seuls. Il n'est ouvert aux hongres que depuis 1986.

Depuis 1991, le Prix du Cadran ne se court plus en mai ; il a été reporté au début octobre, lors du week-end du Prix de l'Arc de Triomphe.

Pelotons

Du fait qu'il s'adresse à des « chevaux d'âge » et à des spécialistes, le Prix du Cadran réunit toujours peu de partants. Maximum, 10 deux fois (1912, 1913) de la création à la Première Guerre mondiale. 12 à deux reprises (1923, 1939) entre les deux guerres. Et depuis 1941 jusqu'à 2016, une fois 16 (2002), deux fois 13 (1974, 1975). Quant aux minima, ils constituent des records pour une grande course.

Un seul partant (walk-over) en 1843 (Annetta) et 1844 (Nativa).
2 partants à sept reprises entre 1838 et 1906.
3 partants à dix-huit reprises entre 1839 et 1989.
Moyenne des partants par course :

de 1837 à 1849 = 3,08 ;
de 1851 à 1870 = 4,15 ;
de 1872 à 1899 = 4,32 ;
de 1900 à 1914 = 5,67 ;
de 1919 à 1939 = 7,86 ;
de 1941 à 1967 = 7,85 ;
de 1969 à 2016 = 8,5.
Tentatives multiples

Réservé aux seuls 4 ans pendant près de soixante ans (1854 à 1912), le Prix du Cadran ne compte que six chevaux vainqueurs à plusieurs reprises :

Nautilus (3 victoires) en 1839, 1840 et 1842 pour le fils aîné du roi Louis-Philippe, le duc d'Orléans mort accidentellement peu après ce dernier succès.
Marsyas (4 victoires) en 1944, 1945, 1946 et 1947
Taine (2 victoires) en 1962 et 1963
Buckskin (2 victoires) en 1977 et 1978
El Badr (2 victoires) en 1979 et 1982
Westerner (2 victoires) en 2003 et 2004.
Les juments

Elles n'ont obtenu que 30 victoires au cours des 172 éditions du Prix du Cadran. Ce faible pourcentage s'explique du fait que les meilleures pouliches sont consacrées à la reproduction dès la fin de leur troisième année. Toutefois les juments furent souvent victorieuses de l'origine de la course (1837) à 1914, obtenant 22 victoires en 76 ans, soit 28,9%. C'est essentiellement de 1919 à 1967 qu'elles furent très discrètes, se contentant de 2 victoires pour 48 épreuves. Depuis 1969, elles ont redressé la situation en obtenant 6 victoires sur 43 années (13.95%). Elles ont encore fait mieux lors des seules 31 dernières années (1986 à 2016), récoltant 5 victoires soit une moyenne de 14.28%.

Les six dernières femelles lauréates du Prix du Cadran furent Gold River (1981), Mercalle (1990), Victoire Bleue (1991), Sought Out (1992), Molesnes (1994) et Molly Malone (2012).

Marsyas

Avec quatre victoires dans cette course de très haut niveau, on doit considérer Marsyas comme un des chevaux les plus remarquables du turf français. Né en 1940 chez Marcel Boussac, il avait pour père le stayer anglais Trimdon, double vainqueur de l'Ascot Gold Cup. Sa mère Astronomie (Astérus) allait produire après lui quatre chevaux remarquables, Caracalla (1942 par Tourbillon), Arbar (1944 par Djebel), Asmena (1947 par Goya) et Arbèle (1949 par Djebel).

Marsyas courut vingt-sept fois de 3 à 7 ans. Il gagna dix-sept courses, se plaça quatre fois deuxième, cinq fois troisième et fut non placé seulement une fois, à 4 ans dans le Prix de l'Arc de Triomphe. Outre ses quatre Prix du Cadran, il enleva en France le Prix Jean Prat deux fois, le Prix Kergorlay et le Prix Gladiateur. A 5 ans, après avoir gagné ses deux courses (Jean Prat et Cadran), il est victime d'un claquage. Absent pendant onze mois, il dispute les deux mêmes épreuves, second du Jean Prat et victorieux dans le Cadran. C'est alors que Marcel Boussac décide de lui faire courir les épreuves de longues distances outre-Manche. Tout en laissant à son demi-frère Caracalla le soin de remporter l'Ascot Gold Cup, Marsyas aligne cinq succès consécutifs, dans les White Rose Stakes (Hurst Park), les Queen Alexandra Stakes (Royal Ascot), la Goodwood Cup, la Doncaster Cup et les Lowther Stakes (Newmarket). Six jours après, il doit se contenter de la troisième place de la Jockey Club Cup. A 7 ans, Marsyas fait une rentrée victorieuse dans le Prix de Lutèce puis tente de remporter un quatrième Prix du Cadran. Objectif chimérique, car l'opposition est plus forte que précédemment. Il doit affronter le 4 ans Souverain, favori (6/10) du fait de ses quatre dernières sorties victorieuses, à 3 ans dans le Grand Prix de Paris, le Prix Royal Oak et les King George VI Stakes, et, pour sa rentrée dans le Prix Jean Prat. C'est pourtant Marsyas qui l'emporte. Après avoir relayé son leader avant le dernier tournant, Marsyas prend le large. Souverain tente alors de placer sa pointe de vitesse mais il se heurte à la résistance obstinée de Marsyas qui gagne finalement de trois longueurs. C'est le chant du cygne de Marsyas, victime d'un nouveau claquage. Quant à Souverain, un mois plus tard il remportera l'Ascot Gold Cup.

Huées et vivats

7 mai 1933. 6'37''4/5, c'est le temps mis par Gris Perle pour devancer ses deux seuls adversaires au terme des quatre kilomètres du Prix du Cadran. Chacun s'était efforcé de ne pas mener. Retour aux balances sous les huées du public.

20 mai 1990. Applaudissements fournis destinés à la pouliche Mercalle, lauréate du Prix du Cadran. Imposant une allure soutenue dès le départ, elle épuise ses adversaires et franchit le poteau avec cinq longueurs d'avance. Le temps enregistré pour 4.000 mètres (4'19''2 en terrain souple) est le second meilleur des dix dernières années. C'est une provinciale, venue de Chateaubriant, où l'entraîne son jockey Maurice Bouland.

7 octobre 2001, deuxième course de la réunion de l'Arc. C'est le Prix du Cadran que cinq étrangers veulent ravir à quatre nationaux. L'un de ceux-ci relaie un compatriote dans le dernier tournant et prend le large. Derrière lui c'est la débandade et c'est avec huit longueurs d'avance que Germinis franchit la ligne d'arrivée sous les vivats de la foule. Ce n'était qu'un outsider (12/1) ; il n'avait pas couru depuis cinq mois ; yearling, il n'avait pas trouvé acquéreur pour 12.000 F. Mais aux yeux du public, il était, comme Mercalle, un provincial venu chercher la consécration parisienne. C'est à Dragey, dans la baie du Mont-Saint-Michel, que le hongre de Robert Sallet avait été minutieusement mis au point par l'entraîneur Patrick Chevillard et le jockey Renaud Janneau.

Propriétaires

Frédéric de Lagrange (11 victoires) : Compiègne (1862), Alerte (1863), Béatrix (1865), La Fortune (1866), Auguste (1867), Longchamps (1868), Le Sarrazin (1869), Boulogne (1870), Saint-Christophe (1878), Rayon d'Or (1880) et Milan (1881).
Marcel Boussac (8 victoires) : Thor (1934), Dadji (1938), Marsyas (1944 à 1947), Arbar (1948) et Elpenor (1955).
Casaque Wildenstein (8 victoires) : Le Chouan (1970), Buckskin (1977, 1978), Balitou (1985), Air de Cour (1986), Victoire Bleue (1991) et Westerner (2003, 2004).
Entraîneurs*

Tom Jennings (15 victoires) : La Clôture (1851), Hervine (1852), Papillon (1854), Monarque (1856), Compiègne (1862), Alerte (1863), Béatrix (1865), La Fortune (1866), Auguste (1867), Longchamps (1868), Le Sarrazin (1869), Boulogne (1870), Saint-Christophe (1878), Rayon d'Or (1880) et Milan (1881).
Thomas Carter (6 victoires) : Miss Annette (1837), Franck (1838), Annetta (1843), Edwin (1845), Nanetta (1849) et Rémunération (1855).
Henry Jennings (5 victoires) : Nativa (1844), Géologie (1860), Prétendant (1861), Revigny (1873) et Clocher (1879).
William Webb (5 victoires) : Krakatoa (1888), Chêne Royal (1893), Fousi Yama (1894), Astronome II (1903) et Strozzi (1906).
George Cunnington Sr (5 victoires) : Camisole (1904), Ris Orangis (1907), Aveu (1910), La Française (1911) et Nimbus (1914).
Charles Semblat (5 victoires) : Marsyas (1944 à 1947) et Arbar (1948).
Une seule femme a entraîné un vainqueur du Prix du Cadran, Mme Myriam Bollack-Badel : Always Earnest (1995).

* Le nom des entraîneurs n'apparaît dans les compte rendus (Calendrier des courses et Chronique du Turf) qu'en 1890. Il existe donc de réelles difficultés pour déterminer avec certitude les entraîneurs de certains chevaux avant cette date. Ainsi quelques auteurs n'attribuent pas à Thomas Jennings la victoire de certains chevaux du comte de Lagrange mais à ses assistants installés à Royallieu puis à Dangu. C'est en contradiction avec le palmarès établi par le sérieux journal Le Sport (1882) qui les affecte toutes à Tom Jennings. En fait les meilleurs chevaux du comte susceptibles de courir les épreuves classiques, tant anglaises que françaises, quittaient la France à 2 ou 3 ans pour être placés sous la direction de Tom Jennings à Newmarket (à Phantom House). Ils y bénéficiaient de meilleurs terrains d'entraînement alors qu'il n'y avait pas encore de piste en gazon à Chantilly. Ils faisaient la navette par bateau, ne séjournant en France qu'à l'occasion de courses rapprochées.

Jockeys

Yves Saint-Martin (5 victoires) : Waldmeister (1965), Danseur (1967), Récupéré (1974) et Buckskin (1977, 1978).
Charles Pratt (4 victoires): Géologie (1860), Compiègne (1862), Alerte (1863) et Béatrix (1865).
Charles Elliott (4 victoires) : Thor (1934), Dadji (1938), Marsyas (1947) et Arbar (1948).
Eric Legrix (4 victoires) : Neustrien (1984), Balitou (1985), Air de Cour (1986) et Trebrook (1989).
25 septembre 2017
Qatar Arc de Triomphe : Le moment de vérité

Chaque année depuis 1920, le premier dimanche d’octobre révèle le champion européen de la saison sur la distance classique de 2 400 mètres à l’occasion du Qatar Prix de l’Arc de Triomphe. La course la plus riche d’Europe met aux prises les meilleurs 3ans du continent avec leurs aînés, et cette confrontation permet de juger définitivement de la qualité respective des générations. C’est dans « l’Arc » que l’on attribue la note finale à chacun des millésimes.
Bien avant la Breeders’Cup, le Champions’ Day anglais et tous les avatars de ces championnats d’arrière-saison créés aux quatre coins du monde, le meeting du Qatar Prix de l’Arc de Triomphe a désigné chaque année les champions du galop international et rares sont les grands cracks à ne pas avoir pris part, à leurs risques et périls !
Octobre, Chantilly*

Qatar Prix de l’Arc de Triomphe

Groupe 1, 3ans et au-dessus, 2.400 mètres, 5.000.000€

Créé en 1920

Record de la course (Longchamp) : 2’24’’49 en 2011 (Danedream). Found a gagné en 2’23’’61 en 2016 sur la piste de Chantilly, dont c'est le record sur 2.400 mètres.

Tenante du titre : Found (f4, IRE par Galileo), appartenant à Michael Tabor, Derrick Smith et Susan Magnier, élevée par Ron Con Ltd, Wynatt & Chelston, entraînée par Aidan O’Brien et montée par Ryan Moore.

La course se déroule en 2017 pour la 96ème fois.

(*) La course se déroule à Chantilly en 2016 et en 2017 pendant les travaux à Longchamp, qu’elle retrouve en 2018. Le Prix de l’Arc de Triomphe ne fut pas couru en 1939 et 1940 et eut lieu au Tremblay en 1943 et 1944 sur 2.300 m.

Historique

Dès qu'elle eût abandonné le terrain défectueux du Champ de Mars pour ouvrir en 1857 son bel hippodrome de Longchamp, la « Société d'Encouragement pour l'amélioration des races de chevaux en France » forma un ambitieux projet : réunir sur la piste sélective du bois de Boulogne des pur sang de diverses nationalités pour désigner le meilleur d'entre eux. Réaliser la sélection constitue en effet la première des missions imparties à la société mère des courses plates françaises.

Première étape en 1863 avec la création du Grand Prix de Paris permettant de confronter sur 3.000 mètres en juin le lauréat du Derby d'Epsom avec celui du Prix du Jockey Club, le derby français.

Poursuivant le même objectif, trente ans plus tard, la Société d'Encouragement organise une rencontre entre les 3 ans et leurs aînés sur 2.400 mètres, début octobre, quand les jeunes ont eu le temps de s'épanouir. C'est le Prix du Conseil Municipal, créé en 1893.

1920, c'est la renaissance des courses après la Grande Guerre. La Société d'Encouragement veut offrir une vitrine à l'élevage du pur sang de France. Soucieuse de perfection, elle imagine une nouvelle course présentant les mêmes caractéristiques de date et de distance que le Conseil Municipal, mais sans surcharges ni décharges, simplement à poids pour âge, chacun sur un pied d'égalité. Sur le calendrier hippique européen, aucune concurrence le premier dimanche d'octobre.

A cette course richement dotée, il faut un nom éloquent. Pour célébrer la victoire des forces alliées, les troupes victorieuses n'ont-elles pas défilé le 14 juillet 1919 sous l'Arc de Triomphe, ce monument édifié à la gloire des armées françaises ? Alors, même si une petite course de Longchamp était appelée ainsi depuis 1882, on va donner le nom de Prix de l'Arc de Triomphe à l'épreuve internationale ayant pour but de comparer la valeur des élevages de pur sang européens et de désigner un champion.

Un site internet dédié est en ligne sur http://www.prixarcdetriomphe.com/

Cliquer ici pour accéder à la page Wikipedia de la course.

Partenariats

L'Arc de Triomphe obtient un premier appui financier en 1935 quand l'Etat autorise la Société d'Encouragement à organiser un sweepstake sur la course comme sur le Grand Prix de Paris couru trois mois plus tôt. Le sweepstake est une loterie dont l'attribution des prix dépend à la fois d'un tirage et du résultat de la course. Il en sera de même de 1936 à 1938, à la seule différence que l'organisation du sweepstake sera confiée à la Loterie nationale (créée en 1933) imposée par l'Etat.

Après la guerre, il fallut attendre l'année 1949 pour que soit renouée l'alliance de l'Arc de Triomphe avec le sweepstake, tranche spéciale de la Loterie nationale. Celle-ci dépose dans la corbeille 50 millions de francs qui permettent de quintupler, d'une année à l'autre, la dotation de l'Arc - il offre désormais 25 millions de francs à son vainqueur - et de revaloriser toutes les courses d'un week-end spécialement étoffé. A cet effet, le Grand Critérium est incorporé à la réunion de l'Arc et ce pour quatre années, après quoi il retrouvera sa place habituelle au calendrier, une semaine après. Mais au fil des ans, l'aide de la Loterie nationale se réduira, au point de devenir symbolique dans les années 70. Et en 1982, l'Arc servira pour la dernière fois de support à un sweepstake de la Loterie nationale.

Cette même année 1982, l'Arc de Triomphe associe son nom à celui d'une chaîne hôtelière, Trusthouse Forte, dont le siège est à Londres, possédant quelque huit cents hôtels dans le monde, dont deux palaces parisiens, le Plaza Athénée et le George V. L'union durera six ans, jusqu'en 1987.

En 1988 elle est détrônée par une autre société hôtelière de nationalité italienne, « Ciga Hôtels », dont le principal actionnaire est le prince Karim Aga Khan. Mariage somptueux qui va faire du « Ciga Weekend » le point de mire du turf mondial. En 1989, le samedi s'enrichit du Grand Critérium puis en 1991 du Prix du Cadran d'où un week-end riche de cinq courses de Groupe 1. Ainsi le 12 octobre 1991, sont rassemblés à Longchamp 35.000 spectateurs (dont 30.000 payants) et, devant leur écran, quelque 45 millions de téléspectateurs des cinq continents, grâce à dix-neuf chaînes de télévision intéressées par cette course.
Après six années de luxueuse vie commune survient la séparation et l'Arc retrouve en 1994 son ancien conjoint « Forte », mais pour trois ans seulement. Rendu célibataire en 1997 et 1998, l'Arc retrouvera un partenaire en 1999, encore un groupe hôtelier, cette fois français à la recherche d'une audience internationale, les hôtels et casinos du Groupe Lucien Barrière. Cette union durera neuf années, jusqu’en 2007.

Un nouveau partenariat intervient en 2008. Signé avec le Qatar, pays jeune et en plein essor, pour une durée de cinq ans, il permet de doubler l’allocation du Prix de l’Arc de Triomphe, portée de 2 à 4 millions d’euros. Partenariat prorogé en juin 2010 pour dix années supplémentaires, assurant le parrainage de l’Arc jusqu’en 2022. Il permet aussi aux courses de galop françaises de franchir une étape majeure dans l’histoire du Prix de l’Arc de Triomphe qui devient en 2008 la course sur gazon la mieux dotée au monde. Ce partenariat a été notamment conclu pour promouvoir les courses organisées par le Qatar Racing & Equestrian Club (QREC, fondé en 1975) qui s’ouvre à l’univers du pur sang anglais au travers d’un projet ambitieux.

L’allocation globale du week-end du Qatar Prix de l’Arc de Triomphe est ainsi portée à 6,7 millions d’euros. Programme composé de quinze courses de pur sang anglais (dont 7 courses de Groupe 1 et 4 courses de Groupe 2) ainsi que 2 courses de Groupe 1 pour chevaux de pur sang arabes organisées par France Galop et l’AFAC (Association Française du Cheval Arabe de Course). L’une, pour les pouliches de 4 ans, sera disputée le samedi sous le nom de « Qatar French Arabian Breeders’ Challenge », l’autre nommée « Qatar Arabian World Cup », devenue la course pour pur sang arabes la plus prestigieuse au monde avec 450.000 euros d’allocation, sera courue juste après le Qatar Prix de l’Arc de Triomphe.

Doublés

Seulement sept chevaux sont parvenus à gagner deux fois l'Arc. Ce sont :

Ksar en 1921 et 1922 ;
Motrico en 1930 et 1932 ;
Corrida en 1936 et 1937 ;
Tantième en 1950 et 1951 ;
Ribot en 1955 et 1956 ;
Alleged en 1977 et 1978 ;
Treve en 2013 et 2014.
Avant de réussir le doublé, deux d'entre eux avaient déjà participé à l'Arc : Motrico, 4ème à 3 ans en 1928 et Corrida, 3ème à 3 ans en 1935. Les autres champions ont réalisé leur doublé à 3 et 4 ans.

Treize chevaux avaient participé sans succès à l'Arc avant leur victoire.

Massine 2ème à 3 ans en 1923 ;
Djebel 3ème à 4 ans en 1941 ;
Nuccio 2ème à 3 ans en 1951 ;
Oroso 6ème à 3 ans en 1956 ;
Exbury 6ème à 3 ans en 1962 ;
Allez France 2ème à 3 ans en 1973 ;
Star Appeal non placé à 3 ans en 1973, gagnant à 5 ans ;
Ivanjica non placée à 3 ans en 1975 ;
All Along non placée à 3 ans en 1982, gagnante à 4 ans, puis 3ème à 5 ans ;
Sagace non placé à 3 ans en 1983, vainqueur à 4 ans puis 2ème à 5 ans ;
Rainbow Quest non placé à 3 ans en 1984 ;
Tony Bin 2ème à 4 ans en 1987 ;
Found, 9ème à 3ans en 2015.
On voit donc que deux d'entre eux, All Along et Sagace, comptèrent trois tentatives pour une victoire.

Par ailleurs dix-sept vainqueurs de l'Arc échouèrent dans leur tentative de renouveler leur victoire. Ce sont :

Priori, 5ème à 4 ans en 1926 ;
Kantar, 2ème à 4 ans en 1929 ;
Ortello, 4ème à 4 ans en 1930 ;
Brantôme, 4ème à 4 ans en 1935 ;
Le Pacha, 6ème à 4 ans en 1942 ;
Ardan, 2ème à 4 ans en 1945 et 4ème à 5 ans en 1946 ;
Coronation, non placée à 4 ans en 1950 ;
La Sorellina, non placée à 4 ans en 1954 ;
Puissant Chef, 6ème à 4 ans en 1961 ;
San San, non placée à 4 ans en 1973 ;
Three Troikas, 4ème à 4 ans en 1980 ;
Detroit, non placée à 4 ans en 1981 ;
Carnegie, 6ème à 4 ans en 1995 ;
Helissio, 6ème à 4 ans en 1997 ;
Montjeu, 4ème à 4 ans en 2000 ;
Bago, 3ème à 4 ans en 2005 ;
Hurricane Run, 3ème à 4 ans en 2006 ;
Trève, 4ème en 2015.
Les dames de l’Arc

Elles ont remporté 22 victoires, soit 23% des 95 éditions de la course. Ces 20 héroïnes – deux ont réalisé le doublé – sont : Pearl Cap (1931), Samos (1935), Corrida* (1936, 1937), Nikellora (1945), Coronation (1949), La Sorellina (1953), San San (1972), Allez France* (1974), Ivanjica* (1976), Three Troikas (1979), Detroit (1980), Gold River* (1981), Akiyda (1982), All Along* (1983) et Urban Sea* (1993), Zarkava (2008), Danedream (2011), Solemia* (2012), Trève (2013, 2014*) et Found* (2016). L'astérisque signifie que la course a été gagnée à 4 ans.

Onze d'entre elles avaient disputé le Prix de Diane, six en le gagnant (Pearl Cap, Nikellora, La Sorellina, Allez France, Zarkava, Trève), trois en se plaçant deuxième (Samos, Three Troikas, Akiyda) et deux, All Along et Urban Sea, en se classant respectivement cinquième et sixième.

Quinze d'entre elles avaient participé au Prix Vermeille, neuf en le gagnant (Pearl Cap, Nikellora, San San, Allez France, Ivanjica, Three Troikas, All Along, Zarkava, Trève), les sept autres en obtenant les classements suivants : 2ème Akiyda, 3ème Detroit, Urban Sea et Solemia, 4ème Gold River, 6ème La Sorellina et non placée Samos.

Trois rétrogradations

4 octobre 1925. Se recommandant de sa place de troisième derrière Massine l'année précédente et de six victoires (dont le Cadran et le Prix du Président de la République), le 4 ans Cadum - monté par Matthew MacGee, entraîné par Clément Duval - est favori de l'Arc (11/10). Il passe le premier le poteau d'arrivée, une longueur devant Priori. Mais ses nombreux preneurs s'inquiètent quand retentit la sirène. Le cheval du baron Edouard de Rothschild a penché peu avant l'arrivée, coupant la ligne de Priori. De celui-ci, les commissaires font un vainqueur sur le tapis vert. Cet heureux Priori (40/1) monté par Marcel Allemand, appartient au comte Gérard de Chavagnac et a pour entraîneur Percy Carter. Il venait de remporter le Prix Royal Oak.

4 octobre 1959. Arrivée dans un mouchoir. Pour connaître le vainqueur, il faut attendre trente-deux minutes : douze pour l'examen de la photographie puis vingt pour l'étude du film contrôle (mis en place un mois plus tôt). Finalement dead-heat, une courte tête et deux courtes encolures, soit l'équivalent d'une demi-longueur, séparent les premiers du cinquième. Mais, sur intervention des commissaires, Midnight Sun (50/1) - monté par Jacques Fabre, appartenant à François Dupré et entraîné par François Mathet - est rétrogradé à la deuxième place pour avoir gêné son ex æquo Saint Crespin (17/1) au prince Aly Khan, monté par George Moore et entraîné par Alec Head. Troisième Le Loup Garou (45/1) devant Mi Carina (40/1) et l'anglais Primera (9/1).

6 octobre 1985. Vainqueur l'année précédente, Sagace, le 5ans de Daniel Wildenstein qu'entraîne Patrick Biancone, est grand favori (6/10). A l'entrée de la ligne droite, Sagace, calé à la corde, file au poteau. Seul danger, Rainbow Quest qui gagne du terrain et se rapproche de la corde. Cravaché à droite par son nouveau jockey Eric Legrix, Sagace verse à gauche heurtant à deux reprises Rainbow Quest. Au passage du poteau Sagace a une encolure d'avance sur Rainbow Quest (qui plafonne). L'incident est presque passé inaperçu. Tandis que le public acclame le français victorieux, retentit la sirène annonçant une réclamation du jockey du cheval anglais. Au bout de sept minutes, c'est un public anéanti qui apprend la rétrogradation de son favori. La diffusion immédiate du film contrôle sur les écrans de télévision, à défaut de calmer les esprits, apporte la preuve de la matérialité de la faute. Appel de la décision est déposé, arguant que Rainbow Quest avait quitté l'extérieur pour se rapprocher de Sagace provoquant ainsi le réflexe de défense de celui-ci. Cet appel, jugé recevable, est dit mal fondé. Heureux bénéficiaires de la difficile décision des commissaires, le prince Khalid Abdullah, l'entraîneur Jeremy Tree et le jockey Pat Eddery.

Un distancement.
En 2006, surprise de taille quelques jours après l’Arc de Triomphe. On apprend que le cheval japonais Deep Impact, est « distancé », c’est-à-dire privé de la troisième place pour présence dans ses urines d’un produit interdit, l’ipratropium, un broncho-dilatateur qui lui avait été administré par inhalation. Son entraîneur reconnaît que le champion japonais avait été traité pour un début de bronchite. Une erreur d’appréciation de la rémanence serait à l’origine de la faute reconnue par l’entraîneur japonais, sanctionné d’une amende de 15 000 euros. En 1903, les dirigeants des courses françaises avaient été les premier dans le domaine du sport à prohiber l’administration – en vue d’une épreuve – de tout stimulant, appelé alors « doping ». En 2006, les responsables des courses françaises ont appliqué les règles fixées par les instances hippiques européennes, règles beaucoup plus contraignantes que celles régissant d’autres sports. Politique, courageuse, excluant toute forme de médication à l’approche d’une course.

Visiteurs

Cinq pays au palmarès (la nationalité des pur-sang dépend du lieu d’entraînement, ni du lieu de naissance, ni de la nationalité de l’entourage) : France (66 succès), Grande-Bretagne (14), Irlande (7), Italie (6) et Allemagne (2).

Étalons

Six gagnants du Prix de l’Arc de Triomphe ont produit un gagnant à leur tour :

Biribi (1926), père de Le Pacha (1941)
Djebel (1942), père de Coronation (1949).
Ribot (1955 et 1956), père de Molvedo (1961) et Prince Royal (1964).
Sea Bird (1965), père d’Allez France (1974)
Rainbow Quest (1985), père de Saumarez (1990)
Montjeu (1999), père de Hurricane Run (2005).
Sept étalons ont donné plus d’un gagnant :

Brûleur (3 gagnants),
Tourbillon, Ribot, Riverman, Sadler’s Wells, Montjeu et Cape Cross (2 gagnants).
Les trois premiers du Qatar Prix de l’Arc de Triomphe 2016 étaient également issus d’un seul étalon, Galileo, fils de la lauréate de l’édition 1992, Urban Sea, et donc frère du gagnant de l’édition 2009, Sea the Stars. Avant Urban Sea, on notera que Detroit, gagnante en 1980, a produit Carnegie, qui s'est également imposé en 1994.

Propriétaires

Marcel Boussac (6 victoires) : Corrida (1936, 1937), Djebel (1942), Ardan (1944), Caracalla (1946) et Coronation (1949).
Casaque Aga Khan (6 victoires) : Migoli (1948), Nuccio (1952), Akiyda (1982), Sinndar (2001), Dalakhani (2003) et Zarkava (2008).
Daniel Wildenstein (4 victoires) : Allez France (1974), All Along (1983), Sagace (1984) et Peintre Célèbre (1997).
Khalid Abdullah (4 victoires) : Rainbow Quest (1985), Dancing Brave (1986), Rail Link (2006) et Workforce (2010).
Michael Tabor (4 victoires) : Montjeu (1999), Hurricane Run (2005), Dylan Thomas* (2007), Found (2016).
Casaque Wertheimer (3 victoires) : Ivanjica (1976), Gold River (1991), Solemia (2012).
Robert Sangster (3 victoires) : Alleged (1977, 1978) et Detroit (1980).
* En association avec Mme John Magnier et/ou Derrick Smith.

Entraîneurs

André Fabre (7 victoires) : Trempolino (1987), Subotica (1992), Carnegie (1994), Peintre Célèbre (1997) et Sagamix (1998) et Hurricane Run (2005) et Rail Link (2006).
Charles Semblat (4 victoires): Djebel (1942), Ardan (1944), Caracalla (1946) et Coronation (1949).
François Mathet (4 victoires) : Tantième (1950, 1951), Sassafras (1970) et Akiyda (1982).
Alec Head (4 victoires) : Nuccio (1952), Saint Crespin (1959), Ivanjica (1976) et Gold River (1991).
Frank Carter (3 victoires) : Mon Talisman (1927), Pearl Cap (1931) et Samos (1935).
Etienne Pollet (3 victoires): La Sorellina (1953), Sea Bird (1965) et Vaguely Noble (1968).
Vincent O'Brien (3 victoires): Ballymoss (1958) et Alleged (1977, 1978).
Saeed Bin Suroor (3 victoires) : Lammtarra (1995), Sakhee (2001) et Marienbard (2002). Christiane Head-Maarek (3 victoires, seule femme au palamrès) : Three Troikas (1979) et Trêve (2013, 2014).
En 2016 à Chantilly, l’entraîneur irlandais Aidan O’Brien a placé ses trois pensionnaires, Found, Highland Reel et Order of Saint George, aux trois premières places de la course. Les trois premiers étaient également issus d’un seul étalon, Galileo, fils de la lauréate de l’édition 1992, Urban Sea.

Jockeys

Jacques Doyasbère (4 victoires) : Djebel (1942), Ardan (1944) et Tantième (1950, 1951) ; Freddy Head (4 victoires): Bon Mot (1966), San San (1972), Ivanjica (1976) et Three Troikas (1979) ;
Yves Saint-Martin (4 victoires): Sassafras (1970), Allez France (1974), Akiyda (1982) et Sagace (1984) ;
Pat Eddery (4 victoires): Detroit (1980), Rainbow Quest (1985), Dancing Brave (1986) et Trempolino (1987).
Olivier Peslier (4 victoires): Helissio (1996), Peintre Célèbre (1997), Sagamix (1998) et Solemia (2012).
Thierry Jarnet (4 victoires): Subotica (1992), Carnegie (1994) et Trêve (2013, 2014).
Lanfranco Dettori (4 victoires): Lammtarra (1995), Sakhee (2001), Marienbard (2002) et Golden Horn (2015).
19 septembre 2017
Les actions de France Galop en matière de Bien-Etre

Les principes et l’encadrement réglementaire.
Le code des courses au galop prend en charge le bien-être des chevaux dans de très nombreux articles : Code des Courses & Conditions Générales

Ce code réglemente :

- la capacité des personnes à détenir, entraîner ou monter des chevaux. Une expérience et une formation sont indispensables. France Galop organise 5 stages par an de formation pour les entraîneurs professionnels et amateurs au cours desquels les candidats pourront acquérir les compétences nécessaires.

- La vérification des lieux d’entraînement des chevaux de courses. Il n’est pas possible d’installer un centre d’entraînement de chevaux sans que les installations aient été vérifiées, tant sur le plan fonctionnel que celui de l’hébergement et le bien-être des chevaux.

- La vérification et la protection de l’état sanitaire des chevaux : l’état des chevaux est contrôlé à toutes les étapes de leur vie sportive, y compris dans les phases de repos. Sur l’hippodrome: Avant la course : harnachement, ferrure, cravache sont vérifiés. Pendant la course : interdiction de remonter, cravache. Après la course prise en charge médicale des chevaux blessés ou fatigués. A l’entraînement, hors entraînement et même à l’élevage.

Les contrôles de la médication en courses, à l’entraînement, hors entraînement et à l’élevage : Plus de 12 000 contrôles sont réalisés au Galop pour détecter la présence d'éventuelles substances prohibées sur les chevaux de courses. France Galop lutte contre le dopage et applique une tolérance zéro en matière de médication pour tout cheval engagé au départ d'une course. Les traitements faits pendant les périodes d’entraînement et de repos doivent être faits dans l’intérêt de la santé et du bien-être du cheval. Ces étapes de préparation sont l’objet de contrôles. 240 établissements d’entraînements ont été contrôlés en 2016 avec près d’un millier de chevaux prélevés.



La biosécurité et le suivi des maladies infectieuses et/ou contagieuses
La sécurité sanitaire des chevaux est l’un des points clés de leur bien-être. Les rassemblements de chevaux sont propices à la dissémination des maladies, notamment les maladies contagieuses. La vaccination contre la grippe équine est obligatoire et contrôlée. France Galop participe activement au Réseau d’EpidémioSurveillance des Pathologies Equines (RESPE) ainsi qu’à L’International Collecting Centre (ICC). Ces réseaux réalisent une surveillance sanitaire constante non seulement du territoire français, mais aussi de l’Europe et permettent de mettre rapidement en place des mesures sanitaires en cas de risque.

La reconversion et la retraite des chevaux de courses
France Galop a noué un partenariat il y a 10 ans avec la Ligue Française de Protection du Cheval pour permettre la prise en charge des chevaux qui quittent l’entraînement sans pouvoir entrer à l’élevage ou se reconvertir dans de nouvelles activités : sports équestres, randonnées, promenade… Un fonds de reconversion des chevaux de courses au galop a été créé en 2007 qui permet aux membres de France Galop de consacrer 1/1000 des gains de courses à la reconversion de nos chevaux.
Un partenariat est actuellement en cours de développement avec l’association Au-Delà Des Pistes (ADDP) pour favoriser la reconversion des anciens chevaux de courses au galop.

L’international : France Galop intervient au niveau international dans plusieurs comités consacrés au bien-être du cheval : Le Welfare Committee de la Fédération Internationale des Autorités Hippiques, le Welfare sub Committee de l’International Stud Book Committee, l’International Forum for the Aftercare of Racehorses.
18 septembre 2017
Présentation du Bien-Etre Equin par Madame Elizabeth Doumen, Ambassadrice du Bien-Etre Equin auprès de France Galop.

Création en 2016 d'un groupe de travail dédié au bien-être équin.

Le bien-être équin est au coeur des préoccupations de France Galop et des professionnels des courses de Galop. Dans le but de coordonner et d'optimiser les multiples actions et mesures existantes dans ce domaine tout en continuant à développer de nouvelles initiatives, France Galop a mis en place en 2016 un groupe de travail dédié au bien-être équin.

Elizabeth Doumen, propriétaire et éleveur de chevaux de courses, femme d'entraîneur de renommée internationale, mère d'un jockey d'Obstacle et impliquée dans l'association Au-Delà Des Pistes, a accepté d'en devenir l'Ambassadrice auprès de France Galop.

Elle est assistée dans cette mission de représentants issus des différents services de France Galop concernés par le bien-être des chevaux de course. L'objectif est de mener de nouvelles actions et d'intensifier nos efforts. Elizabeth Doumen explique : "Le Bien-être des chevaux est un sujet fédérateur sur le plan national et international. Tous les acteurs et corps de métiers des courses, réunis par une même passion du cheval, doivent s'impliquer. Notre mission et la responsabilité de chacun est d'accompagner nos protégés pendant leur carrière en courses puis dans le cadre de leur reconversion dans l'élevage, d'autres activités et dans d'autres sports."

Depuis des années, France Galop multiplie les initiatives sur ses hippodromes et ses centres d'entraînement afin de réduire au maximum les risques d'accident et de faciliter la récupération et la prise en charge des chevaux après l'effort. Les sites de France Galop servent souvent de test pour ces bonnes pratiques qui sont ensuite étendues aux autres hippodromes de France. De plus, le Code des courses élaboré par France Galop, qui régit l'ensemble des courses de Galop en France, est attentif au respect du cheval et a été pionnier en matière de lutte contre le dopage en courses, à l'entraînement et au repos.

Lors du Salon de l'Agriculture de mars 2016, sur le stand de la FNSEA, les principaux acteurs de la filière Cheval, France Galop, LeTROT, La Fédération Nationale du Cheval, La Fédération Française d'Equitation, le Groupement Hippique National ainsi que l'Association Vétérinaire Equine Française ont signé la Charte du Bien Être Equin axée sur des mesures fortes. A cette occasion, Edouard de Rothschild, Président de France Galop, a déclaré : "Il est très important que France Galop signe cette charte puisque le respect du cheval est au coeur de ses préoccupations."

France Galop veut notamment promouvoir la reconversion des chevaux de courses. Des actions sont développées depuis 2007 en partenariat avec la Ligue Française de Protection du Cheval, également avec l'Ecurie de la Seconde Chance et plus récemment avec Au-delà Des Pistes (ADDP).

En partenariat avec cette Association et sur proposition d'Edouard de Rothschild, France Galop a programmé la première Journée de la Reconversion des Chevaux de Courses le samedi 27 août 2016 sur l'hippodrome de Deauville-La Touques dans le cadre du prestigieux Meeting de Deauville – Lucien Barrière. Entre les courses, des anciens chevaux de courses désormais actifs dans d'autres sports, étaient présentés au public.
14 septembre 2017
Le bien-être équin en vedette sur france-galop.com

Vous trouverez désormais sur la page d’accueil de france-galop.com un espace dédié au bien-être équin, au cœur des préoccupations de France Galop et des professionnels des courses de Galop. C’est une des réalisations du groupe de travail mis en place en 2016 avec l’ambassadrice du bien-être équin, Elizabeth Doumen, pour accompagner l’action menée par France Galop et ses membres depuis des années sur les hippodromes et les centres d'entraînement. Formation professionnelle, vérification des installations, de l’état sanitaire des chevaux à toutes les étapes de leur vie sportive, à l’entraînement, hors entraînement et même à l’élevage, contrôle continu des médications, toutes ces missions assumées au quotidien par les équipes de France Galop procèdent aussi au bien-être équin.

Signataire de la Charte du Bien Être Equin en mars 2016 avec les principaux acteurs de la filière Cheval France Galop veut notamment promouvoir la reconversion des chevaux de courses. Des actions sont développées depuis 2007 dans ce sens en partenariat avec la Ligue Française de Protection du Cheval et Au-delà Des Pistes (ADDP).

Dans cette nouvelle rubrique, vous trouverez donc le détail de toutes les actions menées par France Galop en matière de bien-être équin, comment adhérer au Fonds de reconversion des chevaux de courses au galop et une foire aux questions détaillée.

Bonne visite, et merci pour vos encouragements en faveur du bien-être équin dans les courses de galop en France…
11 septembre 2017
Qatar Arc Trials : les réactions des entourages

Retour sur les courses des Qatar Arc Trials, dimanche à Chantilly, avec les réactions des entourages des meilleurs chevaux...
Qatar Prix Vermeille (Gr1)

Francis-Henri Graffard, entraîneur de Bateel (1re) :

« Pour gagner une course comme celle-là, il faut mettre tous les atouts de son côté. Elle adore les terrains souples. C'est une jument qui a beaucoup de caractère, l'équipe a fait un beau travail avec elle. Son cavalier d'entraînement la connait par cœur. Elle avait bien travaillé en vue de cette épreuve. Pierre-Charles lui a donné un bon parcours car il n'a pas lâché Journey. C'est une jument qui a beaucoup de tenue et cela a parlé pour finir.

Elle n'est pas engagée dans l'Arc. Au moment des engagements, elle n'était pas de ce niveau-là. La pouliche dispose d'une autre option à Ascot. Elle court bien sur la fraîcheur et l'Arc est dans trois semaines. Je suis prêt à la supplémenter si elle est bien mais nous allons discuter avec ses propriétaires. Aujourd'hui, elle était tendue au rond mais ce n'est pas du mauvais stress. D'ailleurs, le défilé s'est plutôt bien passé. »

Lanfranco Dettori, jockey de Journey (2e) :

« Elle a très bien couru mais elle est battue par une pouliche avec une meilleure aptitude au terrain. Elle va désormais viser les British Champions Fillies and Mares Stakes en octobre à Ascot. »

Carlos Laffon-Parias, entraîneur de Left Hand (3e) :

« Aujourd'hui, Left Hand a battu la pouliche qui venait de la dominer à Deauville [Ajman Princess, ndlr]. Elle a eu un parcours limpide, mais les 2.400m sont peut-être le bout du monde pour elle. Elle a eu une course régulière et elle a fait une bonne performance face à de très bonnes pouliches. Nous la reverrons sans doute dans le Prix de l'Opéra Longines (Gr1). »

Nicolas Clément, entraîneur de Traffic Jam (4e) :

« Traffic Jam a donné des émotions à ses propriétaires. Il s'agissait d'un premier Gr1 pour eux et pour la pouliche. Elle confirme sa performance du Pomone. Nous sommes ravis. Pour le moment, nous allons la laisser se reposer et réfléchirons à son programme ensuite. »

Lisa-Jane Graffard, représentante de Godolphin, propriétaire de Strathspey (5e) :

« Elle court bien. Elle n'a pas eu le parcours idéal mais a trouvé son rythme pour bien finir. En soit, le Prix Vermeille était un objectif donc nous verrons pour la suite. Nous sommes satisfaits. »

Qatar Prix Niel (Gr2)

Anthony Oppenheimer, propriétaire de Cracksman (1er) :

« C'est un très bon cheval. Il n'est pas loin d'être aussi bon que Golden Horn à la même période. C'est en tout cas ce que disent les ratings. Concernant l'Arc, Dettori sera en selle sur un autre cheval. Et je pense que Cracksman n'aimerait pas être monté par un autre pilote. Il y a beaucoup de bons jockeys, mais il n'y a qu'un seul Frankie. Cracksman est en plein progrès. Dans le Derby d’Epsom, il était encore immature. Il a pris de la force depuis et progresse de semaine en semaine. En venant ici, nous ne voulions pas avoir une course dure car il n'est pas prêt pour cela, physiquement comme psychologiquement. C'est ce qui s'est effectivement passé. L'objectif est de le préserver pour son année de 4ans. Il ne courra donc pas l'Arc 2017. Lui donner une course dure cette année, c'est compromettre sa saison de 4ans. Ne pas courir cette année est forcément un risque car beaucoup de choses peuvent arriver avec un cheval. Mais c'est un risque que je suis près à prendre. Il reviendra ici à 4ans. »

Lanfranco Dettori, jockey de Cracksman (1er) :

« Il a bien couru aujourd'hui et il le fait bien, malgré un terrain trop lourd pour lui. Je ne pense pas qu'il batte un lot très relevé. C'est un poulain qui progresse, et il sera encore meilleur à 4ans. Il prend de la force. Il n'est pas simple de le comparer à Golden Horn car ce dernier était beaucoup plus mature à cette période de l'année que Cracksman. L'Arc ? C'est son propriétaire et son entraîneur qui décideront. En ce qui me concerne, je serai en selle sur Enable dans le Gr1. Elle a remporté quatre Grs1 avec beaucoup de marge à chaque fois. Je suis en tout cas ravi que Cracksman reste à l'entraînement à 4ans. »

Lisa-Jane Graffard, représentante de Godolphin, propriétaire d’Avilius (2e) :

« Ce que fait le cheval aujourd'hui, c’est très bien. Nous sommes vraiment très contents. Il a bien progressé toute l'année et nous attendons de le voir l'an prochain. Il est trop tôt pour décider s'il courra l'Arc ou non. Cela dépend aussi des conditions du terrain. Peut-être que si le terrain est vraiment très souple, nous nous laisseront tenter. Il faut déjà qu'il récupère de cette course… »

Vincent Cheminaud, jockey de Finche (3e) :

« Le cheval court très bien. C'est le terrain qui l'a réellement desservi. Je n'ai pas insisté. Je savais que les deux premiers appréciaient ce terrain. J'ai pensé au futur en faisant bien travailler Finche pour sa prochaine course. »

Qatar Prix Foy (Gr2)

Horst Pudwill, propriétaire de Dschingis Secret (1er) :

« Nous devrions le revoir dans l'Arc et ce sera notre première participation. Aujourd’hui c'était son terrain et il prendra part à la grande épreuve si le terrain est assez souple. Il ne courra pas si le terrain est rapide. S'il pleut, mon représentant peut monter sur le podium de l'Arc. Mais on ne sait jamais. Regardez l'histoire de Danedream. Nous espérons donc qu'il pleuvra d'ici là. C'est un cheval qui s'améliore avec l'âge et il n'aime que les parcours corde à droite. Ce dimanche, il était très clairement au-dessus. »

Lisa-Jane Graffard, représentante de Godolphin, propriétaire de Cloth of Stars (2e) et Talismanic (3e) :

« Cloth of Stars n'avait plus couru depuis le Prix Ganay, le 1er mai. Il avait besoin d'une course. Mais c'est très bien. Il va monter en condition pour l'Arc.

Talismanic fait une très bonne valeur comme toujours. Il est juste en dessous des chevaux-là. Il ne va pas courir l'Arc. Mais il y a d'autres courses pour lui sur 2.400m à l'étranger. »

Christophe Lemaire, jockey de Satono Diamond (4e) :

« J’ai l’impression que tout le monde se pose des questions sur le leader, qui a avancé par à coups. Peut-être, mais nous sommes allés à un rythme régulier avec Satono Diamond. Il a pris quatre ou cinq bols d’air durant le parcours. Je crois qu’il manquait de rythme ainsi que de condition. Cela n’est pas optimal dans ce terrain-là. Il n’a pas couru depuis mai et a manqué des ressources nécessaires dans les 200 derniers mètres. Dans ces conditions et face à des chevaux de Groupe 1, nous sommes à notre place. Cette course va lui faire du bien et l’avancer, lui ouvrir les poumons. Je pense qu’il répondra mieux dans trois semaines. Cependant, si le terrain venait à s’alourdir, cela ne serait pas bon pour nous. »

Qatar Cup-Prix Dragon (Gr1 PA)

Julian Smart, entraîneur d’Ebraz (1er) et de Gazwan (3e) :

« Ebraz et Gazwan vont courir la Qatar Arabian World Cup avec un leader, vraisemblablement Ba’Sil. Ebraz n'est pas très avancé en condition et il va progresser cette course. C'est un très bon cheval qui fait tous les terrains. La distance de la World Cup est parfaite pour lui. Je n'aime pas m'exprimer ainsi mais à ce stade, je pense que c'est le meilleur 4ans que j'aie entraîné. Pour la grande épreuve, je pense qu'il faut se méfier de Tayf et des chevaux de Thomas Fourcy. J'ai gagné trois fois cette course, mais uniquement avec des femelles. J'espère qu'Ebraz sera le premier mâle à nous offrir la victoire. »

Alban de Mieulle, entraîneur de Yazeed (2e) :

« Il court très bien pour sa rentrée. Il bat Gazwan, qui est un très bon cheval, mais le gagnant était au-dessus aujourd'hui. Le cheval avait vraiment besoin de reprendre la compétition. On sent qu'il était rouillé. Yazeed a été longtemps sur la touche car il avait un mauvais abcès au pied qui a mis du temps à sortir. Nous avons donc dû tout arrêter et attendre. Il aurait pu faire sa rentrée il y a trois semaines, mais j'ai préféré attendre cette épreuve et aller ensuite sur la belle. J'espère que cela me donnera raison. Il va courir la Qatar Arabian World Cup où nous aurons aussi Tayf, qui est très différent : lui ne montre rien le matin, il est très froid et fait le minimum. Avec Tayf, il faut venir au dernier moment, alors que Yazeed a beaucoup de coeur. »

Thomas Fourcy, entraîneur de Al Hayyem (4e) :

« Le cheval fait sa course. À 800m du poteau, il est presque battu, et on pouvait penser que cela allait être compliqué. Mais il est allé jusqu'au bout. Il est juste en dessous des bons. C'est un cheval qui a toujours couru un peu partout pour éviter les bons chevaux. Maintenant je n'ai plus trop le choix. J'ai essayé cette course. C'est un cheval qui va rester tranquille jusqu'à la fin de l'année. Nous reviendrons l'année prochaine, à l'étranger, dans des courses intermédiaires. C'est un cheval pratique, maniable, qui peut adopter toutes les tactiques. La seule chose est qu'il est limité par les très bons et qu'il faut les éviter. »
8 septembre 2017
Qatar Prix Vermeille : La Grande Dame de l’automne

Jusqu’à 2004, c’était la revanche du Prix de Diane sur la distance classique de 2.400 mètres pour les seules pouliches de 3ans. Depuis, elle a été ouverte aux femelles de 3 et 4 ans, et à toutes les femelles de 3ans et au-dessus. C’est donc devenu une version féminine du Qatar Prix de l’Arc de Triomphe, qui permet d'évaluer la qualité respective des générations, mais aussi un des trois tremplins programmés à trois semaines du grand rendez-vous avec deux autres courses sur la distance de 2.400 mètres, à savoir le Prix Niel (Gr2) pour les mâles de 3ans et le Prix Foy (Gr2) pour les chevaux d’âge, qui se déroulent le même jour.
Septembre, Chantilly

Qatar Prix Vermeille

Groupe 1 - Femelles de 3 ans et au-dessus, 2.400m, 350.000€

Créé en 1897

Record de la course : 2’26’’ en 2002 (PEARLY SHELLS)

Tenante du titre : LEFT HAND (f3, GB, par Dubawi), appartenant à et élevée par Wertheimer&Frère, entraînée par Carlos Laffon-Parias et monte par Maxime Guyon.

La course se déroule en 2017 pour la 111ème fois.



Historique

Il fut créé en 1897. Il a présenté en 2004 une innovation majeure dans ses conditions, son ouverture aux femelles de 4 ans, étendue à partir de 2006 aux femelles de tout âge. Si Sweet Stream, âgée de 4 ans, l’emporta en 2004 devant deux de ses contemporaines, les 3 ans ont largement dominé depuis puisqu’elles ont remporté 7 des treize éditions disputées depuis, et 23 places sur le podium pour un total de 39 possibles. Les 4ans viennent ensuite avec l’essentiel des succès restants, à l’exception de celui de Trève, gagnante pour la deuxième fois en 2015 –elle est la seule à figurer deux fois au palmarès de la course.

Le Qatar Prix Vermeille est donc devenu le mètre-étalon de chaque promotion de pouliches de 3 ans, confrontées à leurs aînées dans ce cadre pour déterminer de leur qualité.

Le Prix Vermeille ne fut pas couru de 1914 à 1918 et en 1939 et 1940 du fait de la guerre. Il fut couru au Tremblay en 1943 et 1944, puis à Chantilly en 2016 et en 2017. Une surcharge fut imposée aux gagnantes d’un certain prix jusqu’en 1954. Deux fois il y eut dead-heat (ex æquo), en 1961 entre Anne la Douce et Astola et en 1972 entre Paysanne et San San. Temps record : 2’ 26’’ par Pearly Shells en 2002, record frôlé en 2003 par Mezzo Soprano (2’ 26’’ 10), égalé en 2008 par Zarkava.

En 2009, Dar Re Mi, arrivée 1ère, a été rétrogradée à la 5ème place.

Vermeille

Femelle alezane née en 1853 chez Jules Verry à Bouze près de Beaune dans la Côte d'Or, fille de The Baron et Fair Helen, Vermeille fut d'abord nommée Merveille. Renommée Vermeille, elle porta les couleurs du comte Fernand de Montguyon dans le Prix du Jockey Club sans y jouer le moindre rôle. Elle dut se contenter de remporter trois modestes courses en province, deux à Châlons-sur-Marne et le Grand Prix de la Ville à Boulogne-sur-Mer. Achetée pour la reproduction par Henri Delamarre, elle se révéla une poulinière remarquable. Elle fut ainsi :

la mère de Vermout (Grand Prix de Paris 1864), Vertugadin (Grand Prix de Baden-Baden 1865),
la grand-mère de Versigny (Prix de Diane 1880), Verte Bonne (Prix de Diane 1883), Vernet (Grand Critérium 1882), Excuse (Prix du Cadran 1895) et Van Diemen (Grand Prix de Deauville 1897).
Le nom de cette « perle » du haras de Bois Roussel a été donné à cette course qui a longtemps permis aux meilleures pouliches de 3 ans de se rencontrer à l'automne sur la distance classique de 2.400 mètres, plus longue de 300 mètres que celle du Prix de Diane.

Partenariats

Le Prix Vermeille eut comme première marraine en 1991 la maison de couture Escada. Après trois années de partenariat, il y eut une vacance de 1994 à 1999. De 2000 à 2007, le Prix Vermeille a bénéficié du partenariat du groupe Barrière. Depuis 2008, la course est parrainée, comme le week-end du Prix de l’Arc de Triomphe et la réunion des Arc Trials dont le Prix Vermeille est une tête d’affiche, par le Qatar via le Qatar Racing and Equestrian Club.

Doublés et revanches

Vingt-six pouliches sont parvenues à gagner les deux courses : Semendria (1900), La Camargo (1901), Profane (1904), Médéah (1908), Moïa (1913), Quoi ? (1923), Dorina (1926), Commanderie (1930), Pearl Cap (1931), Mistress Ford (1936), Vigilance (1942), Nikellora (1945), Pirette (1946), Corteira (1948), Bagheera (1949), Roselière (1968), Pistol Packer (1971), Allez France (1973), Mrs Penny (1980), Northern Trick (1984), Jolypha (1992), Carling (1995), Daryaba (1999), Aquarelliste (2001), Zarkava (2008), Stacelita (2009) et Trêve (2013). Deux pouliches n'ayant pas disputé le Prix de Diane mais ayant remporté les Oaks à Epsom ont été ensuite victorieuses dans le Prix Vermeille. Ce sont Bella Paola (1958) et Monade (1962).

Quatorze pouliches placées deuxième dans le Prix de Diane ont pris leur revanche en gagnant le Prix Vermeille : Isola Bella (1924), Merry Girl (1928), Longthanh (1941), La Belle du Canet (1944), La Mirambule (1952), Astaria (1964), Saraca (1969), Highest Hopes (1970), Three Troikas (1979), Magic Night (1991), Volvoreta (2000), Mrs Lindsay (2007), Galikova (2011) et Left Hand (2016).

Pour une pouliche c'est l'exploit de remporter successivement en mai la Poule d'Essai (1.600 mètres), en juin le Prix de Diane (2.100 mètres) et en septembre le Prix Vermeille (2.400 mètres). Seulement six pouliches sont parvenues à réaliser un tel exploit : Semendria (1900), La Camargo (1901), Pearl Cap (1931), Corteira (1948) Allez France (1973) et Zarkava (2008).

Sept lauréates du Prix Vermeille ont gagné le Prix de l'Arc de Triomphe. Six la même année : Pearl Cap (1931), Nikellora (1945), San San (1972), Three Troikas (1979), Zarkava (2008) et Trêve (2013). Deux sur deux ans : Allez France (1974) et All Along (1983). A remarquer en 2012, Solemia, future lauréate du Prix de l’Arc de Triomphe n’avait pu obtenir que la troisième place dans le Prix Vermeille. Trève a aussi terminé 4ème du Qatar Prix Vermeille en 2014, à 4 ans, avant de remporter le Qatar Prix de l’Arc de Triomphe trois semaines plus tard.

Les visiteuses

Le Prix Vermeille commença à retenir l'attention des entraîneurs étrangers à partir des années 60. La première visiteuse victorieuse fut en 1965 Aunt Edith, entraînée par Noël Murless et montée par Lester Piggott. Cinq ans plus tard Highest Hopes - qui avait dû baisser pavillon devant l'irlandaise Sweet Mimosa dans le Prix de Diane - trouva une belle compensation à Longchamp. Elle était entraînée par le major William Hern. Troisième victoire britannique en 1980 avec Mrs Penny (entraînée par Ian Balding) qui confirma son succès de Chantilly. En 1987, les françaises sont écrasées par les visiteuses avec, à leur tête, Bint Pasha une pensionnaire de Paul Cole. En 1990, victoire à l'arrachée de la championne Salsabil (Mille Guinées, Oaks, Derby irlandais) entraînée par John Dunlop. Sixième succès en 1996 avec My Emma (entraînée par Rae Guest). En 1998, autre victoire d'une pensionnaire de John Dunlop, Leggera qui devance sa compatriote Cloud Castle. Huitième victoire étrangère en 2003 avec Mezzo Soprano (entraînée par Saeed Bin Suroor) qui arrache la victoire d’une tête à l’irlandaise Yesterday. Enfin neuvième succès étranger en 2010 grâce à la 4 ans Midday, entraînée par Henry Cecil, devançant sa contemporaine Plumania (déjà seconde en 2009) et Sarafina, lauréate du Prix de Diane.

Propriétaires

Marcel Boussac (7 victoires) : Durban (1921), Merry Girl (1928), La Circé (1933), Corteira (1948), Janiari (1956), Arbencia (1957) et Astola (1961, dead-heat).
Karim Aga Khan (6 victoires) : Sharaya (1983), Darara (1986), Daryaba (1999), Shawanda (2005), Zarkava (2008) et Shareta (2012).
Daniel Wildenstein (5 victoires) : Allez France (1973), Paulista (1974), All Along (1982), Walensee (1985) et Aquarelliste (2001).
Famille Rothschild (5 victoires) : Stearine (1919), Tonnelle (1937), Haltilala (1966), Paysanne (1972, dead-heat) et Indian Rose (1988).
Famille Wertheimer (4 victoires): Ivanjica (1975), Dancing Maid (1978), Galikova (2011), Left Hand (2016)
Entraîneurs

Alain de Royer-Dupré (7 victoires) : Sharaya (1983), Darara (1986), Daryaba (1999), Shawanda (2005), Mandesha (2006), Zarkava (2008) et Shareta (2012).
Frank Carter (5 victoires) : Dorina (1926), Samphire (1927), Calandria (1929), Pearl Cap (1931) et Mistress Ford (1936).
François Mathet (4 victoires): Bella Paola (1958), Golden Girl (1963), Casaque Grise (1967) et Saraca (1969).
Alec Head (3 victoires) : Pistol Packer (1971), Ivanjica (1975) et Dancing Maid (1978).
François Boutin (3 victoires) : Lagunette (1976), April Run (1981) et Northern Trick (1984).
Christiane Head-Maarek (3 victoires): Three Troikas (1979) et Trêve (2013, 2015).
André Fabre (3 victoires): Jolypha (1992), Intrepidity (1993), Baltic Baroness (2014).
Deux entraîneurs ont sellé les trois premières de l’épreuve, Geoffroy Watson (1964, Astaria, Dreida, La Bamba) et André Fabre (1993, Intrepidity, Wemyss Bight, Bright Moon).

Jockeys

Yves Saint-Martin (7 victoires) : Golden Girl (1963), Casaque Grise (1967), Saraca (1969), Allez France (1973), Paulista (1974), Sharaya (1983) et Darara (1986).
Christophe Soumillon (4 victoires): Pearly Shells (2002), Shawanda (2005), Mandesha (2006) et Zarkava (2008).
4 septembre 2017
LES SITES WEB DES CENTRES D’ENTRAINEMENT DE FRANCE GALOP

Le site web officiel de France Galop sur les centres d’entrainement de chevaux de Chantilly, Maisons-Laffitte et Deauville. Disponible via le portail www.cefg.fr, il permet de retrouver toute l’actualité des centres ainsi que des infos indispensables pour tous les professionnels.

Afin de répondre à une demande croissante des acteurs du galop, chaque site est doté d’une rubrique INFOPROS permettant aux professionnels des courses d’être informés en temps réel sur l’actualité du centre d’entrainement : prévisions météo, ouvertures ou fermeture de pistes à l’entrainement, travaux en cours. Egalement, cette nouvelle plateforme regroupe tout ce qu’il faut savoir sur chaque centre d’entrainement à travers le référencement des entraineurs qui y exercent, les chevaux stars des centres ou encore les infrastructures.

Ces 3 sites web sont une nouvelle étape de la digitalisation des outils de France Galop, et de modernisation de ses relations avec les acteurs du galop.
1 septembre 2017
Modification de l’application des remises de poids pour les femmes jockeys

La règle des remises de poids aux femmes jockeys est modifiée à partir des partants définitifs de demain, mercredi 30 août 2017, pour la réunion du 1er septembre.

Le nouveau dispositif permet aux femmes jockeys de monter en-deçà du poids minimum autorisé à 51kg (hors courses réservées aux AQPS), comme pour les jeunes jockeys.

Voici deux exemples :

Si une femme-jockey est déclarée sur un cheval à 52kg, la décharge femmes jockey s’appliquera intégralement, le cheval portera désormais 50kg (il aurait porté 51kg avant cette modification).
Si une femme jeune jockey ayant gagné 17 courses monte ce même cheval à 52kg, on appliquera l’intégralité de la remise de poids aux femmes jockeys puis la décharge jeune jockey/apprenti. Soit 52kg - 2kg = 50kg - 1,5kg = 48,5kg (et non plus 49,5 kg avant la modification).
Toutefois, la remise de poids cumulée femme + jeune jockey/apprenti maximale reste fixée à 4,5kg. Ce nouveau dispositif ne concerne pas l'Obstacle puisque dans tous les cas, le poids minimum est de 62kg dans les handicaps et de 61kg dans les autres courses dans cette discipline.
8 août 2017
Journée des associations à Deauville-La Touques

Mardi 8 août, France Galop et le Secours Populaire invitent cent enfants à passer la journée sur l’Hippodrome de Deauville-La Touques.
Les Associations Secours Populaire, Ane à Thème et Just World International seront mises à l’honneur le mardi 8 août à l’hippodrome de Deauville-La Touques, à l’occasion de la réunion de courses.

En partenariat avec le Secours Populaire, une centaine d’enfants d’Ile-de-France et d’Eure-et-Loir sont invités par France Galop à venir passer une journée sur l’hippodrome de Deauville–La Touques pour découvrir l’univers des courses en s’amusant et profiter des nombreuses animations mises en place à l’occasion du Meeting de Deauville Lucien Barrière.

Les courses renommées aux noms de ces Associations.

A 13h47 s’élancera le Prix du Secours Populaire Français. A cette occasion, ce sont les enfants invités qui remettront les Prix aux gagnants de la course.
Le départ du Prix de L’Ane à Thème sera donné à 14h20. Cette association organisera également le mercredi 9 août, au profit de l’association ELA, la dernière édition de course d’ânes sur la place de Trouville.
A 14h50 le Prix Just World International mettra en lumière cette association qui se consacre à briser le cycle de la pauvreté en finançant des organismes locaux dans le monde pour aider les enfants à prospérer.
3 août 2017
LES SITES WEB DES CENTRES D’ENTRAINEMENT DE FRANCE GALOP

Le site web officiel de France Galop sur les centres d’entrainement de chevaux de Chantilly, Maisons-Laffitte et Deauville. Disponible via le portail www.cefg.fr, il permet de retrouver toute l’actualité des centres ainsi que des infos indispensables pour tous les professionnels.

Afin de répondre à une demande croissante des acteurs du galop, chaque site est doté d’une rubrique INFOPROS permettant aux professionnels des courses d’être informés en temps réel sur l’actualité du centre d’entrainement : prévisions météo, ouvertures ou fermeture de pistes à l’entrainement, travaux en cours. Egalement, cette nouvelle plateforme regroupe tout ce qu’il faut savoir sur chaque centre d’entrainement à travers le référencement des entraineurs qui y exercent, les chevaux stars des centres ou encore les infrastructures.

Ces 3 sites web sont une nouvelle étape de la digitalisation des outils de France Galop, et de modernisation de ses relations avec les acteurs du galop.
12 juillet 2017
Partants supplémentaires : les règles du jeu

Il est possible d’engager un cheval dans une course à la déclaration des partants, généralement close trois jours avant celui du départ. C’est ce que l’on appelle un engagement supplémentaire. Il est plus coûteux que l’engagement initial, pour compenser l’avantage que l’on a à prendre la décision de courir si tard, une fois l’opposition bien connue.

On peut profiter de ces engagements supplémentaires dans les courses Premium, et ce même dans les épreuves de Groupe 1, les plus prestigieuses du programme.

En règle générale, l’engagement supplémentaire pour les courses de Groupe 1 en plat s’élève à 7,2% de l’allocation globale de la course. Ainsi, dans le Juddmonte Grand Prix de Paris (Gr1) de vendredi à Saint-Cloud, l’entourage de deux des onze chevaux ont payé chacun 7,2% des 600.000€ d’allocation, soit 43.200 €, pour être ajoutés aux partants mardi matin.

Cependant, s’ils avaient été moins de 9 à se déclarer partants après cette déclaration des partants probables, un deuxième engagement supplémentaire aurait été ouvert (ES2) pendant deux heures, au prix de 9% de l’allocation, soit dans notre exemple 54.000€.

C’est arrivé la semaine dernière avant le Prix Jean Prat (Gr1), qui ne comptait que quatre partants après l’engagement supplémentaire initial (ES1). L’entourage de Lightupthenight, ajoutée à la liste à ce stade-là, avait déjà payé 28.800€ pour courir. Mais une cinquième concurrente, Turf Laurel, a profité du deuxième engagement supplémentaire (ES2) au prix de 36.000€ (9% de 400.000€) pour ses propriétaires.

Ce second engagement supplémentaire permet également à quelqu'un qui avait engagé initialement un cheval dans une course de le faire revenir dedans, s'il a oublié de faire sa déclaration de partant probable, etc.

Le 2ème engagement supplémentaire est possible :

dans toutes les courses Premium ayant moins de 9 partants probables déclarés ;
dans toutes les autres courses pour les chevaux qui étaient initialement engagés (et qui n'ont pas été déclarés partants probables).
Le coût du 2ème engagement supplémentaire (ES2) est :

en PLAT

9 % du montant total du prix pour une course de Groupe
6 % du montant total du prix pour une Listed Race
3 % du montant total du prix pour toute autre course
en OBSTACLE

6 % du montant total du prix pour une course de Groupe
4 % du montant total du prix pour une Listed Race
2 % du montant total du prix pour toute autre course
Ce système d’optimisation du nombre de partants est distinct des seconds engagements mis en place pour les courses de Groupe 2 et 3, et dont vous trouverez le détail ici.
7 juillet 2017
Maryline Eon, désormais championne internationale


Cravache d'or féminine en 2016 et première femme au départ du Prix de Diane Longines, Maryline Eon a vu son palmarès s'enrichir d'un nouveau titre mémorable, puisqu'elle a remporté le premier championnat international féminin, mardi à Bro Park près de Stockholm, en Suède. Lauréate de deux des cinq épreuves du challenge, la jeune femme devance la Danoise Sara Slot et la Néo-Zélandaise Danielle Johnson, qui compte plus de 700 victoires aux Antipodes ! L'aventure n'avait pourtant pas très bien commencé pour Maryline car ses deux selles s'étaient égarées à l'aérport... L'anglaise Hayley Turner, qui s'était remise en selle en Grande-Bretagne la veille pour s'imposer à Windsor en préparant ce championnat, n'a pas été très heureuse puisqu'elle n'a pas réussi à monter sur un seul podium.