FRANCE GALOP

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Organisation / Association

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19 octobre
Les actions de France Galop en matière de Bien-Etre

Les principes et l’encadrement réglementaire.
Le code des courses au galop prend en charge le bien-être des chevaux dans de très nombreux articles : Code des Courses & Conditions Générales

Ce code réglemente :

- la capacité des personnes à détenir, entraîner ou monter des chevaux. Une expérience et une formation sont indispensables. France Galop organise 5 stages par an de formation pour les entraîneurs professionnels et amateurs au cours desquels les candidats pourront acquérir les compétences nécessaires.

- La vérification des lieux d’entraînement des chevaux de courses. Il n’est pas possible d’installer un centre d’entraînement de chevaux sans que les installations aient été vérifiées, tant sur le plan fonctionnel que celui de l’hébergement et le bien-être des chevaux.

- La vérification et la protection de l’état sanitaire des chevaux : l’état des chevaux est contrôlé à toutes les étapes de leur vie sportive, y compris dans les phases de repos. Sur l’hippodrome: Avant la course : harnachement, ferrure, cravache sont vérifiés. Pendant la course : interdiction de remonter, cravache. Après la course prise en charge médicale des chevaux blessés ou fatigués. A l’entraînement, hors entraînement et même à l’élevage.

Les contrôles de la médication en courses, à l’entraînement, hors entraînement et à l’élevage : Plus de 12 000 contrôles sont réalisés au Galop pour détecter la présence d'éventuelles substances prohibées sur les chevaux de courses. France Galop lutte contre le dopage et applique une tolérance zéro en matière de médication pour tout cheval engagé au départ d'une course. Les traitements faits pendant les périodes d’entraînement et de repos doivent être faits dans l’intérêt de la santé et du bien-être du cheval. Ces étapes de préparation sont l’objet de contrôles. 240 établissements d’entraînements ont été contrôlés en 2016 avec près d’un millier de chevaux prélevés.



La biosécurité et le suivi des maladies infectieuses et/ou contagieuses
La sécurité sanitaire des chevaux est l’un des points clés de leur bien-être. Les rassemblements de chevaux sont propices à la dissémination des maladies, notamment les maladies contagieuses. La vaccination contre la grippe équine est obligatoire et contrôlée. France Galop participe activement au Réseau d’EpidémioSurveillance des Pathologies Equines (RESPE) ainsi qu’à L’International Collecting Centre (ICC). Ces réseaux réalisent une surveillance sanitaire constante non seulement du territoire français, mais aussi de l’Europe et permettent de mettre rapidement en place des mesures sanitaires en cas de risque.

La reconversion et la retraite des chevaux de courses
France Galop a noué un partenariat il y a 10 ans avec la Ligue Française de Protection du Cheval pour permettre la prise en charge des chevaux qui quittent l’entraînement sans pouvoir entrer à l’élevage ou se reconvertir dans de nouvelles activités : sports équestres, randonnées, promenade… Un fonds de reconversion des chevaux de courses au galop a été créé en 2007 qui permet aux membres de France Galop de consacrer 1/1000 des gains de courses à la reconversion de nos chevaux.
Un partenariat est actuellement en cours de développement avec l’association Au-Delà Des Pistes (ADDP) pour favoriser la reconversion des anciens chevaux de courses au galop.

L’international : France Galop intervient au niveau international dans plusieurs comités consacrés au bien-être du cheval : Le Welfare Committee de la Fédération Internationale des Autorités Hippiques, le Welfare sub Committee de l’International Stud Book Committee, l’International Forum for the Aftercare of Racehorses.
17 octobre
Application mobile de France Galop

16 octobre 2017


A l'intention des utilisateurs de l'application France Galop.

Le téléchargement de cette application sur iTunes a été retirée. Dorénavant, nous vous invitons à utiliser le site france-galop.com qui offre, en outre, les mêmes fonctionnalités de cette application mais aussi de nouveaux services.

Notre site est compatible avec tous les appareils mobiles. Venez le consulter !
16 octobre
Les français Laurens et Gailo Chop se distinguent à l'international

Élevée par l'ex-entraîneur Melchior-François Mathet au Haras de Bourg Fontaine, dans l'Aisne, la pouliche de 2 ans Laurens (Siyouni) a enlevé vendredi à Newmarket le Fillies' Mile (Gr1), championnat féminin de la jeune génération outre-Manche, à l'image du Prix Marcel Boussac (Gr1) en France. Entraînée par Karl Burke, comme le vainqueur du dernier Darley Prix Morny (Gr1) Unfortunately, la pouliche a résisté jusqu'au bout à l'irlandaise September (Deep Impact), qui a refait beaucoup de terrain et n'a été battue que d'un nez, comme en témoigne la photo-finish ci-dessous. C'est le troisième succès de Laurens, elle venait de remporter un Groupe 2 à Doncaster.

Laurens a été vendue 220.000 £ aux ventes de Doncaster par Anna Drion (Coulonces Consignment). On peut la voir sur le ring dans cette vidéo. Le fait que le père de Laurens, Siyouni, soit également basé en France au haras de Bonneval des Aga Khan Studs est également une bonne nouvelle pour notre élevage.

Samedi à Caulfield dans la ville de Melbourne, un autre cheval né en France, en Gironde chez Alin Chopard, Gailo Chop (Deportivo) a remporté les Ladbrokes Stake (Gr1) sous la casaque d'OTI Racing. L'ancien pensionnaire d'Antoine de Watrigant s'imposait pour la deuxième fois à ce niveau depuis son arrivée en Australie, à l'automne 2015.
11 octobre
Les actions de France Galop en matière de Bien-Etre

Les principes et l’encadrement réglementaire.
Le code des courses au galop prend en charge le bien-être des chevaux dans de très nombreux articles : Code des Courses & Conditions Générales

Ce code réglemente :

- la capacité des personnes à détenir, entraîner ou monter des chevaux. Une expérience et une formation sont indispensables. France Galop organise 5 stages par an de formation pour les entraîneurs professionnels et amateurs au cours desquels les candidats pourront acquérir les compétences nécessaires.

- La vérification des lieux d’entraînement des chevaux de courses. Il n’est pas possible d’installer un centre d’entraînement de chevaux sans que les installations aient été vérifiées, tant sur le plan fonctionnel que celui de l’hébergement et le bien-être des chevaux.

- La vérification et la protection de l’état sanitaire des chevaux : l’état des chevaux est contrôlé à toutes les étapes de leur vie sportive, y compris dans les phases de repos. Sur l’hippodrome: Avant la course : harnachement, ferrure, cravache sont vérifiés. Pendant la course : interdiction de remonter, cravache. Après la course prise en charge médicale des chevaux blessés ou fatigués. A l’entraînement, hors entraînement et même à l’élevage.

Les contrôles de la médication en courses, à l’entraînement, hors entraînement et à l’élevage : Plus de 12 000 contrôles sont réalisés au Galop pour détecter la présence d'éventuelles substances prohibées sur les chevaux de courses. France Galop lutte contre le dopage et applique une tolérance zéro en matière de médication pour tout cheval engagé au départ d'une course. Les traitements faits pendant les périodes d’entraînement et de repos doivent être faits dans l’intérêt de la santé et du bien-être du cheval. Ces étapes de préparation sont l’objet de contrôles. 240 établissements d’entraînements ont été contrôlés en 2016 avec près d’un millier de chevaux prélevés.



La biosécurité et le suivi des maladies infectieuses et/ou contagieuses
La sécurité sanitaire des chevaux est l’un des points clés de leur bien-être. Les rassemblements de chevaux sont propices à la dissémination des maladies, notamment les maladies contagieuses. La vaccination contre la grippe équine est obligatoire et contrôlée. France Galop participe activement au Réseau d’EpidémioSurveillance des Pathologies Equines (RESPE) ainsi qu’à L’International Collecting Centre (ICC). Ces réseaux réalisent une surveillance sanitaire constante non seulement du territoire français, mais aussi de l’Europe et permettent de mettre rapidement en place des mesures sanitaires en cas de risque.

La reconversion et la retraite des chevaux de courses
France Galop a noué un partenariat il y a 10 ans avec la Ligue Française de Protection du Cheval pour permettre la prise en charge des chevaux qui quittent l’entraînement sans pouvoir entrer à l’élevage ou se reconvertir dans de nouvelles activités : sports équestres, randonnées, promenade… Un fonds de reconversion des chevaux de courses au galop a été créé en 2007 qui permet aux membres de France Galop de consacrer 1/1000 des gains de courses à la reconversion de nos chevaux.
Un partenariat est actuellement en cours de développement avec l’association Au-Delà Des Pistes (ADDP) pour favoriser la reconversion des anciens chevaux de courses au galop.

L’international : France Galop intervient au niveau international dans plusieurs comités consacrés au bien-être du cheval : Le Welfare Committee de la Fédération Internationale des Autorités Hippiques, le Welfare sub Committee de l’International Stud Book Committee, l’International Forum for the Aftercare of Racehorses.
5 octobre
Nouvelles dispositions sur le jugement des gênes en course

Le Comité exécutif de la Fédération Internationale des Autorités Hippiques (FIAH) a adopté à l’unanimité le 3 octobre 2017 l’insertion dans l’accord international sur l’élevage, les courses et les paris, de dispositions sur le jugement des gênes en courses. Ces dispositions ont été rédigées dans le cadre d’une large concertation menée par la FIAH au terme de laquelle le Conseil d’administration de France Galop a décidé de les ratifier.

Au regard des dispositions internationales adoptées, la rétrogradation d’un concurrent n’interviendra que si ce concurrent empêche un adversaire de le devancer, non plus seulement s’il le prive d’une allocation ou d’une meilleure allocation. A la demande de la France, il est prévu, si la monte du jockey du concurrent responsable de la gêne est considérée comme dangereuse, que le concurrent incriminé pourra également être rétrogradé ou distancé.

La mise en application de ces nouvelles règles en France nécessite une harmonisation des textes existants qui sera mise en œuvre d’ici la fin de l’année et au terme de laquelle sera précisée la date exacte de leur prise d’effet.
2 octobre
Retours sur les Gr1 de dimanche à Chantilly

Prix de l’Abbaye de Longchamp Longines : Petit monstre Battaash

D’un bout à l’autre du sprint de mille mètres qu’est le Prix de l’Abbaye de Longchamp Longines, le hongre de 3 ans Battaash (Dark Anglet) courait tout seul. Il n’a jamais été approché et a passé le poteau avec quatre longueurs d’avance sur la tenante du titre, Marsha (Acclamation), qui est sans doute plus à l’aise en bon terrain mais n’en n’a pas moins très bien tenu sa partie.

Entraîné en Angleterre par Charlie Hills pour le cheik Hamdan Al Maktoum, Battaash restait sur une quatrième place dans les Nunthorpe Stakes (Gr1) à York remportés par Marsha, mais il avait auparavant gagné trois fois : une Listed, un Groupe 3 puis un Groupe 2. Il a raté une seule marche pour reprendre avec succès son ascension à Chantilly et sa domination a fait très forte impression.

Le poulain a été acheté 200.000£ yearling aux ventes de Newmarket par Shadwell Stud, qui l’a inscrit un an plus tard aux ventes de chevaux à l'entraînement après qu’il eût été castré et gagné sa première course puis terminé trois fois troisième. Finalement, le poulain n’a pas été présenté, et on mesure bien maintenant combien ce forfait était opportun !

Battaash est le premier produit de Anna Law (Lawman), une pouliche inédite mais une sœur du gagnant de Groupe 2 Etlaala (Selkirk), un précédent achat de Shadwell !

Charles Hills, entraîneur de Battaash (1er) : « Je n'ai jamais eu un cheval avec autant de vitesse. Ce n'est pas un gros cheval, mais sa vitesse de croisière est impressionnante. Il est encore meilleur en bon terrain. C'est un hongre et il a un bel avenir devant lui. Nous avons été sollicités pour aller courir l'Everest mais ce sera plutôt pour l'année prochaine. Son jockey a dit qu'il n'avait jamais monté un cheval aussi rapide. Il a été calme toute la journée. Il est très différent de Muhaarar que j'ai entraîné par le passé car ce dernier avait un peu plus de tenue. »$

Jim Crowley, jockey de Battaash (1er) : « Il était très décontracté toute la journée, dans son box. Il s’est juste un peu énervé derrière ls stalles, et je me suis inquiété un instant, mais quand les boites se sont ouvertes, tout s’est bien passé. Je n’ai jamais monté un cheval aussi véloce que lui. Il faut juste essayer de contrôler sa vitesse. »

William Butler, assistant entraîneur de Marsha (2e) : « Marsha est une pouliche régulière. Le gagnant est un monstre, félicitations à eux ! Marsha a conclu troisième derrière lui à Goodwood, et deuxième ici. Marsha est gagnante de Gr1 et aussi placée de superbes courses. Je ne suis pas certain que nous la reverrons courir cette saison, nous devons voir comme elle rentre. Je sais qu'elle sera présentée aux ventes de Décembre, à Tattersalls. »

Clive Cox, entraîneur de Profitable (3e) : « Profitable a fait une grande course. C'est un très bon cheval, très dur. Il a réalisé une grande année et sa troisième place prouve définitivement qu'il est un cheval de Groupe 1. »

Prix de l’Opéra Longines : nouvelle domination des irlandaises

L’entraîneur irlandais Aidan O’Brien a porté à 22 son nombre de victoires de Gr1 cette année en plaçant au passage deux de ses pensionnaires aux deux premières places du Prix de l’Opéra Longines (Gr1), Rhododendron (Galileo) et Hydrangea (Galileo). Les deux pouliches de 3ans se sont livrées à une lutte sans merci pour finalement se placer dans cet ordre avec un écart d’une tête tandis que la première française à l’arrivée, Lady Frankel (Frankel), également âgée de 3 ans et à une encolure seulement, juste devant Wuheida (Dubawi) pour l’écurie Godolphin.

Des écarts minimes mais une ligne droite splendide dans une journée qui aura été riche en sensations.

Rhododendron aura soufflé le chaud et le froid cette saison. Gagnante l’an dernier du Fillies Mile (Gr1), elle est partie favorite des Mille Guinées (Gr1) à Newmarket mais a dû s’incliner devant sa compagne d’écurie Winter, puis derrière Enable dans les Oaks d’Epsom. Très suivie ensuite dans le Prix de Diane Longines (Gr1), elle a été arrêtée ce jour-là en raison d’un problème de santé. Elle venait seulement de faire une rentrée anonyme sur 1.600 mètres en Irlande mais c’est complètement retrouvée qu’elle a pris sa revanche à Chantilly, de haute lutte.

Sa sœur cadette de Rhododendron, Magical (Galileo), a terminé quatrième au cours de cette même réunion de l’Arc dans le Prix Marcel Boussac (Gr1). Leur mère est Halfway to Heaven (Pivotal), qui a elle-même terminé troisième de la Poule d’Essai des Pouliches (Gr1) 2008 derrière Zarkava et Goldikova, puis remporté trois Groupes 1 en Irlande et en Grande-Bretagne…

Aidan O’Brien, entraîneur de Rhododendron (1re) et d’Hydrangea (2e) : « Rhododendron est une pouliche très spéciale pour avoir fait ce qu'elle a fait après ce qui lui était arrivée dans le Prix de Diane Longines. Elle est dure et courageuse. Hydrangea court très bien. Les deux pouliches pourraient aller sur le Breeders’ Cup Filly and Mare. »

Pierre-Charles Boudot, jockey de Lady Frankel (3e) : « Elle court vraiment très bien en étant décontractée derrière les chevaux de tête. La pouliche a bien accéléré toute la ligne droite. Elle est venue échouer tout près de la gagnante. C'est vraiment encourageant et elle nous montre qu'elle a un peu de tenue. Son calme aujourd’hui a joué en sa faveur. »

Charles Appleby, entraîneur de Wuheida (4e) : « Nous sommes très contents. Elle a bien voyagé d'après son jockey et elle a aussi bien accéléré à la fin. Elle devrait être capable de gagner son Groupe 1, du moins nous l'espérons. »

Qatar Prix de la Forêt : Aclaim ferme le ban sur le poteau

Après avoir suivi Karar (Invincible Spirit), un des favoris français de ce Qatar Prix de la Forêt (Gr1), clôture d’une mémorable journée du Qatar Prix de l’Arc de Triomphe (Gr1), le challenger anglais Aclaim (Acclamation) est venu mettre tout le monde d’accord sur le poteau en s’imposant de ¾ de longueur devant son compatriote britannique So Beloved (Dansili), qui l’a suivi dans sa progression. Un très brave animateur Karar est resté troisième devant Dame du Roi (Dark Angel), qui a mis du temps à s’équilibrer et a fini très vite en pleine piste pour échouer d’une tête au pied du podium.

Entraîné à Newmarket par Martyn Meade, qui remportait là son premier Groupe 1, Aclaim venait de remporter les Park Stakes (Gr2) sur la même distance à Doncaster mais il s’était déjà distingué de ce côté-ci de la Manche en terminant deuxième de Brando sur les 1.300 mètres du LARC Prix Maurice de Gheest (Gr1), cet été à Deauville. Il a été acheté 130.000€ aux ventes de yearlings en Irlande. Ce n’est pas un prix énorme compte tenu de son pedigree puisque son père, Acclamation, est recherché (il est le père de Marsha, deuxième du Prix de l’Abbaye quelques minutes plus tôt), et parce que sa mère, Aris (Danroad), placée de Listed race, est une sœur de la classique irlandaise Again (Danehill Dancer), dont la mère Cumbres (Kahyasi) est elle-même une sœur d’un des plus grands champions de l’après-guerre, Montjeu (Sadler’s Wells) !

Martyn Meade, entraîneur d’Aclaim (1er) : « Il a trouvé des conditions idéales aujourd’hui : le terrain était absolument parfait et le parcours des 1.400 mètres est vraiment son sport. L’objectif cette année était de gagner un Groupe 1, et il l’a fait ! Il ne courra plus cette année, et nous déciderons pour l’année prochaine plus tard. C’est une victoire vraiment spéciale, la première de Groupe 1 pour moi, et c’est vraiment le cheval de la famille. C’est un superbe travail d’équipe. »

David O’Meara, entraîneur de So Beloved (2e) : « Il a été un peu serré dans le parcours mais il a terminé fort. Ce n'est pas une surprise pour nous qu'il ait bien couru. Cette course est assez similaire à celle qu'il a eue dans les Lennox Stakes, mais il s'est mieux débrouillé aujourd'hui. C'est un cheval vraiment talentueux. Je ne suis pas sûr de la suite de son programme. Avec ses propriétaires, nous voulions voir s'il était capable de courir sur 1.400m avec tournant. Il l'a bien fait, donc nous sommes ravis. »

Francis-Henri Graffard, entraîneur de Karar (3e) : « Il court bien et réalise une belle valeur en se montrant très courageux. Cela confirme son affinité pour ce parcours. Son jockey y a cru pendant un instant mais les autres sont revenus. Quand il peut dominer, il est compétitif à ce niveau. Nous allons voir comme il récupère après cette course, mais la Breeders’ Cup Mile, en bon terrain avec les deux tournants de Del Mar, pourrait être un engagement intéressant. Mais ce n'est pas encore une certitude. »

Qatar Prix Jean-Luc Lagardère : Happily venge son frère et son genre !

Happily (Galileo) est devenue la première pouliche au palmarès du Qatar Prix Jean-Luc Lagardère (Gr1), grand championnat des 2ans, depuis Danishkada, lauréate en 1986 pour l’Aga Khan !

La pensionnaire d’Aidan O’Brien, associée à Ryan Moore, disputait sa sixième course et remportait sa quatrième victoire, sa deuxième au niveau Groupe 1 après avoir battu les meilleures pouliches irlandaises sur 1.400 mètres dans les Moyglare Stud Stakes (Gr1).

Pour ses débuts sur 1.600 mètres, elle a montré qu’elle appréciait l’allongement de la distance puisqu’elle a fait la décision tout à la fin.

Montée en léger retrait dans ce peloton de six concurrents, la grise a laissé les favoris Masar (New Approach) et Olmedo (Declaration of War) s’expliquer pour la victoire depuis le début de la ligne droite pour finalement prendre le dessus dans les derniers cent mètres et s’imposer par plus d’une longueur sur un super Olmedo, une courte encolure devant le représentant de Godolphin, Masar.

Happily est née dans la pourpre puisqu’elle est la propre sœur du classique Gleneagles, quadruple gagnant de Groupe 1 pour le même entourage –les associés du haras irlandais Coolmore- et également le premier au poteau de ce Prix Jean-Luc Lagardère en 2014 avant d’être rétrogradé à la troisième place…

Aidan O’Brien, entraîneur de Happily (1re) : « Déjà l’an dernier, nous pensions qu’il fallait courir plus souvent les pouliches contre les mâles dans cette course, donc nous avions depuis longtemps cette option en tête. Après les Moyglare Stud Stakes, l’équipe ne voulait pas que Happily et Magical (deuxième) se rencontrent de nouveau. Elle était très bien le matin, et Ryan Moore lui a donné une course parfaite. Elle ressemble beaucoup à son frère Gleneagles, ils ont tous les deux beaucoup de classe, sont professionnels et détendus en compétition. Je pense qu’elle a un peu plus de tenue que lui. »

Ryan Moore, jockey de Happily (1re) : « La pouliche avait couru sur 1.400 mètres mais je savais qu’elle tiendrait le mile. C’était une course dure, car elle affrontait les mâles, mais elle a beaucoup de classe. »

Jean-Claude Rouget, entraîneur d’Olmedo (2e) : « Olmedo a été très tenace. Il a encore besoin de prendre du métier. Il a montré aujourd'hui toute sa qualité. J'ai eu peur qu'il perde la deuxième place, mais il a été bon pour la garder. Nous allons préparer la Poule et le Jockey Club comme nous l'avions fait avec Brametot. Il aura le niveau. »

Charles Appleby, entraîneur de Masar (3e) : « Le jockey était très content. Masar a fait une très bonne course. Il a pris le tournant un peu au large et a perdu un peu de terrain, mais il a tout de même fait une bonne fin de course. Il s'est bien défendu et devrait faire un bon 3ans. »

Nicolas Clément, entraîneur de Woodmax (4e) : « Le poulain court très bien. Il est quatrième derrière de bons 2ans. Sa ligne droite est très bonne. C'est certainement un poulain en devenir. Je ne sais pas s'il va recourir cette année ou si nous allons le préserver pour l'an prochain. Il a bien couru 1.600m, nous n'allons donc pas changer pour le moment. »

Total Prix Marcel Boussac : Godolphin succède à Godolphin

Wild Illusion (Dubawi) a remporté le Total Prix Marcel Boussac-Critérium des Pouliches (Gr1) un an après sa compagne d’écurie Wuheida (Dubawi, au départ du Prix de l'Opéra Longines), pour la casaque de Godolphin et l’entraînement de Charlie Appleby, entraîneur britannique qui signait ainsi sa neuvième victoire française de l’année, la sixième au niveau Groupe, la seconde au niveau Groupe 1.

C’était la troisième sortie seulement de Wild Illusion, qui avait terminé 3ème de Soustraction (Lope de Vega) sur cette piste dans le Prix d’Aumale (Gr3) après avoir débuté par une victoire à Yarmouth. Elle a pris cette fois une éclatante revanche, sur une piste assouplie par les pluies de la veille et de la matinée, puisqu’après avoir galopé à la hauteur de Soustraction, elle a fait rapidement la différence pour s’imposer par une longueur et demie devant la favorite française Polydream (Oasis Dream), venue du peloton, une tenace Mission Impassible (Galileo) et Magical (Galileo), qui fit illusion pour la 2ème place jusqu’à deux cents mètres du poteau.

Wild Illusion est une fille de la bonne Rumh (Monsun), placé de Listed pour Godolphin, qui l’avait achetée 300.000£ aux ventes de yearlings de Newmarket. Avant Wild Illusion, elle avait produit Really Special (Shamardal), lauréate invaincue d’une préparatoire aux Mille Guinées des Émirats mais qui n’a pas confirmé ensuite.

Charles Appleby, entraîneur de Wild Illusion (1re) : « La pouliche avait très bien travaillé et vraiment progressé depuis sa dernière sortie, si bien que nous avons décidé de la supplémenter. Je suis très reconnaissant que le cheik Mohammed m’ait permis de le faire. Je lui ai mis des œillères australiennes, car elle s’était montrée trop relax la dernière fois. Je voulais juste qu’elle soit plus concentrée. Je suis ravi pour l’équipe, et c’est aussi très important pour l’étalon, Dubawi. Maintenant, elle va passer un bon hiver, et nous déciderons ensuite de son programme. Evidemment que l’on peut rêver aux classiques avec une pouliche comme elle ! »

James Doyle, jockey de Wild Illusion (1re) : « Je suis très content de la façon dont elle s’impose. C’est une pouliche qui a une action très fluide, naturelle. Elle nous a vraiment surpris aujourd’hui. Elle a beaucoup progressé depuis sa dernière course. Les œillères australiennes l’ont beaucoup aidée. Elle n’a pas été dérangée par le terrain souple. »

Freddy Head, entraîneur de Polydream (2e) : « Elle court très bien. Mais elle n’a pas vraiment eu d’étincelles, elle reste un peu dans son action. À Deauville, elle avait vraiment changé de vitesse. Mais peut-être parce que c’est la fin de saison. Elle s’est peut-être retrouvée un peu loin mais il ne faut pas chercher des excuses. Elle a l’air de tenir la distance, c’est encourageant. Nous la reverrons l'année prochaine. »

Jean-Claude Rouget, entraîneur de Mission Impassible (3e) : « Nous sommes très contents de sa performance. Elle fait une super course et réalise sa meilleure valeur. Il n'y a rien à redire. À présent, elle va se reposer, avant d'attaquer les grandes courses l'année prochaine. »

Qatar Arabian World Cup : Un podium exclusivement qatari

À l'issue d'une lutte longtemps indécise à l'arrivée de la Qatar Arabian World Cup (Gr1-PA) entre le favori Ebraz (Amer), Yazeed (Munjiz) et Gazwan (Amer), compagnon d'écurie et de casaque d'Ebraz, c'est le 6ans Gazwan qui a dominé ses adversaires in extremis pour l'entraînement de Julian Smart et le propriétaire Mohammed bin Khalifa Al Thani, le frère du propriétaire du second, Abdullah bin Khalifa al Thani. C'est donc un trio qatari qui occupe le podium du Grand Prix des pur-sang arabes.

Julian Smart, entraîneur de Gazwan (1er) et Ebraz (3e) : « J’avais gagné cette course à trois reprises, mais à chaque fois avec des pouliches. Alors j’avais peur, car je n’avais pas de pouliches cette année ! Gazwan est très, très bon. Il avait besoin de courir la dernière fois. Il avait progressé. Je lui avais mis de nouveau les œillères. Ebraz et Yazeed, qui sont des 4ans, sont des chevaux pour le futur. Gazwan a 6ans mais il a peut-être encore une saison devant lui. Peut-être même qu’il reviendra ici l’an prochain ! C’est un cheval très dur, mais j’essaie de ne pas trop les courir. Il faut faire attention à ces chevaux de cette qualité ! Je suis un peu déçu avec Ebraz, mais ce sont des courses très difficiles. »

Alban de Mieulle, entraîneur de Yazeed (2e) : « C'est un cheval qui a toujours été très estimé. Il avait été arrêté pendant un certain temps et il ne s'agit que de sa quatrième course. Il est battu par un très bon cheval, plus âgé que lui et qui s'est avéré encore meilleur aujourd'hui. D'un point de vue tactique, son jockey qui a plus l'habitude de monter des pur-sang, a pensé qu'il s'agissait quasiment d'un pur-sang ! »

Elisabeth Bernard, entraîneur de Sylvine Al Maury (4e) : « C'était la seule femelle de la course. Elle a fait une ligne droite inimaginable dans un lot très relevé, avec des mâles qui l'avaient précédés à Deauville. Elle finit devant eux. Je suis ravie. Je suis un peu déçue pour Deauville car sans les incidents de course, elle aurait gagné. Elle est fantastique. C'est très difficile d'avoir un cheval performant de 3 à 6ans. Nous allons voir comment elle va la semaine prochaine. Notre objectif actuel est la Jewel Crown, à Abu Dhabi, sponsorisée par le cheikh Mansour. »
28 septembre
Le bien-être équin en vedette sur france-galop.com

Vous trouverez désormais sur la page d’accueil de france-galop.com un espace dédié au bien-être équin, au cœur des préoccupations de France Galop et des professionnels des courses de Galop. C’est une des réalisations du groupe de travail mis en place en 2016 avec l’ambassadrice du bien-être équin, Elizabeth Doumen, pour accompagner l’action menée par France Galop et ses membres depuis des années sur les hippodromes et les centres d'entraînement. Formation professionnelle, vérification des installations, de l’état sanitaire des chevaux à toutes les étapes de leur vie sportive, à l’entraînement, hors entraînement et même à l’élevage, contrôle continu des médications, toutes ces missions assumées au quotidien par les équipes de France Galop procèdent aussi au bien-être équin.

Signataire de la Charte du Bien Être Equin en mars 2016 avec les principaux acteurs de la filière Cheval France Galop veut notamment promouvoir la reconversion des chevaux de courses. Des actions sont développées depuis 2007 dans ce sens en partenariat avec la Ligue Française de Protection du Cheval et Au-delà Des Pistes (ADDP).

Dans cette nouvelle rubrique, vous trouverez donc le détail de toutes les actions menées par France Galop en matière de bien-être équin, comment adhérer au Fonds de reconversion des chevaux de courses au galop et une foire aux questions détaillée.

Bonne visite, et merci pour vos encouragements en faveur du bien-être équin dans les courses de galop en France…
27 septembre
Qatar Prix du Cadran : le marathon de Paris

Né au Champ de Mars avant la Tour Eiffel, dans les années 1830, le Qatar Prix du Cadran est une des plus anciennes courses du calendrier français, et le plus long Groupe 1 du pays puisqu'il est disputé sur 4.000 mètres. Il consacre donc un spécialiste des courses de tenue, un stayer, et donne toujours lieu à des matches spectaculaires entre les chevaux britanniques et irlandais d'une part, et les meilleurs français d'autre part, sur une distance qui initialement très courante, puis tombée en désuétude, connaît aujourd'hui un renouveau bienvenu.
Octobre, Chantilly*

Qatar Prix du Cadran

Groupe 1, 4ans et au-dessus, 4.100 mètres, 300.000€

Créé en 1837

Record de la course (Longchamp) : nouvelle piste et grande piste, 4'12''22 en 2014 par High Jinx. Petite piste et grande piste, 4' 16'' 24 en 1955 par Elpenor.

Tenant du titre : Quest for More (h6, IRE par Teofilo), appartenant à Sultan Ahmed Shah, élevé par Epona Bloodstock Ltd, entraîné par Roger Charlton et monté par George Baker.

La course se déroule en 2017 pour la 173ème fois.

(*) La course se déroule à Chantilly sur 4.100 mètres en 2016 et en 2017 pendant les travaux à Longchamp, qu’elle retrouve en 2018 sur 4.000 mètres.



Historique

C'est, après le Prix du Jockey Club (1836), la plus ancienne des courses françaises ayant toujours conservé la même appellation. Elle tient son nom du cadran de l'horloge de l'Ecole Militaire à l'époque où la Société d'Encouragement organisait ses courses au Champ de Mars.

C'est le 27 avril 1837 que fut couru le premier Prix du Cadran (doté de 3.000 F), en partie liée sur un tour et quart du Champ de Mars, soit 2.500 mètres. Dans la première épreuve, Miss Annette, jument de 7 ans appartenant à Lord Henry Seymour et montée par Tom Robinson, devança aisément ses deux rivales, Agélie au duc d'Orléans et Bélida à Auguste Lupin. Dans la seconde épreuve, Miss Annette effectua le parcours au petit galop, ses rivales ayant décliné la lutte.

Pendant longtemps, jusqu’aux événements de 1870-1871, le Prix du Cadran avait lieu fin avril lors de la réunion d’ouverture du meeting de printemps au Champ de Mars puis à Longchamp. Il était le premier des quatre seuls prix importants dont disposaient à Paris les 4 ans, les trois autres étant le Prix Rainbow (5.000 mètres, créé en 1861 sous le nom de Prix de l’Impératrice), « La Coupe » (3.200 mètres, créée en 1865) et le Prix Gladiateur (6.200 mètres, dérivé du « Grand Prix » créé au Champ de Mars en 1806). Hors de Paris, les meilleurs pouvaient tenter leur chance en Angleterre en juin au meeting royal d’Ascot dans la Gold Cup (4.000 mètres, créée en 1807) et l’Alexandra Plate (4.500 mètres, créé en 1865), en juillet à Goodwood dans la Goodwood Cup (4.200 mètres, créée en 1812), en août à Deauville dans le Grand Prix (2.400 mètres, créé en 1866) et en septembre à Baden-Baden dans le Grand Prix (3.200 mètres à l’origine, créé en 1858). Ce n’est qu’à la fin du XIXe siècle que furent créées de nouvelles courses bien dotées, ouvertes aux chevaux d’âge et sur des distances plus courtes, voisines de 2.000 et 2.400 mètres. D’abord en Angleterre, avec les Champion Stakes (2.000 mètres, 1877) et les Eclipse Stakes (2.000 mètres, 1886), puis en France avec le Prix des Sablons (2.100 mètres, 1889, futur Prix Ganay), le Prix Boïard (2.000 mètres, 1891) et le Prix du Conseil Municipal (2.400 mètres, en 1893).

Le Prix du Cadran continua de porter le même nom quand il fut transféré à Longchamp lors de l'ouverture de l'hippodrome en 1857. Après avoir été couru en partie liée pendant six ans, le Prix du Cadran vit sa distance élevée à 4.000 mètres en une seule épreuve en 1843, puis à 4.200 mètres en 1846. Après quelques modifications entre 1851 et 1857, la distance fut reportée à 4.200 mètres en 1858 jusqu'en 1912. Depuis 1913, elle est de 4.000 mètres, et 4.100 mètres lors de ses deux éditions disputées à Chantilly en 2016 et 2017.

Le Prix du Cadran n'a pas été couru en 1850, en 1871, de 1915 à 1918, en 1940 et en 1968. Il fut couru à Versailles en 1848, au Tremblay en 1943, 1944 et 1945 sur 4.100 mètres. De 1854 à 1912, il fut ouvert aux 4 ans seuls. Il n'est ouvert aux hongres que depuis 1986.

Depuis 1991, le Prix du Cadran ne se court plus en mai ; il a été reporté au début octobre, lors du week-end du Prix de l'Arc de Triomphe.

Pelotons

Du fait qu'il s'adresse à des « chevaux d'âge » et à des spécialistes, le Prix du Cadran réunit toujours peu de partants. Maximum, 10 deux fois (1912, 1913) de la création à la Première Guerre mondiale. 12 à deux reprises (1923, 1939) entre les deux guerres. Et depuis 1941 jusqu'à 2016, une fois 16 (2002), deux fois 13 (1974, 1975). Quant aux minima, ils constituent des records pour une grande course.

Un seul partant (walk-over) en 1843 (Annetta) et 1844 (Nativa).
2 partants à sept reprises entre 1838 et 1906.
3 partants à dix-huit reprises entre 1839 et 1989.
Moyenne des partants par course :

de 1837 à 1849 = 3,08 ;
de 1851 à 1870 = 4,15 ;
de 1872 à 1899 = 4,32 ;
de 1900 à 1914 = 5,67 ;
de 1919 à 1939 = 7,86 ;
de 1941 à 1967 = 7,85 ;
de 1969 à 2016 = 8,5.
Tentatives multiples

Réservé aux seuls 4 ans pendant près de soixante ans (1854 à 1912), le Prix du Cadran ne compte que six chevaux vainqueurs à plusieurs reprises :

Nautilus (3 victoires) en 1839, 1840 et 1842 pour le fils aîné du roi Louis-Philippe, le duc d'Orléans mort accidentellement peu après ce dernier succès.
Marsyas (4 victoires) en 1944, 1945, 1946 et 1947
Taine (2 victoires) en 1962 et 1963
Buckskin (2 victoires) en 1977 et 1978
El Badr (2 victoires) en 1979 et 1982
Westerner (2 victoires) en 2003 et 2004.
Les juments

Elles n'ont obtenu que 30 victoires au cours des 172 éditions du Prix du Cadran. Ce faible pourcentage s'explique du fait que les meilleures pouliches sont consacrées à la reproduction dès la fin de leur troisième année. Toutefois les juments furent souvent victorieuses de l'origine de la course (1837) à 1914, obtenant 22 victoires en 76 ans, soit 28,9%. C'est essentiellement de 1919 à 1967 qu'elles furent très discrètes, se contentant de 2 victoires pour 48 épreuves. Depuis 1969, elles ont redressé la situation en obtenant 6 victoires sur 43 années (13.95%). Elles ont encore fait mieux lors des seules 31 dernières années (1986 à 2016), récoltant 5 victoires soit une moyenne de 14.28%.

Les six dernières femelles lauréates du Prix du Cadran furent Gold River (1981), Mercalle (1990), Victoire Bleue (1991), Sought Out (1992), Molesnes (1994) et Molly Malone (2012).

Marsyas

Avec quatre victoires dans cette course de très haut niveau, on doit considérer Marsyas comme un des chevaux les plus remarquables du turf français. Né en 1940 chez Marcel Boussac, il avait pour père le stayer anglais Trimdon, double vainqueur de l'Ascot Gold Cup. Sa mère Astronomie (Astérus) allait produire après lui quatre chevaux remarquables, Caracalla (1942 par Tourbillon), Arbar (1944 par Djebel), Asmena (1947 par Goya) et Arbèle (1949 par Djebel).

Marsyas courut vingt-sept fois de 3 à 7 ans. Il gagna dix-sept courses, se plaça quatre fois deuxième, cinq fois troisième et fut non placé seulement une fois, à 4 ans dans le Prix de l'Arc de Triomphe. Outre ses quatre Prix du Cadran, il enleva en France le Prix Jean Prat deux fois, le Prix Kergorlay et le Prix Gladiateur. A 5 ans, après avoir gagné ses deux courses (Jean Prat et Cadran), il est victime d'un claquage. Absent pendant onze mois, il dispute les deux mêmes épreuves, second du Jean Prat et victorieux dans le Cadran. C'est alors que Marcel Boussac décide de lui faire courir les épreuves de longues distances outre-Manche. Tout en laissant à son demi-frère Caracalla le soin de remporter l'Ascot Gold Cup, Marsyas aligne cinq succès consécutifs, dans les White Rose Stakes (Hurst Park), les Queen Alexandra Stakes (Royal Ascot), la Goodwood Cup, la Doncaster Cup et les Lowther Stakes (Newmarket). Six jours après, il doit se contenter de la troisième place de la Jockey Club Cup. A 7 ans, Marsyas fait une rentrée victorieuse dans le Prix de Lutèce puis tente de remporter un quatrième Prix du Cadran. Objectif chimérique, car l'opposition est plus forte que précédemment. Il doit affronter le 4 ans Souverain, favori (6/10) du fait de ses quatre dernières sorties victorieuses, à 3 ans dans le Grand Prix de Paris, le Prix Royal Oak et les King George VI Stakes, et, pour sa rentrée dans le Prix Jean Prat. C'est pourtant Marsyas qui l'emporte. Après avoir relayé son leader avant le dernier tournant, Marsyas prend le large. Souverain tente alors de placer sa pointe de vitesse mais il se heurte à la résistance obstinée de Marsyas qui gagne finalement de trois longueurs. C'est le chant du cygne de Marsyas, victime d'un nouveau claquage. Quant à Souverain, un mois plus tard il remportera l'Ascot Gold Cup.

Huées et vivats

7 mai 1933. 6'37''4/5, c'est le temps mis par Gris Perle pour devancer ses deux seuls adversaires au terme des quatre kilomètres du Prix du Cadran. Chacun s'était efforcé de ne pas mener. Retour aux balances sous les huées du public.

20 mai 1990. Applaudissements fournis destinés à la pouliche Mercalle, lauréate du Prix du Cadran. Imposant une allure soutenue dès le départ, elle épuise ses adversaires et franchit le poteau avec cinq longueurs d'avance. Le temps enregistré pour 4.000 mètres (4'19''2 en terrain souple) est le second meilleur des dix dernières années. C'est une provinciale, venue de Chateaubriant, où l'entraîne son jockey Maurice Bouland.

7 octobre 2001, deuxième course de la réunion de l'Arc. C'est le Prix du Cadran que cinq étrangers veulent ravir à quatre nationaux. L'un de ceux-ci relaie un compatriote dans le dernier tournant et prend le large. Derrière lui c'est la débandade et c'est avec huit longueurs d'avance que Germinis franchit la ligne d'arrivée sous les vivats de la foule. Ce n'était qu'un outsider (12/1) ; il n'avait pas couru depuis cinq mois ; yearling, il n'avait pas trouvé acquéreur pour 12.000 F. Mais aux yeux du public, il était, comme Mercalle, un provincial venu chercher la consécration parisienne. C'est à Dragey, dans la baie du Mont-Saint-Michel, que le hongre de Robert Sallet avait été minutieusement mis au point par l'entraîneur Patrick Chevillard et le jockey Renaud Janneau.

Propriétaires

Frédéric de Lagrange (11 victoires) : Compiègne (1862), Alerte (1863), Béatrix (1865), La Fortune (1866), Auguste (1867), Longchamps (1868), Le Sarrazin (1869), Boulogne (1870), Saint-Christophe (1878), Rayon d'Or (1880) et Milan (1881).
Marcel Boussac (8 victoires) : Thor (1934), Dadji (1938), Marsyas (1944 à 1947), Arbar (1948) et Elpenor (1955).
Casaque Wildenstein (8 victoires) : Le Chouan (1970), Buckskin (1977, 1978), Balitou (1985), Air de Cour (1986), Victoire Bleue (1991) et Westerner (2003, 2004).
Entraîneurs*

Tom Jennings (15 victoires) : La Clôture (1851), Hervine (1852), Papillon (1854), Monarque (1856), Compiègne (1862), Alerte (1863), Béatrix (1865), La Fortune (1866), Auguste (1867), Longchamps (1868), Le Sarrazin (1869), Boulogne (1870), Saint-Christophe (1878), Rayon d'Or (1880) et Milan (1881).
Thomas Carter (6 victoires) : Miss Annette (1837), Franck (1838), Annetta (1843), Edwin (1845), Nanetta (1849) et Rémunération (1855).
Henry Jennings (5 victoires) : Nativa (1844), Géologie (1860), Prétendant (1861), Revigny (1873) et Clocher (1879).
William Webb (5 victoires) : Krakatoa (1888), Chêne Royal (1893), Fousi Yama (1894), Astronome II (1903) et Strozzi (1906).
George Cunnington Sr (5 victoires) : Camisole (1904), Ris Orangis (1907), Aveu (1910), La Française (1911) et Nimbus (1914).
Charles Semblat (5 victoires) : Marsyas (1944 à 1947) et Arbar (1948).
Une seule femme a entraîné un vainqueur du Prix du Cadran, Mme Myriam Bollack-Badel : Always Earnest (1995).

* Le nom des entraîneurs n'apparaît dans les compte rendus (Calendrier des courses et Chronique du Turf) qu'en 1890. Il existe donc de réelles difficultés pour déterminer avec certitude les entraîneurs de certains chevaux avant cette date. Ainsi quelques auteurs n'attribuent pas à Thomas Jennings la victoire de certains chevaux du comte de Lagrange mais à ses assistants installés à Royallieu puis à Dangu. C'est en contradiction avec le palmarès établi par le sérieux journal Le Sport (1882) qui les affecte toutes à Tom Jennings. En fait les meilleurs chevaux du comte susceptibles de courir les épreuves classiques, tant anglaises que françaises, quittaient la France à 2 ou 3 ans pour être placés sous la direction de Tom Jennings à Newmarket (à Phantom House). Ils y bénéficiaient de meilleurs terrains d'entraînement alors qu'il n'y avait pas encore de piste en gazon à Chantilly. Ils faisaient la navette par bateau, ne séjournant en France qu'à l'occasion de courses rapprochées.

Jockeys

Yves Saint-Martin (5 victoires) : Waldmeister (1965), Danseur (1967), Récupéré (1974) et Buckskin (1977, 1978).
Charles Pratt (4 victoires): Géologie (1860), Compiègne (1862), Alerte (1863) et Béatrix (1865).
Charles Elliott (4 victoires) : Thor (1934), Dadji (1938), Marsyas (1947) et Arbar (1948).
Eric Legrix (4 victoires) : Neustrien (1984), Balitou (1985), Air de Cour (1986) et Trebrook (1989).
25 septembre
Qatar Arc de Triomphe : Le moment de vérité

Chaque année depuis 1920, le premier dimanche d’octobre révèle le champion européen de la saison sur la distance classique de 2 400 mètres à l’occasion du Qatar Prix de l’Arc de Triomphe. La course la plus riche d’Europe met aux prises les meilleurs 3ans du continent avec leurs aînés, et cette confrontation permet de juger définitivement de la qualité respective des générations. C’est dans « l’Arc » que l’on attribue la note finale à chacun des millésimes.
Bien avant la Breeders’Cup, le Champions’ Day anglais et tous les avatars de ces championnats d’arrière-saison créés aux quatre coins du monde, le meeting du Qatar Prix de l’Arc de Triomphe a désigné chaque année les champions du galop international et rares sont les grands cracks à ne pas avoir pris part, à leurs risques et périls !
Octobre, Chantilly*

Qatar Prix de l’Arc de Triomphe

Groupe 1, 3ans et au-dessus, 2.400 mètres, 5.000.000€

Créé en 1920

Record de la course (Longchamp) : 2’24’’49 en 2011 (Danedream). Found a gagné en 2’23’’61 en 2016 sur la piste de Chantilly, dont c'est le record sur 2.400 mètres.

Tenante du titre : Found (f4, IRE par Galileo), appartenant à Michael Tabor, Derrick Smith et Susan Magnier, élevée par Ron Con Ltd, Wynatt & Chelston, entraînée par Aidan O’Brien et montée par Ryan Moore.

La course se déroule en 2017 pour la 96ème fois.

(*) La course se déroule à Chantilly en 2016 et en 2017 pendant les travaux à Longchamp, qu’elle retrouve en 2018. Le Prix de l’Arc de Triomphe ne fut pas couru en 1939 et 1940 et eut lieu au Tremblay en 1943 et 1944 sur 2.300 m.

Historique

Dès qu'elle eût abandonné le terrain défectueux du Champ de Mars pour ouvrir en 1857 son bel hippodrome de Longchamp, la « Société d'Encouragement pour l'amélioration des races de chevaux en France » forma un ambitieux projet : réunir sur la piste sélective du bois de Boulogne des pur sang de diverses nationalités pour désigner le meilleur d'entre eux. Réaliser la sélection constitue en effet la première des missions imparties à la société mère des courses plates françaises.

Première étape en 1863 avec la création du Grand Prix de Paris permettant de confronter sur 3.000 mètres en juin le lauréat du Derby d'Epsom avec celui du Prix du Jockey Club, le derby français.

Poursuivant le même objectif, trente ans plus tard, la Société d'Encouragement organise une rencontre entre les 3 ans et leurs aînés sur 2.400 mètres, début octobre, quand les jeunes ont eu le temps de s'épanouir. C'est le Prix du Conseil Municipal, créé en 1893.

1920, c'est la renaissance des courses après la Grande Guerre. La Société d'Encouragement veut offrir une vitrine à l'élevage du pur sang de France. Soucieuse de perfection, elle imagine une nouvelle course présentant les mêmes caractéristiques de date et de distance que le Conseil Municipal, mais sans surcharges ni décharges, simplement à poids pour âge, chacun sur un pied d'égalité. Sur le calendrier hippique européen, aucune concurrence le premier dimanche d'octobre.

A cette course richement dotée, il faut un nom éloquent. Pour célébrer la victoire des forces alliées, les troupes victorieuses n'ont-elles pas défilé le 14 juillet 1919 sous l'Arc de Triomphe, ce monument édifié à la gloire des armées françaises ? Alors, même si une petite course de Longchamp était appelée ainsi depuis 1882, on va donner le nom de Prix de l'Arc de Triomphe à l'épreuve internationale ayant pour but de comparer la valeur des élevages de pur sang européens et de désigner un champion.

Un site internet dédié est en ligne sur http://www.prixarcdetriomphe.com/

Cliquer ici pour accéder à la page Wikipedia de la course.

Partenariats

L'Arc de Triomphe obtient un premier appui financier en 1935 quand l'Etat autorise la Société d'Encouragement à organiser un sweepstake sur la course comme sur le Grand Prix de Paris couru trois mois plus tôt. Le sweepstake est une loterie dont l'attribution des prix dépend à la fois d'un tirage et du résultat de la course. Il en sera de même de 1936 à 1938, à la seule différence que l'organisation du sweepstake sera confiée à la Loterie nationale (créée en 1933) imposée par l'Etat.

Après la guerre, il fallut attendre l'année 1949 pour que soit renouée l'alliance de l'Arc de Triomphe avec le sweepstake, tranche spéciale de la Loterie nationale. Celle-ci dépose dans la corbeille 50 millions de francs qui permettent de quintupler, d'une année à l'autre, la dotation de l'Arc - il offre désormais 25 millions de francs à son vainqueur - et de revaloriser toutes les courses d'un week-end spécialement étoffé. A cet effet, le Grand Critérium est incorporé à la réunion de l'Arc et ce pour quatre années, après quoi il retrouvera sa place habituelle au calendrier, une semaine après. Mais au fil des ans, l'aide de la Loterie nationale se réduira, au point de devenir symbolique dans les années 70. Et en 1982, l'Arc servira pour la dernière fois de support à un sweepstake de la Loterie nationale.

Cette même année 1982, l'Arc de Triomphe associe son nom à celui d'une chaîne hôtelière, Trusthouse Forte, dont le siège est à Londres, possédant quelque huit cents hôtels dans le monde, dont deux palaces parisiens, le Plaza Athénée et le George V. L'union durera six ans, jusqu'en 1987.

En 1988 elle est détrônée par une autre société hôtelière de nationalité italienne, « Ciga Hôtels », dont le principal actionnaire est le prince Karim Aga Khan. Mariage somptueux qui va faire du « Ciga Weekend » le point de mire du turf mondial. En 1989, le samedi s'enrichit du Grand Critérium puis en 1991 du Prix du Cadran d'où un week-end riche de cinq courses de Groupe 1. Ainsi le 12 octobre 1991, sont rassemblés à Longchamp 35.000 spectateurs (dont 30.000 payants) et, devant leur écran, quelque 45 millions de téléspectateurs des cinq continents, grâce à dix-neuf chaînes de télévision intéressées par cette course.
Après six années de luxueuse vie commune survient la séparation et l'Arc retrouve en 1994 son ancien conjoint « Forte », mais pour trois ans seulement. Rendu célibataire en 1997 et 1998, l'Arc retrouvera un partenaire en 1999, encore un groupe hôtelier, cette fois français à la recherche d'une audience internationale, les hôtels et casinos du Groupe Lucien Barrière. Cette union durera neuf années, jusqu’en 2007.

Un nouveau partenariat intervient en 2008. Signé avec le Qatar, pays jeune et en plein essor, pour une durée de cinq ans, il permet de doubler l’allocation du Prix de l’Arc de Triomphe, portée de 2 à 4 millions d’euros. Partenariat prorogé en juin 2010 pour dix années supplémentaires, assurant le parrainage de l’Arc jusqu’en 2022. Il permet aussi aux courses de galop françaises de franchir une étape majeure dans l’histoire du Prix de l’Arc de Triomphe qui devient en 2008 la course sur gazon la mieux dotée au monde. Ce partenariat a été notamment conclu pour promouvoir les courses organisées par le Qatar Racing & Equestrian Club (QREC, fondé en 1975) qui s’ouvre à l’univers du pur sang anglais au travers d’un projet ambitieux.

L’allocation globale du week-end du Qatar Prix de l’Arc de Triomphe est ainsi portée à 6,7 millions d’euros. Programme composé de quinze courses de pur sang anglais (dont 7 courses de Groupe 1 et 4 courses de Groupe 2) ainsi que 2 courses de Groupe 1 pour chevaux de pur sang arabes organisées par France Galop et l’AFAC (Association Française du Cheval Arabe de Course). L’une, pour les pouliches de 4 ans, sera disputée le samedi sous le nom de « Qatar French Arabian Breeders’ Challenge », l’autre nommée « Qatar Arabian World Cup », devenue la course pour pur sang arabes la plus prestigieuse au monde avec 450.000 euros d’allocation, sera courue juste après le Qatar Prix de l’Arc de Triomphe.

Doublés

Seulement sept chevaux sont parvenus à gagner deux fois l'Arc. Ce sont :

Ksar en 1921 et 1922 ;
Motrico en 1930 et 1932 ;
Corrida en 1936 et 1937 ;
Tantième en 1950 et 1951 ;
Ribot en 1955 et 1956 ;
Alleged en 1977 et 1978 ;
Treve en 2013 et 2014.
Avant de réussir le doublé, deux d'entre eux avaient déjà participé à l'Arc : Motrico, 4ème à 3 ans en 1928 et Corrida, 3ème à 3 ans en 1935. Les autres champions ont réalisé leur doublé à 3 et 4 ans.

Treize chevaux avaient participé sans succès à l'Arc avant leur victoire.

Massine 2ème à 3 ans en 1923 ;
Djebel 3ème à 4 ans en 1941 ;
Nuccio 2ème à 3 ans en 1951 ;
Oroso 6ème à 3 ans en 1956 ;
Exbury 6ème à 3 ans en 1962 ;
Allez France 2ème à 3 ans en 1973 ;
Star Appeal non placé à 3 ans en 1973, gagnant à 5 ans ;
Ivanjica non placée à 3 ans en 1975 ;
All Along non placée à 3 ans en 1982, gagnante à 4 ans, puis 3ème à 5 ans ;
Sagace non placé à 3 ans en 1983, vainqueur à 4 ans puis 2ème à 5 ans ;
Rainbow Quest non placé à 3 ans en 1984 ;
Tony Bin 2ème à 4 ans en 1987 ;
Found, 9ème à 3ans en 2015.
On voit donc que deux d'entre eux, All Along et Sagace, comptèrent trois tentatives pour une victoire.

Par ailleurs dix-sept vainqueurs de l'Arc échouèrent dans leur tentative de renouveler leur victoire. Ce sont :

Priori, 5ème à 4 ans en 1926 ;
Kantar, 2ème à 4 ans en 1929 ;
Ortello, 4ème à 4 ans en 1930 ;
Brantôme, 4ème à 4 ans en 1935 ;
Le Pacha, 6ème à 4 ans en 1942 ;
Ardan, 2ème à 4 ans en 1945 et 4ème à 5 ans en 1946 ;
Coronation, non placée à 4 ans en 1950 ;
La Sorellina, non placée à 4 ans en 1954 ;
Puissant Chef, 6ème à 4 ans en 1961 ;
San San, non placée à 4 ans en 1973 ;
Three Troikas, 4ème à 4 ans en 1980 ;
Detroit, non placée à 4 ans en 1981 ;
Carnegie, 6ème à 4 ans en 1995 ;
Helissio, 6ème à 4 ans en 1997 ;
Montjeu, 4ème à 4 ans en 2000 ;
Bago, 3ème à 4 ans en 2005 ;
Hurricane Run, 3ème à 4 ans en 2006 ;
Trève, 4ème en 2015.
Les dames de l’Arc

Elles ont remporté 22 victoires, soit 23% des 95 éditions de la course. Ces 20 héroïnes – deux ont réalisé le doublé – sont : Pearl Cap (1931), Samos (1935), Corrida* (1936, 1937), Nikellora (1945), Coronation (1949), La Sorellina (1953), San San (1972), Allez France* (1974), Ivanjica* (1976), Three Troikas (1979), Detroit (1980), Gold River* (1981), Akiyda (1982), All Along* (1983) et Urban Sea* (1993), Zarkava (2008), Danedream (2011), Solemia* (2012), Trève (2013, 2014*) et Found* (2016). L'astérisque signifie que la course a été gagnée à 4 ans.

Onze d'entre elles avaient disputé le Prix de Diane, six en le gagnant (Pearl Cap, Nikellora, La Sorellina, Allez France, Zarkava, Trève), trois en se plaçant deuxième (Samos, Three Troikas, Akiyda) et deux, All Along et Urban Sea, en se classant respectivement cinquième et sixième.

Quinze d'entre elles avaient participé au Prix Vermeille, neuf en le gagnant (Pearl Cap, Nikellora, San San, Allez France, Ivanjica, Three Troikas, All Along, Zarkava, Trève), les sept autres en obtenant les classements suivants : 2ème Akiyda, 3ème Detroit, Urban Sea et Solemia, 4ème Gold River, 6ème La Sorellina et non placée Samos.

Trois rétrogradations

4 octobre 1925. Se recommandant de sa place de troisième derrière Massine l'année précédente et de six victoires (dont le Cadran et le Prix du Président de la République), le 4 ans Cadum - monté par Matthew MacGee, entraîné par Clément Duval - est favori de l'Arc (11/10). Il passe le premier le poteau d'arrivée, une longueur devant Priori. Mais ses nombreux preneurs s'inquiètent quand retentit la sirène. Le cheval du baron Edouard de Rothschild a penché peu avant l'arrivée, coupant la ligne de Priori. De celui-ci, les commissaires font un vainqueur sur le tapis vert. Cet heureux Priori (40/1) monté par Marcel Allemand, appartient au comte Gérard de Chavagnac et a pour entraîneur Percy Carter. Il venait de remporter le Prix Royal Oak.

4 octobre 1959. Arrivée dans un mouchoir. Pour connaître le vainqueur, il faut attendre trente-deux minutes : douze pour l'examen de la photographie puis vingt pour l'étude du film contrôle (mis en place un mois plus tôt). Finalement dead-heat, une courte tête et deux courtes encolures, soit l'équivalent d'une demi-longueur, séparent les premiers du cinquième. Mais, sur intervention des commissaires, Midnight Sun (50/1) - monté par Jacques Fabre, appartenant à François Dupré et entraîné par François Mathet - est rétrogradé à la deuxième place pour avoir gêné son ex æquo Saint Crespin (17/1) au prince Aly Khan, monté par George Moore et entraîné par Alec Head. Troisième Le Loup Garou (45/1) devant Mi Carina (40/1) et l'anglais Primera (9/1).

6 octobre 1985. Vainqueur l'année précédente, Sagace, le 5ans de Daniel Wildenstein qu'entraîne Patrick Biancone, est grand favori (6/10). A l'entrée de la ligne droite, Sagace, calé à la corde, file au poteau. Seul danger, Rainbow Quest qui gagne du terrain et se rapproche de la corde. Cravaché à droite par son nouveau jockey Eric Legrix, Sagace verse à gauche heurtant à deux reprises Rainbow Quest. Au passage du poteau Sagace a une encolure d'avance sur Rainbow Quest (qui plafonne). L'incident est presque passé inaperçu. Tandis que le public acclame le français victorieux, retentit la sirène annonçant une réclamation du jockey du cheval anglais. Au bout de sept minutes, c'est un public anéanti qui apprend la rétrogradation de son favori. La diffusion immédiate du film contrôle sur les écrans de télévision, à défaut de calmer les esprits, apporte la preuve de la matérialité de la faute. Appel de la décision est déposé, arguant que Rainbow Quest avait quitté l'extérieur pour se rapprocher de Sagace provoquant ainsi le réflexe de défense de celui-ci. Cet appel, jugé recevable, est dit mal fondé. Heureux bénéficiaires de la difficile décision des commissaires, le prince Khalid Abdullah, l'entraîneur Jeremy Tree et le jockey Pat Eddery.

Un distancement.
En 2006, surprise de taille quelques jours après l’Arc de Triomphe. On apprend que le cheval japonais Deep Impact, est « distancé », c’est-à-dire privé de la troisième place pour présence dans ses urines d’un produit interdit, l’ipratropium, un broncho-dilatateur qui lui avait été administré par inhalation. Son entraîneur reconnaît que le champion japonais avait été traité pour un début de bronchite. Une erreur d’appréciation de la rémanence serait à l’origine de la faute reconnue par l’entraîneur japonais, sanctionné d’une amende de 15 000 euros. En 1903, les dirigeants des courses françaises avaient été les premier dans le domaine du sport à prohiber l’administration – en vue d’une épreuve – de tout stimulant, appelé alors « doping ». En 2006, les responsables des courses françaises ont appliqué les règles fixées par les instances hippiques européennes, règles beaucoup plus contraignantes que celles régissant d’autres sports. Politique, courageuse, excluant toute forme de médication à l’approche d’une course.

Visiteurs

Cinq pays au palmarès (la nationalité des pur-sang dépend du lieu d’entraînement, ni du lieu de naissance, ni de la nationalité de l’entourage) : France (66 succès), Grande-Bretagne (14), Irlande (7), Italie (6) et Allemagne (2).

Étalons

Six gagnants du Prix de l’Arc de Triomphe ont produit un gagnant à leur tour :

Biribi (1926), père de Le Pacha (1941)
Djebel (1942), père de Coronation (1949).
Ribot (1955 et 1956), père de Molvedo (1961) et Prince Royal (1964).
Sea Bird (1965), père d’Allez France (1974)
Rainbow Quest (1985), père de Saumarez (1990)
Montjeu (1999), père de Hurricane Run (2005).
Sept étalons ont donné plus d’un gagnant :

Brûleur (3 gagnants),
Tourbillon, Ribot, Riverman, Sadler’s Wells, Montjeu et Cape Cross (2 gagnants).
Les trois premiers du Qatar Prix de l’Arc de Triomphe 2016 étaient également issus d’un seul étalon, Galileo, fils de la lauréate de l’édition 1992, Urban Sea, et donc frère du gagnant de l’édition 2009, Sea the Stars. Avant Urban Sea, on notera que Detroit, gagnante en 1980, a produit Carnegie, qui s'est également imposé en 1994.

Propriétaires

Marcel Boussac (6 victoires) : Corrida (1936, 1937), Djebel (1942), Ardan (1944), Caracalla (1946) et Coronation (1949).
Casaque Aga Khan (6 victoires) : Migoli (1948), Nuccio (1952), Akiyda (1982), Sinndar (2001), Dalakhani (2003) et Zarkava (2008).
Daniel Wildenstein (4 victoires) : Allez France (1974), All Along (1983), Sagace (1984) et Peintre Célèbre (1997).
Khalid Abdullah (4 victoires) : Rainbow Quest (1985), Dancing Brave (1986), Rail Link (2006) et Workforce (2010).
Michael Tabor (4 victoires) : Montjeu (1999), Hurricane Run (2005), Dylan Thomas* (2007), Found (2016).
Casaque Wertheimer (3 victoires) : Ivanjica (1976), Gold River (1991), Solemia (2012).
Robert Sangster (3 victoires) : Alleged (1977, 1978) et Detroit (1980).
* En association avec Mme John Magnier et/ou Derrick Smith.

Entraîneurs

André Fabre (7 victoires) : Trempolino (1987), Subotica (1992), Carnegie (1994), Peintre Célèbre (1997) et Sagamix (1998) et Hurricane Run (2005) et Rail Link (2006).
Charles Semblat (4 victoires): Djebel (1942), Ardan (1944), Caracalla (1946) et Coronation (1949).
François Mathet (4 victoires) : Tantième (1950, 1951), Sassafras (1970) et Akiyda (1982).
Alec Head (4 victoires) : Nuccio (1952), Saint Crespin (1959), Ivanjica (1976) et Gold River (1991).
Frank Carter (3 victoires) : Mon Talisman (1927), Pearl Cap (1931) et Samos (1935).
Etienne Pollet (3 victoires): La Sorellina (1953), Sea Bird (1965) et Vaguely Noble (1968).
Vincent O'Brien (3 victoires): Ballymoss (1958) et Alleged (1977, 1978).
Saeed Bin Suroor (3 victoires) : Lammtarra (1995), Sakhee (2001) et Marienbard (2002). Christiane Head-Maarek (3 victoires, seule femme au palamrès) : Three Troikas (1979) et Trêve (2013, 2014).
En 2016 à Chantilly, l’entraîneur irlandais Aidan O’Brien a placé ses trois pensionnaires, Found, Highland Reel et Order of Saint George, aux trois premières places de la course. Les trois premiers étaient également issus d’un seul étalon, Galileo, fils de la lauréate de l’édition 1992, Urban Sea.

Jockeys

Jacques Doyasbère (4 victoires) : Djebel (1942), Ardan (1944) et Tantième (1950, 1951) ; Freddy Head (4 victoires): Bon Mot (1966), San San (1972), Ivanjica (1976) et Three Troikas (1979) ;
Yves Saint-Martin (4 victoires): Sassafras (1970), Allez France (1974), Akiyda (1982) et Sagace (1984) ;
Pat Eddery (4 victoires): Detroit (1980), Rainbow Quest (1985), Dancing Brave (1986) et Trempolino (1987).
Olivier Peslier (4 victoires): Helissio (1996), Peintre Célèbre (1997), Sagamix (1998) et Solemia (2012).
Thierry Jarnet (4 victoires): Subotica (1992), Carnegie (1994) et Trêve (2013, 2014).
Lanfranco Dettori (4 victoires): Lammtarra (1995), Sakhee (2001), Marienbard (2002) et Golden Horn (2015).
19 septembre
Les actions de France Galop en matière de Bien-Etre

Les principes et l’encadrement réglementaire.
Le code des courses au galop prend en charge le bien-être des chevaux dans de très nombreux articles : Code des Courses & Conditions Générales

Ce code réglemente :

- la capacité des personnes à détenir, entraîner ou monter des chevaux. Une expérience et une formation sont indispensables. France Galop organise 5 stages par an de formation pour les entraîneurs professionnels et amateurs au cours desquels les candidats pourront acquérir les compétences nécessaires.

- La vérification des lieux d’entraînement des chevaux de courses. Il n’est pas possible d’installer un centre d’entraînement de chevaux sans que les installations aient été vérifiées, tant sur le plan fonctionnel que celui de l’hébergement et le bien-être des chevaux.

- La vérification et la protection de l’état sanitaire des chevaux : l’état des chevaux est contrôlé à toutes les étapes de leur vie sportive, y compris dans les phases de repos. Sur l’hippodrome: Avant la course : harnachement, ferrure, cravache sont vérifiés. Pendant la course : interdiction de remonter, cravache. Après la course prise en charge médicale des chevaux blessés ou fatigués. A l’entraînement, hors entraînement et même à l’élevage.

Les contrôles de la médication en courses, à l’entraînement, hors entraînement et à l’élevage : Plus de 12 000 contrôles sont réalisés au Galop pour détecter la présence d'éventuelles substances prohibées sur les chevaux de courses. France Galop lutte contre le dopage et applique une tolérance zéro en matière de médication pour tout cheval engagé au départ d'une course. Les traitements faits pendant les périodes d’entraînement et de repos doivent être faits dans l’intérêt de la santé et du bien-être du cheval. Ces étapes de préparation sont l’objet de contrôles. 240 établissements d’entraînements ont été contrôlés en 2016 avec près d’un millier de chevaux prélevés.



La biosécurité et le suivi des maladies infectieuses et/ou contagieuses
La sécurité sanitaire des chevaux est l’un des points clés de leur bien-être. Les rassemblements de chevaux sont propices à la dissémination des maladies, notamment les maladies contagieuses. La vaccination contre la grippe équine est obligatoire et contrôlée. France Galop participe activement au Réseau d’EpidémioSurveillance des Pathologies Equines (RESPE) ainsi qu’à L’International Collecting Centre (ICC). Ces réseaux réalisent une surveillance sanitaire constante non seulement du territoire français, mais aussi de l’Europe et permettent de mettre rapidement en place des mesures sanitaires en cas de risque.

La reconversion et la retraite des chevaux de courses
France Galop a noué un partenariat il y a 10 ans avec la Ligue Française de Protection du Cheval pour permettre la prise en charge des chevaux qui quittent l’entraînement sans pouvoir entrer à l’élevage ou se reconvertir dans de nouvelles activités : sports équestres, randonnées, promenade… Un fonds de reconversion des chevaux de courses au galop a été créé en 2007 qui permet aux membres de France Galop de consacrer 1/1000 des gains de courses à la reconversion de nos chevaux.
Un partenariat est actuellement en cours de développement avec l’association Au-Delà Des Pistes (ADDP) pour favoriser la reconversion des anciens chevaux de courses au galop.

L’international : France Galop intervient au niveau international dans plusieurs comités consacrés au bien-être du cheval : Le Welfare Committee de la Fédération Internationale des Autorités Hippiques, le Welfare sub Committee de l’International Stud Book Committee, l’International Forum for the Aftercare of Racehorses.
18 septembre
Présentation du Bien-Etre Equin par Madame Elizabeth Doumen, Ambassadrice du Bien-Etre Equin auprès de France Galop.

Création en 2016 d'un groupe de travail dédié au bien-être équin.

Le bien-être équin est au coeur des préoccupations de France Galop et des professionnels des courses de Galop. Dans le but de coordonner et d'optimiser les multiples actions et mesures existantes dans ce domaine tout en continuant à développer de nouvelles initiatives, France Galop a mis en place en 2016 un groupe de travail dédié au bien-être équin.

Elizabeth Doumen, propriétaire et éleveur de chevaux de courses, femme d'entraîneur de renommée internationale, mère d'un jockey d'Obstacle et impliquée dans l'association Au-Delà Des Pistes, a accepté d'en devenir l'Ambassadrice auprès de France Galop.

Elle est assistée dans cette mission de représentants issus des différents services de France Galop concernés par le bien-être des chevaux de course. L'objectif est de mener de nouvelles actions et d'intensifier nos efforts. Elizabeth Doumen explique : "Le Bien-être des chevaux est un sujet fédérateur sur le plan national et international. Tous les acteurs et corps de métiers des courses, réunis par une même passion du cheval, doivent s'impliquer. Notre mission et la responsabilité de chacun est d'accompagner nos protégés pendant leur carrière en courses puis dans le cadre de leur reconversion dans l'élevage, d'autres activités et dans d'autres sports."

Depuis des années, France Galop multiplie les initiatives sur ses hippodromes et ses centres d'entraînement afin de réduire au maximum les risques d'accident et de faciliter la récupération et la prise en charge des chevaux après l'effort. Les sites de France Galop servent souvent de test pour ces bonnes pratiques qui sont ensuite étendues aux autres hippodromes de France. De plus, le Code des courses élaboré par France Galop, qui régit l'ensemble des courses de Galop en France, est attentif au respect du cheval et a été pionnier en matière de lutte contre le dopage en courses, à l'entraînement et au repos.

Lors du Salon de l'Agriculture de mars 2016, sur le stand de la FNSEA, les principaux acteurs de la filière Cheval, France Galop, LeTROT, La Fédération Nationale du Cheval, La Fédération Française d'Equitation, le Groupement Hippique National ainsi que l'Association Vétérinaire Equine Française ont signé la Charte du Bien Être Equin axée sur des mesures fortes. A cette occasion, Edouard de Rothschild, Président de France Galop, a déclaré : "Il est très important que France Galop signe cette charte puisque le respect du cheval est au coeur de ses préoccupations."

France Galop veut notamment promouvoir la reconversion des chevaux de courses. Des actions sont développées depuis 2007 en partenariat avec la Ligue Française de Protection du Cheval, également avec l'Ecurie de la Seconde Chance et plus récemment avec Au-delà Des Pistes (ADDP).

En partenariat avec cette Association et sur proposition d'Edouard de Rothschild, France Galop a programmé la première Journée de la Reconversion des Chevaux de Courses le samedi 27 août 2016 sur l'hippodrome de Deauville-La Touques dans le cadre du prestigieux Meeting de Deauville – Lucien Barrière. Entre les courses, des anciens chevaux de courses désormais actifs dans d'autres sports, étaient présentés au public.
14 septembre
Le bien-être équin en vedette sur france-galop.com

Vous trouverez désormais sur la page d’accueil de france-galop.com un espace dédié au bien-être équin, au cœur des préoccupations de France Galop et des professionnels des courses de Galop. C’est une des réalisations du groupe de travail mis en place en 2016 avec l’ambassadrice du bien-être équin, Elizabeth Doumen, pour accompagner l’action menée par France Galop et ses membres depuis des années sur les hippodromes et les centres d'entraînement. Formation professionnelle, vérification des installations, de l’état sanitaire des chevaux à toutes les étapes de leur vie sportive, à l’entraînement, hors entraînement et même à l’élevage, contrôle continu des médications, toutes ces missions assumées au quotidien par les équipes de France Galop procèdent aussi au bien-être équin.

Signataire de la Charte du Bien Être Equin en mars 2016 avec les principaux acteurs de la filière Cheval France Galop veut notamment promouvoir la reconversion des chevaux de courses. Des actions sont développées depuis 2007 dans ce sens en partenariat avec la Ligue Française de Protection du Cheval et Au-delà Des Pistes (ADDP).

Dans cette nouvelle rubrique, vous trouverez donc le détail de toutes les actions menées par France Galop en matière de bien-être équin, comment adhérer au Fonds de reconversion des chevaux de courses au galop et une foire aux questions détaillée.

Bonne visite, et merci pour vos encouragements en faveur du bien-être équin dans les courses de galop en France…
11 septembre
Qatar Arc Trials : les réactions des entourages

Retour sur les courses des Qatar Arc Trials, dimanche à Chantilly, avec les réactions des entourages des meilleurs chevaux...
Qatar Prix Vermeille (Gr1)

Francis-Henri Graffard, entraîneur de Bateel (1re) :

« Pour gagner une course comme celle-là, il faut mettre tous les atouts de son côté. Elle adore les terrains souples. C'est une jument qui a beaucoup de caractère, l'équipe a fait un beau travail avec elle. Son cavalier d'entraînement la connait par cœur. Elle avait bien travaillé en vue de cette épreuve. Pierre-Charles lui a donné un bon parcours car il n'a pas lâché Journey. C'est une jument qui a beaucoup de tenue et cela a parlé pour finir.

Elle n'est pas engagée dans l'Arc. Au moment des engagements, elle n'était pas de ce niveau-là. La pouliche dispose d'une autre option à Ascot. Elle court bien sur la fraîcheur et l'Arc est dans trois semaines. Je suis prêt à la supplémenter si elle est bien mais nous allons discuter avec ses propriétaires. Aujourd'hui, elle était tendue au rond mais ce n'est pas du mauvais stress. D'ailleurs, le défilé s'est plutôt bien passé. »

Lanfranco Dettori, jockey de Journey (2e) :

« Elle a très bien couru mais elle est battue par une pouliche avec une meilleure aptitude au terrain. Elle va désormais viser les British Champions Fillies and Mares Stakes en octobre à Ascot. »

Carlos Laffon-Parias, entraîneur de Left Hand (3e) :

« Aujourd'hui, Left Hand a battu la pouliche qui venait de la dominer à Deauville [Ajman Princess, ndlr]. Elle a eu un parcours limpide, mais les 2.400m sont peut-être le bout du monde pour elle. Elle a eu une course régulière et elle a fait une bonne performance face à de très bonnes pouliches. Nous la reverrons sans doute dans le Prix de l'Opéra Longines (Gr1). »

Nicolas Clément, entraîneur de Traffic Jam (4e) :

« Traffic Jam a donné des émotions à ses propriétaires. Il s'agissait d'un premier Gr1 pour eux et pour la pouliche. Elle confirme sa performance du Pomone. Nous sommes ravis. Pour le moment, nous allons la laisser se reposer et réfléchirons à son programme ensuite. »

Lisa-Jane Graffard, représentante de Godolphin, propriétaire de Strathspey (5e) :

« Elle court bien. Elle n'a pas eu le parcours idéal mais a trouvé son rythme pour bien finir. En soit, le Prix Vermeille était un objectif donc nous verrons pour la suite. Nous sommes satisfaits. »

Qatar Prix Niel (Gr2)

Anthony Oppenheimer, propriétaire de Cracksman (1er) :

« C'est un très bon cheval. Il n'est pas loin d'être aussi bon que Golden Horn à la même période. C'est en tout cas ce que disent les ratings. Concernant l'Arc, Dettori sera en selle sur un autre cheval. Et je pense que Cracksman n'aimerait pas être monté par un autre pilote. Il y a beaucoup de bons jockeys, mais il n'y a qu'un seul Frankie. Cracksman est en plein progrès. Dans le Derby d’Epsom, il était encore immature. Il a pris de la force depuis et progresse de semaine en semaine. En venant ici, nous ne voulions pas avoir une course dure car il n'est pas prêt pour cela, physiquement comme psychologiquement. C'est ce qui s'est effectivement passé. L'objectif est de le préserver pour son année de 4ans. Il ne courra donc pas l'Arc 2017. Lui donner une course dure cette année, c'est compromettre sa saison de 4ans. Ne pas courir cette année est forcément un risque car beaucoup de choses peuvent arriver avec un cheval. Mais c'est un risque que je suis près à prendre. Il reviendra ici à 4ans. »

Lanfranco Dettori, jockey de Cracksman (1er) :

« Il a bien couru aujourd'hui et il le fait bien, malgré un terrain trop lourd pour lui. Je ne pense pas qu'il batte un lot très relevé. C'est un poulain qui progresse, et il sera encore meilleur à 4ans. Il prend de la force. Il n'est pas simple de le comparer à Golden Horn car ce dernier était beaucoup plus mature à cette période de l'année que Cracksman. L'Arc ? C'est son propriétaire et son entraîneur qui décideront. En ce qui me concerne, je serai en selle sur Enable dans le Gr1. Elle a remporté quatre Grs1 avec beaucoup de marge à chaque fois. Je suis en tout cas ravi que Cracksman reste à l'entraînement à 4ans. »

Lisa-Jane Graffard, représentante de Godolphin, propriétaire d’Avilius (2e) :

« Ce que fait le cheval aujourd'hui, c’est très bien. Nous sommes vraiment très contents. Il a bien progressé toute l'année et nous attendons de le voir l'an prochain. Il est trop tôt pour décider s'il courra l'Arc ou non. Cela dépend aussi des conditions du terrain. Peut-être que si le terrain est vraiment très souple, nous nous laisseront tenter. Il faut déjà qu'il récupère de cette course… »

Vincent Cheminaud, jockey de Finche (3e) :

« Le cheval court très bien. C'est le terrain qui l'a réellement desservi. Je n'ai pas insisté. Je savais que les deux premiers appréciaient ce terrain. J'ai pensé au futur en faisant bien travailler Finche pour sa prochaine course. »

Qatar Prix Foy (Gr2)

Horst Pudwill, propriétaire de Dschingis Secret (1er) :

« Nous devrions le revoir dans l'Arc et ce sera notre première participation. Aujourd’hui c'était son terrain et il prendra part à la grande épreuve si le terrain est assez souple. Il ne courra pas si le terrain est rapide. S'il pleut, mon représentant peut monter sur le podium de l'Arc. Mais on ne sait jamais. Regardez l'histoire de Danedream. Nous espérons donc qu'il pleuvra d'ici là. C'est un cheval qui s'améliore avec l'âge et il n'aime que les parcours corde à droite. Ce dimanche, il était très clairement au-dessus. »

Lisa-Jane Graffard, représentante de Godolphin, propriétaire de Cloth of Stars (2e) et Talismanic (3e) :

« Cloth of Stars n'avait plus couru depuis le Prix Ganay, le 1er mai. Il avait besoin d'une course. Mais c'est très bien. Il va monter en condition pour l'Arc.

Talismanic fait une très bonne valeur comme toujours. Il est juste en dessous des chevaux-là. Il ne va pas courir l'Arc. Mais il y a d'autres courses pour lui sur 2.400m à l'étranger. »

Christophe Lemaire, jockey de Satono Diamond (4e) :

« J’ai l’impression que tout le monde se pose des questions sur le leader, qui a avancé par à coups. Peut-être, mais nous sommes allés à un rythme régulier avec Satono Diamond. Il a pris quatre ou cinq bols d’air durant le parcours. Je crois qu’il manquait de rythme ainsi que de condition. Cela n’est pas optimal dans ce terrain-là. Il n’a pas couru depuis mai et a manqué des ressources nécessaires dans les 200 derniers mètres. Dans ces conditions et face à des chevaux de Groupe 1, nous sommes à notre place. Cette course va lui faire du bien et l’avancer, lui ouvrir les poumons. Je pense qu’il répondra mieux dans trois semaines. Cependant, si le terrain venait à s’alourdir, cela ne serait pas bon pour nous. »

Qatar Cup-Prix Dragon (Gr1 PA)

Julian Smart, entraîneur d’Ebraz (1er) et de Gazwan (3e) :

« Ebraz et Gazwan vont courir la Qatar Arabian World Cup avec un leader, vraisemblablement Ba’Sil. Ebraz n'est pas très avancé en condition et il va progresser cette course. C'est un très bon cheval qui fait tous les terrains. La distance de la World Cup est parfaite pour lui. Je n'aime pas m'exprimer ainsi mais à ce stade, je pense que c'est le meilleur 4ans que j'aie entraîné. Pour la grande épreuve, je pense qu'il faut se méfier de Tayf et des chevaux de Thomas Fourcy. J'ai gagné trois fois cette course, mais uniquement avec des femelles. J'espère qu'Ebraz sera le premier mâle à nous offrir la victoire. »

Alban de Mieulle, entraîneur de Yazeed (2e) :

« Il court très bien pour sa rentrée. Il bat Gazwan, qui est un très bon cheval, mais le gagnant était au-dessus aujourd'hui. Le cheval avait vraiment besoin de reprendre la compétition. On sent qu'il était rouillé. Yazeed a été longtemps sur la touche car il avait un mauvais abcès au pied qui a mis du temps à sortir. Nous avons donc dû tout arrêter et attendre. Il aurait pu faire sa rentrée il y a trois semaines, mais j'ai préféré attendre cette épreuve et aller ensuite sur la belle. J'espère que cela me donnera raison. Il va courir la Qatar Arabian World Cup où nous aurons aussi Tayf, qui est très différent : lui ne montre rien le matin, il est très froid et fait le minimum. Avec Tayf, il faut venir au dernier moment, alors que Yazeed a beaucoup de coeur. »

Thomas Fourcy, entraîneur de Al Hayyem (4e) :

« Le cheval fait sa course. À 800m du poteau, il est presque battu, et on pouvait penser que cela allait être compliqué. Mais il est allé jusqu'au bout. Il est juste en dessous des bons. C'est un cheval qui a toujours couru un peu partout pour éviter les bons chevaux. Maintenant je n'ai plus trop le choix. J'ai essayé cette course. C'est un cheval qui va rester tranquille jusqu'à la fin de l'année. Nous reviendrons l'année prochaine, à l'étranger, dans des courses intermédiaires. C'est un cheval pratique, maniable, qui peut adopter toutes les tactiques. La seule chose est qu'il est limité par les très bons et qu'il faut les éviter. »
8 septembre
Qatar Prix Vermeille : La Grande Dame de l’automne

Jusqu’à 2004, c’était la revanche du Prix de Diane sur la distance classique de 2.400 mètres pour les seules pouliches de 3ans. Depuis, elle a été ouverte aux femelles de 3 et 4 ans, et à toutes les femelles de 3ans et au-dessus. C’est donc devenu une version féminine du Qatar Prix de l’Arc de Triomphe, qui permet d'évaluer la qualité respective des générations, mais aussi un des trois tremplins programmés à trois semaines du grand rendez-vous avec deux autres courses sur la distance de 2.400 mètres, à savoir le Prix Niel (Gr2) pour les mâles de 3ans et le Prix Foy (Gr2) pour les chevaux d’âge, qui se déroulent le même jour.
Septembre, Chantilly

Qatar Prix Vermeille

Groupe 1 - Femelles de 3 ans et au-dessus, 2.400m, 350.000€

Créé en 1897

Record de la course : 2’26’’ en 2002 (PEARLY SHELLS)

Tenante du titre : LEFT HAND (f3, GB, par Dubawi), appartenant à et élevée par Wertheimer&Frère, entraînée par Carlos Laffon-Parias et monte par Maxime Guyon.

La course se déroule en 2017 pour la 111ème fois.



Historique

Il fut créé en 1897. Il a présenté en 2004 une innovation majeure dans ses conditions, son ouverture aux femelles de 4 ans, étendue à partir de 2006 aux femelles de tout âge. Si Sweet Stream, âgée de 4 ans, l’emporta en 2004 devant deux de ses contemporaines, les 3 ans ont largement dominé depuis puisqu’elles ont remporté 7 des treize éditions disputées depuis, et 23 places sur le podium pour un total de 39 possibles. Les 4ans viennent ensuite avec l’essentiel des succès restants, à l’exception de celui de Trève, gagnante pour la deuxième fois en 2015 –elle est la seule à figurer deux fois au palmarès de la course.

Le Qatar Prix Vermeille est donc devenu le mètre-étalon de chaque promotion de pouliches de 3 ans, confrontées à leurs aînées dans ce cadre pour déterminer de leur qualité.

Le Prix Vermeille ne fut pas couru de 1914 à 1918 et en 1939 et 1940 du fait de la guerre. Il fut couru au Tremblay en 1943 et 1944, puis à Chantilly en 2016 et en 2017. Une surcharge fut imposée aux gagnantes d’un certain prix jusqu’en 1954. Deux fois il y eut dead-heat (ex æquo), en 1961 entre Anne la Douce et Astola et en 1972 entre Paysanne et San San. Temps record : 2’ 26’’ par Pearly Shells en 2002, record frôlé en 2003 par Mezzo Soprano (2’ 26’’ 10), égalé en 2008 par Zarkava.

En 2009, Dar Re Mi, arrivée 1ère, a été rétrogradée à la 5ème place.

Vermeille

Femelle alezane née en 1853 chez Jules Verry à Bouze près de Beaune dans la Côte d'Or, fille de The Baron et Fair Helen, Vermeille fut d'abord nommée Merveille. Renommée Vermeille, elle porta les couleurs du comte Fernand de Montguyon dans le Prix du Jockey Club sans y jouer le moindre rôle. Elle dut se contenter de remporter trois modestes courses en province, deux à Châlons-sur-Marne et le Grand Prix de la Ville à Boulogne-sur-Mer. Achetée pour la reproduction par Henri Delamarre, elle se révéla une poulinière remarquable. Elle fut ainsi :

la mère de Vermout (Grand Prix de Paris 1864), Vertugadin (Grand Prix de Baden-Baden 1865),
la grand-mère de Versigny (Prix de Diane 1880), Verte Bonne (Prix de Diane 1883), Vernet (Grand Critérium 1882), Excuse (Prix du Cadran 1895) et Van Diemen (Grand Prix de Deauville 1897).
Le nom de cette « perle » du haras de Bois Roussel a été donné à cette course qui a longtemps permis aux meilleures pouliches de 3 ans de se rencontrer à l'automne sur la distance classique de 2.400 mètres, plus longue de 300 mètres que celle du Prix de Diane.

Partenariats

Le Prix Vermeille eut comme première marraine en 1991 la maison de couture Escada. Après trois années de partenariat, il y eut une vacance de 1994 à 1999. De 2000 à 2007, le Prix Vermeille a bénéficié du partenariat du groupe Barrière. Depuis 2008, la course est parrainée, comme le week-end du Prix de l’Arc de Triomphe et la réunion des Arc Trials dont le Prix Vermeille est une tête d’affiche, par le Qatar via le Qatar Racing and Equestrian Club.

Doublés et revanches

Vingt-six pouliches sont parvenues à gagner les deux courses : Semendria (1900), La Camargo (1901), Profane (1904), Médéah (1908), Moïa (1913), Quoi ? (1923), Dorina (1926), Commanderie (1930), Pearl Cap (1931), Mistress Ford (1936), Vigilance (1942), Nikellora (1945), Pirette (1946), Corteira (1948), Bagheera (1949), Roselière (1968), Pistol Packer (1971), Allez France (1973), Mrs Penny (1980), Northern Trick (1984), Jolypha (1992), Carling (1995), Daryaba (1999), Aquarelliste (2001), Zarkava (2008), Stacelita (2009) et Trêve (2013). Deux pouliches n'ayant pas disputé le Prix de Diane mais ayant remporté les Oaks à Epsom ont été ensuite victorieuses dans le Prix Vermeille. Ce sont Bella Paola (1958) et Monade (1962).

Quatorze pouliches placées deuxième dans le Prix de Diane ont pris leur revanche en gagnant le Prix Vermeille : Isola Bella (1924), Merry Girl (1928), Longthanh (1941), La Belle du Canet (1944), La Mirambule (1952), Astaria (1964), Saraca (1969), Highest Hopes (1970), Three Troikas (1979), Magic Night (1991), Volvoreta (2000), Mrs Lindsay (2007), Galikova (2011) et Left Hand (2016).

Pour une pouliche c'est l'exploit de remporter successivement en mai la Poule d'Essai (1.600 mètres), en juin le Prix de Diane (2.100 mètres) et en septembre le Prix Vermeille (2.400 mètres). Seulement six pouliches sont parvenues à réaliser un tel exploit : Semendria (1900), La Camargo (1901), Pearl Cap (1931), Corteira (1948) Allez France (1973) et Zarkava (2008).

Sept lauréates du Prix Vermeille ont gagné le Prix de l'Arc de Triomphe. Six la même année : Pearl Cap (1931), Nikellora (1945), San San (1972), Three Troikas (1979), Zarkava (2008) et Trêve (2013). Deux sur deux ans : Allez France (1974) et All Along (1983). A remarquer en 2012, Solemia, future lauréate du Prix de l’Arc de Triomphe n’avait pu obtenir que la troisième place dans le Prix Vermeille. Trève a aussi terminé 4ème du Qatar Prix Vermeille en 2014, à 4 ans, avant de remporter le Qatar Prix de l’Arc de Triomphe trois semaines plus tard.

Les visiteuses

Le Prix Vermeille commença à retenir l'attention des entraîneurs étrangers à partir des années 60. La première visiteuse victorieuse fut en 1965 Aunt Edith, entraînée par Noël Murless et montée par Lester Piggott. Cinq ans plus tard Highest Hopes - qui avait dû baisser pavillon devant l'irlandaise Sweet Mimosa dans le Prix de Diane - trouva une belle compensation à Longchamp. Elle était entraînée par le major William Hern. Troisième victoire britannique en 1980 avec Mrs Penny (entraînée par Ian Balding) qui confirma son succès de Chantilly. En 1987, les françaises sont écrasées par les visiteuses avec, à leur tête, Bint Pasha une pensionnaire de Paul Cole. En 1990, victoire à l'arrachée de la championne Salsabil (Mille Guinées, Oaks, Derby irlandais) entraînée par John Dunlop. Sixième succès en 1996 avec My Emma (entraînée par Rae Guest). En 1998, autre victoire d'une pensionnaire de John Dunlop, Leggera qui devance sa compatriote Cloud Castle. Huitième victoire étrangère en 2003 avec Mezzo Soprano (entraînée par Saeed Bin Suroor) qui arrache la victoire d’une tête à l’irlandaise Yesterday. Enfin neuvième succès étranger en 2010 grâce à la 4 ans Midday, entraînée par Henry Cecil, devançant sa contemporaine Plumania (déjà seconde en 2009) et Sarafina, lauréate du Prix de Diane.

Propriétaires

Marcel Boussac (7 victoires) : Durban (1921), Merry Girl (1928), La Circé (1933), Corteira (1948), Janiari (1956), Arbencia (1957) et Astola (1961, dead-heat).
Karim Aga Khan (6 victoires) : Sharaya (1983), Darara (1986), Daryaba (1999), Shawanda (2005), Zarkava (2008) et Shareta (2012).
Daniel Wildenstein (5 victoires) : Allez France (1973), Paulista (1974), All Along (1982), Walensee (1985) et Aquarelliste (2001).
Famille Rothschild (5 victoires) : Stearine (1919), Tonnelle (1937), Haltilala (1966), Paysanne (1972, dead-heat) et Indian Rose (1988).
Famille Wertheimer (4 victoires): Ivanjica (1975), Dancing Maid (1978), Galikova (2011), Left Hand (2016)
Entraîneurs

Alain de Royer-Dupré (7 victoires) : Sharaya (1983), Darara (1986), Daryaba (1999), Shawanda (2005), Mandesha (2006), Zarkava (2008) et Shareta (2012).
Frank Carter (5 victoires) : Dorina (1926), Samphire (1927), Calandria (1929), Pearl Cap (1931) et Mistress Ford (1936).
François Mathet (4 victoires): Bella Paola (1958), Golden Girl (1963), Casaque Grise (1967) et Saraca (1969).
Alec Head (3 victoires) : Pistol Packer (1971), Ivanjica (1975) et Dancing Maid (1978).
François Boutin (3 victoires) : Lagunette (1976), April Run (1981) et Northern Trick (1984).
Christiane Head-Maarek (3 victoires): Three Troikas (1979) et Trêve (2013, 2015).
André Fabre (3 victoires): Jolypha (1992), Intrepidity (1993), Baltic Baroness (2014).
Deux entraîneurs ont sellé les trois premières de l’épreuve, Geoffroy Watson (1964, Astaria, Dreida, La Bamba) et André Fabre (1993, Intrepidity, Wemyss Bight, Bright Moon).

Jockeys

Yves Saint-Martin (7 victoires) : Golden Girl (1963), Casaque Grise (1967), Saraca (1969), Allez France (1973), Paulista (1974), Sharaya (1983) et Darara (1986).
Christophe Soumillon (4 victoires): Pearly Shells (2002), Shawanda (2005), Mandesha (2006) et Zarkava (2008).
4 septembre
LES SITES WEB DES CENTRES D’ENTRAINEMENT DE FRANCE GALOP

Le site web officiel de France Galop sur les centres d’entrainement de chevaux de Chantilly, Maisons-Laffitte et Deauville. Disponible via le portail www.cefg.fr, il permet de retrouver toute l’actualité des centres ainsi que des infos indispensables pour tous les professionnels.

Afin de répondre à une demande croissante des acteurs du galop, chaque site est doté d’une rubrique INFOPROS permettant aux professionnels des courses d’être informés en temps réel sur l’actualité du centre d’entrainement : prévisions météo, ouvertures ou fermeture de pistes à l’entrainement, travaux en cours. Egalement, cette nouvelle plateforme regroupe tout ce qu’il faut savoir sur chaque centre d’entrainement à travers le référencement des entraineurs qui y exercent, les chevaux stars des centres ou encore les infrastructures.

Ces 3 sites web sont une nouvelle étape de la digitalisation des outils de France Galop, et de modernisation de ses relations avec les acteurs du galop.
1 septembre
Modification de l’application des remises de poids pour les femmes jockeys

La règle des remises de poids aux femmes jockeys est modifiée à partir des partants définitifs de demain, mercredi 30 août 2017, pour la réunion du 1er septembre.

Le nouveau dispositif permet aux femmes jockeys de monter en-deçà du poids minimum autorisé à 51kg (hors courses réservées aux AQPS), comme pour les jeunes jockeys.

Voici deux exemples :

Si une femme-jockey est déclarée sur un cheval à 52kg, la décharge femmes jockey s’appliquera intégralement, le cheval portera désormais 50kg (il aurait porté 51kg avant cette modification).
Si une femme jeune jockey ayant gagné 17 courses monte ce même cheval à 52kg, on appliquera l’intégralité de la remise de poids aux femmes jockeys puis la décharge jeune jockey/apprenti. Soit 52kg - 2kg = 50kg - 1,5kg = 48,5kg (et non plus 49,5 kg avant la modification).
Toutefois, la remise de poids cumulée femme + jeune jockey/apprenti maximale reste fixée à 4,5kg. Ce nouveau dispositif ne concerne pas l'Obstacle puisque dans tous les cas, le poids minimum est de 62kg dans les handicaps et de 61kg dans les autres courses dans cette discipline.
8 août
Journée des associations à Deauville-La Touques

Mardi 8 août, France Galop et le Secours Populaire invitent cent enfants à passer la journée sur l’Hippodrome de Deauville-La Touques.
Les Associations Secours Populaire, Ane à Thème et Just World International seront mises à l’honneur le mardi 8 août à l’hippodrome de Deauville-La Touques, à l’occasion de la réunion de courses.

En partenariat avec le Secours Populaire, une centaine d’enfants d’Ile-de-France et d’Eure-et-Loir sont invités par France Galop à venir passer une journée sur l’hippodrome de Deauville–La Touques pour découvrir l’univers des courses en s’amusant et profiter des nombreuses animations mises en place à l’occasion du Meeting de Deauville Lucien Barrière.

Les courses renommées aux noms de ces Associations.

A 13h47 s’élancera le Prix du Secours Populaire Français. A cette occasion, ce sont les enfants invités qui remettront les Prix aux gagnants de la course.
Le départ du Prix de L’Ane à Thème sera donné à 14h20. Cette association organisera également le mercredi 9 août, au profit de l’association ELA, la dernière édition de course d’ânes sur la place de Trouville.
A 14h50 le Prix Just World International mettra en lumière cette association qui se consacre à briser le cycle de la pauvreté en finançant des organismes locaux dans le monde pour aider les enfants à prospérer.
3 août
LES SITES WEB DES CENTRES D’ENTRAINEMENT DE FRANCE GALOP

Le site web officiel de France Galop sur les centres d’entrainement de chevaux de Chantilly, Maisons-Laffitte et Deauville. Disponible via le portail www.cefg.fr, il permet de retrouver toute l’actualité des centres ainsi que des infos indispensables pour tous les professionnels.

Afin de répondre à une demande croissante des acteurs du galop, chaque site est doté d’une rubrique INFOPROS permettant aux professionnels des courses d’être informés en temps réel sur l’actualité du centre d’entrainement : prévisions météo, ouvertures ou fermeture de pistes à l’entrainement, travaux en cours. Egalement, cette nouvelle plateforme regroupe tout ce qu’il faut savoir sur chaque centre d’entrainement à travers le référencement des entraineurs qui y exercent, les chevaux stars des centres ou encore les infrastructures.

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12 juillet
Partants supplémentaires : les règles du jeu

Il est possible d’engager un cheval dans une course à la déclaration des partants, généralement close trois jours avant celui du départ. C’est ce que l’on appelle un engagement supplémentaire. Il est plus coûteux que l’engagement initial, pour compenser l’avantage que l’on a à prendre la décision de courir si tard, une fois l’opposition bien connue.

On peut profiter de ces engagements supplémentaires dans les courses Premium, et ce même dans les épreuves de Groupe 1, les plus prestigieuses du programme.

En règle générale, l’engagement supplémentaire pour les courses de Groupe 1 en plat s’élève à 7,2% de l’allocation globale de la course. Ainsi, dans le Juddmonte Grand Prix de Paris (Gr1) de vendredi à Saint-Cloud, l’entourage de deux des onze chevaux ont payé chacun 7,2% des 600.000€ d’allocation, soit 43.200 €, pour être ajoutés aux partants mardi matin.

Cependant, s’ils avaient été moins de 9 à se déclarer partants après cette déclaration des partants probables, un deuxième engagement supplémentaire aurait été ouvert (ES2) pendant deux heures, au prix de 9% de l’allocation, soit dans notre exemple 54.000€.

C’est arrivé la semaine dernière avant le Prix Jean Prat (Gr1), qui ne comptait que quatre partants après l’engagement supplémentaire initial (ES1). L’entourage de Lightupthenight, ajoutée à la liste à ce stade-là, avait déjà payé 28.800€ pour courir. Mais une cinquième concurrente, Turf Laurel, a profité du deuxième engagement supplémentaire (ES2) au prix de 36.000€ (9% de 400.000€) pour ses propriétaires.

Ce second engagement supplémentaire permet également à quelqu'un qui avait engagé initialement un cheval dans une course de le faire revenir dedans, s'il a oublié de faire sa déclaration de partant probable, etc.

Le 2ème engagement supplémentaire est possible :

dans toutes les courses Premium ayant moins de 9 partants probables déclarés ;
dans toutes les autres courses pour les chevaux qui étaient initialement engagés (et qui n'ont pas été déclarés partants probables).
Le coût du 2ème engagement supplémentaire (ES2) est :

en PLAT

9 % du montant total du prix pour une course de Groupe
6 % du montant total du prix pour une Listed Race
3 % du montant total du prix pour toute autre course
en OBSTACLE

6 % du montant total du prix pour une course de Groupe
4 % du montant total du prix pour une Listed Race
2 % du montant total du prix pour toute autre course
Ce système d’optimisation du nombre de partants est distinct des seconds engagements mis en place pour les courses de Groupe 2 et 3, et dont vous trouverez le détail ici.
7 juillet
Maryline Eon, désormais championne internationale


Cravache d'or féminine en 2016 et première femme au départ du Prix de Diane Longines, Maryline Eon a vu son palmarès s'enrichir d'un nouveau titre mémorable, puisqu'elle a remporté le premier championnat international féminin, mardi à Bro Park près de Stockholm, en Suède. Lauréate de deux des cinq épreuves du challenge, la jeune femme devance la Danoise Sara Slot et la Néo-Zélandaise Danielle Johnson, qui compte plus de 700 victoires aux Antipodes ! L'aventure n'avait pourtant pas très bien commencé pour Maryline car ses deux selles s'étaient égarées à l'aérport... L'anglaise Hayley Turner, qui s'était remise en selle en Grande-Bretagne la veille pour s'imposer à Windsor en préparant ce championnat, n'a pas été très heureuse puisqu'elle n'a pas réussi à monter sur un seul podium.
6 juillet
Historique du Prix Jean Prat : La consécration des jeunes milers

Peu de courses de ce niveau n’ont autant évolué depuis leur création, mais le palmarès du Prix Jean Prat reste parmi les plus solides du programme. C’est une course de 3ans sur 1.600 mètres, exactement comme les Poules d’Essai, dont il est devenu la confirmation estivale, en juillet à Chantilly. Il met ainsi souvent un point final à la sélection particulière à cette promotion sur la distance du mile avant les rencontres inter-générations de l’été (Prix Jacques le Marois, Moulin de Longchamp, etc).
Dimanche 9 juillet 2017

PRIX JEAN PRAT

Pour poulains entiers et pouliches de 3 ans. 1 600 mètres. 400.000€


Créé en 1858 (Prix Biennal des 3ans)





Record de la course : 1’34’’48 en 2016 (ZELZAL)

Tenant du titre : ZELZAL (Sea the Stars), appartenant à Al Shaqab Racing, élevé par Viktor Timoschenko, entraîné par Jean-Claude Rouget et monté par Grégory Benoist.

Historique

En prenant comme point de départ 1961 (voir explication ci-après), le Prix Jean Prat sera disputé pour la 57ème fois en 2017.

C'est en 1940 que fut attribué le nom de Prix Jean Prat à deux très anciennes courses, créées en 1858 sous le nom de « Prix Biennal », dont une 1ère épreuve était réservée aux 3 ans et une 2ème épreuve aux 4 ans. Une confusion parfois fâcheuse s'instaura entre les deux Prix Jean Prat jusqu'en 1985, quand la course réservée aux 3 ans conserva son nom alors que le titre de Prix Vicomtesse Vigier fut attribué à l'épreuve ouverte aux 4 ans et au-dessus.

La course se disputa à Longchamp de l'origine jusqu'en 1966, puis de 1986 à 1994 ; à Chantilly, de 1967 à 1985 et depuis 1995. Elle a été promue au rang de groupe I en 1985. Sa distance fut 2.000 mètres jusqu'en 1961 puis réduite à 1.850 mètres jusqu'en 1966 et à 1.800 mètres de 1967 à 2004. En 2005 elle est réduite à 1.600 mètres (explication ci-dessous).

Quand elle était disputée au mois d'avril, la course faisait partie des épreuves préparatoires au Prix du Jockey Club. Ainsi le doublé fut réalisé par Little Duck (1884), Reluisant (1885), Sea Sick (1908) et Duplex (1934). On trouve aussi à son palmarès trois vainqueurs du Grand Prix de Paris (ancienne formule, sur 3.000 mètres), Arreau (1896), Verdun (1909) et Souverain (1946), un lauréat du Derby d'Epsom, Durbar (1914), et l'invaincu Prestige (1906).

En 1961, la fonction du Prix Jean Prat fut modifiée. Déplacé d'abord au dernier dimanche de mai puis accompagnant le Prix du Jockey Club le premier dimanche de juin, le Prix Jean Prat disputé sur 1.800 mètres, se présenta alors comme une étape intermédiaire idéale entre la Poule d'Essai (1 600 mètres) et le Grand Prix de Paris, couru fin juin, dont la distance avait été réduite à 2 000 mètres en 1987. Durant cette période, quatre chevaux parvinrent à réaliser le doublé Jean Prat-Grand Prix, Risk Me (1987), Millkom (1994), Vespone (2003) et Bago (2004). Aucun des quatre n'avait participé auparavant à la Poule d'Essai.

Dans le cadre de la réforme des conditions et du calendrier des courses instaurée en 2005, le Prix Jean Prat (1.800 mètres) aurait concurrencé le Prix du Jockey Club, nouvelle version sur 2.100 mètres. C'est pourquoi il a été décidé de faire du Prix Jean Prat une contre-épreuve des Poules d'Essai en fixant sa distance à 1.600 mètres, en doublant son allocation (400 000 € au lieu de 200 000 €) et en le reculant au premier dimanche de juillet, permettant ainsi la présence de certains chevaux ayant participé au Jockey Club. C’est ainsi que Lawman a pu gagner à la fois le Jockey Club et le Jean Prat en 2007. De la sorte le Prix Jean Prat prend du galon, devenant l'épreuve vedette de la réunion créée à Chantilly le premier dimanche de juillet.

Jean Prat (1847-1940)

Cette course a été nommée en souvenir de Jean Prat, personnalité du turf français. Elu membre du comité de la Société d'Encouragement en 1903, il fut aussi commissaire de 1906 à 1909, puis de 1919 à 1920. Surtout il avait rendu pendant la Première Guerre mondiale un éminent service à la Société d'Encouragement. Celle-ci, privée de recettes, avait accepté la proposition de Jean Prat de lui prêter - moyennant un intérêt de 5 % - les sommes nécessaires au financement des « épreuves de sélection » qu'elle était chargée d'organiser de 1916 à 1918, mais « sans public et sans pari ».

« La Société d'Encouragement, en perdant son doyen d'âge, est privée désormais d'un de ses conseillers les plus respectés. […] Il fut observateur de sa parole, fidèle dans ses amitiés, sincère et ferme dans ses convictions » peut-on lire dans la notice nécrologique que lui consacra le journal hippique La Veine (6 janvier 1940).

Cet industriel marseillais, qui devait sa fortune au fameux vermouth Noilly-Prat, fit d'abord courir dans le Midi. C'est à vingt et un ans qu'il remporta sa première course, le 11 mai 1868 à Angoulème, avec Adour. Celui-ci fut encore victorieux à cinq reprises, successivement à Avignon, Toulouse, Mont-de-Marsan et Bordeaux. Là, il gagna deux courses à trois jours d'intervalle, la seconde (pour gentlemen-riders) monté par son propriétaire. Le premier bon cheval de Jean Prat fut la pouliche Faisane, quatre fois gagnante en cinq tentatives à 2 ans en 1876, victoires acquises à Dieppe (Grand Critérium), à Fontainebleau (Deuxième Critérium), à Chantilly (Prix de la Salamandre) et à Marseille (Prix de la Ville). Bredouille en trois tentatives à 3 ans, Faisane se ressaisit à 4 ans en remportant une course à Chalon-sur-Saône puis le Grand Prix de la Ville de Dieppe.

Son écurie étant « montée » dans la région parisienne, tout d'abord à La Croix-Saint-Ouen, Jean Prat vit alors ses couleurs (casaque marron, manches orange, toque blanche) se distinguer au plus haut niveau pendant un demi-siècle, le plus souvent avec des sujets nés dans son haras installé à Lessard-le-Chêne près de Lisieux. Chopine (Prix Greffulhe 1889), Nacelle (Omnium de 2 Ans 1895), Champignol (Prix Lupin, 2ème Prix du Jockey Club 1896), Chambertin né en 1894 (Prix Royal Oak, Prix du Cadran), Clairette (Omnium de 2 Ans 1899), Mirska (Oaks à Epsom 1912) et Cadet Roussel III (Prix des Sablons 1912) furent ses meilleurs chevaux avant la Première Guerre mondiale. Durant celle-ci, son élève Montmartin s'avéra le meilleur sujet de la génération née en 1915 en remportant les principales épreuves de substitution. Se distinguèrent ensuite Galéjade (Poule d'Essai 1919), Macaroni (Prix du Président de la République 1933), Rénette (Prix d'Ispahan (1935, 1936), Sylvanire (2ème Prix de Diane 1937) ainsi que deux sujets acquis en vente publique, Drap d'Or et Gaspillage, tous deux vainqueurs de la Poule d'Essai des Poulains (1937, 1938). L'ultime bon cheval de Jean Prat fut Maurepas (lui aussi acheté yearling en vente publique), gagnant à 2 ans du Prix La Flèche au Tremblay le 31 juillet 1939. Jean Prat étant décédé en janvier 1940, Maurepas poursuivit sa carrière pour le compte de la vicomtesse Vigier, héritière des couleurs et de l'élevage. Maurepas se révéla être un des meilleurs sujets de sa génération, de même que Magister, né à Lessard-le-Chêne en 1939, qui remporta en 1942 le Prix du Jockey Club et le Grand Prix de Paris, les deux courses que Jean Prat avait tant espéré inscrire au palmarès de ses couleurs.

Les visiteurs

Ils sont friands de la course. 17 victoires à leur actif depuis 1968, dont, surtout, dix au cours des 25 dernières années. Quatorze venus d'Angleterre, deux pensionnaires de Noël Murless (Lorenzaccio 1968 et Hill Run 1969), deux de Richard Hannon (Dick Turpin 2010 et Havana Gold en 2013), un de William Hern (Sharp Edge 1973), un de Guy Harwood (Young Generation 1979), un de Paul Kelleway (Risk Me 1987), un de Clive Brittain (Lapierre 1988), un de John Gosden (Torrential 1995), un de David Loder (Starborough 1997), un de Saeed Bin Suror (Almutawakel 1998), un de Barry Hills (Golden Snake 1999), un de John Dunlop (Olden Times 2001), un de Karl-R. Burke (Lord Shanakill 2009). Un venu d'Irlande, pensionnaire de Vincent O'Brien (Night Alert 1980). Et même un entraîné en Espagne par Mauricio Delcher-Sanchez (Suances 2000).

Propriétaires

Le record appartient conjointement avec quatre victoires à :

Stavros Niarchos* : Cresta Rider (1981), Melyno (1982), Mendez (1984), Baillamont (1985). On peut aussi lui associer la victoire de la Famille Niarchos obtenue par Bago en 2004.
Cheik Mohammed Al Maktoum : Local Talent (1987), Kitwood (1992), Torrential (1995), Starborough (1997).
Viennent ensuite :

Marcel Boussac (3 victoires) : Marveil (1949), Janus (1950) et Locris (1967).
SA Aga Khan (3 victoires): Jour et Nuit III (1964), Silver Shark (1966) et Maroun (1971).
Godolphin (3 victoires): Almutawakel (1998), Aesop’s Fables (2012) et Territories (2015).
On a enregistré aussi deux fois des victoires de couple, celles de R.B. Strassburger avec Le Tyrol (1951) et de son épouse avec Angers (1960) ; et celles de Mme Alec Head avec Sillery (1991) et de son époux avec Rouvres (2002).

Entraîneurs

Le record appartient conjointement avec cinq victoires à :

François Mathet : Jour et Nuit II (1964), Silver Shark (1966), Maroun (1971), Lightning (1977), Melyno (1982) ;
François Boutin : Speedy Dakota (1975), Cresta Rider (1981), Mendez (1984), Baillamont (1985), Priolo (1990).
André Fabre : Local Talent (1987), Kitwood (1992), Mutual Trust (2011), Aesop’s Fables (2012) et Territories (2015)
Viennent ensuite :

Etienne Pollet (3 victoires) : Peppermint (1954), Spy Well (1963) et Master Guy (1970).
Christiane Head-Maarek (3 victoires) : Sillery (1991), Le Triton (1996) et Rouvres (2002)
Nicolas Clément (3 victoires): Le Balafré (1993), Vespone (2003) et Stormy River (2006).
Jockeys

Le record avec six victoires appartient à Yves Saint-Martin : Jour et Nuit II (1964), Silver Shark (1966), Melyno (1982), Antipode (1974), Earth Spirit (1976) et Ginger Brink (1983).
Viennent ensuite :

Roger Poincelet (4 victoires) : Souverain (1946), Marveil (1949), Spy Well (1963) et Locris (1967).
Cash Asmussen (4 victoires): Mendez (1984), Baillamont (1985), Magical Wonder (1986) et Local Talent (1989).
Olivier Peslier (4 victoires) : Le Balafré (1993), Turtle Bowl (2005), Lawman (2007) et Charm Spirit (2014).
Lester Piggott (3 victoires) : Speedy Dakota (1975), Dom Racine (1978) et Night Alert (1980).
Lanfranco Dettori (3 victoires) : Torrential (1995), Starborough (1997) et Almutawakel (1998).
N.B. Ces statistiques (propriétaires, entraîneurs et jockeys) ne concernent cette course que depuis 1940 quand elle adopté le nom de Prix Jean Prat. Certains des intéressés figurent antérieurement au palmarès du Biennal des 3 Ans.
3 juillet
LES SITES WEB DES CENTRES D’ENTRAINEMENT DE FRANCE GALOP

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30 juin
Saint-Cloud, l'hippodrome préféré des pros


Centre d'entraînement à sa création en 1901, l'hippodrome « le plus moderne et le plus pratique de France » est d'abord dévolu aux courses au trot, puis Saint-Cloud devient un fer de lance de la Société Sportive d'Encouragement avant de rejoindre le giron de France Galop. C'est aujourd'hui la seule piste francilienne de plat à main gauiche, et sans doute la meilleure piste de la région...
Situé sur un plateau au sommet de la colline de Saint-Cloud, l’hippodrome du Val d’or est un des préférés des professionnels des courses. En raison de son terrain exceptionnel, il permet en effet de courir sur le gazon tôt dans la saison, et tard jusqu’en hiver. La surface supporte en effet très bien les intempéries. En outre, le tracé de la piste est très régulier, relativement plat, avec une longue et large ligne droite de 500 mètres. Par ailleurs, Saint-Cloud est le seul hippodrome parisien qui soit exclusivement corde à gauche, sans doute aussi parce que c’est le plus récent : il date du tout début du XXème siècle et a été conçu, à l’origine, pour l’agrément du public.

Compte tenu de son meeting printanier, Saint-Cloud voit régulièrement les meilleurs 3ans fouler son gazon avant de s’en aller vers les sommets des courses, ce qui lui procure une réputation de pépinière de champions, car en France beaucoup de chevaux de premier plan débutent seulement en début d’année de 3 ans pour les combats de cette saison primordiale.

Les tribunes reconstruites dans les années 50 pour être plus fonctionnelles que les anciennes se sont progressivement intégrées dans cet un écrin de verdure et de paix tout près de Paris et de Boulogne, qui possède un charme inimitable, avec son golf au centre des pistes, les incroyables bâtiments des anciennes installations de la Fouilleuse, devenues Country-Club de Paris, ces structures en brique qui fleurent bon les Trente Glorieuses.

Historique

L'hippodrome de Saint-Cloud, ou hippodrome du Val d'Or, se situe à l’emplacement d’un ancien domaine dont l'origine remonte au IXe siècle. Napoléon III rassemble avec difficulté, de 1855 à 1860, de nombreuses parcelles et terrains de la plaine de Fouilleuse en vue de constituer une ferme modèle pour le domaine privé de l'Empereur. En janvier 1871, la ferme brûle pendant les combats contre les Prussiens. L'État met le domaine de Fouilleuse et tous ses bâtiments en vente aux enchères publiques en 1898 et Edmond Blanc, héritier de la société des bains de mer de Monaco, député et maire, mais aussi important propriétaire-éleveur dont le haras de Jardy fonctionne déjà à quelques kilomètres de là , remporte les enchères.

Trois ans plus tard s’élèvent une tribune monumentale, le pesage et un commissariat de course. Des jardins fleuris, des arbres et nombreux parterres sont plantés et la location de l'hippodrome, inauguré en mars 1901, a été consentie à la Société d'Encouragement pour l'amélioration du Cheval français de demi-sang, c’est-à-dire aux trotteurs, qui ne sont pas certains de pouvoir continuer de courir à Vincennes, réclamé par l’armée, et viennent de perdre l’hippodrome de Neuilly-Levallois.

Rien n'a été négligé du point de vue de la technique et de la modernité. Les pistes ont 50 mètres de largeur, les lignes droites se raccordent à des tournants de grands rayons, la ligne droite mesure près de 1 000 mètres. Les départs sont donnés au moyen de starting-gates. Un télégraphe est installé sur place, pour retransmettre immédiatement, les résultats des courses. La consécration de cette réalisation arrive lors de visite du roi d'Angleterre Édouard VII le 1er mai 1905. Après avoir reçu les félicitations de son hôte royal sur l'ensemble de son établissement, Monsieur Edmond Blanc fait remarquer que toutes les constructions étaient de style anglais : « Oui, anglais, répond Sa Majesté, avec son bon sourire, c'est anglais, mais avec beaucoup de goût français ».

Les Jeux olympiques d'été de 1924 utilisent les terrains de l'hippodrome pour les épreuves de polo.

Pendant la guerre 1939-1945, les courses s'arrêtent à nouveau. Une partie des pelouses est recyclée en jardins potagers, fournissant ainsi à la population locale, de précieuses denrées fraîches. Les successeurs d'Edmond Blanc vendent l'hippodrome en 1952 à l'industriel du textile et propriétaire-éleveur, Marcel Boussac. Le locataire en place, la société sportive d'encouragement, confie en 1954 à l’architecte Eugène Lizero la reconstruction de la tribune, paddock, guichets, stalles et boxes. Seuls le centre d'entraînement et l'habitation du propriétaire sont épargnés.

Le nouvel hippodrome de Saint-Cloud, plus fonctionnel que réellement esthétique, est inauguré en février 1955. Il est revendu en 1974 et appartient aujourd'hui à la société France Galop.

Le centre d'entraînement privé et la maison d'Edmond Blanc sont restaurés puis transformés en club sportif privé en 1981 sous le nom de « Paris Country Club ».
28 juin
Ouverture des candidatures pour la 2ème édition des Trophées du Personnel des Courses et de l’Elevage

Le portail des candidatures aux Trophées de Personnel des Courses et de l’Elevage sera ouvert du lundi 26 juin au vendredi 25 août 2017.
Honorer et récompenser, les maîtres mots des « Trophées du personnel des courses et de l’élevage »

Fort du succès de la 1ère édition, France Galop et Godolphin sont fiers de s’associer à nouveau pour célébrer le dévouement et l’engagement du personnel des courses et de l’élevage, véritables pivots de notre filière. Pour cette 2ème édition, 7 catégories seront récompensées le 25 novembre 2017 à l’hippodrome d’Auteuil. Une nouvelle catégorie, dédiée au « Personnel Administratif » s’ajoutera aux 6 récompenses décernées en 2016.

Comment inscrire un candidat ?

Tout personnel d’écuries de courses et de haras français, résident en France peut être nommé. (Dans la mesure où il est en activité au moment du dépôt de la candidature jusqu’à la remise des trophées). Les dépôts de candidature peuvent être faits notamment par : les formateurs, les propriétaires, les éleveurs, le personnel d’écurie et de haras, le personnel administratif et les administrateurs de bureau. Les dossiers de candidatures seront téléchargeables sur le site des Trophées du personnel des courses et de l’élevage à partir de 26 juin. La date de clôture des dépôts de candidature étant fixée au 25 août 2017.

https://www.tropheesdupersonnel.fr/

7 catégories pour récompenser celles et ceux qui œuvrent chaque jour pour les courses de Galop et l’élevage

Leadership : Pour les employés ayant la responsabilité d’au moins deux personnes et ayant démontré un désir de réussir au sein de la filière, ainsi que des aptitudes d’encadrement au bénéfice de leurs collègues

Dévouement pour les courses : garçons de voyages, premier garçon, garçon de cour… Pour un membre du personnel ayant travaillé au moins 15 ans dans la filière. Elément moteur de l’équipe, il partage sa passion, son expérience, sa connaissance et son temps.

Cavalier(ère) d’entraînement : Pour les cavaliers et lads ayant fait preuve de talent, de constance et de fiabilité aussi bien en selle qu’au sol et ayant accompli quelque chose de « remarquable » durant la saison.

Personnel de haras : Pour les personnes travaillant dans un haras et ayant fait preuve de compétence, de dévouement et de fiabilité. Aura aussi démontré du talent avec les chevaux, une capacité d’adaptation et un sens du travail en équipe

Personnel Administratif : Pour le personnel administratif des écuries de courses ou haras. Elément clef de l’équipe il s’assure du bon fonctionnement de l’entreprise.

Jeune espoir (course ou élevage) : Pour les employés de moins de 5 ans d’expérience dans la filière. Motivés à réussir, les nommés ont déjà commencé à gravir des échelons et ont amélioré leurs connaissances et compétences, devenant un élément indispensable au sein de l’équipe.

Employé de l’année : Titre suprême décerné à un vainqueur de l’une des catégories précédentes (à l’exception des jeunes espoirs)


Un jury reconnu et respecté pour son investissement dans la filière du galop

Qu’ils soient entraineurs, directeurs de haras, jockeys, propriétaires ou encore éleveurs, ils sont tous reconnus dans leurs métiers et composeront le jury qui étudiera chaque candidature et désignera le vainqueur dans chaque catégorie, révélé le samedi 25 novembre 2017 à l’hippodrome d’Auteuil.

Des récompenses exceptionnelles pour les vainqueurs

Godolphin a doté chaque catégorie de prix exceptionnels. Vainqueurs, finalistes et équipes associées aux vainqueurs et finalistes seront récompensés lors de la Cérémonie de remise de prix.

Godolphin offrira également au vainqueur de la catégorie « Jeune espoir » un voyage de 5 jours à Dubai comprenant notamment : journée aux courses, visite du centre d’entraînement et des Zabeel Racing Stables, du Dubai Equine Hospital.

27 juin
Le discours d'Edouard de Rothschild devant le comité de France Galop

Lundi matin devant le comité de France Galop réuni au siège de Boulogne-Billancourt, le président Edouard de Rothschild a prononcé un discours important sur la situation de la société-mère dont voici une transcription...
« Vous venez d’assister à l’exposé de la nouvelle stratégie du pôle Media. Ce projet de transformation de ce pôle Media, j’y adhère à 100% car il contient à la fois des actions de relance qui permettront de mieux soutenir l’activité des paris et des mesures d’économies fortes pour financer ces développements. La mise en œuvre de ce plan implique aussi une nouvelle manière de travailler puisqu’il embarque toutes les composantes de l’Institution participant à la production et la diffusion des images.

C’est avec une même approche globale que j’aborde la délicate question de la trajectoire financière de France Galop depuis mon élection. Les comptes 2016 que vous avez approuvés viennent confirmer que nous devons prendre des mesures à la hauteur de la situation pour assurer la pérennité de nos courses. Et il me parait essentiel que le Comité de France Galop soit étroitement associé aux orientations que nous envisageons pour retrouver l’équilibre de nos comptes, seul garant de notre avenir.

Un mot tout d’abord sur les enjeux qui demeurent le véritable carburant de notre économie. Le premier semestre montre quelques signes encourageants avec un chiffre d’affaire en légère hausse par rapport à l’an dernier. Après plusieurs années de baisse, c’est un motif de relative satisfaction. Le lancement du Simple Jackpot dépasse les objectifs et les scores des lancements précédents, les enjeux online progressent après une année 2016 compliquée par la séparation des masses et l’international poursuit sa croissance à deux chiffres. Les enjeux au galop progressent de 5.4% alors que ceux du Trot reculent de -2.7%. La nette amélioration de la situation des partants, malgré des effectifs en diminution de 3%, contribue grandement à l’augmentation des enjeux. Les réformes entreprises sur le programme de 2 et 3 ans portent leurs fruits avec une baisse de 43% du nombre de courses à moins de 8 partants.

Malgré des enjeux mieux orientés, le produit brut des jeux, notre « marge », ne progresse pas, notamment en raison d’un nouveau recul de l’activité dans les points de vente. Il ne faut pas attendre de rebond du résultat net pour cette année.

Le plan d’économies de 10 millions d’euros engagé par France Galop est donc plus que jamais nécessaire et son plan de marche est respecté avec, pour 2017 :

une baisse de la masse salariale de €3 millions (c’est la première fois depuis de nombreuses années qu’elle diminue) ;
le transfert des réunions d’Enghien qui s’est très bien déroulé et génèrera €2 millions en année pleine ;
la diminution du budget marketing d’1 million d’euros avec une compression significative des frais de réception ; c’est ainsi que nous n’organiserons pas le traditionnel Dîner de l’Arc cette année ;
la réduction du nombre de postes de vacataires lors des réunions de courses, soit près de 500.000 euros d’économies ;
la mise en œuvre d’un plan de réduction des achats avec des premiers résultats concrets comme la diminution de moitié des frais de téléphonie mobile par le biais d’une mise en concurrence des opérateurs.
Parallèlement, nous maintenons le cap sur les efforts de rationalisation de notre organisation :

un nouveau calendrier de travail sur le centre d’entraînement de Maisons-Laffitte permettra de dégager plusieurs centaines de milliers d’euros d’économies dès cette année ;
nous poursuivons les négociations avec les partenaires sociaux pour rapprocher intelligemment les trois hippodromes parisiens et ainsi optimiser le fonctionnement des équipes de maintenance ; cela prend du temps et exige de la persévérance mais la voie du dialogue social est celle que nous avons choisie car c’est la seule qui nous permette d’obtenir des résultats.
J’ai toujours été clair sur le fait qu’un plan d’économies de 10 millions est insuffisant lorsqu’on en perd 30 et que le résultat du PMU s’annonce stable à très court terme. Il faut donc aller plus loin sur le périmètre propre de France Galop. Il faut aussi être capable de challenger les principales lignes de notre compte d’exploitation.

S’agissant de France Galop, d’autres voies complémentaires au plan d’économies engagé doivent être explorées :

la mutualisation d’autre services avec Le Trot et/ou le PMU dès lors que cela peut avoir du sens en terme d’efficacité et d’optimisation de coûts ;
la remise en question du coût du travail ; dire qu’il est élevé n’est un secret pour personne ;
l’accélération de la transformation informatique, seul levier tangible pour réduire les effectifs du siège tout en assurant la même profondeur et la même qualité de service ;
l’éventuelle réduction de périmètre de missions et services rendus par la maison-mère.
Sur les services partagés entre France Galop et le Trot :

je ne reviendrai pas sur la présentation de Laurent Eichinger mais sur la base des 70 millions de charges du pôle Media, nous visons déjà 8 millions d’euros d’économies en 2018 ; une grande partie de cette diminution de charges proviendra de la solution retenue pour Equidia Life qui ne coûtera, quoiqu’il arrive, plus rien aux sociétés-mères ;
le PMU est également tenu de délivrer son plan d’économies de €18.5 millions sur 2016-2019, doublé d’une baisse de la masse salariale de €7.4 million sur la même période.
En complément de ces différents plans d’économies, j’ai l’intention d’entreprendre des discussions avec les partenaires concernés sur les Fonds Equitation et Eperon qui représentent respectivement € 7.8 millions et €5.0 millions en 2016 :

le Fonds Equitation alimenté par un prélèvement de 0.2% sur les enjeux vient en soutien des clubs hippiques à la suite de l’augmentation du taux de TVA. Il s’agit d’un dispositif mis sur pied à titre provisoire et des discussions sont en cours avec la Fédération Française d’Equitation concernant son avenir ;
pour le Fonds Eperon, qui a soutenu la filière cheval sur l’ensemble du territoire national depuis des années, il convient désormais de dimensionner son enveloppe, non pas à l’aune de nos engagements historiques, mais des moyens réels de l’Institution.
Il y a quelques mois, j’ai également demandé au titre de Président de la Fédération Nationale des Courses Hippiques, et en accord avec Dominique de Bellaigue, que l’on travaille à une évolution du régime commun des sociétés premium ainsi qu’au cas particulier des sociétés régionales bénéficiant encore aujourd’hui d’un taux dérogatoire. La rémunération globale des sociétés organisant des courses premium s’élève à €29 millions pour France Galop.

Pour la cinquantaine de sociétés de courses soumises au régime commun, un groupe de travail a été constitué par plusieurs Présidents, lesquels ont formulé des propositions d’économies. Parallèlement, les équipes de France Galop, du Trot et de la Fédération planchent sur une évolution du barème de rémunération des sociétés premium. Je tiens à ce que ce processus soit mené dans la plus parfaite transparence et dans le dialogue avec les sociétés concernées. J’ai aussi fixé pour cadre de la réflexion qu’il soit tenu compte dans cet exercice des engagements financiers des sociétés ayant investi, souvent avec l’accord des sociétés-mères, afin de pouvoir organiser des réunions premium dans de bonnes conditions. Si nous devons trouver des marges de manœuvre dans ce dispositif, il n’est pas question de mettre en difficulté des sociétés bien gérées mais qui doivent encore digérer les investissements effectués. Pas question non plus de remettre en question le poids global de ces sociétés régionales dans le calendrier premium national.
Pour les 7 sociétés régionales à taux dérogatoires qui représentent à peu près €19 millions sur les €29 millions évoqués à l’instant, j’ai demandé lors du Conseil d’administration de la Fédération en avril que l’on mette un terme à ces régimes d’exception, à horizon 3 ans. C’est la raison pour laquelle, un audit a été mené dans chaque société et c’est maintenant au cas par cas que nous verrons comment faire revenir chacune vers un régime de droit commun tout en prenant en compte leurs spécificités.
L’ensemble des actions que je viens de vous décrire doivent alléger les charges de France Galop d’au moins 25 millions d’euros d’ici 2019 mais si le résultat du PMU reste en l’état, ces économies pourraient s’avérer insuffisantes.

C’est pourquoi, maintenant qu’un nouveau gouvernement est en place, nous devons engager sans tarder les discussions avec l’Etat.

L’enjeu principal, c’est bien évidemment la fiscalité sur les paris hippiques. Nous l’avons souvent rappelé au sein de ce Comité : la principale conséquence de la loi de 2010 d’ouverture des paris en ligne a surtout été le cadeau fait à la Française des Jeux de bénéficier d’un monopole sur les paris sportifs dans le réseau de points de vente. En 6 ans, 1 milliard d’euros de paris hippiques a ainsi été transféré sur les paris sportifs dans ce réseau physique, provoquant le déséquilibre de notre filière. Ce que nous allons plaider, c’est donc la mise en œuvre d’une politique des jeux cohérente au niveau de l’Etat et un réaménagement de la fiscalité des paris hippiques offline, tout en faisant valoir l’ensemble des efforts consentis par les acteurs des courses pour réduire nos frais de fonctionnement.

C’est donc clairement avec l’objectif de trouver un nouvel accord gagnant-gagnant que le Président du Trot et moi-même allons engager ces discussions. Un accord qui permet aux sociétés-mères de retrouver l’équilibre financier, sans toucher aux encouragements, et qui offre la perspective à un Etat déficitaire de récolter les fruits de son investissement, une fois la croissance revenue.

Néanmoins, ma responsabilité ainsi que celle des administrateurs, est de préparer France Galop et les acteurs de nos courses à tous les scenarios, y compris les moins favorables. C’est la raison pour laquelle, j’ai voulu aborder la question des encouragements dès le début de cette année.

J’ai ainsi demandé aux différentes associations professionnelles représentées au sein du Conseil d’administration, ainsi qu’aux membres associés, de formuler des propositions de diminution de l’enveloppe d’encouragements de €282 millions tenant compte du déficit structurel de France Galop d’une trentaine de millions.

Ces propositions ont été analysées, et à l’occasion de deux séances de travail lors des Conseils de mai et de la semaine dernière, les administrateurs de France Galop ont voté un plan de baisse des encouragements pouvant aller jusqu’à 25 millions d’euros. Nous avons agi par anticipation dans le cas où les négociations avec l’Etat n’aboutiraient pas au résultat escompté. Je l’ai souhaité ainsi pour ne pas devoir entreprendre une telle réflexion à l’automne, dans la précipitation et l’absence totale de sérénité.

C’est aussi parce qu’aucune décision de mise en œuvre ne sera prise tant que nous n’aurons pas été au bout des discussions avec l’Etat que j’ai souhaité ne pas en dévoiler le détail. Rien ne sert de débattre d’un catalogue de mesures qui pourraient ne pas être activées. Si nous devions en arriver là, ce plan serait évidemment présenté dans tous ses détails en temps voulu.

Néanmoins, je tiens à rassurer toutes celles et ceux qui y sont attachés que les fondamentaux de notre politique d’encouragements seront, quoiqu’il advienne, respectés :

La répartition 2/3 – 1/3 ne sera pas remise en cause ;
Nous maintiendrons des enveloppes importantes sur les dispositifs encourageant les partants, comme les indemnités de transport ;
Les grands équilibres entre les catégories de courses seront préservés ;
Le système de primes propriétaires et éleveurs, qui est une spécificité française, restera au cœur de notre politique d’encouragements. Cela n’exclut pas des évolutions nécessaires mais ce dispositif constituera encore et toujours une belle exception française.
L’exercice est difficile puisqu’avec moins de ressources, nous devons maintenir les effectifs à niveau pour remplir nos courses et assurer la recette tout en consolidant la valeur sportive de notre programme et sa compétitivité sur la scène internationale. C’est cette excellence sportive, dans les deux disciplines, qui créé de la valeur pour les propriétaires, les éleveurs et les entraîneurs.

Enfin, comme je l’ai déjà indiqué au lendemain du conseil d’administration de lundi dernier, un tel plan serait assorti d’une clause de retour à meilleure fortune. Autrement dit, les fruits de l’amélioration des résultats du PMU, au-delà des objectifs fixés, viendront servir en priorité l’augmentation des encouragements.

Vous m’avez élu pour remettre France Galop, alors déficitaire de 45 millions d’euros, sur les bons rails. C’est une mission difficile et sa réussite est l’affaire de tous : vous voyez que les encouragements ne seront pas une variable d’ajustement « facile » venant palier les déficiences de gestion de l’Institution. Non, les efforts demandés sont collectifs et je suis et resterai extrêmement vigilant à ce que le partage de ces efforts entre les salariés de l’Institution, les sociétés de courses et fédérations régionales et les socioprofessionnels soit le plus équitable possible. »
22 juin
Deux grandes victoires françaises à Ascot

Le Brivido et Qemah ont triomphé mercredi au meeting royal d'Ascot dans deux des principaux rendez-vous du programme anglais.
Deux des principaux rendez-vous de la deuxième journée du meeting royal d’Ascot, mercredi en Angleterre, sont revenus à des chevaux entraînés en France.

Deuxième de Brametot dans l’Abu Dhabi Poule d’Essai des Poulains (Gr1) le mois dernier sur la ligne droite de Deauville, et alors sacré deuxième meilleur 3ans d’Europe derrière le vainqueur, Le Brivido (Siyouni, en photo à gauche) a fait sien les Jersey Stakes (Gr3) à la manière des forts. Associé à Pierre-Charles Boudot, ce pensionnaire d’André Fabre a pris la tête à environ 400 mètres du but et il a tenu bon pour s’imposer d’une encolure.

Le Brivido appartient au Prince Faisal bin Khaled. Il a été élevé par Jean et Brigitte Bugada, un couple du Jura, au Haras de Clairefontaine en Mayenne, chez Marie-Laure Collet. L’édition de Jour de Galop datant des débuts victorieux du poulain sur la PSF de Chantilly, l'an dernier en novembre, nous apprend que la mère de Le Brivido, La Bugatty (Dr Fong), avait été cédée aux Bugada par leur ami Jean-Charles Coudé, pour lequel elle avait pris une place lors de son unique sortie -4ème sur 2.600 mètres à Lisieux en avril de ses 3ans.

Yearling, Le Brivido a été acheté 42.000 € aux ventes Arqana d’octobre à Deauville, par le pinhooker (acheteur-revendeur) irlandais George Mullins, qui l’a passé sur le même ring au mois de mai suivant aux ventes de 2ans montés. Cette fois, Le Brivido a été cédé 105.000 € à l’agent Ted Voute.

Certes, les Jersey Stakes ne sont pas un Groupe 1, seulement un Groupe 3, mais c’est une des courses les plus difficiles à gagner du meeting royal d’Ascot. Le Brivido a ainsi succédé à Dutch Connetion et à Ribchester au palmarès de la course. Or le second a remporté, mardi en ouverture de cette grande semaine, les Queen Anne Stakes (Gr1), championnat des milers d’âge outre-Manche –au passage, la 4ème Spectre (Siyouni) a elle aussi éété élevée en France par son propriétaire-entraîneur, l’ancien jour du Bayern de Münich Marcus Münch !

On trouve aussi au palmarès des Jersey Stakes des étalons comme Diktat, Observatory ou Mozart. Aucun cheval entraîné en France ne s’y est jamais imposé avant Le Brivido.

C’est donc une vraie grande victoire française, comme celle de Qemah (Danehill Dancer) mercredi dans les Duke of Cambridge Stakes (Gr2), mile réservé aux femelles de 4ans et plus. La pensionnaire de Jean-Claude Rouget a dominé en force, un an après avoir gagné les Coronation Stakes (Gr1) à 3 ans. Également entraînée en France, mais par André Fabre à Chantilly, Usherette (Shamardal) a terminé troisième tout près pour l’écurie Godolphin. Cinquième de la course, Aim To Please (Excellent Art) est également en provenance de France, où elle a été élevée par le Haras d’Écouves d’Elizabeth Doumen, et où elle est entraînée par son époux, François Doumen, pour la famille Vasicek, et depuis lundi pour John Dance, qui l’a achetée 340.000 £ aux ventes de sélection Goffs à Londres.

Qemah est née en Irlande mais elle a été assimilée française grâce à son importation dès son plus jeune âge par ses éleveurs, en particulier le Haras du Cadran de Pierre Talvard et la SCEA des Bissons de Jean Cottin, également connu chez les trotteurs avec son label « du Goutier ». Premier produit de Kartica (Rainbow Quest), placée de Groupe, Qemah a été vendue 200.000 € yearling aux ventes de Deauville à Mandore Agency pour Al Shaqab Racing, dont elle porte les couleurs chez Jean-Claude Rouget.

Au rayon des victoires françaises, mercredi à Ascot, on notera enfin que le lauréat du Grand Prix du jour, les Prince of Wales’s Stakes (Gr1), est Highland Reel (Galileo), déjà gagnant cette saison de la Coronation Cup (Gr1) à Epsom, et 2ème l’an dernier… du Qatar Prix de l’Arc de Triomphe (Gr1) !
20 juin
Communiqué : Conseil d'Administration de France Galop, lundi 19 juin

Boulogne-Billancourt, le 20 juin 2017 - Le conseil d’administration de France Galop s’est réuni ce jour. A l’issue de la séance, Edouard de Rothschild a déclaré : « Le deuxième tour des élections législatives ayant eu lieu, nous avons maintenant en face de nous un gouvernement confirmé, des interlocuteurs en place pour travailler à l’élaboration d’un nouvel accord entre l’Institution des courses et l’Etat et la définition, pour la première fois, d’une politique des jeux en France. »

Avant d’aborder ces négociations, il est apparu indispensable au Conseil d’Administration de France Galop, élu en décembre 2015, de prendre la mesure de la situation et d’agir sans attendre.

En premier lieu, Le Trot et France Galop, en parfaite cohésion, exercent de façon encore plus pleine et entière leur rôle d’actionnaire du PMU. Une revue stratégique a été initiée dès juillet 2016. Ses conclusions et leur mise en place font l’objet d’un suivi très attentif par les administrateurs représentant le Trot et France Galop au conseil du PMU.

Le 2 janvier 2017, Laurent Eichinger a été nommé patron de l’ensemble du pôle media comprenant les chaînes Equidia mais aussi tous les moyens de l’Institution dédiés à la production et la diffusion des images. Sa mission est de redynamiser l’offre d’Equidia pour mieux contribuer au redressement des enjeux tout en rationalisant les structures et les charges du pôle media. Plusieurs scenarios sur l’avenir d’Equidia Life, dont le coût annuel est de 7 millions, sont à l’étude. Tous ont en commun le fait que cette chaîne ne coûtera plus rien à l’Institution des courses à partir du 1er janvier 2018.

France Galop, le Trot et le PMU ont également mandaté le cabinet Kea & Partners pour étudier les opportunités de mutualisation de leurs fonctions support.

De son côté, France Galop a initié en 2016 un plan d’économies destiné à réaliser 10 millions de réduction de charges annuelles à horizon 2019. La décision de transférer les réunions d’Enghien sur d’autres hippodromes fut prise à l’été 2016 pour une mise en oeuvre dès le début d’année 2017. La fermeture d’Enghien au galop permet d’économiser 2 millions d’euros en année pleine. Le nombre de postes de vacataires sur les réunions parisiennes a également été fortement diminué en 2017. Par ailleurs, le budget marketing a été réduit d’1 million d’euros et pour la première fois depuis de nombreuses années, la masse salariale de France Galop accusera une diminution sensible (-4.8%) en 2017. L’ensemble de ces mesures contribue dès à présent à une économie annuelle d’environ 5 millions.

Au cours de l’année écoulée, le Conseil d’Administration de France Galop a également voté des mesures volontaristes en matière de programme pour contribuer au redressement des enjeux. C’est ainsi, notamment, que sur les courses réservées aux 3 ans au printemps, nous pouvons observer une diminution du nombre des épreuves de moins de huit partants (-24%) et une progression sensible des enjeux (+11%), malgré des effectifs en baisse de 6%.

Une étude encore plus poussée, menée en ce moment avec le Trot, le PMU et une société spécialisée en modélisation économétrique, nous amènera à poursuivre les évolutions de calendrier et programme pour améliorer la recette qui contribue à hauteur de 90% au financement des sociétés-mères.

Dans le même esprit, les encouragements ont fait l’objet d’un examen attentif par le Conseil d’Administration de France Galop dès le début de cette année. L’ensemble des associations professionnelles ont été consultées et mises à contribution, à partir du cahier des charges suivant :

 les encouragements ne sont pas une variable d’ajustement pour retrouver l’équilibre ; une baisse ne peut s’inscrire que dans un plan d’économies global.

 France Galop est déterminé à obtenir de l'Etat un nouvel accord à même de remettre la filière sur de bons rails; aucune décision sur la baisse des encouragements ne sera prise avant l'issue des négociations.

 le Conseil d’Administration de France Galop a une responsabilité collective vis-à-vis de l’ensemble des propriétaires et des professionnels qui vivent de cette activité. Il ne peut attendre l’issue de négociations avec l’Etat pour préparer l’exercice 2018.

 Une baisse des encouragements, si elle doit avoir lieu, doit intégrer une clause de retour à meilleure fortune. Elle est un mal nécessaire pour passer un cap difficile mais les fruits de la croissance à venir devront pouvoir contribuer à la progression des encouragements.

Le Conseil d’Administration a défini un cadre à l’intérieur duquel une diminution des encouragements pourrait aller jusqu’à 25 millions d’euros, sur la base actuelle de 282 millions (allocations, primes propriétaires, primes éleveurs, indemnités de transport, enveloppe de compensation de TVA).

Ces mesures ont fait l’objet d’un vote favorable.

Le cadre ainsi défini poursuit les objectifs suivants :

1. Limiter les impacts sur les effectifs, déjà en recul depuis plusieurs saisons, afin de ne pas risquer une chute des partants qui a une incidence directe sur les enjeux.

2. Conserver un modèle de distribution attrayant pour recruter de nouveaux propriétaires et éleveurs.

3. Assurer la compétitivité de nos chevaux et de nous courses sur le plan international, et, ce faisant, faire en sorte que notre politique d’encouragements vienne consolider la valeur des chevaux français, dans les deux disciplines.

Un certain nombre de principes structurent ce plan de réduction des encouragements :

 L’équilibre 2/3 – 1/3 entre le plat et l’obstacle est confirmé.

 La répartition historique des encouragements entre propriétaires et éleveurs est également préservée, avec des primes éleveurs représentant 10% du total distribué.

 Le système d’encouragements articulé autour d’allocations et de primes (propriétaires et éleveurs), réservées aux chevaux nés et élevés en France, reste privilégié.

 Enfin, la recette assurée par le programme de courses Premium constitue une priorité.

Edouard de Rothschild conclut : « Je salue le sens des responsabilités des administrateurs de France Galop. C’est maintenant à l’issue des négociations avec l’Etat qu’un point d’étape sera fait en vue d’arrêter des décisions définitives. »
19 juin
Senga remporte le Prix de Diane Longines 2017

Nettement battue dans l'Abu Dhabi Poule d'Essai des Pouliches à Deauville, l'outsider Senga a remporté le Prix de Diane Longines, dimanche à Chantilly, devant Sistercharlie et Terrakova, pour la famille Niarchos et l'entraînement de Pascal Bary.
C’est une splendide revanche que Senga (Blame) a prise à l’arrivée du Prix de Diane Longines (Gr1), dimanche 18 juin à Chantilly. La pensionnaire de Pascal Bary est passée à l’attaque de bonne heure dans la ligne droite et elle n’a jamais semblé réellement menacée dans la phase finale pour s’imposer par une longueur devant Sistercharlie (Myboycharlie), remarquable finisseuse qui a chipé in extremis la deuxième place à une courageuse Terrakova (Galileo), séparées d’un nez seulement. Henri-Alex Pantall, entraîneur de la deuxième, a noté les malheurs de sa pouliche dans la phase finale.

L’entraîneur de la gagnante Pascal Bary a en revanche tenu à rendre hommage à sa pouliche et à son entourage pour avoir adhéré à sa conviction que Senga ferait les 2 100 mètres du Prix de Diane Longines (Gr1). Lauréate du Prix de la Grotte (Gr3), en prélude à l’Abu Dhabi Poule d’Essai des Pouliches où elle allait décevoir, la fille de Blame restait sur une troisième place dans le Prix de Sandringham (Gr3), sur cette même piste mais sur 1.600 mètres une fois encore.

Senga a été élevée par Flaxman Stables Ireland Ltd, les couleurs de la famille Niarchos, qui sont inscrites ainsi une quatrième fois au palmarès de l’épreuve après les victoires de Northern Trick (1984), East of the Moon (1994) et Divine Proportions (2005). C’est une fille de Beta Leo (A P Indy), première fille de la championne Denebola (Storm Cat), gagnante du Prix Marcel Boussac (Gr1) pour le même entourage. Denebola est elle-même issue de Coup de Génie (Mr Prospector), lauréate du Prix Morny (Gr1) et du Prix de la Salamandre (Gr1). C’est une des plus belles familles du turf mondial.

Blame (Arch), le père de Senga, est entré dans l’histoire avant son entrée au haras pour avoir mis un terme à l’invincibilité de la championne Zenyatta (Street Cry), vingt fois gagnante avant d’être battue pour la première fois dans le Breeders’Cup Classic (Gr1) 2010.

Les quatrièmes et les cinquièmes places du Prix de Diane Longines (Gr1) sont revenues respectivement à la favorite Shutter Speed (Dansili), qui n’a pas vraiment accéléré en fin de course, peut-être par manque de tenue, et à l’étonnante Turf Laurel (Footstepsinthesand), revenue de loin.

L’irlandaise Rhododendron (Galileo) a été arrêtée à mi-parcours tandis qu’Onthemoonagain (Cape Cross) est tombée à mi-ligne droite alors que son jockey Christophe Soumillon semblait chercher le passage. Tout le monde a pu rentrer aux écuries et aux vestiaires sans mal. Associée à Maryline Eon, première femme-jockey au départ du Prix de Diane Longines, Yellow Storm (Tiberius Caesar) a terminé huitième.

Ice Breeze (Nayef) s’est une nouvelle fois imposé devant Shakeel (Dalakhani) et Falcon Wings (Nathaniel) à l’arrivée du Prix Hocquart Longines (Gr2), comme le 23 mai dernier à Saint-Cloud lors de leur précédente confrontation sur la distance de 2 .400 mètres, dans le Prix du Lys (Gr3) remporté par Called to the Bar, absent cette fois.

Élevé par son propriétaire, Khaled Abdullah, et entraîné par Pascal Bary, Ice Breeze est venue en progression en peine piste après avoir déboîté en progression, et il a réglé Shakeel aux abords du poteau, assez sûrement. Animateur, Falcon Wings avait semblé pris de vitesse à l’entrée de la ligne droite, lorsque Shakeel l’a attaqué, mais il s’est bien ressaisi ensuite, car il n’a jamais relâché son effort.

Le lauréat est un propre frère de Snow Sky, lauréat notamment des Hardwicke Stakes (Gr2), équivalent du Grand Prix de Saint-Cloud (Gr1) au meeting royal d’Ascot. Leur mère Winter Silence (Dansili) avait remporté une seule course avant d’entrer au haras. Elle est elle-même sœur du champion Polish Summer (Polish Precedent), gagnant du Sheema Classic (Gr1) à Dubaï après avoir fait sien le Prix Exbury (Gr3).

Sur les 1.600 mètres du Prix Bertrand du Breuil Longines (Gr3), les deux rentrants de Jean-Claude Rouget, Taareef (Kitten’s Joy) et Zelzal (Sea the Stars), se sont emparés des deux premières places malgré des absences respectivement de huit et neuf mois et des parcours radicalement différents. Le premier, qui rendait deux kilos au second, s’est vite installé en tête avant de se laisser relayer par Black Max (Fuissé), trop tendu, et il a fait la différence de bonne heure dans la ligne droite. Le second s’est en revanche tenu dans les derniers et il a bien fini pour prendre le dessus sur la brave Siyoushake (Siyouni) dans les derniers cinquante mètres.

Taareef a été acheté yearling pour 675.000$ aux USA par son propriétaire, le cheik Hamdan Al Maktoum. Son père Kitten’s Joy faisait partie des meilleurs chevaux de gazon outre-Atlantique avant d’entrer au haras. Taareef avait échoué dans la Poule d’Essai des Poulains (Gr1) l’an dernier mais il avait terminé sa saison par une victoire éclatante dans le Prix Daniel Wildenstein (Gr2) qui lui valait de porter du poids supplémentaire ici. Il avait fait partie des chevaux menacés par une soudaine épidémie à l’écurie de Jean-Claude Rouget mais épargné, il avait, comme Zelzal, pu travailler dans de bonnes conditions.

LES RÉACTIONS DES ENTOURAGES

Pascal Bary, entraîneur de Senga (1re)

« C’est une formidable pouliche, issue d’un élevage formidable. Nous l’avons sans doute courue sur trop court avant ! Son entourage m’a fait confiance pour disputer cette course, même s’il n’y avait que deux semaines depuis sa dernière sortie. Elle a eu un bon parcours, dans une course très régulière, et a pu placer la superbe accélération qui la caractérise. »

Stéphane Pasquier, jockey de Senga (1re)

« J’ai suivi dans le parcours Lanfranco Dettori, car il sait où il va ! (rires). Elle a parfaitement répondu quand je lui ai demandé d’accélérer. C’est génial ! »

Alan Cooper, manager de la famille Niarchos, propriétaire et éleveur de Senga (1re)

« Stéphane Pasquier et Pascal Bary m’avaient dit que la pouliche leur avait montré, dans le Prix de Sandringham et même le matin, qu’elle avait besoin de plus long que le mile… C’était un peu risqué de la courir à deux semaines d’intervalle, mais ils avaient raison ! C’est super pour toute l’équipe. »

Henri-Alex Pantall, entraîneur de Sistercharlie (2e)

« Sistercharlie n’a pas eu un parcours très heureux, ni dans le dernier tournant, ni dans la ligne droite où elle a dû slalomer. Nous avons quelques regrets quand on la voit finir comme elle l’a fait… Mais ce sont les courses. »

Freddy Head, entraîneur de Terrakova (3e)

« Terrakova court très bien. Elle a fait une course formidable, mais quand ses rivales ont démarré, elle a été prise de vitesse. Elle a pris des coups, elle n'a pas pu suivre en partant et de ce fait, elle n'a pu être monté plus près. Malgré cela, elle a fait une bonne course. De plus, ce n'est que sa troisième sortie et c'est donc prometteur. Elle devrait pouvoir aller sur plus long, sur 2.400 mètres. »

John Gosden, entraîneur de Shutter Speed (4e)

« Elle a livré une superbe course, je ne lui cherche aucune excuse. Elle s’est sortie de sa stalle tout à l’extérieur du mieux qu’elle puisse. J’ai trouvé que Frankie Dettori l’avait très bien montée. Elle est venue à un moment comme si elle allait gagner. Son jockey dit qu’elle replace un dernier coup de reins à la fin. 2.000 mètres est la distance parfaite pour elle. Ici elle avait 100 petits mètres en trop et de toute manière la lauréate était simplement meilleure. »
16 juin
Maryline Eon, pionnière dans le Prix de Diane Longines

Associée à Yellow Storm, Maryline Eon sera dimanche la première femme jockey à disputer le Prix de Diane Longines.
Cette édition du Prix de Diane Longines restera dans l’histoire comme la première avec une femme jockey au départ. Maryline Éon, 22 ans seulement, vivra un grand moment, associée à la pouliche Yellow Storm (Tiberius Caesar), entraînée Alain Couétil. Elle explique : « Je suis heureuse ! Ce n’est pas tous les jours que l’on monte une course comme le Prix de Diane Longines. C’est d’ailleurs la première fois qu’une femme le monte et je n’aurais jamais pensé me mettre en selle dans cette course. C’est une réunion que j’ai toujours suivie depuis ma télévision. Je ne peux pas encore réaliser totalement ce que c’est, avec par exemple le défilé. Mais pour l’instant, je n’ai pas de pression. Elle sera certainement là le jour J. Mais je connais ma pouliche et je ne suis pas stressée. »

Il y a quelques semaines, Maryline Éon était récompensée par ses pairs lors du Gala des Courses. La jeune femme remportait le trophée de la meilleure femme jockey, consacrant la femme ayant gagné le plus de courses en 2016. Maryline avait remporté 24 courses en France.

L'hippisme sont l’un des rares sports où les femmes se mesurent aux hommes dans les mêmes épreuves, et ce depuis 1974. La France est un pays précurseur pour la place des femmes dans les courses : depuis cette année, pour favoriser leur accès à la compétition, une décharge (avantage au poids) de deux kilos est accordé aux femmes dans certaines courses. Les courses supports des enjeux du Quinté, les Listeds et les Groupes sont exclus de cette mesure, si bien que Maryline Éon sera dimanche à armes égales avec les autres jockeys. Si les hommes peuvent avoir une force musculaire supérieure, les femmes n’ont rien à leur envier au niveau du sens tactique, ou du feeling avec le cheval, deux éléments indispensables pour s’imposer. Julian Ince, éleveur et copropriétaire de la pouliche l’explique d’ailleurs : « Nous n’avons pas choisi de faire monter Maryline pour le symbole ! La pouliche est délicate, et il était important qu’elle soit montée par un jockey qui la connaisse bien et s’entende bien avec elle. C’est le cas de Maryline Éon. »

Deux femmes ont déjà monté le QIPCO Prix du Jockey Club, autre épreuve classique se disputant de Chantilly. Caroline Lee avait été la précurseur, en 1988, suivie 25 ans plus tard par l’Anglaise Hayley Turner. En 2015, Amélie Foulon était devenue la première femme à remporter, en France, une course Groupe en plat, le Grand Prix de Vichy (Gr3) en juillet 2015. Elle portait alors la casaque du Président de France Galop, Édouard de Rothschild, avec le cheval Elliptique. L’année suivante, un Quinté réservé aux femmes était créé. Il a été remporté par Pauline Dominois.
14 juin
17 partantes probables dans le Prix de Diane Longines

Dix-sept pouliches ont maintenu leur candidature au stade des partants probables pour le Prix de Diane Longines (Gr1), qui se déroule dimanche prochain 18 juin sur l’hippodrome de Chantilly.

On y retrouve les principales animatrices de ce début de saison en France : Terrakova (Galileo), une fille de la championne Goldikova si impressionnante dans le Prix Cléopâtre (Gr3), la lauréate du Prix Pénélope (Gr3) Sistercharlie (Myboycharlie), qui défend désormais les couleurs de Mme Jacques Cygler mais aussi celles de White Birch Farm (Peter Brant), Monroe Bay (Makfi), la gagnante du Prix Finlande pour Jean-Louis Bouchard et Chryss O'Reilly, ou encore Kitesurf (Dubawi), lauréate le jour du QIPCO Jockey Club du Prix de Royaumont (Gr3) et, par exemple, Onthemoonagain (Cape Cross), qui vient de s’imposer à Toulouse dans le Prix Caravelle-Haras des Granges (L).

Deuxième des Oaks d’Epsom (Gr1) sur 2.400 mètres et des Mille Guinées (Gr1) sur 1.600 mètres, Rhododendron (Galileo) mène la sélection de deux pensionnaires déclarées dans la course par le redoutable entraîneur irlandais Aidan O’Brien, tandis que Sobetsu (Dubawi), si imposante dans le Pour Moi Coolmore Prix Saint-Alary (Gr1) sur 2.000 mètres à Deauville mais seulement huitième des Oaks sur 2.400 mètres, n'est plus parmi les candidates de ce splendide 168ème Prix de Diane Longines.
9 juin
France-galop.com fête son premier semestre

La nouvelle version du site internet grand public de France Galop que vous consultez en ce moment fête ses six mois, en ce début du mois de juin. Il est temps de tirer un premier bilan de ce semestre d'activité, et il est aujourd'hui plutôt positif. Bien sûr, la saison classique bat son plein et il fallait s'attendre à ce que l'attention des personnes intéressées dans le galop français de par le monde sur la vitrine de la société-mère soit importante, mais des tendances constantes ont été observées qui confortent France Galop dans ses choix. Elles sont aussi porteuses d'espoir, car la fréquentation de ce site nous permet de penser qu'il existe une large population très active qui se passionne pour le galop français.

Environ 12.000 personnes différentes consultent le site france-galop.com chaque jour, en moyenne. Il y a des pics d'audience, en général en fin de semaine, lorsque les déclarations des partants du week-end à venir sont publiées. Le dernier record date du vendredi 2 juin avec 17.772 sessions au cours de cette seule journée, et le record précédent datait... de la veille !

C'est également le 2 juin dernier que le nombre-record de sessions a été enregistré avec 24.234 consultations. En cumulé, sur l'ensemble du mois de mai, la progression du nombre de sessions au cours des deux derniers mois atteint 25%, et près d'un tiers (32%) s'agissant du nombre d'utilisateurs, qui est passé de 113.394 en mars à 149.460 en mai.

Autre donnée intéressante, le temps passé par ces utilisateurs en moyenne sur le site. Les pages les plus consultées sont celles des réunions à venir et la consultation des performances des chevaux, qui représentent environ 10% des visites sur notre site. Cela explique que les internautes passent environ 7 minutes sur nos pages à chaque consultation. C'est, dans le domaine qui nous intéresse, une durée considérable, stable depuis le lancement du site.

Les vidéos en accès gratuit rencontrent évidemment un très bon accueil. Cette nouveauté permet déjà aujourd'hui le chargement de plus de 4.000 vidéos de courses en moyenne chaque jour, c'est-à-dire 120.000 au cours du dernier mois. 18.000 téléspectateurs se sont aussi convertis à la lecture en direct des courses de galop Premium du jour.

Au total, 5.276.000 pages ont été vues sur notre site au mois de mai, soit environ 170.000 par jour. On relève qu'un tiers environ des utilisateurs ont consulté ces pages sur leur smartphone, et que cet effectif a bondi de 41% de mars à mai. Nous sommes consultés d'un peu partout dans le monde. 70% de nos visiteurs sont français. L'Espagne, la Grande-Bretagne et l'Allemagne représentent 10% de notre population de visiteurs, les 6% suivants regroupant la Belgique, l'Italie, l'Irlande et la Suisse.
7 juin
LES SITES WEB DES CENTRES D’ENTRAINEMENT DE FRANCE GALOP

Le site web officiel de France Galop sur les centres d’entrainement de chevaux de Chantilly, Maisons-Laffitte et Deauville. Disponible via le portail www.cefg.fr, il permet de retrouver toute l’actualité des centres ainsi que des infos indispensables pour tous les professionnels.

Afin de répondre à une demande croissante des acteurs du galop, chaque site est doté d’une rubrique INFOPROS permettant aux professionnels des courses d’être informés en temps réel sur l’actualité du centre d’entrainement : prévisions météo, ouvertures ou fermeture de pistes à l’entrainement, travaux en cours. Egalement, cette nouvelle plateforme regroupe tout ce qu’il faut savoir sur chaque centre d’entrainement à travers le référencement des entraineurs qui y exercent, les chevaux stars des centres ou encore les infrastructures.

Ces 3 sites web sont une nouvelle étape de la digitalisation des outils de France Galop, et de modernisation de ses relations avec les acteurs du galop.
6 juin
Brametot remporte le QIPCO Prix du Jockey Club

Le gagnant de l'Abu Dhabi Poule d’Essai des Poulains (Groupe 1) Brametot remporte le QIPCO Prix du Jockey Club (Gr1), dimanche à Chantilly.
Le favori Brametot (Rajsaman) est passé de la dernière à la première place pour remporter le QIPCO Prix du Jockey Club (Gr1), dimanche à Chantilly sous un beau soleil.

Parti lentement, comme à son habitude, Brametot a remonté le peloton tout au long de la ligne droite et il est venu à bout de Waldgeist (Galileo) dans les derniers des 2.100 mètres de la course. Recoletos (Whipper), qui avait lancé les hostilités le premier dans la ligne droite, a terminé troisième.

Entraîné par Jean-Claude Rouget pour Gérard Augustin-Normand et Al Shaqab Racing, le poulain de 3 ans a ainsi fait siens les deux classiques du printemps en France, l’Abu Dhabi Poule d’Essai des Poulains (Gr1) et le Derby français, le QIPCO Prix du Jockey Club. Le dernier doublé remonte à 2010, lorsque Lope de Vega avait remporté les deux classiques français.

Issu d’une sœur utérine du grand étalon allemand Monsun, Brametot a été acheté 26.000 € foal aux ventes Arqana en décembre 2014, où le présentait le Haras du Logis pour l’éleveur chilien Jorge Cardemil. C’est un premier succès de Gr1 pour un produit de Rajsaman (Linamix), étalon basé au haras de la Cauvinière, comme Le Havre, un des premiers grands champions de Gérard Augustin-Normand.

3 juin
Au-Delà Des Pistes dévoile son site internet et lance le processus d’accréditation des structures de reconversion

(communiqué Au-delà des pistes). - L’association Au-Delà Des Pistes vient de mettre en ligne son site internet, accessible à l’adresse www.audeladespistes.fr .

Disponible en français et en anglais, ce portail a vocation à présenter l’association, ses missions et dernières actualités, mais aussi et surtout à répertorier les structures de reconversion accréditées par Au-Delà Des Pistes.

Ainsi, toute personne cherchant à placer un pur-sang en vue de sa reconversion, ou à acheter un cheval réformé des courses pour le concours hippique, le dressage, le concours complet, le polo, le horse-ball ou l’équitation de loisir, pourra trouver sur le site d’Au-Delà Des Pistes la structure la plus proche de chez elle et la plus appropriée à ses besoins.

Deux structures très confirmées dans le domaine de la reconversion de galopeurs sont déjà référencées sur le site d’Au-Delà Des Pistes : l’Ecurie Seconde Chance, pionnière en la matière, animée depuis 2009 par Sylvain et Amélie Martin, et L’Ecurie DH de Robert et Eugénie Danloux, qui a déjà reconvertit 30 pur-sang sortant de l’entraînement depuis 2016.

Aliette Forien, Président d’Au-Delà Des Pistes, a commenté le lancement du site internet de l’association en ces termes : « Les objectifs d’Au-Delà Des Pistes sont de promouvoir la reconversion des chevaux de courses, de sensibiliser les cavaliers de toutes disciplines à leur polyvalence, leur courage et leur générosité, et de créer des passerelles entre les acteurs des courses et ceux des sports équestres. Notre site internet a donc été conçu comme une source d’informations sur tout ce que nous faisons ainsi que comme un vecteur de mise en relation entre l’ensemble des acteurs de la reconversion : l’offre, constituée par les entraîneurs et propriétaires de chevaux de course, la demande, constituée par l’ensemble des cavaliers, et enfin les structures de reconversion, qui constituent le trait d’union indispensable entre ces deux populations. La reconversion doit faire partie intégrante de l’engagement de la filière hippique en faveur du bien-être des chevaux de courses, tout au long de leur vie. »

Nicolas Clément, entraîneur et membre du Comité de Pilotage d’Au-Delà Des Pistes, a déclaré : « Devoir réformer un cheval est toujours un moment difficile dans la vie d’un propriétaire. En tant qu’entraîneur, nous devons être en mesure de proposer une solution rapide et transparente, car si le propriétaire souhaite arrêter les frais, il est également soucieux de l’avenir de son cheval et en droit d’exiger une traçabilité. Nous avons également un devoir moral envers ces chevaux qui ont été sous notre responsabilité durant leur carrière de courses, en se souciant de leur bien-être à leur sortie d’entraînement. Aujourd’hui, nous nous débrouillons tous comme nous pouvons mais nous avons grand besoin qu’un véritable réseau de structures compétentes et fiables soit constitué. C’est ce qu’Au-Delà Des Pistes va créer à travers son site internet, et l’ensemble des acteurs de la filière hippique en bénéficiera. »

Accréditation : comment ça marche ?

L’équipe d’Au-Delà Des Pistes effectue tout d’abord une visite des installations de la structure candidate, qui peut être une association, une entreprise, un centre équestre etc.

La structure doit ensuite signer une charte établie par Au-Delà Des Pistes, par laquelle elle s’engage à apporter à chacun de ses pensionnaires une alimentation, des soins et un travail appropriés, ainsi qu’à relayer auprès de ses clients les actions entreprises par la filière hippique en faveur du bien-être et de la reconversion des chevaux de course. En effet, le secteur des courses fait trop souvent l’objet de préjugés négatifs concernant le traitement des chevaux à l’issue de leur carrière de courses, préjugés qui peuvent être combattus par la transparence et l’information.

Enfin, chaque structure doit pouvoir se prévaloir de trois lettres de recommandation émanant d’un entraîneur ou propriétaire lui ayant déjà confié un cheval sortant de l’entraînement, d’un cavalier lui ayant acheté un cheval reconverti, et du docteur vétérinaire chargé du suivi de ses pensionnaires.

Un suivi régulier est effectué par Au-Delà Des Pistes.

Pour télécharger le dossier d’accréditation, cliquez ici :

http://www.audeladespistes.fr/Accreditation/Index/FR
2 juin
QIPCO Jockey Club : un « derby » à la française

Considéré comme l’équivalent français du Derby d’Epsom, le QIPCO Prix du Jockey Club est doté d’1,5 million d’euros. Il se disputait traditionnellement sur la même distance que son homologue anglais, soit 2.400 mètres (un mile et demi) mais il a été ramené à 2.100 mètres en 2005 pour s’en distinguer.
Chaque pays, et certaines importantes régions d’élevage (Derby du Midi, Derby du Languedoc, Derby de l’Ouest), possède son propre Derby, terme générique qui qualifie la course, généralement pour 3 ans, la plus convoitée de la saison. Mais les conditions peuvent varier d’un pays à l’autre. Aux Etats-Unis, les « Derbies » se courent sur 2 000 mètres, voire plus court sur certains états. En Europe, et dans le reste du monde, ils sont généralement sur 2 400 mètres, à l’image de leur modèle anglais. À Hong Kong, le Derby est réservé aux 4ans.
Le Prix du Jockey Club raccourci correspond à une évolution de l’élevage mondial vers des chevaux plus rapides, et à une progression dans la distance moins brutale entre la Poule d’Essai (1 600 mètres) et le Grand Prix de Paris (2 400 mètres).
Comme le Prix de Diane Longines, son homologue réservé aux seules femelles, il fait partie des Epiqe Series car il permet de voir émerger les meilleurs poulains de 3 ans et de possibles candidats sérieux au Qatar Prix de l’Arc de Triomphe et aux grands championnats internationaux et intergénérationnels de l’automne.
Dimanche 4 juin 2017, Chantilly


QIPCO PRIX DU JOCKEY CLUB (Gr1)


3 ans, 2 100 m, 1 500 000 €


Historique

Le Prix du Jockey Club sera couru en 2017 pour la 177ème fois.

Considérée par les puristes comme la plus « classique » des courses françaises, c’est une des premières créations de la « Société d’Encouragement pour l’amélioration des races de chevaux en France ». Celle-ci avait été fondée le 11 novembre 1833 pour répondre au « besoin général de donner aux courses une plus grande impulsion ».

Le premier Prix du Jockey Club eut lieu à Chantilly le 24 avril 1836 sur 2.500 mètres, distance maintenue jusqu’en 1842, puis réduite à 2.400 m jusqu’en 2004. En 2005, elle a été réduite à 2.100 mètres. Le Prix du Jockey Club n’a pas été disputé en 1871, de 1915 à 1918 et en 1940. Il a été couru à Versailles en 1848, à Longchamp en 1919, 1920, 1941, 1942, 1945, 1946 et 1947, au Tremblay en 1943 et 1944 (sur 2 300 m).

Le record du nombre de partants

28 partants en 1942 lors de la victoire de Magister.

Le temps record

Il a été établi en 1986 par Bering qui a couvert les 2 400 mètres en 2’24’’1.

En 2014, The Grey Gatsby a couvert les 2.100 mètres en 2'05’’58.

Dead-Heats

Le juge fit afficher dead-heat (ex aequo) cinq fois à l’arrivée du Prix du Jockey Club. Deux fois les propriétaires décidèrent de recourir l’épreuve pour désigner le vainqueur. Ainsi obtinrent la victoire Renonce (au détriment de Prospero) en 1843 et Lion (au détriment de Diamant) en 1856. Trois fois les propriétaires choisirent de partager le prix, ce qui advint en 1882 entre Dandin et Saint-James, en 1886 entre Upas et Sycomore et en 1908 entre Sea Sick et Quintette. La création du Grand Prix de Paris fut vraisemblablement la raison de ce changement, car les propriétaires ne souhaitaient plus soumettre à un nouvel effort leur cheval appelé à participer deux semaines plus tard à la grande épreuve de Longchamp.

Longueurs

L’intervalle le plus court fut un nez en faveur de Ragmar sur Polaris Flight en 1996. Sept longueurs, c’est la marge la plus importante constatée entre le vainqueur et son suivant immédiat dans l’histoire de la course. C’est en 1989 que ce record fut établi par Old Vic. Viennent ensuite, avec six longueurs, Alcantara II (1911) et Holding Court (2000).

Le Jockey Club

L’origine du mot « Jockey Club » s’explique facilement. « Profitant des observations recueillies en Angleterre depuis trois cents ans », la Société d’Encouragement prend pour modèle le Jockey Club de Newmarket qui, né en 1752, régit les courses outre-Manche. Son code est copié et le nom de Jockey Club est donné au prix que la Société crée à Chantilly en 1836 à l’image du Derby (disputé à Epsom depuis 1780), le test suprême pour la sélection du pur sang. Qui plus est, le Cercle (aujourd’hui 2, rue Rabelais à Paris) que la Société ouvre en 1834 sera bientôt communément appelé Jockey Club.

Le premier Prix du Jockey Club disputé le 24 avril 1836 réunit cinq partants. Son vainqueur fut Frank élevé au haras de Glatigny aux portes de Versailles. Il était entraîné par Thomas Carter. Son jockey Tom Robinson (vingt-six ans) portait les couleurs (casaque orange, toque noire) de Lord Seymour qui s’adjugera l’épreuve encore les deux années suivantes et une quatrième fois en 1841. En 1839 la victoire fut pour Romulus, un élève du haras royal de Meudon portant les couleurs (casaque écarlate, toque gros bleu) du duc d’Orléans, fils du roi Louis-Philippe. En 1840, premier succès normand avec Tontine, élevée dans le Calvados au haras de Victot, sous les couleurs (casaque blanche, toque verte) d’Eugène Aumont.

Deux chevaux portant le même nom, Monarque, ont gagné le Prix du Jockey Club. Le premier (fils présumé de The Emperor) en 1855, pour son éleveur Alexandre Aumont, frère du précédent. Le second (fils de Saxifrage) en 1887 pour Paul Aumont, fils d’Alexandre. Le premier fut un reproducteur remarquable au haras de Dangu, chez le comte de Lagrange qui l’avait acquis en 1856. Pour le second, qui souffrait de boiteries intermittentes, ce fut la seule victoire de sa carrière.

Les pouliches

Huit pouliches ont gagné le Prix du Jockey Club : Lydia en 1837, Tontine en 1840, Poetess en 1841, Lanterne en 1844, Jouvence en 1853, Gabrielle d’Estrées en 1861, La Toucques en 1863 et Saltarelle en 1874. Les dernières meilleures performances obtenues par une pouliche ont été réalisées en 1958 quand Bella Paola fut deuxième à trois quarts de longueur de Tamanar et en 2008 par Natagora, troisième derrière Vision d’Etat et Famous Name. Deux autres pouliches ayant récemment couru le Prix du Jockey Club furent Paix Blanche (1992) et Moonlight Dance (1994), toutes deux portant les couleurs de Daniel Wildenstein.

Les visiteurs


Jusqu’en 1946 le Prix du Jockey Club fut réservé aux chevaux nés et élevés en France. Cette restriction levée, les concurrents entraînés à l’étranger ne vinrent pas immédiatement. C’est seulement en 1975 que l’un d’eux, l’anglais Patch, occupa la deuxième place. Deux ans après, encore un premier accessit pour le visiteur irlandais Artaius. En 1982, première victoire d’un visiteur, celle d’Assert, appartenant à Robert Sangster, entraîné en Irlande par David O’Brien. Répétition dès l’année suivante qui enregistre le succès de Caerleon portant la même casaque, venu aussi de l’île d’Emeraude où il est entraîné par le célèbre Vincent O’Brien, le père de David. Une troisième victoire consécutive de la même équipe est stoppée par Darshaan qui se rend maître en 1984 de Sadler’s Wells, futur illustre étalon.

C’est en 1989 qu’est enregistrée la première victoire anglaise avec Old Vic entraîné à Newmarket par Henry Cecil. Dès 1990, autre victoire britannique avec Sanglamore entraîné par Roger Charlton. Les visiteurs portent maintenant à huit le nombre de leurs incursions victorieuses grâce à quatre poulains venus d’Angleterre, en 1995 Celtic Swing entraîné par Lady Harries à Arundel, en 2000 Holding Court préparé à Newmarket par Michael Jarvis, en 2005 Shamardal (en photo ci-dessous avec son jockey Lanfranco dettori et sa co-propriétaire, Haya de Jordanie), entraîné par Saeed Bin Suroor également à Newmarket, et enfin en 2014, The Grey Gatsby apporte une nouvelle victoire à la Grande-Bretagne, plus précisément au Yorkshire

Jockey Club, Derby et Arc de Triomphe

La date du Prix du Jockey Club et celle du Derby à Epsom sont trop rapprochées pour permettre une double participation. Toutefois, le calendrier aidant, il y eut quelques exceptions. En 1878, Insulaire, vainqueur à Chantilly le dimanche, se rendit le mercredi à Epsom où il se classa deuxième des vingt-deux partants. Et en 1914, gagnant à Epsom le 27 mai, Durbar se remit en piste à Chantilly le 14 juin mais se classa seulement quatrième.

Par contre, disposant d’un intervalle de trois à quatre semaines, le gagnant du Prix du Jockey Club peut tenter sa chance en Irlande dans l’Irish Sweeps Derby au Curragh. Quatre chevaux ont réussi le doublé. Ce sont Assert (1982), Old Vic (1989), Dream Well (1998) et Montjeu (1999). Le dernier cheval ayant tenté le doublé fut Dalakhani en 2003, mais il échoua étant précédé au Curragh d’une demi-longueur par son compagnon d’écurie Alamshar.

Neuf vainqueurs du Prix du Jockey Club ont remporté ultérieurement le Prix de l’Arc de Triomphe (créé seulement en 1920). Ce sont : Ksar (1921), Mon Talisman (1927), Le Pacha (1941), Verso II (1943), Ardan (1944), Suave Dancer (1991), Peintre Célèbre (1997), Montjeu (1999) et Dalakhani (2003).

Et six chevaux placés deuxième dans le Prix du Jockey Club ont remporté ultérieurement le Prix de l’Arc de Triomphe : Biribi (1926), Kantar (1928), Tantième (1950, 1951), Bon Mot (1966), Trempolino (1987) et Subotica (1992).

Parrainage


Le Prix du Jockey Club a été parrainé de 1985 à 1993 par la firme automobile Lancia. De 1994 à 2000 par les Emirats Arabes Unis (EAU) et en 2006 par Mitsubishi Motors. En 2017 débute une nouveau partnariat avec la société qatarie QIPCO.

Propriétaires

Le record avec douze victoires appartient à Marcel Boussac : Ramus (1922), Tourbillon (1931), Thor (1933), Cillas (1938), Pharis (1939), Ardan (1944), Coaraze (1945), Sandjar (1947), Scratch (1950), Auriban (1952), Philius (1956) et Acamas (1978).
Se classent ensuite :

Frédéric de Lagrange (8 victoires) : Ventre Saint Gris (1858), Black Prince (1859), Gabrielle d’Estrées (1861), Consul (1869), Insulaire (1878), Zut (1879), Albion (1881) et Dandin (1882).
Karim Aga Khan (7 victoires) : Charlottesville (1960), Top Ville (1979), Darshaan (1984), Mouktar (1985), Natroun (1987), Dalakhani (2003) et Darsi (2006).
Auguste Lupin (6 victoires) : Gambetti (1848), Saint-Germain (1850), Amalfi (1851), Jouvence (1853), Potocki (1857) et Salvator (1875).
Entraîneurs

Le record appartient avec dix victoires à Tom Jennings : Porthos (1852), Monarque (1855), Ventre Saint Gris (1858), Black Prince (1859), Gabrielle d’Estrées (1861), Consul (1869), Insulaire (1878), Zut (1879), Albion (1881) et Dandin (1882), les deux premiers sous les couleurs d’Alexandre Aumont, les huit autres sous celles de Frédéric de Lagrange.
Viennent ensuite :

Thomas Carter (6 victoires): Frank (1836), Lydia (1837), Vendredi (1838), Meudon (1846), Experience (1849) et Celebrity (1854).
François Mathet (6 victoires): Reliance (1965), Tapalqué (1968), Sassafras (1970), Rheffic (1971), Crystal Palace (1977) et Top Ville (1979).
Charles Semblat (6 victoires) : Ardan (1944), Coaraze (1945), Sandjar (1947), Scratch (1950), Auriban (1952) et Le Petit Prince (1954).
Alain de Royer-Dupré (6 victoires): Darshaan (1984), Mouktar (1985), Natroun (1987), Dalakhani (2003), Darsi (2006) et Reliable Man (2011).
Seulement deux femmes ont entraîné un lauréat du Prix du Jockey Club : Mme Christiane Head-Maarek (Bering en 1986) et Lady Herries (Celtic Swing en 1995).

Jockeys


Le record des victoires appartient à Yves Saint-Martin neuf fois vainqueur : Reliance (1965), Nelcius (1966), Tapalqué (1968), Sassafras (1970), Acamas (1978), Top Ville (1979), Darshaan (1984), Mouktar (1985) et Natroun (1987).
Se classe ensuite :

George Stern (6 victoires) : Saxon (1901), Ajax (1904), Quintette (1908), Dagor (1913), Sardanapale (1914) et Ramus (1922).
Le plus jeune jockey ayant remporté le Prix du Jockey Club est George Stern. Né le 29 septembre 1883, il avait dix-sept ans, huit mois et cinq jours quand il monta victorieusement Saxon le 2 juin 1901. Il est suivi de Serge Gorli, né le 1er janvier 1963, qui avait dix-huit ans, cinq mois et sept jours quand il mena à la victoire Bikala le 7 juin 1981.

Neuf jockeys gagnants du Prix du Jockey se sont aussi distingués dans les deux plus grandes courses d’obstacles à Auteuil. Ce sont :
John Boon, gagnant en 1896 avec Champaubert, remporta le Grand Steeple avec Saïda (1891) et quatre fois la Grande Course de Haies avec Vertige (1894), Charlatan (1895), Grandlieu (1898) et Kérym (1899).
Tom Lane, trois fois victorieux avec Stuart (1886), Ragotsky ( 1893) et Perth (1899), avait gagné la Grande Course de Haies avec Baudres (1884).
Edouard Watkins, gagnant en 1898 avec Gardefeu, avait enlevé la Grande Course de Haies avec Augure (1891).
Percy Woodland, gagnant en 1906 avec Maintenon et en 1910 avec Or du Rhin II, avait enlevé le Grand Steeple avec Dandolo (1904) et Canard (1905) et la Grande Course de Haies avec Fragilité (1906).
Charles Semblat, quatre fois vainqueur avec Belfonds (1925), Mon Talisman (1927), Pearlweed (1935) et Clairvoyant (1937), avait enlevé la Grande Course de Haies avec Onyx II (1923).
François Hervé, gagnant en 1928 avec Le Corrège et en 1932 avec Strip the Willow, avait enlevé la Grande Course de Haies avec Rocking Chair (1925).
Roger Poincelet, gagnant en 1947 avec Sandjar et en 1961 avec Right Royal, avait remporté la Grande Course de Haies deux fois avec Wild Risk (1944, 1945).
Guy Chancelier, gagnant en 1959 avec Herbager, avait enlevé le Grand Steeple avec Bonosnap (1957).
Christophe Soumillon, trois fois vainqueur avec Anaba Blue (2001), Dalakhani (2003) et Darsi (2006) a enlevé la Grande Course de Haies avec Mandali (2010).
Etalons

Etalons ayant produit au moins trois vainqueurs du Prix du Jockey Club :

Brûleur (4) père de Ksar (1921), Pot au Feu (1924), Madrigal (1926) et Hotweed (1929).
Pharis (4) père d’Ardan (1944), Scratch (1950), Auriban (1952) et Philius (1956).
Royal Oak (3) père de Poetess (1841), Plover (1842) et Porthos (1852).
Young Emilius (3) père de Renonce (1843), Fitz Emilius (1845) et Amalfi (1851).
Sadler’s Wells (3) père d’Old Vic (1989), Dream Well (1998) et Montjeu (1999).
Chevaux ayant gagné le Prix du Jockey Club et ayant produit un ou plusieurs vainqueurs de la même course :

Monarque (1855) père de Patricien (1867) et Consul (1869).
Consul (1869) père de Kilt (1876) et Albion (1881).
Upas (1886) père d’Omnium II (1895).
Little Duck (1884) père de Champaubert (1896).
Gardefeu (1898) père de Quintette (1908).
Perth (1899) père d’Alcantara II (1911).
Champaubert (1896) père de Friant II (1912).
Négofol (1909) père de Tchad (1919).
Ksar (1921) père de Tourbillon (1931) et Thor (1933).
Mon Talisman (1927) père de Clairvoyant (1937).
Hotweed (1929) père de Pearlweed (1935).
Tourbillon (1931) père de Cillas (1938) et Coaraze (1945).
Pharis (1939) père d’Ardan (1944), Scratch (1950) et Philius (1956).
Prince Chevalier (1946) père de Charlottesville (1960).
Val de Loir (1962) père de Val de l’Orne (1975).
Bikala (1981) père de Polytain (1992).
Darshaan (1984) père de Dalakhani (2003).
Hernando (1993) père de Holding Court (2000) et de Sulamani (2002).
Dalakhani (2003) père de Reliable Man (2011).
Shamardal (2005) père de Lope de Vega (2010).
Poulinières 


Pouliche ayant gagné le Prix du Jockey Club et ayant produit un vainqueur de la même course : Poetess (1841), mère de Monarque (1855).

Poulinières ayant produit plusieurs vainqueurs du Prix du Jockey Club :

Tarantella, mère de Gambetti (1848) et Amalfi (1851).
Currency, mère de Saint-Germain (1850) et Jouvence (1853).
Perplexité, mère de Chêne Royal (1892) et Palmiste (1897).
Irish Bird, mère de Bikala (1981) et Assert (1982).
Soul Dream, mère de Dream Well (1998) et Sulamani (2002).
1 juin
Acteurs des courses, bienvenue dans votre village !

Dimanche à Chantilly, jour du QIPCO Prix du Jockey Club (Gr1), les socioprofessionels pourront accéder à l’hippodrome sur simple présentation de leur carte France Galop 2017. Elle vous permettra aussi d’accéder au village QIPCO, un espace privatif situé au bord des pistes dans des conditions très privilégiées.

France Galop et QIPCO ont conçu ce village réservé aux acteurs des courses pour qu’il soit convivial et festif afin de célébrer entre passionnés les grands rendez-vous du galop.

Le Village QIPCO, dont l’accès est gratuit, proposera aussi des événements variés, comme un Escape Game ouvert aux acteurs des courses à partir de 10 heures, des offres de restauration attractives à partir de 10€, un bar éphémère proposant des cocktails à partir de 8€, une ambiance conviviale organisée autour d’un mobilier d’extérieur festif… Une occasion idéale pour faire découvrir Chantilly et une grande journée de courses à vos amis !

Car last but not least, le programme de la réunion du QIPCO Prix du Jockey Club est somptueux, avec en plus du grand classique, le Prix de Sandringham (F3, 1.600m, Gr2, 130.000 €), le Grand Prix de Chantilly (4+, 2.400m, Gr2, 130.000 €), le Prix du Gros Chêne (3+, 1.000m, Gr2, 130.000 €) et le Prix de Royaumont (F3, 2.400m, Gr3, 80.000 €) !

Renseignements au Département Propriétaires
Téléphone : 01 49 10 20 24
Email : proprietaires@france-galop.com
30 mai
18 restants dans le QIPCO Prix du Jockey Club

Le gagnant de l'Abu Dhabi Poue d'Essai des Poulains Brametot mène la sélection de 18 candidats encore en lice ce lundi après le premier forfait du QIPCO Prix du Jockey Club, dimanche 4 juin à Chantilly.
18 poulains sont toujours engagés dans le QIPCO Prix du Jockey Club (Gr1) à l’issue du premier forfait, lundi 29 mai à 11h30. On trouve parmi les candidats encore en lice le gagnant de l’Abu Dhabi Poule d’Essai des Poulains (Gr1) Brametot (Rajsaman), la plus forte valeur du lot en 55,5kg de valeur, mais pas son dauphin à Deauville Le Brivido (Siyouni), déclaré forfait. On trouve en revanche le troisième Rivet (Fastnet Rock), le quatrième Spotify (Redoute’s Choice) et le cinquième Orderofthegarter (Galileo), un des six pensionnaires de l'Irlandais Aidan O'Brien au départ -on notera au passage que Churchill et Winter, qui ont permis à l'entraîneur de réaliser un doublé des « Guinées », les Poules d'Essai locales, à Newmarket en Angleterre, ont réussi le même exploit le week-end dernier en Irlande. Troisième des Deux Mille Guinées (Gr1) sous les couleurs d’Al Shaqab Racing, désormais co-propriétaire aussi de Brametot, Al Wukair (Dream Ahead) est également de la partie avec notamment Waldgeist (Galileo), qui est également parmi les 29 restants du Derby d’Epsom (Gr1), qui a lieu la veille du QIPCO Prix du Jockey Club, samedi 3 juin.

Le deuxième forfait est programmé mardi 30 mai à 10h30, il sera suivi mercredi par les supplémentations –on attend ainsi les engagements supplémentaires, au prix de 72 000 € chacun, du gagnant du Prix Greffulhe (Gr2) Recoletos (Whipper) et de celui du Prix de Guiche (Gr3), Phelps Win (Muhtathir).

Partants définitifs dès jeudi matin.
29 mai
Haras de Bouquetot-Critérium Arqana : nouvelle échéance le 31 mai

Lundi 31 mai, les propriétaires des poulains engagés dans le Haras de Bouquetot-Criterium des yerlings d'Octobre Arqana décident de la participation de leurs protégés car la nouvelle échéance des engagements arrive à terme...
La première édition du Haras de Bouquetot-Critérium des ventes d’octobre Arqana (Classe 1) se déroulera samedi 30 septembre, veille du Qatar Prix de l’Arc de Triomphe (Gr1) sur l’hippodrome de Chantilly. Ouvert aux 2ans présentés lors des ventes de yearlings d’octobre de l’année dernière à Deauville et inscrits à ce programme par leurs naisseurs (575 en 2016 sur 578 présentés pour ce premier test), la course aura lieu sur 1 600 mètres et elle est dotée de 250 000 € répartis entre les huit premiers.

La deuxième étape de confirmation est programmée lundi prochain 31 mai, date à laquelle les propriétaires des poulains toujours en lice devront payer 250 € pour rester en lice –directement à Arqana, soit par chèque, soit par virement à partir de son compte France Galop.

La prochaine et dernière échéance est à la déclaration des partants probables, jeudi 27 septembre.

Arqana invitera tous les participants au programme à assister à la course à Chantilly dans le cadre d’un réceptif dédié.

Le Haras de Bouquetot, partenaire de l’épreuve, offre en outre une saillie de Shalaa au naisseur du vainqueur (valeur 27 500 € en 2017), une autre d’Olympic Glory à l’éleveur du deuxième (valeur 15 000 € en 2017) et enfin une saillie de Style Vendôme pour le naisseur du troisième (valeur 5 000 € en 2017).

Si, comme cela est possible, le montant des entrées devait rester inférieur aux 250.000 € d’allocation, Arqana s’engage naturellement à la compléter, de même qu’en cas de dépassement, le surplus serait ajouté à la poule partagée.

On notera que les primes aux propriétaires ne fonctionnent pas sur cette course. Plus de détails sur notre site et en téléchargeant les conditions détaillées de l’épreuve sur www.france-galop.com
18 mai
Brametot et Le Brivido, aujourd'hui meilleurs 3ans d’Europe

Un premier point d'étape sur les valeurs attribuées aux meilleurs poulains de 3 ans entraînés en France indique que Brametot et Le Brivido, premier et deuxième de l'Abu Dhabi Poule d'Essai des Poulains, dimanche à Deauville, dominent actuellement les performers européens.
Brametot (Rajsaman) et Le Brivido (Siyouni) ont obtenu dans l’Abu Dhabi Poule d’Essai des Poulains (Gr1) un rating de 122 et de 121 livres respectivement, les meilleurs de cette saison en Europe pour le moment. En effet, si le vainqueur des Deux Mille Guinées (Gr1) Churchill (Galileo) est toujours évalué au niveau du gagnant français, c’est pour sa victoire de l’an dernier dans les Dewhurst Stakes (Gr1), car il n’a obtenu qu’une valeur de 120 cette année à Newmarket, qui place le français Al Wukair (Dream Ahead), 3ème ce jour-là, également en 3ème position de ce classement tricolore avec une valeur de 117.

Le niveau de la performance de Brametot et de Le Brivido s’explique par les trois longueurs infligées à Deauville à l’anglais Rivet (Fastnet Rock), et les six longueurs qui séparent ce dernier des suivants, eux-mêmes déjà bien estimés. Lauréat du Racing Post Trophy (Gr1) l’an dernier, Rivet a confirmé pour sa rentrée cette saison avant sa tentative dans la Poule d’Essai, tout comme ceux qui complétaient le podium de Doncaster fin 2016.

La gagnante de l’Abu Dhabi Poule d’Essai des Pouliches (Gr1) Précieuse (Tamayuz) a débuté sur le mile à cette occasion en établissant la meilleure valeur de sa carrière à 114 livres, soit cinq de mieux que lors de sa sortie précédente sur 1 200 mètres dans le Prix Sigy (Gr3) gagné par l’impressionnant poulain Fas (Fastnet Rock), évalué à 113 ce jour-là, mais peut-être capable de gravir encore l’échelle. Autre jeune sprinter de talent, la pouliche Aladdine (Naaqoos) a fait afficher 111 de valeur lors de son facile succès dans le Prix Texanita (Gr3) sur 1 100 mètres.

Précieuse se situe deux livres au-dessous de Winter (Galileo), lauréate des Mille Guinées (Gr1) à Newmarket et créditée d’une valeur de 116 livres.

Bon vainqueur du Prix Greffulhe (Gr2) à Saint-Cloud, Recoletos (Whipper) est aujourd’hui le mieux placé en France parmi les 3ans sur les distances intermédiaires avec un rating de 112, soit 7 livres de plus que Phelps Win (Muhtathir), vainqueur du Prix de Guiche (Gr3) face à des adversaires qui ont probablement couru en-deçà de leur meilleure valeur.

Deuxième du Coolmore The Gurkha Prix Saint-Alary (Gr1), Vue Fantastique (Motivator) domine chez les pouliches de 3ans françaises sur la distance intermédiaire avec une valeur de 109 livres.

Prochaine mise à jour le 21 juin.
16 mai
Que la fête d’Auteuil commence !

Samedi et dimanche prochains ont lieu à Auteuil deux des plus belles réunions de l’année en obstacle, autour du porte-drapeau de la spécialité en France, le Grand Steeple-Chase de Paris.
Les engagements pour les principaux rendez-vous du week-end du Grand Steeple-Chase de Paris (Gr1) ont été enregistrés. Mardi et mercredi matin, les premiers forfaits pour le superbe programme de seize courses arriveront à leur tour.

Dès samedi, au cours d’une journée parrainée par le journal Le Parisien et la radio RMC, le Prix La Barka (Gr2) servira de test à trois semaines de la Grande Course de Haies d’Auteuil (Gr1, le 11 juin). C’est là traditionnellement que les meilleurs sauteurs anglais et irlandais prennent la température avant le grand rendez-vous. 25 engagés dans la course cette année, dont 10 étrangers, sept pour le seul champion entraîneur irlandais Willie Mullins, qui a sellé trois des cinq derniers lauréats de la course (les deux autres venaient d’Angleterre). Le leader de la « résistance « française est Device (Poliglote), qui a fait forte impression au cours de ses deux victoires de la saison, sous la casaque de Magalen Bryant et l’entraînement de Guillaume Macaire.

Dans la foulée, les meilleurs spécialistes des haies (« hurdlers ») de 4 ans se mesureront dans le Prix Questarabad (Gr3) en l’absence de la meilleure d’entre eux en France, De Bon Cœur (Vision d’État), mais avec trois « Mullins », dont on vérifiera la confirmation aux forfaits de mardi.

Dimanche, 18 chevaux sont engagés dans le Grand Steeple-Chase de Paris (Gr1), tous entraînés en France pour tenter de ravir le prix de 382.500 € promis au vainqueur. Le probable favori sera So French (Poliglote), le frère aîné de Device, qui vient de mettre tout le monde d’accord dans le Prix Murat (Gr2) et a une valeur théorique de huit kilos supérieure à celle de ses meilleurs rivaux...

Autre Grand Steeple à l’affiche dimanche, le Prix Ferdinand Dufaure (Gr1) et ses quatorze engagés, tous âgés de 4ans avec là encore un favori avant le coup, le gris Edward d’Argent (Martaline), invaincu en six sorties sur le steeple-chase…
11 mai
Abu Dhabi Poule d'Essai des Poulains : Le premier acte de la saison classique

Dimanche 14 mai 2017, Deauville


ABU DHABI POULE D’ESSAI DES POULAINS (Gr1)

Poulains de 3 ans sur 1 600 m, 600 000 €


Réservée aux seuls mâles de 3ans sur la distance de 1 600 mètres, la Poule d’Essai des Poulains est l’équivalent français des Deux Mille Guinées en Angleterre, qui se déroulent elles aussi au tout début du mois de mai, mais à Newmarket en ligne droite et non pas à Longchamp sur un tracé curviligne.

Traditionnellement, ces épreuves ouvrent la saison classique des 3ans puisque ce sont les premières courses de Groupe 1 de l’année pour la promotion. C’est déjà un objectif en soi, cependant, en plus d’un test pour la suite des programmes : selon le comportement des poulains, dont quelques-uns n’ont jamais couru jusqu’alors sur cette distance, on saura s’ils peuvent espérer aller plus loin –un mois plus tard sur les 2 100 mètres du Prix du Jockey Club, par exemple. Certains, en revanche, resteront sur un parcours maximum de 1 600 mètres, et d’autres reviendront sur plus court encore.

C’est le grand carrefour du début de saison, le premier acte d’une histoire qui se poursuit jusqu’en octobre…

La course sera disputée pour la 130ème fois en 2014.

Créée en 1883 lors de la division en deux épreuves – l’une pour les mâles, l’autre pour les femelles – d’une course unique, mixte, appelée « Poule d’Essai » datant de 1840. Pas courue de 1915 à 1918 et en 1940. Courue au Tremblay en 1943, à Maisons-Laffitte en 1944 et 1945. Courue à Deauville en 2016 et 2017 pendant les travaux à Longchamp.

Record
Courue sur la grande piste depuis 1987.
Temps record sur la moyenne piste : 1’ 35’’ 80 (1984, Siberian Express) ;
sur la grande piste : 1’ 34’’ 50 (1998, Victory Note).

Partants
Le plus grand nombre de partants, 16, fut enregistré en 1914 et en 1924. Ils furent 15 à s’aligner en 1898 et en 1999. Participation réduite à 3 concurrents en 1885 et à 4 en 1895, 1905, 1933, 1937, 1965, 1967 et 1979. A noter que l’allocation est passée de 450.000 euros en 2012 à 500.000 euros en 2013 et à 550.000 euros en 2014, puis 600.000 euros en 2017.

Partenariats
Cette course, comme l’épreuve correspondante réservée aux pouliches, fut parrainée de 1986 à 2001 par Dubaï, l’un des sept états des Emirats Arabes Unis (UAE). De 2002 à 2006, c’est Gainsborough, nom attribué par le cheik Maktoum Al Maktoum (décédé le 4 janvier 2006) à ses haras situés dans le Berkshire (Grande Bretagne) et dans le Kentucky (USA), qui a pris le relais. Abu Dhabi, via l’Abu Dhabi Sports Council, est partenaire des deux Poules d’Essai à partir de 2017.

Une Poule d’Essai « mixte » de 1840 à 1882
Cette Poule d’Essai fut disputée pour la première fois en 1840 au Champ de Mars, sur une distance de 2.000 mètres, un tour de piste environ. Elle fut gagnée par Gygès appartenant au duc d’Orléans. Dès 1841, la distance fut ramenée à 1.500 mètres – trois quarts de tour environ –, à commencer après le tournant du pont d’Iéna. A partir de 1857, cette Poule d’Essai fut courue à Longchamp, tout d’abord sur 1.500 mètres, puis à dater de 1867 sur 1.600 mètres.

De 1840 à 1882, la Poule d’Essai fut disputée seulement quarante fois. Il y eut trois annulations : en 1843 et 1845, faute d’un nombre d’engagements suffisant, et en 1871 du fait de la guerre. Sur ces quarante épreuves, trente furent enlevées par des poulains et dix par des pouliches. Au cours de cette époque, cette Poule d’Essai unique fut souvent remportée par le meilleur sujet de la génération. Ainsi, parmi les quarante lauréats, deux pouliches gagnèrent ensuite le Prix de Diane, Bounty (1852) et Stradella (1862) et huit poulains s’adjugèrent le Prix du Jockey Club, Gambetti (1848), Experience (1849), Saint Germain (1860), Monarque (1855), Gontran (1865), Consul (1869), Revigny (1872) et Zut (1879).

Durant cette période, les couleurs d’Auguste Lupin gagnèrent 9 éditions avec Fiametta (1841), Gambetti (1848), Saint-Germain (1850), Florin (1857), Stentor (1863), Saint-Cyr (1875), Enguerrande (1876), Fontainebleau (1877), Prométhée (1881). La casaque de Frédéric de Lagrange s’imposa 5 fois avec Stradella (1862), Puebla (1866), Consul (1869), Clémentine (1878) et Zut (1879).

Cette Poule d’Essai avait été créée à l’image des « Guinées » se courant en Angleterre début mai à Newmarket sur la distance du mile (1 609 mètres), premier test classique pour les chevaux de 3 ans. Mais en Angleterre, il y avait deux épreuves distinctes : les Deux Mille Guinées (pour mâles et femelles) créées en 1809 et, depuis 1814, les Mille Guinées réservées aux pouliches. C’est cette séparation des sexes qui fut adoptée en 1883 quand il apparut qu’un nombre suffisant de partants pourrait s’aligner dans chacune des deux épreuves du fait de l’augmentation des naissances de pur sang.

Poule d’Essai, Jockey Club et Grand Prix de Paris
Remporter ces trois épreuves sur des distances croissantes (1 600, 2 400 et 3 000 mètres) était le défi ultime du programme français. De 1883 à 1986 (année où la distance du Grand Prix fut réduite à 2 000 mètres), cinq vainqueurs de la Poule d’Essai des Poulains ont gagné le Jockey Club : Heaume (1890), Perth (1899), Retz (1902), Dagor (1913) et Right Royal (1961). Egalement cinq ont gagné le Grand Prix de Paris : Arreau (1896), Perth (1899), Chéri (1901), Verdun (1909) et Fiterari (1927). On constate qu’un seul est parvenu à triompher dans les trois courses. Ce cheval unique, c’est Perth. Depuis 2005, année où la distance du Jockey Club a été réduite à 2 100 mètres, deux vainqueurs de la Poule d’Essai ont réussi le doublé, Shamardal (2005) et Lope de Vega (2010).

Participation étrangère
C’est seulement en 1981 que le premier visiteur inscrivit son nom au palmarès de la course, en l’occurrence l’anglais Recitation qui avait remporté le Grand Critérium sur la même piste l’année précédente. Après une pause, l’année 1995 a vu la reprise de victoires étrangères avec 4 pour l’Angleterre grâce à Vettori (1995), Victory Note (1998), Bachir (2000) et Shamardal (2005) ; et 4 pour l’Irlande avec Landseer (2002), Aussie Rules (2006), Astronomer Royal (2007) et The Gurkha (2016).

Propriétaires
Le record appartient conjointement avec 8 victoires à :

Edmond Blanc : Arreau (1896), Governor (1900), Vinicius (1903), Gouvernant (1904), Val d’Or (1905), Ouadi Halfa (1907), Lord Burgoyne (1911), Dagor (1913) ;
Karim Aga Khan : Buisson Ardent (1956), Zeddaan (1968), Kalamoun (1973), Blushing Groom (1977), Nishapour (1978), Ashkalani (1996), Daylami (1997), Sendawar (1999).
Vient ensuite avec 6 victoires :

Famille Niarchos : Melyno (1982), L’Emigrant (1983), Hector Protector (1991), Shanghai (1992), Kingmambo (1993) et Karakontie (2014).
Entraîneurs
Le record appartient avec 11 victoires à

Robert Denman : Regain (1883), Archiduc (1884), Vinicius (1903), Gouvernant (1904), Val d’Or (1905), Ouadi Halfa (1907), Lord Burgoyne (1911), Dagor (1913), Le Traquet (1921), Sir Gallahad (1923) et Astérus (1926).
Viennent ensuite :

François Mathet (7 victoires) : Tantième (1950), Relko (1963), Zeddaan (1968), Kalamoun (1973), Blushing Groom (1977), Nishapour (1978), et Melyno (1982).
François Boutin (6 victoires) : L’Emigrant (1983), Blushing John (1988), Linamix (1990), Hector Protector (1991), Shanghai (1992) et Kingmambo (1993).
André Fabre (6 victoires) : Siberian Express (1984), Soviet Star (1987), Vahorimix (2001), Clodovil (2003), Lope de Vega (2010) et Make Believe (2015).
Jockeys

Freddy Head (6 victoires) : Green Dancer (1975), Red Lord (1976), Blushing John (1988), Linamix (1990), Hector Protector (1991) et Shanghai (1992).
George Stern (5 victoires) : Val d’Or (1905), Ouadi Halfa (1907), Monitor (1908), Lord Burgoyne (1911) et Dagor (1913).
Roger Poincelet (5 victoires) : Mistral (1945), Tantième (1950), Buisson Ardent (1956), Tyrone (1957) et Right Royal (1961).
Yves Saint-Martin (5 victoires) : Adamastor (1962), Relko (1963), Zeddaan (1968), Melyno (1982) et No Pass No Sale (1985).
10 mai
Abu Dhabi Poule d’Essai des Pouliches : Premier acte de la saison classique au féminin

Samedi 13 mai 2017, Deauville


ABU DHABI POULE D'ESSAI DES POULICHES (Gr1)

Pouliches de 3 ans sur 1 600m, 500 000 €


Réservée aux seules pouliches de 3ans sur la distance de 1 600 mètres, la Poule d’Essai des Pouliches est bâtie exactement sur le même modèle que la version masculine, qui se déroule désormais la veille du premier dimanche de mai sur l’hippodrome de Longchamp (et la ligne droite de Deauville pendant les travaux des tribunes parisiennes, en 2016 et 2017).

Les programmes masculins et féminins du début de l’année de 3 ans des chevaux est rigoureusement identique et là encore, il s’agit d’ouvrir la saison classique. Ce premier grand test sur 1 600 mètres détermine la suite de la saison mais chez les pouliches, il est assez naturel d’aller sur les 2 100 mètres du Prix de Diane Longines, un mois plus tard à Chantilly, car un échec n’est pas aussi pénalisant sur le CV d’une femelle. Contrairement à un étalon, elle n’a pas besoin d’être irréprochable pour avoir beaucoup de valeur au haras.

La course sera disputée pour la 130ème fois en 2017.

Créée en 1883 lors de la division en deux épreuves – l’une pour les mâles, l’autre pour les femelles – d’une course mixte appelée « Poule d’Essai » datant de 1840 (Voir l’historique de cette course à Poule d’Essai des Poulains). Pas courue de 1915 à 1918 et en 1940. Courue au Tremblay en 1943, à Maisons-Laffitte en 1944 et 1945. Courue à Deauville en 2016 et 2017 pendant les travaux à Longchamp.

Temps record

Courue sur la grande piste depuis 1987.

Record sur la moyenne piste : 1’ 38’’ 40 (1975, Ivanjica) ;

sur la grande piste : 1’ 34’’ 77 (2013, Flotilla).

Partants

Le plus grand nombre de partants, 19, fut enregistré en 1912. Elles furent 18 à s’aligner en 1924 et en 1986 et 17 en 2002. Participation réduite à 3 concurrentes en 1890 et à 6 en 1885, 1888, 1892, 1910, 1937, 1944, 1950 et 1980.

Partenariat

Cette course, comme l’épreuve correspondante réservée aux poulains, fut parrainée de 1986 à 2001 par Dubai, l’un des sept états des Emirats Arabes Unis (UAE). De 2002 à 2006, c’est Gainsborough, nom attribué par le cheik Maktoum Al Maktoum (décédé le 4 janvier 2006) à ses haras situés dans le Berkshire (Grande Bretagne) et dans le Kentucky (USA), qui a pris le relais. Abu Dhabi, via l’Abu Dhabi Sports Council, est partenaire des deux Poules d’Essai à partir de 2017.

Abu Dhabi Poule d’Essai des Pouliches et Prix de Diane Longines

La Poule d’Essai des Pouliches constitue l’épreuve de référence en vue du Prix de Diane Longines. Le doublé Poule d’Essai des Pouliches-Prix de Diane a été réalisé par vingt-cinq pouliches qui peuvent être considérées comme les reines de leur génération : Barberine (1885), Wandora (1890), Primrose (1891), Roxelane (1897), Semendria (1900), La Camargo (1901), Kizil Kourgan (1902), Rose de Mai (1903), Flowershop (1920), Fairy Legend (1927), Pearl Cap (1931), Féerie (1938), Caravelle (1943), Nikellora (1945), Corteira (1948), Apollonia (1956), Timandra (1960), La Sega (1962), Gazala (1967), Allez France (1973), Madelia (1977), East of the Moon (1994), Divine Proportions (2005), Zarkava (2008), Golden Lilac (2011), Avenir Certain (2014) et La Cressonière (2016).

Trente et une gagnantes de la Poule d’Essai se sont placées deuxième ou troisième dans le Prix de Diane, la plus récente étant Beauty Parlour (2012, deuxième). Seize pouliches placées deuxième ou troisième dans la Poule d’Essai ont pris leur revanche en gagnant ensuite le Prix de Diane, la plus récente étant Carling (1995, 2ème).

Participation étrangère

Les concurrentes étrangères comptent cinq victoires, la première étant intervenue en 1992 avec l’anglaise Culture Vulture. Trois de ses compatriotes l’ont imitée depuis lors : Ta Rib (1996), Valentine Waltz (1999) et Zenda (2002) ainsi que l’irlandaise Rose Gypsy (2001).

Propriétaires

Le record appartient avec 8 victoires, à

Marcel Boussac : Esméralda (1942), Caravelle (1943), Palencia (1944), Corteira (1948), Coronation et Galgala (ex æquo en 1949), Corejada (1950), Djelfa (1951) et Apollonia (1956).
Viennent ensuite, avec 4 victoires chacun,

le prince Karim Aga Khan : Masarika (1984), Zalaiyka (1998), Zarkava (2008) et Ervedya (2015) ;
le baron Edouard de Rothschild : Flowershop (1920), Nephthys (1921), La Dame de Trèfle (1925) et Ligne de Fond (1932) ;
François Dupré : Yonne (1939), Virgule (1954), Solitude (1961) et La Sega (1962).
Entraîneurs

Le record appartient conjointement avec 7 victoires à :

Charles Semblat : Esméralda (1942), Caravelle (1943), Palencia (1944), Corteira (1948), Coronation et Galgala (ex æquo en 1949), Corejada (1950) et Djelfa (1951) ;
Mme Christiane Head-Maarek : Three Troikas (1979), Silvermine (1985), Baiser Volé (1986), Ravinella (1988), Matiara (1995), Always Loyal (1997) et Special Duty (2010).
Viennent ensuite, avec 5 victoires chacun :

François Mathet : Virgule (1954), Solitude (1961), La Sega (1962), Pola Bella (1968) et Koblenza (1969) ;
Alec Head : Toro (1957), Yla (1958), Ginetta (1959), Ivanjica (1975) et Dancing Maid (1978).
Jockeys

Freddy Head (8 victoires) : Ivanjica (1975), Riverqueen (1976), Dancing Maid (1978), Three Troikas (1979), Silvermine (1985), Miesque (1987), Matiara (1995) et Always Loyal (1997).
Yves Saint-Martin (7 victoires) : Solitude (1961), La Sega (1962), Pola Bella (1968), Koblenza (1969), Allez France (1973), Madelia (1977) et Masarika (1984).
Roger Poincelet (5 victoires) : Corteira (1948), Coronation (1949), Hurnli (1953), Altissima (1963) et La Sarre (1965).
Christophe Soumillon (5 victoires) : Musical Chimes (2003), Darjina (2007), Zarkava (2008) et Beauty Parlour (2012).
9 mai
QIPCO partenaire officiel du Prix du Jockey Club

(Communiqué France Galop) Boulogne-Billancourt, 4 mai 2017. - France Galop et QIPCO sont heureux d’annoncer la signature d’un accord de partenariat pour le Prix du Jockey Club dès 2017. Déjà partenaire majeur de grandes courses européennes, QIPCO sponsorisera donc pour la toute première fois une épreuve majeure du programme français. Le QIPCO Prix du Jockey Club, qui se courra cette année le 4 juin à l’Hippodrome de Chantilly, est l’une des courses références du galop français et international, véritable révélateur de la génération de 3 ans. C’est également la 3ème étape des EpiqƎ Series après celles du week-end des Abu Dhabi Poules d’Essai des Poulains et Pouliches et juste avant le Prix de Diane Longines.
Le QIPCO Prix du Jockey Club, d’une distance de 2100 mètres, est l’aboutissement d’une filière de sélection mais aussi un tremplin vers les plus grandes épreuves du calendrier international. C’est ainsi qu’Almanzor, fort de son triomphe dans le Prix du Jockey Club 2016, décrocha un doublé historique en remportant les Irish Champion Stakes puis les Champion Stakes à Ascot (2 épreuves sponsorisées par QIPCO), devenant ainsi le meilleur poulain de 3 ans entraîné en Europe en 2016.
Avec 1,5 million € d’allocations (dont 857000 € pour le vainqueur), le QIPCO Prix du Jockey Club est l’épreuve la plus richement dotée du programme français après le Qatar Prix de l’Arc de Triomphe. Si le gagnant est né et élevé en France ou assimilé, ses gains s’élèveront à 1,4 million € faisant ainsi du QIPCO Prix du Jockey Club, le « Derby » le mieux doté d’Europe.
Le Prix du Jockey Club (1ère édition en 1834) est une course qui marque la descendance. Qu’ils se nomment Darshaan (vainqueur en 1984), Peintre Célèbre (1997), Montjeu (1999), Dalakhani (2003), Shamardal (2005), Le Havre (2009) ou encore Lope de Vega (2010), les vainqueurs du Prix du Jockey Club ancienne et nouvelle version, sont très souvent devenus des étalons particulièrement recherchés et qui auront marqué durablement le Stud Book. Fils et petits-fils de vainqueurs du Prix du Jockey Club se sont illustrés par la suite comme Darshaan, Dalakhani et Reliable Man.

Une grande fête pour les fans de courses

Avec ce partenariat, QIPCO vient renforcer les moyens marketing consacrés à cet évènement pour en assurer une meilleure communication et améliorer l’accueil de tous les publics. France Galop et QIPCO souhaitent faire de cette journée un grand moment de fête pour les amoureux des courses de chevaux. Du point de vue sportif, France Galop propose une affiche particulièrement attrayante avec quatre autres courses de Groupe : le Grand Prix de Chantilly (Gr2, 2400m, 4ans+), le Prix de Sandringham (Gr2, 1600m, pouliches 3 ans), le Prix du Gros Chêne (Gr2, 1000m, 3ans+) et le Prix de Royaumont (Gr3, 2400m, pouliches 3 ans). L’ambition de France Galop et de son nouveau partenaire QIPCO est d’accueillir le plus grand nombre de passionnés pour une journée sportive, festive et conviviale. Eleveurs, propriétaires, entraineurs, employés de haras et des écuries de courses, tous ceux qui, quotidiennement, façonnent les champions de demain, et bien sûr les turfistes, pourront voir une nouvelle page de l’histoire du Prix du Jockey Club s’écrire dans le cadre somptueux de l’Hippodrome de Chantilly.

Edouard de Rothschild, Président de France Galop, a déclaré : « Ce partenariat avec QIPCO, partenaire majeur des meilleures courses européennes, est la reconnaissance de la valeur du programme français et du Prix du Jockey Club. L’excellence sportive et l’amélioration de la race sont à la fois dans l’ADN de QIPCO et de France Galop. Je souhaite que ce partenariat renforce l’attractivité sportive de l’épreuve avec les meilleurs 3 ans français et séduise plus de talents venus d’Europe, afin de faire du Prix du Jockey Club, le Derby qui produit les grands étalons de demain. »

Cheikh Fahad, Directeur de QIPCO et Président du Qatar Racing et Qatar Bloodstock, a déclaré : « Nous sommes ravis d’être le partenaire du Prix du Jockey Club. C’est une course majeure en Europe avec un héritage fantastique et un palmarès de gagnants comme Montjeu ou Shamardal à l’influence très importante sur la race du pur-sang. Ce partenariat a pour nous 3 objectifs : augmenter la notoriété de QIPCO à l’international en étant sponsor d’événements réputés et prestigieux, promouvoir nos étalons, propriété de Qatar Bloodstock et filiale de QIPCO ; enfin le plus important étant de contribuer à la promotion, la popularité et la vitalité des courses européennes que nous considérons comme les meilleures au monde et qui sont au cœur de nos investissements dans l’élevage du pur-sang. »

D’autres annonces sur ce partenariat seront faites prochainement.

A propos de QIPCO

QIPCO Holding est une des sociétés d’investissements privées leader du Qatar. Basée à Doha, QIPCO est présent dans de nombreux secteurs comme l’immobilier, le bâtiment, le pétrole et le gaz, le commerce et les services, ou encore la finance et la santé. Il y a quelques années, QIPCO a beaucoup investi dans les courses de chevaux, non seulement en tant que sponsor mais aussi comme propriétaire et éleveur à travers Qatar Racing et Qatar Bloodstock.
Qatar Bloodstock a été créé en 2010 avec l’achat de Makfi et compte dans son effectif les étalons Charm Spirit, qui restera en France en 2018, Harbour Watch, Havana Gold et Hot Streak, basés en Grande-Bretagne et Zoustar, en Australie. Avec le Prix du Jockey Club, QIPCO est également sponsor du British Champions Day, premier partenaire officiel de Royal Ascot et sponsor des Irish Champion Stakes à Leopardstown.
QIPCO est détenu par six frères qui sont membres de la famille royale du Qatar et son directeur général est Cheikh Hamad bin Abdullah Al Thani.
5 mai
Grande Course de Haies de Printemps : les arguments de la reprogrammation

Samedi dernier à Auteuil, la Grande course de Haies de Printemps (Gr3), support des paris complexes du jour (notamment le Quinté+), a dû être stoppée alors que les concurrents étaient dans la ligne opposée car le jockey Alejandro Ruis Gonzales était toujours blessé à terre dans cette portion du parcours.
Les commissaires ont décidé de programmer la course une nouvelle fois le vendredi suivant, 5 mai, en supplément de la réunion organisée ce jour-là à Auteuil, avec tous les partants déclarés samedi, y compris ceux qui étaient hors-course au moment de l’incident, ce que l’article 172 du Code des courses leur permet de faire : « En cas d’impossibilité reconnue par les Commissaires de courses de recourir la course, ceux-ci peuvent proposer de la reporter à une autre date prévue dans le calendrier des réunions de courses ou sur un autre hippodrome, en modifiant éventuellement la distance et le parcours initialement prévus et en décidant pour l’épreuve reportée, soit le maintien, soit l’annulation des déclarations de partants, des déclarations de forfaits ou des engagements, soit éventuellement de la réserver aux chevaux confirmés partants sur l’hippodrome ou aux chevaux ayant pris le départ ou aux chevaux qui y participaient encore lorsque la course a été arrêtée. »
En effet, le jockey Alejandro Ruis Gonzalez, montant Bonjour Bonsoir, est tombé en raison d’une gêne. Le jockey d’Achour, Michaël Delmares, a écopé de 21 jours de mise à pied pour avoir été jugé responsable de cette chute. La raison pour laquelle les commissaires ont choisi de réunir à nouveau tous les partants de la course vendredi, y compris ceux qui étaient hors-course, c’est que Bonjour Bonsoir, dont le jockey est tombé, n’aurait pas pu disputer cette épreuve à nouveau alors que le gêneur, Achour, aurait pu, si seuls avaient été repris les concurrents qui participaient encore à la course au moment où elle a été arrêtée .
Compte tenu de ces circonstances, il était plus juste de reprendre l’épreuve avec tous ses partants.
2 mai
Nouveaux horaires pour les Quintés le week-end et les jours fériés

À compter du samedi 6 mai 2017, le départ de la course support du quinté est fixé à 15H15 les week-ends et les jours fériés en semaine.

Les jours fériés en semaine :
- Lundi 8 mai à Saint-Cloud ;
- Jeudi 25 mai à Lyon Parilly ;
- Lundi 5 juin à Auteuil ;
- Mardi 15 août à Deauville ;
- Mercredi 1er novembre à Maisons-Laffitte ;
- Samedi 11 novembre à Toulouse ;
- Lundi 25 décembre à Vincennes.

Exception : Vendredi 14 juillet à Saint-Cloud (horaire de Quinté particulier, aux environs de 17h, en raison de la programme en semi-nocturne de cette réunion).
28 avril
Énorme samedi à Auteuil

Samedi à Auteuil se déroule une des grandes réunions préparatoires au week-end du Grand Steeple-Chase de Paris, trois semaines plus tard...
Samedi 29 avril, Hippodrome d’Auteuil (Paris). – Cette réunion à Auteuil est parmi les plus importantes de la saison. Quatre courses de Groupe sont au programme dont la dernière étape sur la voie du Grand Steeple-Chase de Paris (Gr1- 21 mai), le Prix Ingré (Gr3), et deux championnats de 4ans, le Prix Amadou (Gr2) sur les haies et le Prix Jean Stern (Gr2) sur le steeple.
En l'absence de So French (Poliglote), forfait mardi, Storm of Saintly (Saint des Saints), lauréat en 2014, sera certainement le plus en vue du Prix Ingré pour succéder à As d’Estruval, qui partit favori trois semaines plus tard après son succès dans cette course.
De Bon Cœur (Vision d’État) tentera de rester invaincue sur les haies dans le Prix Amadou, avant-dernière étape avant le championnat des hurdlers de 4 ans, le Prix Alain du Breil (Gr1-11 juin). Le Prix Questarabad (Gr3), disputé la veille du Grand Steeple, sera la dernière préparatoire.
Edward d’Argent (Martaline) est pour sa part toujours invaincu sur le steeple et il sera le favori du Prix Jean Stern, d’autant qu'un de ses principaux rivaux à ce jour, Dalko Morivière (Balko), ira directement sur l’objectif de cette promotion, le Prix Ferdinand Dufaure (Gr1-21 mai).
Le quatrième groupe, la Grande Course de Haies de Printemps (Gr3), est aux courses de haies ce que le Prix du Président de la République (Gr3) est au steeple-chase, c'est-à-dire le plus gros handicap de la discipline, doté en l'occurence de 155.000 €. Et pour couronner le tout, le Prix Wild Monarch (L) des poulains mettra aux prises des 3ans débutant sur les haies parmi les plus talentueux. En effet, on débute traditionnellement des poulains exceptionnels dans ce Prix Wild Monarch, dont la version féminine aura lieu le 5 mai.
26 avril
Énorme samedi à Auteuil

Samedi à Auteuil se déroule une des grandes réunions préparatoires au week-end du Grand Steeple-Chase de Paris, trois semaines plus tard...
Samedi 29 avril, Hippodrome d’Auteuil (Paris). – Cette réunion à Auteuil est parmi les plus importantes de la saison. Quatre courses de Groupe sont au programme dont la dernière étape sur la voie du Grand Steeple-Chase de Paris (Gr1- 21 mai), le Prix Ingré (Gr3), et deux championnats de 4ans, le Prix Amadou (Gr2) sur les haies et le Prix Jean Stern (Gr2) sur le steeple.
En l'absence de So French (Poliglote), forfait mardi, Storm of Saintly (Saint des Saints), lauréat en 2014, sera certainement le mus en vue du Prix Ingré pour succéder à As d’Estruval, qui partit favori trois semaines plus tard après son succès dans cette course.
De Bon Cœur (Vision d’État) tentera de rester invaincue sur les haies dans le Prix Amadou, avant-dernière étape avant le championnat des hurdlers de 4 ans, le Prix Alain du Breil (Gr1-11 juin). Le Prix Questarabad (Gr3), disputé la veille du Grand Steeple, sera la dernière préparatoire.
Edward d’Argent (Martaline) est pour sa part toujours invaincu sur le steeple et il sera le favori du Prix Jean Stern, d’autant qu'un de ses principaux rivaux à ce jour, Dalko Morivière (Balko), ira directement sur l’objectif de cette promotion, le Prix Ferdinand Dufaure (Gr1-21 mai).
Le quatrième groupe, la Grande Course de Haies de Printemps (Gr3), est aux courses de haies ce que le Prix du Président de la République (Gr3) est au steeple-chase, c'est-à-dire le plus gros handicap de la discpline, doté en l'occurence de 155.000 €. Et pour couronner le tout, le Prix Wild Monarch (L) des poulains mettra aux prises des 3ans débutant sur les haies parmi les plus talentueux. En effet, on débute traditionnellement des poulains exceptionnels dans ce Prix Wild Monarch, dont la version féminine aura lieu le 5 mai.
21 avril
Premiers éléments concernant la réunion du 17 avril 2017 à Auteuil

(Communiqué France Galop) Boulogne-Billancourt, le 20 avril 2017 – Comme annoncé dans le communiqué du 17 avril 2017, une enquête a été menée par France Galop à l’issue de la réunion de courses à Auteuil afin de trouver une explication rationnelle aux accidents impliquant 5 chevaux dans les Prix du Président de la République, Prix Oteuil SF et Prix Philippe Menager.

Depuis lundi soir, de très nombreuses investigations ont été menées, tant pour interviewer les jockeys et entraineurs concernés, que pour examiner les lieux des accidents ou pour visionner en détails les vidéos. Les réductions kilométriques ont également été analysées notamment en rapport avec la pénétrométrie relevée.

Après examen des différents éléments en possession des équipes techniques de France Galop, il ne ressort pas, à date, de causes objectives et communes à l’ensemble des accidents. Il apparaît principalement que chaque accident se fonde sur une cause prise isolément et pas d’un contexte général propre à la réunion de lundi.

Les chutes ont eu lieu sur des zones différentes et les jockeys concernés ont confirmé les fautes des chevaux sur les obstacles, sans remettre en cause l’état de la piste, souple ce lundi (pénétromètre relevé à 3,98).

Le tour de piste effectué par France Galop en fin de réunion et notamment l’examen des obstacles, a effectivement montré des traces de chocs sur certains d’entre eux, confirmant sans doute le mauvais appel ou positionnement des chevaux au moment du franchissement de l’obstacle, entrainant leur chute.

Pleinement conscient et concerné par la très vive émotion qui a touché tous les amateurs de courses, France Galop souhaite rappeler que la piste d’Auteuil, ses obstacles et les professionnels qui les utilisent, font l’objet d’une attention permanente avec notamment de réguliers travaux d’améliorations effectués depuis 6 ans (sécurité, arrosage, drainage, décordage, aire de récupération des chevaux etc.). France Galop met tout en œuvre pour assurer une sécurité maximale pour les chevaux et jockeys tant en terme d’équipements embarqués (gilets et casques) qu’en équipement sur hippodrome (lices en pvc, barres d’appel plus souples). La sécurité en courses des acteurs ne fait et ne fera jamais l’objet d’économies de la part de France Galop, tant sur les moyens humains que sur les équipements.

Au cours des entretiens avec les professionnels, des remarques ont été faites sur la nécessité de rechercher une homogénéité de l’arrosage et de la piste, notamment aux abords et réception des obstacles par définition plus sollicités, sans pour autant que ces réflexions soient spécifiques à la réunion de lundi dernier. Les équipes de France Galop sont parfaitement conscientes de la pertinence de ces remarques. Sur l’hippodrome d’Auteuil, la prochaine grande étape est la mise en opération, en septembre prochain, d’un système d’arrosage complétement rénové, permettant d’ajuster au plus près, de manière plus fine et plus localisée, la préparation de la piste. Un prochain Conseil de l’Obstacle sera par ailleurs l’occasion de faire un point sur les méthodes d’entretien des pistes, sur les processus d’arrosage, et plus généralement sur tout ce qui concerne la prise en compte de la sécurité des hommes et des chevaux.
20 avril
LES SITES WEB DES CENTRES D’ENTRAINEMENT DE FRANCE GALOP

Le site web officiel de France Galop sur les centres d’entrainement de chevaux de Chantilly, Maisons-Laffitte et Deauville. Disponible via le portail www.cefg.fr, il permet de retrouver toute l’actualité des centres ainsi que des infos indispensables pour tous les professionnels.

Afin de répondre à une demande croissante des acteurs du galop, chaque site est doté d’une rubrique INFOPROS permettant aux professionnels des courses d’être informés en temps réel sur l’actualité du centre d’entrainement : prévisions météo, ouvertures ou fermeture de pistes à l’entrainement, travaux en cours. Egalement, cette nouvelle plateforme regroupe tout ce qu’il faut savoir sur chaque centre d’entrainement à travers le référencement des entraineurs qui y exercent, les chevaux stars des centres ou encore les infrastructures.

Ces 3 sites web sont une nouvelle étape de la digitalisation des outils de France Galop, et de modernisation de ses relations avec les acteurs du galop.
18 avril
France Galop enquête sur les accidents à Auteuil

(Communiqué de presse France Galop) Boulogne-Billancourt, le 17 avril 2017 – A l’issue de la réunion de courses de ce jour à Auteuil, France Galop examine dès à présent les causes qui ont pu amener aux chutes de plusieurs partants dans les Prix du Président de la République, Prix Oteuil SF et Prix Philippe Menager.

Les équipes techniques de France Galop, pour qui la sécurité des chevaux et des hommes est une priorité depuis de nombreuses années, ont déjà entendu à Auteuil de nombreux professionnels dont certains jockeys concernés par ces événements et vont revoir les films des courses citées, inspecter chaque obstacle afin de récolter le plus d’informations possibles et essayer de trouver une explication rationnelle à ces accidents. C’est avec une grande émotion que France Galop s’associe à la peine des entourages de POLIBOY, MISTER BALI, DJ’APPLE’S, PUYFOLAIS et GOLDKHOV, mais aussi d’AMIRANDE, évacué en clinique, ainsi qu’aux jockeys tombés ce jour en espérant leur retour prochain en compétition.